XV
“V3 ({sir), comme ses homogènes "0, 1, ἜΤΙ, aller en rond, tourner, relourner, s'en relourner, Jos. 1x, À.
y (!sir), du verbe précédent, 1° les gonds sur lesquels une porte tourne, Priv. xxvi, 14. — 2° Les tourinents, les douleurs qui [Ὁ 1 que le patient se tord, se contourne, 1 Sam. 1v, 19. — 5° Le messager qui relourne apport:r les nouve:les, Prov. χα, 47.
» (tel), de L5y (tsaial); couvrir de ténèbres: l'ombre, provenant de l'iuterception des rayous lu
mineuy par un corps opaque. Par métaphore, une chose légère, petite, sans consistance, comme l'omb:e qu'on ne peut ni toucher, ni saisir : Mes membres, dit Job, ne sont plus que des ombres, C'est-à dre, sont tellement maigris par Je: souffrances et la misère, qu'il wen reste p'us rien; ce n'est p'us que l'ombre de ce qu'ils étaient autrefois, χνη, 7. La même figure se trouve eu grec: Οἰδίπου σχιά, Signifie, selon 8 Scoliaste, εἴδωλον ἐδόχει, χαὶ οὐ τέλειος ἄνθοωπος Ὦν (tsel) se dit encore de secours qui protége, et om brage : ainsi, en hébreu comme en français, on dit poétiquement : À l'ombre de tes ailes, pour, sous ta garde, sous La protection, Ps. xvu, 8, etc. Enfin par ce mot il faut quelquefois entendie la fin da travail, le soir : ainsi dans J6b vi, 2 : De même que le serviteur soupire après l'ombre, c'est-à-dire, après la fin de son travail, etc,
ΝῸΣ (tsala), chald., décliner, incliner Poreille, et par conséquent écouter, exaucer, Dan. vi, 41.
τῶν (/saluh), cuire, faire griller, rôtir,! Sam.1r, 15.
ΤῸΝ (/sillah), ombre; ἢ. pr. f., Gen. 1v, 19.
Sy (4 loul), de Sy ({salal); gàteau rond, espèce de galette, Jug. vu, 13.
ΤῸΝ (tsalahh et tsaleahh), proprement couper, fendre, rompre; de là, 1° traverser un fleuve Île fendre pour s’onvrir un passage, 11 Sam. x1x, 18. — 2° Faire invasion, se rompre sur quelqu'un, Jug. x1v, 19. — 3° Prospérer, réussir, arriver à ses fins, bene procedere, 15. Lin, 10.
ΤῸΝ (tsalahh), inusité; couler, se réprndre.
nn°y (tselahhuh), vase destiné à faire cuire ou à servir les viandes, I Par, xxxv, 13.
n'nby (1s’lohhith), id.
ny (tsallahhath), id.
by (1sali), de 153 (tsalah); rôti, grillé, Is. xuiv, 16.
Doy (1salal,, τὰς ne onomatopoétique qui signifie tinter, résonner, produire un son, 1 Sam. ΠΙ, 41, — Π par it avoir passé dans Pallem., schallen, schellen, Schelle, etc.
by (tsalat), être couvert de ténèbres, Neh. xur, 19.
δ (rsalal), rouler en bis, être précipité; il ne se lit qu'une fois en parlant des Egyptiens submergés au passage de la mer Rouge: Ils furent, dit l'écrivain sacré, précipilés comme du piomb au fond des abîmes, Ex. xv, 10. Cette interprétation est la plus commune ; cepend nt nous devous avertir, »vee Gesenius, qu'on pourrait trouver à ce passage un sens bien plus ex= pressif. Pourquoi en : ffet ne pas conserver à ὮΝ son sens actu | de faire du bruit, rendre un son, résonner? Le plomb et tout corps lourd qui tumbe dans Peau fait un certain bruit; le gouffre qui engloutit un malheureux tourbillonne et semble mugir en tourbillounaut; on pourrait donc triduire : {ls tombèrent, et l’on entendit comme le bruit sourd d'une masse de piomb roulant au f nd des abimes.
boy (:salel), ombre, le temps du soir où les ombres sont le plus allongées :
Εἰ sol crescentes decedens duplical umbras, (Vino)
981 ΠΥ enfin l'heure de midi, où les corps ne donnent plus
d'ombre :
Fecerat exiguas jam 50] RUE passe Oip.)
Cant. u, 17; Jer. vi, 4: Job σι; à
Sly (1s'lelponi), l'umbre me regarde ; n. pr.m., 1 Par. iv, 3.
y (tsalam), inusité; en arabe, être obscure, en parlant de la nuit.
ἘΞ ῸΝ (Le'em), 1° ombre, et au figuré tout ce qui n'a que de l'apparence, Lout ce qui est vain, futil, léger, tout ce qui ne présente aucune réalité, comme serait par exemple le bonheur des méchasts que Dieu doit faire évanouir un jour, Ps. Lxxi, 20. — 9° L'image, parce que c'est en quelque manière l’ombre de son original : ainsi le fils est l’image de son père; il a ‘es traits, il a son visage, c’est un autre lui-même, Gen. v, 2; l'homme est dit l’image de Dieu, parce qu'il en est comine le refl:1, que son àme triple dans ses pui sances, 651 comme l'ombre de son incompréhensible iriniié; mais ombre lumineuse, mais ombre incomparable, qui révèle visiblement sa céleste origine, Gen. 1, 26, 27.
Troy (tsalmon), ombrageux ; 4° n. pr. d’une station des lsraélites dans le désert, Nomb. xxx, 41. — 2° n. pr. d’une m ntagne de Samarie toujours couverte de neiges, Jug. 1x, 48.
