OT
ble. — 9° L'orient, parce qu’étant la partie du cie! d'où le soleil se lève, elle est considérée comme la première, pars antica. De là Ep nn (rouahh hakkadim), le vent d'orient, vent sec d'une violence exfême en Palestine, Ex. x, 13. 7) seul, avec ellipse de ΠῚ, a aussi la même signification, Job xxvui, 21.
ΣΤΡ (kaddisch), de Ὁ ΤΡ ; chald., saint; il se dit de Dieu et des dieux, Dan. 1v, 5; dés anges, Dan.1v, 40 ; des hommes mêmes, Dan. vu, 21.
Ep (kadam), proprement et primitivement, être “a de là être à la pointe; s’avancer à la tête, marcher cn avant, précéder, Ps. Lxvnt, 26; puis aller au-devant, soit pour porter du secours, Ps. uix, 11; soit pour offrir quelque don, présenter, Deut. xx, 5; soit enfin pour attaquer, combattre, Job xxx, 27.
ΞΖ (fKedem), 1° selon la force de la racine, proprement, ce qui fait la pointe, ce qui est en avant, ce qui fait face, ce qui fait front, ce qui est à la tête, Is. 1x, 11. — 2° L’orient, parce que les peupl:s
de l'Asie s’orientent en se tournant vers le soleil
levant. En ce sens ce mot est souvent employé dans l’Ecriture en liaison avec d’autres mots, et forme avec eux des dénominations qui ne peuvent bien s’en tendre qu’en faisant attention au pays où se trouve celui qui parle, c’est-à-dire, en considérant l’orient par rapport à la Palestine. Ainsi ΞΘ 123 (θ᾽ πὸ kedem), les fils de l'Orient, sont les habitonts de l'Arabie Déserte, qui en effet s'étend à lorient de la Judée vers l'Euphrate, Jug. ν᾽, 5; D Vs (erets kedem), la terre de l'Orient, est la Syrie et la Mésopotamie, Gen. xxv, 6; © FE (har hakkedem), la montagne de l'Orient est la montagne d'Arabie, qui encore porte dans la langue ehhkili, le nom de Point du jour, Prima lux auroïæ. Cette phrase d’isaie, d’ailleurs si éminemment française, 15 sont pleins de l’Orient, DTPA ΝΟ (παι οι! mikkedem), signifie qu'ils sont admirateurs enthousiastes des superstitions de l'Orient, de la Syrie, ete., [s. 11, 6. — 3° En parlant du temps : l'antiquité, le premier âge, l’époque la plus reculée, comme étant la première, l'éternité même, qui est le degré le plus excellent puisse acquérir la durée, Ps. Lxxiv, 12; ich. ἢ, etc.
ἽΡ (kedem), dont la première voyelle est longue, Lies aussi l’orient, Gen. χα, 14.
EP {kodam), chald., avant, en avant, devant, vis-à-vis, Dan. n, 9.
MAT? (kadmah), origine, principe, Is. xxin, 7. MATD (kadmah), chald, , temps primitif, Dan.
Υ, 11. - ΓΤ (kedmah), vers lorient; n. pr. du fils d'Ismaël, Gen. xxv, 15.
ΠΡ (kidmah), à l'orient, Gen. 11, 14.
ΤΩ (kadmon), oriental, Ez. xLvu, 8.
NSP (kademoth), origines; n. pr. d’une ville de la tribu de Ruben, Jos. ΧΙ, 18.
27) (kadmaï), chald., premier, Dan, vi, 24.
Sp (kadmiel), qui est devant le Seigneur, qui le sert; n. pr. m., Esdr. 11, 40.
ΣῚΡ (hadmoni), 40 oriental, Ez. x, 19. — 2 Primitif, ancien, ΕΖ. xxxvur, 17. — 5° ἢ. Pre d’un peuple de la Cananée, que Bochart croit être les Hévéens, qui en habitaient la partie la plus oce1dentale, Gen. xv, 19.
ὝΡ (kadar), être sale, en parlant des vêtements, d'une eau trouble et bourbeuse, Job vi, 10; de l'homme affiigé dont les vêtements sont en désordre, Jer. xiv, 2. Par métaphore, être de couleur noire, noirâtre, tirant sur le noir, en parlant de la peau : Je suis noirci, dit Job, mais non pas du soleil; c’est-à-dire, quoique le soleil n’ait point donné sur moi, toutefois la douleur dont je suis pénétré a entièrement changé la couleur de mon visage, Job XXe
ΠΡ (kedar), homme de couleur noire; ἢ. pr. du fils d'Ismaël et de la tribu dont il est le père, Gen. xxv, 13; Cant. 1, ὃ. Cette tribu habitait l'Arabie, pays où s'établirent tous les descendants d’Ismaël.
ΤΡ (kidron), bourbeux, troublé; n: pr. d'un torrent et d’une vallée situés entre Jérusalem et le mont des Oliviers; ce torrent se jette dans la mer Morte, II Sam. xv, 23.
DIT? (kadrouth), obscurité du ciel, ténèbres, Is. 1,3:
ΤΙΣ ΠΡ (k'dorannith), en habit de deuil, Mal. n1, 14.