ΤΣΌΘΩΝ (tsalmonah), omtrageuse ; station des Israélites dans le désert, Nomb. xxx, 41.
n° (tsalmaveth), mot poét que qui signifie les sénébres, les ombres de la mort; il se dit du tombeau, de l'enf-r, et des lieux souterrains où règnent sans cesse d’épai-ses ténèbres, Job xxxvnr, 17,
var (tsalmunna), qui n’a point d'ombre, c'est-àdire de repos, infatigable; n. pr. d'un général madianite, Jug. vin, 5.
yvoy (tsala), proprement s'élever; de là clocher, c’est-à dire marcher en s'élerant plus sur un pied que sur l’autre, Gen, xxxu, 32,
pOy (( δία), côte qui s'élève, Gen. πὶ, 21 ; 1° au figuré, les cûtes d’un édifice c'est-à-dire la charpente, les poutres, qui le soutiennent et le cousolident, 1 Rois vi, 19. — 2° Côté (de côte) : La mort, dt Job, ve [le à ses côtés (de l'homme), Job xvir, 12 3° Chambre de côté, et collectivement, les chambres latérales du temple, qui se trouvaient entre le premier et le second mur, Rois vi, ὃ; Ez. χα, 5. — 4° n. pr. d'une ville de la tr bu de Benjamin où Saül fut enterré, Jos. ΧΗΣ, 28 ; 1 Sam. xx1, 14.
Joy (tsela), le défaut de celui qui boite; par extension, la chute, qui en est fréquemment l'effet, Ps. xxx v, 15.
ΤῸΝ (isalaph), inusité ; en syriaque, briser, percer, blesser.
sy (tsaleph), ble sure; ἢ. pr. m., Neh. ur. 30.
ἽΠΞῸΝΣ (ts laph'hhud), première déchirure, premierné; n.pr. m., Nomb, xxvI1, 35.
τινὺν (tseltsahh), ombre du soleil ; n. pr. d’une ville
de la tribu de Beujamin, 1 Sam, xx, 2,
TOY 982 Lybr (1s'latsal), de Ἐὰν (tsalal}, retentir. Ce mot, comme sa forme senore pourrait presque le faire soupçonner, signifie en général un instrument bruyant; de Jà, 1° le harpon dont se servaient les Egypiiens pour prendre l'hippopotame. Je n’en c nnais pas la figure, mais je suppose qu'il élait ainsi nommé ἃ cause de petites sonnelles ui avertissaient le pêcheur quand il était temps de s'approcher, Job xc, 31. — 2° Les cymbales, et par ce mot on doit entendre deux sortes d'instruments : l’un à peu près semblable à celui dont on se sert chez nous, surtout dans la musique militaire ; l’autre plus léger, plus facile à manier par conséquent, à l'usage des femmes, et que j'assimilerais volontiers à ce que nous appelous des Un petit insecte ainsi appelé parce que le frém'ssement de ses ailes ressemble à un chant monotone, la cigale, Le grillon (cri-cri), Deux. xxvI41, 42.
caslagnettes. — 5?
FE ( (tsalak), inusité; en chaldéen, fendre.
3 (iselek), fissure, fente, cicatrice; n. pr. m., II Sam, XXII, 57.
ὙΓΟΝ (1sill'thi}, ombre de Dieu; n. pr. m., 1 Par, voi, 20.
#Y (tsama), avoir soif, Jug. 1v, 49, et par métaphore, soupirer, aspirer a rès quelqu'un, DANS ΝῺ (tsama lelohim), soupirer après le Seigneur, Ps. xt. 3. 11 y a une expression semblable dans le Nouveau Testament, quand il est dit : Bienheureux ceux qui ont soif de la justice, Διυψῶντες τὴν δικαιοσύνην, Qui sitiunt justitiam, Matth. v, 6.
N'OY (tsama), soif, Neh. 1x, 45.
N2Y (!same), altéré, 1 Sam. xvir, 29,
nv (/simah), soif, désir, Jer. n, 25
mat (tsimmaon), région ar.de, Deut. vur, 45.
72Y (/samad), lier, relier, attacher. — Aa niphal, être lié, se lier, c'est-à-dire, métaphoriquement, servir, honorer, rendre un culte d’adoration, se lier par la religion, Nomb. xxv, 3.
ἼΩΝ ({semed), un jorg, un couple d'animaux liés ensemble, E Sam. 11, 7. Par métonymie, l'espace de térrain qu'un joug de bœufs peut labourer en un seul jour; le mot latin jugerum vient aussi de jugum, I Sam. x1v, 14.
(tsammah}), le voile des femmes et, selon d'autres (Kimchi), des cheveux nattés, tressés, Cant. IN 1, 9.
F “2% ({simmouk), de Ë rais n$ secs, 1 Sam, (ἐν 9
ΤΩΣ ({saahh), HA lever; d'où germer, pousser, en parlant des plantes qui lèvent, Gen. ΚΝ, ὃ, des hommes qui cioissent et s'élèvent, 18. xLIv, 4, etc.
ΤῸΝ (tsemahh ), la germination, la pousse, la levée des p'antes, ΕΖ. xyu, 9; par extension tout ce que CHEN la terre, les piantcs, les fruits, etc, Os. VII,
"2% (/samid), de 52%; 4° bracelet, eollier, cercle, Nomb, xxx, ὅν, — 2° Couvercie d’un vase, ainsi
Y ({samak) ; des grappes de
appelé parce qu'il y est attaché au moyen de charnières, Nomb. xix, 15.
CYOY (tsammim), de ΩΝ ({samam); piége, embüche, Job χυπι, 9; par extension ‘la mort qui en est souvent le résultat, ainsi Job v, 5 : La mort a la bouche béante (inhiat) sur leurs richesses. On pourrait cependant conserver à Œ2Y sa signification nalurelle et traduire : Le piége est là qui s'ouvre prêt à engloutir leurs richesses.
nminvoy (ts’mithouth), de NES ({samath) ; proprement le silence, le lieu du silence, la cause du silence, la mort, Lev. xxv, 25.
Y (tsamam), inusité, en arabe tresser, lier, réunir deux choses ensemble,
pros (tsamak), dessécher, se dessécher, être mou, flasque, sans consistance; il se dit des mamelles, Os. ιχ, 14.
2% ({samar ), inusité; en arabe, couper.
ΖΞ (semer), la laine, parce qu’elle est coupée, Lev. ΧΗ, 47.
%2% (ts’mari), ἢ. pr. d’un peuple cananéen, probablement les habitants de Simyre, ville de Phénicie, à l'embouchure du fleuve Eleuthère, Gen. x, 18.
O2 ({s’maraim), ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Benjamin, Jos. xvr, 22.
ΤΩΝ ({sammereth), la laine; et par catachrèse le feuillage des arbres, ΕΖ. xvn, 3. C’est ainsi que par la même figure les Latins appliquent le mot coma, chevelure, aux arbres, et disent à la fois coma capitis et coma arborum.
I2Y ({samath), proprement se taire. Nous avons plusieurs fois fait observer que cette signification paraissait inhérente à la lettre ἠὲ, que l’on ne peut d’ailleurs prononcer sans fermer la bouche; or fermer la bouche, c’est se taire. — Par extension perdre, détruire, faire taire, réduire au silence, Lam. 1m, 53.
7 (tsin). Voyez ἫΝ.
N2Y ({sana ) et ΠΣ (fsanah), inusité; être humble, doux, patient.
N2% (fsone) et ΠΩΣ (tsoneh), brebis, Ps. vur, 8. Peut-être ce mot ainsi que sa racine ne sont autres que l'anagramme de?NY (£saan,tson). Voyez ces mots.
ΤῊΣ (tsinnah), de 73$ (tsanan), être aigu ; proprement épine; par métaphore hamecçon, crochet, Am. 1V, 2:
ΠΩΣ (tsinnah), deY3%, couvrir ; grand bouclier dont es soldats se couvraient tout le corps, 1 Par. xn, 8.
23 ({sinnah), de ΤΩΝ (tsanan), avoir froid, geler ; froid, fraicheur ; Le serviteur fidèle est pour son maitre ce qu'est La fraicheur de la neige au temps de la moisson, Prov. xxv, 15.
223 ({sanouph), comme 23 (tsaniph).Voy. ce mot.
AY ({sinor), de 13; cataracte, Ps. xLu, 8; aque-
due, IT Sam. v, 8.
ΠῺΣ (tsanahh), descendre, mettre pied à terre,
Jug.i, 14; en parlant d'un clou, s’enfoncer, déien dre plus avant, Jug. 1v, 21.
23 (&innim), de Y3 (tsanan), être aigu ; épine, pointe, aiguillon, Prov, xx, 5,
ἘΞ Ν ({s’ninim), id.
ὯΝ (tsaniph), tiare, turban, bandeau dont leg femmes s'enveloppaient la lête, de-715 (tsanaph), envelopper ; Is. 11, 25.
ἘΞῺΝ (tsanam ), être dur ; d’où être stérile, comme l'est un sol endurci, Gen. x11, 23.
725 (sanan ), inusité; être aigu.
FX ({sanan), inusité; couvrir, protéger (tego, protego ).
1: ({sanan ), refroidir, glacer, rafraichir. — Ici sa présente une question : N'y aurait-il pas moyen de rapprocher logiquement les trois racines que nous venous d'énumérer ? Nous le croyons; et voici comment. Supposons que la signification primitive soit amincir, nous en déduirons de là celle d’être aigu; puis encore celle de tresser, tisser, parce que dans celle opération on se sert surtout de brins amincis, aigus ; mais nous avons vu plusieurs fois l’idée de tresser et celle de couvrir, renfermées dans une seule et même racine : voilà donc déjà deux verbes entre lesquels nous trouvons une véritable connexion. Le troisième n'offre pas plus de difficulté ; car de la notion d’aigu, on passe naturellement à celle de tranchant : le terme latin acutus signifie à la fois pointu et effilé; mais par mélonymie on ἃ pu prendre l'effet d’un’instrument tranchant pour la cause elle-même; or qui ne sait que l'acier est froid dans le corps où il s’enfonce? qui ne sait encore que la simple vue du fer acéré et tranchant glace de frayeur : de là donc le troisième sens de refroidir, glacer, geler ; de là liaison intime entre trois verbes qui ne forment ainsi qu'une seule et même racine.
Ya ({sana), s’abaisser, ARS au figuré se soumettre, Prov. 11, 2.
ἘΣ (tsanaph), envelopper, XVI, 4.
nD:Y (ts’nephah }, pelote, peloton, Is. xxir, 18.
ΤΩΣ ((sintseneth), le petit vase dans lequel on Ἧ: déposé la manne, Ex. ΧΥΙ, 33.
ὃν (tsanak), inusité; être serré, pressé, à l’étroit.
É (tsanar), racine onomatopoétique qui signifie faire du bruit, stridere, d’où l'allemand schnarren, schnurren.
NY ({santar), le canal d’une lampe par où l'huile découle pour aller alimenter la mèche, Zach. 1v, 2.
7YX (tsaad), monter, s'élever en montant, Gen. xzix, 22, — Ce verbe signifie aussi marcher à pas lents et avec cette gravité que l’on met quand on monte, Jug. v, 4.
ΣΝ ({saad), pas, démarche, II Sam. vi, 13. Ce mot entre dans plusieurs locutions assez remarquables pour être consignées ici : ainsi affermir ses pas, c’est prospérer, réussir, Prov. Xvi, 9; compter les pas de quelqu'un, c’est le surveiller, l’épier dans toutes ses démarches, soit pour lui dresser quelque embà- “he, soit pour le protéger, Job χιν, 46; Lam. 1v, 18. Dans le style oriental {es pas se prennent pour la condition, la fortune : ainsi des pas larges, pleins, amples, indiquent la prospérité et les richesses ; au contraire
entourer, Lev.
985 ΠΝ des pas étroits, pelils, rélrécis, rappellent la misère et la pauvreté.
ΝΣ (tsadah), 1° démarche, II Sam. v, 24. — 2° De petites chaînes que les femmes en Orient adaptaient aux jambes, afin de s’obliger à ne faire que de petits pas, voulant se donner par là un air plus efféminé, Is. ur, 20.
nyx ({saah), 4° incliner, un vase par exemple, pour en répandre la liqueur, ὅθι. xzvin, 12.— 2° s’incliner, se baisser, se courber, soit comme un prisonnier chargé de lourdes chaînes, Is. 1.1, 44, soit comme une courlisane, guæ ad concubitum inclinatur, Jer. 11, 20. — 3° Incliner sa tête, la renverser en arrière, s’enorgucillir, Is. Lxm1, 1.
ΩΝ ({saour et {saor), comme YZ (tsar). Voyez ce mot,
ΤῊΝ ({saïiph), un voile de femme, Gen. xxiv, 65.
ΤῊΝ ({suir), 1° petit, soit par le nombre, I Sam. ΙΧ, 21; soit par l’âge, minor natu, Gen. xxv, 23; soit par l'appréciation, sans valeur, Jer. xiv, 3. — 2° ἢ, pr. de lieu, IE Rois var, 21.
ΠΝ ({sirah), l'âge du cadet, Gen. xLur, 33.
123 (tsaan), émigrer, 15. xxxiu, 20.
ἼΣ ({soan), n. pr. de ville. Tous les interprètes s'accordent à dire qu'ii faut entendre Tanis, ville d'Egypte, une des plus anciennes et des plus considérables de ce pays. Elle était située dans le Delta, sur une des embouchures du Nil; ce qui l’a fait appeler Tunicium ostium. C’est là que Moïse signala la puissance de Dieu par tant de prodiges. Quant à l'étymologie, ce nom, qui est égyptien, signifie, contrée basse, pays bas.
ἘΞΊΣΣΩΝ ({saanannim), lieu de départ ; ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Nephtali, Jos. χιχ, 33.
ἫΝ (tsaaph), inusité; couvrir, voiler ; d'où ΣΝ (tsaïiph), voile de femme.
ΡΣ (tsaak), crier, soit pour se piaindre, gémir, Deut. xx11, 24; soit pour implorer assistance et protection, Ex. vin , 8. Par métaphore ce verbe s’applique au cœur, siége des douleurs qui font gémir, Lam. 1, 18, et au sang répandu qui crie vengeance, Gen. iv40$
ΠΡῸΣ (ts’akah), le cri qu’arrache la douleur ou la faiblesse, implorant secours et protection , Gen. XxvI1, 54.
ΠΝ ({saar), être petit, et par extension, être vil, méprisable , Job χιν, 21.
ὟΝ (fsoar) et ΝΣ (tsoar), n. pr. d’une des villes qui avec Sodome furent incendiées par le feu de la vengeance céleste, Gen. xix, 20.
ἼΞΝ (tsaphad), adhérer : Leur peau, dit le prophète, est collée à leurs os, eic., Lam. 1v, 8.
ΤΕΣ ({saphah), proprement se pencher, s’incliner : de là, 4° regarder, observer, soit en parlant des êtres animés qui dirigent leur vue d’un côté, comme une sentinelle vigilante, 1 Sam. χιν, 16 ; soit même en parlant des êtres inanimés qui étant tournés vers un endroit paraissent le regarder ; ainsi : La tour du Liban qui regare Damas , Cant. van , 9. En grec, en
2 986 latin, en français, ete., la même expression est en usage, — 2°S'étendre, se pencher, comme un homme qui regarde venir, Os.ix, 8. — De ce verbe se sont formés le grec : σχέπω,, σχέπτομαι, σχοπέω, ele. ; le latin specio, usité seulement dans les composés aspicio, respicio, perspicio, despicio, specto, specula, speculor , etc. ; l'allem. spühen, épier, et peut-être aussi le français éplucher , en passant par le roman, spelucar, de speculari, quoiqu’on le tire plus naturellement de expellucare, de pellis, peau.
no (tsaphah), de 3; inondation, Ps. xxx, 6.
ΓΙΞΝ ({saphah), étendre; de là entourer, étendre tout autour, I Rois vi, 15. Pour concilier la signification de ce verbe avec celle du verbe précédent, . quelques auteurs (Simon) ont supposé pour sens primitif à la racine 72% (tsaphah) celui de briller, d’où, 4° regarder, c’est-à-dire faire briller ses yeux sur une chose. — 2° Entourer un objet d’une matière précieuse, le rendre brillant. Mais nous croyons qu'il est plus naturel d'admettre pour signification première, se pencher, d’où s'étendre, étendre, soit un métal, soit ses regards, regarder, que celle proposée par ces savants; du moins nous semble-t-elle plus facile à concevoir.
ἜΣ (ts pho), lieu d'où l’on observe ; n. pr. m., Gen. XxxvL, 11.
“EY tsippoui), l’action par laquelle on étend un métal, le placage, Ex. xxxvnr, 47.
TE (tsaphon), de 723 (tsaphan); le septentrion ; les pays situés au nord, parce qu’on les croyait enveloppés de brumes perpétuelles, ou mieux, parce qu'ils n’étaient pas connus des anciens , Is. xzin, 6.
2x (ts’phon). Voyez TES ({siphion).
“YEY ({sphoni), le Septentrion, ou les peuples du Nord, comparés à des sauterelles qui des déserts de la Syrie viennent fondre sur la Palestine, Joel τι, 20.
"DY ({sippor), passereau, et par extension, toute espèce de petits oiseaux, Ps. Lxxxiv, 4; Gen. xv, 10. C’est aussi le nom propre du père de Balac, roi des Moabites, Nomb. xxu, 2.
moy ({saphahh), inusité; étendre, terminer, allon+ ger.
nr2% ({saphahhath), plat, patène, 1 Sam. xxvr, 12,
n°2Y (1sippüah), tourelle d’où l’on observe, Lam. 1V, 47.
ΤΣ (isiphion), observation, spéculation; n. pr. m., Gen. xLvi, 16.
r'max (tsappihhith), gâteau plat et rond, Ex. ΧΙ 51.
ΤΞΝ (tsaphin), pour TES (tsaphoun), trésor , Ps. xvu, 14.
Y'DY ({saphia), excrément, fiente des animaux, Ez. iv, 15.
ΕΝ (/s’phiah), les excroissances impures d'un arbre, et, par métaphore, la lie du peuple, la populace, Is. xxu1, 24.
ἸῸΝ ({saphir), le boue, ainsi appelé à cause de sa lubricité , qua in capras frequenter insilit, Dan, VIH, ὃ.
2% ({s’phir), chald., id.
"7 23 (ts’phirah), proprement cercle, et de là, 15 vue couronne , 15. xxvur, 5. — 9° La roue de la forinne qui entraine toutes choses avec elle; cette roue n'est autre chose que la 1 1 immuable par Taquelle Dieu ἃ tracé à chaque chose la route qu'elle doit suivre, KZ. vi, 17.
ἸΞΞ (tsaphan), 4° cacher, couvrir quelqu'un pour le ué'endre et le protéger , Ex. n, 2; se cacher, se mettre en embuscade, tendre un pié:e. — 2° Cacher, conserver, mettreen dépô', garder avec le plus grand soin, Os. xui, 12. — 3° Enfin retenir, arrêter, Prov. xx vit, 16.
"22% (ts’phaniah), que Dieu protége; ἢ. pr. m., Soph. 1, 1; Jer. xx1, 1.
ΤΙΣΣΞ DIE ((saphnath paneahh), nom donné par Pharaon à Jo-eph , ap ès son élévation m raculeuse, Gen. xu1, 45. Les deux mots, que l'on doit prononcer avec les Septaute ψονθομφανήχ, signifient en langue ésyp'ienne, sauveur du monde, ou mieux encore, libéra'eur , père nourricier du monde, le monde étant ici pour l'Egypte, qui dans l'esprit national de ses babitants était le premier pays de la terre, Gen. Li, 45.
YES (!sapha), inusité ; pousser, rejeter au dehors ; d'où ΣῈ ΝΣ ({saphia), excrément.
VE (!sapha), inusité ; siffler comme le serpent.
YEY (1sepha) et *:Y53 (tsiphoni), la vi ère, le basilic, serpent indigène d'Afrique, et dont la morsure est si dangereuse, qu'on ἃ prétendu que ses regards, ou même son simple -ifflement, suffisait pour donner la mort : Sibilo enim occidit, exurat (Oriz. x, 4).
23 (tsaphaph), caqueter, glousser, Is. x, 14. Ce verbe, à la conjugaison où il est emyloyé, au pi'pel, présente une onomatopée remarquable ; ne semblet-il pas entendre dans NSDS ({siphisaph) le gloussement cadencé de l'oiseau ? Α cette racine appartiennent le gr. criêe,gazouiller, d'où σπίζιον, oruËius, el, en transposant, πιπίζω; le lat., pipire; l'allem., ee zirpen, ele.
DY2Y (tsaph'saphah), de ΤῚΣ (tsouph); le sau'e, ἈΠΕ: qui se plait surtout dans les lieux inondés, Ez. XVII, ὃ.
D (tsaphar), 10 siffler, crier, gazouiller. — 2° Sauter en sifflant ou au son d'un instrument à vent; puis en général sauter, bondir. — 3° Tourner, retourner, S'en alier. ἢ] ne se lil en ce sens qu'une fois, Jug. vu, 3: Si quelqu'un tremble, qu'il s'en retourne.
antequam mordeat vel
"ES (Isaphar), inusité ; rac'er , rayer, griffer; d'où “23 ({siphoren), ongle, griffe.
23 (tsippar), chald., oiseau, parce qu'il gazouille, Dan. ιν, 9.
n°23 (sipporah), petit oiseau ; n. pr. f., Ex. n,22,
EX ({sippore:), de =D}, râcler ; Deut. xx1, 12 xvi, 1. — De là vient peut-être l'allem, Sporu, aiguillon.
l’'ongle du doigt, 2; la pointe dout le style est armé, Jer.
YTEX ({s’phardea), grenouille, Ex. vur, 2. Ce mot se compose de deux autres, dont l'un signifie s-uter, et l’autre, maruis, le sau'eur des marais. En r-jetant Ja sifilant: 3, il reste ds (pardea), et en transpo- Sant ΜΞ (padrea), d'où probablement le grec βάτραχος.
TEY ({sepheth), de ΩΝ ; chap'teau d’ime colonne, qui élaitrecouvert d'une feuiile d'airain, ΠῚ Par. mm, 15.
ΤΣ (4s'phath), citadelle, poite avancé d'où l'on regarde au loin; n. pr. d’une vilie de la Ca anée, Jug. | Pb ἘΠ
MES ({s’pha'hah), id.; n. pr. d’une vallée dans ta tribu de Juda, I Par, χιν, 9.
Sy (tsakal}, inusité; lier, serrer, d’où Toy (ts sikon), pelit sac, sacculus.
ΣΝ (isiklag), n. pr. d'une ville des Philistins, 1 rt χχνη, 6.
ΤῊΣ (tsiklon), un petit sac, une bourse, I Rois iv, 42.
ἫΝ (tsar), de ΝΣ ({sarar); presser, comprimer : 4° adj. pressé, resserré, à l’étroit, Nomb. xx, 26. — 2° Subst., ennemi, adversaire qui presse, opprime, Esth. vir, 4; Neh. 1v, 5. — 3° Lieu ress-rré, défilé, gorge, 1 Sam. 11, 32; au figuré, le mallieur, le chagrin qui serre el oppresse, angoisses, 100 xv, 24, — 4° Enfin une pierre qui résiste à la pression, Is. v, 28.
(tser), rocher; ἢ. pr. d'une ville de la tr.bu de Nenhtali, Jos. χιχ, 35.
ἘΔ (1sor), proprement le tranchant, [6 fil. Voyez la racine ἜΝ (1sarar). De la, 1° une roche escarpée, séparée, coupée des flancs d’une montagne, ΕΖ.
, 9. — 2° Une pierre tranchante, un Couteau dé pierre, Ex 1v. 25. On voit que c’est la même chose que X (tsour). Voy. ce mot.
ἽΝ (tor), n. pr. de ville. Voy. NY, Tyr.
"Ἀν > (5αγαθγ. brûler, consumer, ΕΖ. ΧΧΙ, 3.
ἘΞ ({sarab), brûlant, Prov. xvi, 27.
ἥδε (tsarebeth), cicatrice, partie où était autre fois une plaie brûlante, une blessure enflanmée, Lev. XII, 28.
FX ('sarad), inusité; en arabe. se rafraîchir.
3% (tsredah), n. pr. d'une ville à l'occident du Jourdain, { Rois x1, 26. Elle appartenait à la tribu d'Ephraim.
MX (tsarah, inusité : Ffendre, crevasser.
ΠΣ ({sarah), adj., étroit, resserré, pressé, exigu, Prev. xx, 27. Subet., 1° adversaire, émule, femme jilouse, 1 Sam. 1,6. — 2° Tout ce qui est à l'étroit; au fignré, angoisses, misères, infortone, Gen. xLu,21 ; douleurs de l’enfantement, Jer. 1v, 31.
my (ts'rouiah), blessée ; n. pr. f., F Par, 11, 16.
TY (tsaror), de ΙΝ (tsarar); 4° faisceau dé myrrhes, de fleurs odoriférantes, bouquet, Cant.1, 15. —2" Petite pierre, gravier, grumeau, Am. 1x, 19.
nY ({sarahh), en arahe, être clair, dégagé, ouvert. Î se dit de la voix, et signifie alor, parler d'une voix caire et intelligible; crier, pousser des cris, Ps. xLu, 19.
die
γ-Ὁὦ (tsori), Ce mot désigne proprement les larmes qui sécoulent de certains arbres une fois que l'écorce en 6.1 leudue. &a plupart des interprètes l'entendent du baume, qui pour la Palestine état une des plus grande. richesses, Quelques auteurs modernes pensent que c'est une espèce de résine différente du baume ; j'avoue que le sentiment du plus grand 10mbre m'eitraine, el je m'en tiens à la premêre opipion, Gen, χη, 41.
sy (4ri, pour 939 (itsri), nom patronymique des des endants de 29 (ietser ); fils de Nephtali, 1 Par. XXV, 3.
ΝΣ (tsori), habitant de Tyr.
mx (ἰδ τα ἢ), une tour élevée dans une plaine, en sorte qu’elle s’aperçoive de tous côtés, Jug. 1x, 46.
77 (Isarach), inusité ; en syriaque, il est nécessaire.
77% ({sorech), nécessité, obligation imposée à quelqu'un, EE Par. 1, 15.
ΠΝ (sara), frapper à coups redoub'és; au participe passif, frappé, mais frappé de ia main de Dieu même ; par suite, le lésreux, parce que cette cruelle Maladie était eonsiderée, peut-être avec raisou, comme une châtiment céleste, Lev. χα, 44. C'est ainsi que les Latins a pelaieut siimpement tactus, un homme, un arbre frappé de la fouire.
Sæpe malam hoc nobis, si mens non læva fuisset, De cœælo tactas memint prædicere quercus (Vino. Egl. 1, 16, 17.)
ΤΙΝ ((sirah), une guêpe, un essaim de guêpes ; par métapho e, la veng-ance célest: qui poursuit et ἃ sperse les armes ennemies, comme un essaun de guêpes disperse une troupe d'enfants, Ex. xxin, 28.
ΤΣ ({sorah), lieu des quépes ; ἢ. pr. d'une vilie de la tribu de Juda, Jus. xv, 53.
ny" (4saraath), la lèpre. I y avait, aux yeux de la loi, trois sortes de lèpres : la lèpre qui s’attachait aux individus, celle qui infestait les maisons, et celle enfin qui impréanail les habits. Disons un met des unes et des autres. 4° La lèpre des hommes était une maladie qui affectait la pean et changeait la couleur du corps. Moïse ne prescrit aucun remède naturel pour la guérir, parce que lui et les Hébreux étaient persuadés que Dieu la leur euvoyait pour châtier leur dés béissance. Il veut simplement que le malade se présente au prêtre, δ que si la lèpre est regardée comme véritable et capable de se communiquer aux autres, celui qui en est al: teint soil séparé de lacompagnie des hommes. il ordonne ensuile certains Sacrilices et certaines céré-
ET NS 990 monies pour la purification des lépreux et pour les fire rentrer dans la société civile, Lev. x 11, 9. πὸ 2° La lèpre des maisons était fort commune dans [a terre de Canaan, comme il parati par le quatrième chapitre du Lévitique. On croit que celte espèce de lèpre n'était autre chose que de certires taches qui paraissaieut sur les maisons, soit qu'elles fus-ent rougées par la pourriture, soit que ces taches vussent de l'humid té, du salpêtre, etc., etc.— 3° La lèpre des babits est aussi marquée dans Moïse comme fort commune, οἱ il y ἃ apparence qu’elle venait de la même cause que celle des maisons. Moïse, en procrivant ces deux dernières lèpres;, agit en législateur prévoyant et ami de son peuple; il savait que la malpropreté est presque un vice dans une société, que c'est la cause malheureusement trop féconde d'une foule de maladies et de maux de tous genres. Îl voulut la bannir de son peuple en prononçant anathème contre ses deux principales sources, la malpropreté des maisons et celle des habits.
NX ({saraph), liquélier, foudre ; il se dit de la fusion des métaux. De là, 4° purifier, Is. 1, 25. — 9° Eprouver, parce que c'est surtout pour les puri- ‘ fier ou pour les épronver que l'on fond les métaux. Li dernière signification se prend, au figuré, pour les épreuves qui font connaître le degré de bonté ou de malice des hommes, Ps, τι, 10.
ΠΣ (tsorpi), fondeur, orfévre; ἢ. pr. m., Neh. Hi, 51.
ΤΕΣ ({sorpath), mine, fonderie ; Sarepta, ville des Sidoniens, située dans la Phénicie, entre Tyr et S don, sur la mer Méditerranée, Obad. 20.
7% ({sorar), proprement presser, comprimer, mettre à l’étroit. De là, #° serrer, lier dans un sac, dans une bourse, etc., Is. νηὶ, 163 enfermer (serrer dans une armoire), 11 Sam, xx, 3.— 2° Presser, c'està-dre poursuivre, se conduire en ennemi, Nomb. x, 9. — 3° Se presser, c’est-à-dire chercher à derancer ; par conséquent être mu par un sentiment d'envie, de jalousie, Lev. xvin, 16.— 4° Etre pressé, c'est-à-d're être à l’étroit, ὁ re resserré; au figuré, être dans les angois-es, être dans la nécessité la plus urgente, Jug. x1, 7. — δ᾽ Enfin couper. parce qu'un. instrument tranchant ne coupe qu'en pressant.
nn (4s'rerah), comme Π ΤῚΝ (ts'redah), auquel nous renvoyons.
ΤΣ ({sereth), pour nn (ts'hereth), splendeur; n pr. m., ! Par. τν, 47.
nés ΤῚΣ ({sereth haschschahhar), splendeur de l'aurore ; ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Ruben, Jos. xiu, 19.
p KOPH.
(koph}, dix-neuvième lettre de l'alphabet, cent daus l’ordre numérique. Son nom signifie proprement le tranchant d'une hache; et par métaphore, ce qui lui ressemble, comme l'occiput, le derrière de la
tête ; et en οἵδ: sa forme même actuelle en représeute encore grossièrement les rail*, pre Le koph lient le milieu entre les palatales et les gutiurales” voilà pourquoi il $e permute facilement avec les uns
et les autres. Nous continuerons de le transcrire par un k.
ΝΡ (ke), de ΝῊ (ko), vonussement, Prov. XXE, 11.
ΤΝΡ (kaath), Le pélican, ainsi appelé parce qu ’il mise les coquillages qu'il a une fois dévorés, Is. xxxIV, 41.
2p (Καθ), un vase creux, cupa; angl. cup, une coupe. C'est une mesure des choses sèches contenant la sixième partie du seah, c'est-à-dire, 1 litre 40 centilitres, I Rois vi, 25.
22? (kabab), proprement creuser (cavare). D'où, 4° voûter, cambrer, Is. xx1x, 5.— 2° Par métaphore, maudire, exécrer, parce que 4 malédiction mine celui qui en est l’objet, et lui attire bientôt une ruine épouvantable, Nomb. xxIH, 8.
ΠΡ (kubbah), une tente de forme ronde et voülée, Nomb. xxv, 8. D'où s’est formé le latin du moyen âge cuppa, cuppola, coupole ; l'espagnol alcova (al-cova), alcôve, etc.
ΠΡ (kebah), de 253 (nakah) ; le ventricule des anie maux ruminants, la poche qui leur sert de second estomac, Deut. xvir, 3.
ΞΡ (kobah), de la même racine, les parties sexuelles de la femme, Nomb. xxv, 8.
ὙῈΡ (kibbouts), de Y2p (kabats); troupe, phalange, multitude, Is. Lvr, À3.
np (Kbourah), de Δ} (kabar); sépulture, sépulere, tombeau, Jer. xx, 19, Gen. xxxv, 20.
3} (kubal), être en avant, en face, à l'opposé, De là, 4” se présenter, accourir, venir au-devant. — 2° Recevoir celui qui se présente, l’admettre auprès de soi, ce qui suppose, du moins dans les mœurs hospitalières des anciens, que celui qui recevait se portait au-devant de l'étranger, allait à sa rencontre pour l’accueillir et lui faire fête, I Par. χα, 48 ; recevoir la chose qui est présentée, ce qui suppose encore un présent ou du moins la reconnaissance que l’on donne en retour; en allem. entgegennehmen, Esdr. vit, 30.
ἌΠΟΥΝ (k'bal), chald., même signification.
τὰ (kobel), en général une chose adverse, opposée. D'où Ez. xx vi, 9, ap ὙΠ (m'hhi kobolo), le - choc HS chose opposée, €’ der dire, le bélier, machine de guerre pour frapper et renverser les murailles.
ἘΞ Ρ (kobal), devant, en avant, vis-à-vis, II Rois xv, 10.
bp (ει et kôbel), ehald., proprement la partie antérieure, la face d’une chose, celle qui se présente la première. De là, selon les mots auxquels il est joint, 1° devant, au-devant, en face, Dan. v, ὃ. — 2° À cause, c’est-à-dire, en face de cela, ἀνθ᾽ οὗ, Dan. v, 10.
ΝΡ (kaba), être proéminent, élevé, supérieur. De à, couvrir; et par extension, dérober, cacher. Nous disons souvent nous-mêmes se couvrir du feu ennemi, pour se cacher, etc. Enfin tromper, frauder, user de ruse, idée renfermée dans celle de cacher, Mal. Ju, 8,—Remarquons que la syllabe 29 i. 4. 23 semble
être attachée à la notion de proéminence, d'élévation. Nous avons déjà vu 22 (kabab),2p5 (nakab) » creuser, corrélatif de bomber; ΠΣ (kabah), id. ; 2? (kabal), s'avancer, comme tout ce qui est élevé. Nous verrons tout à l'heure Y2p (kabats), prendre, ce qui suppose naturellement qu'on s’'avance, qw'on s'élève ; 22 (kabur), ensevelir, c'est-à-dire, amonceler la terre sur un cadavre (tumulus).
nÿ2? (kubbaath), calice des fleurs, coupe dont on se Br pour boire, Is. 11, 17.
V=P ( (kabats), proprement s’avancer pour prendre, saisir, embrasser ; de là rassembler, entasser, Gen. XLI, 50; assembler en troupes, Jug. χα, 4.
132? (Fbutsah), tas, amas d'or ou d'argent, Ez. χα, 20.
D (kibtsuim) , Les deux tas; n. pr. d'une ville de la tribu d'Ephraïm, Jos, xx1, 22.
29 (kabar), ensevelir, amounceler de la terre sur un cadavre, Gen. xx, 4.
72p (keber), tombeau, sépulere. Quand ce mot est au pluriel, il signifie le cimetière, le lieu des tombeaux; ainsi, Job xvn, 4 : Les sépulcres sont là qui mw’altendent, c’est-à-dire, le lieu de la sépulture, elec,
MIND ΠῪΞ} (kibrouh haitaavah), les sépulcres de convoitise; n. pr. de lieu dans le désert, Nomb. ΧΙ, 54.
71 (kadad), inusité; couper, fendre en long, 51gnification inhérente à la syllabe ἼΡ, VP: 2, 73, etc. D'où le grec χεδάω, σχεδάννυμι, diviser, disperser; σχίζω (primitif σχιδ), fendre.
ΤΡ (kadad), se courber, s’incliner par respect, saluer, Gen. xxiv, 26. Π semble qu'il y ait dans ce verbe quelque chose de la signification du verbe précédent; çar s’incliner, c'est. se couper en deux, c’est se fendre.
np (ladah), inusité; en syriaque, posséder.
np (kiddah), de ΤῊ (kadad) ; une espèce d’aromate qu " extrayait sans doute en coupant longitudinalement la tige de la plante qui le contient, Ex. xxx, 24.
©" DE (k doumim) , de Ep (Και αλλ); antique, éternel ; ΖΡ ΠΣ (nähhal πων! un fleuve éternel, Jug. v, 21.
ΔῪΤΡ (kadosch), Voyez Ep (kadosch).
np (kadahh), allumer, et intransitivement, s’allumer, brüler, au propre et au figuré, Jer. xvn, 4; eo ΧΧΧΙΙ, 22. \
np? (kaddahhath), fièvre ardente, Lev. xxvr, 16.
ΞΡ (kadim), de Ep (kadam), 1° propremert, la partie qui fait face, qui est en avant : Leurs visages, dit le prophète Habacuc (1, 9) parlant des Chaldéens, que Dieu doit envoyer pour affliger son peuple, leurs visages sont tournés en face, c'est-à-dire, que dans leur impétuosité ils vont toujours en avant, Sans Jamais s'arrêter. La Vulgaite ἃ traduit ventus urens : Leur visage est comme un vent brülant, lisant ΞΡ pour ΠΏΣ, qui est dans le texte. D'autres auteurs mettent vers l’orient; mais la traduction que nous avons donnée d’après Geseniug nous parait préféra-