DT? (kadasch et kadesch), être pur, sans souillure; il se dit d’abord d’une pureté matérielle et physique; puis, par métaphore, de cette pureté de l’âme qui, en éloignant l'homme du contact grossier des créatures, le rapproche de Dieu, et lui mérite d'être appelé saint, sacré, c'est-à-dire, séparé. C’est le sens exclusif de ce verbe, sens qui se modifie toutefois selon les différentes conjugaisons. Ainsi: Niphal, 4° être regardé comme saint, être honoré saintement, Lev. x, 3. — 2° Etre consacré au culte divin, Ex. xxix, 43. — Piel, 1° regarder comme saint, Deut. xxxn, ὃ. — 2° Déclarer saint, sanctifier, Gen. n, 3. — 3° Consacrer, ordonner prêtre, Ex. xxvm, 41. — Hithpael, 41° se purifier, se faire saint, se sanctifier, I Sam. 11, 4. — 2° Se disculper, s’excuser, prouver son innocence, Lev. κι, 44.
UTP (kadesch), 1° proprement sacré, mais non point dans le sens où l’on pourrait naturellement lentendre, c'est-à-dire, pur, saint, vénérable ; mais dans le sens de séparé, d’excepté. Ce mot en effet s’appliquait à uve classe d'individus déhontés, que leur libertinage abominable séparait du reste des hommes, à cette classe d'hommes impudiques qui renouvelaent sur eux-mêmes et sur les autres les crimes affreux de Sodome, Deut. xx, 48. Ils étaientconsacrés au culte de la déesse Astarté, ou, selon saint Jérôme, à celui de Priape. Devenus eunuques, autant par fanatisme que pour mieux se livrer à leurs passions brutales, on les voyait, assure ce Père, courir de ville en ville, revêtus des habits d'un sexe qu'ils remplaçaient dans leurs sacriléges orgies, et portant à leur cou les images indécentes de la déesse à laquelle ils se prosti-
tuaient. Il paraît que ces hommes sans prdenr s'étaient glissés jusqu’en Palestine, où i s netardèreul pas à séduire et à corrompre les Hébreux, si faciles d'aileurs à s'ouvrr aux insinualions éirangères, J'Rois xxu, 47.—2° UT est aussi e nom propre d’un lieu du désert, situé au sud de la Palestine.
dTp εὐ (kadosch), saint dans toutes les acceplions de ce mot, c'est à-dire, pur, Sans faute, sans suuillure, immaculé, exempt de Lout ce qui peut ternir la pureté, comme l’idolâtrie, les vices, les péchés, ete. Soyez saints, dit Dieu à son peuple. parce que je suis saint; el le même mot sert pour exprimer la sainteté du Très-Haut et celle que ses élus doivent s’efforcer d'acquérir, Lev,. ΧΙ, 45, 44. — Le pluriel "UTP (k'doschim) s'emploie substantivement pour désigner Dieu, le saint par excellence, le saint des saints. Le pluriel alors doit s'expliquer come celui de ΓΝ (eloim), en disant que c'est un pluriel d'excellence, pluralis majestalicus, Os. xu, 1. 1} se dit encore des anges, qui après Dieu sont les créslures les plus pures, Job v, 2. Enfin il se dit des hommes qui par leur pureté et leurs mérites se sont rendus agréables à Dieu et sont devenus saints, Ps, xvi, 3.
ap (kedesch), lieu consacré, chapelle; n. pr. de trois villes situées : la première, dans la tribu de Juda. Jos. xv, 23; la seconde, dans la tribu de Nephuli, Jos. xn, 22; la troisième, dans la tribu d’Issachar, 1 Par, vi, 57.
ŸTD (kodesch, et une fois kodasch), 4° sainteté. Ce mot paraît le plus souvent désigner moins la qualité que l’état et la condition de la personne ou de ἰὰ chose auxquelles on l’applique. Ainsi, tout ce qui est consacré à Dieu, à sou culte, à sa religion, est dit TP {kodesch), par exemyle : le saint jour (le jour de sainteté), en p rlant du sabbat, Neh. x, 32; les vases saints (Les vases de sainteté), consacrés au service du temyle, 1 Par, xx, 49 ; La ville sainte, c'està-dre, Jérusalem, Is. x£vin, 23 la chair sainte (la chair de sainteté), pour les victimes immolées au Seigueur, Jer. 1, 15. Ce n’est qne rareme:t qu'on doit entendre par TD (kodesch) cette suinteté morale qui rapproche l’homme de Dieu en le séparant des créatures, et encore plus rarement cette sainteté sublime qui est l’atiribut incommunicable du Saint des saints ; on en voit quelques exemples, Ps. Lxxxix, ὅθ; Am.iv, 2, encore sont-i!s coutrover és. — 2° Au concret, une chose sainte, consacrée, par opposition aux choses profanes. En ce sens DT) se dit de tout ce que l’on sépare de l'usage ordinaire, pour loffrir au Seigneur, ou des personnes consacrées au 5615 gneur : ainsi le peuple d'Israël, particulièrement choisi de Dieu, séparé des nations ido'âtres par un effe: de sa grace, der. 1, 3; les p'êres, voués au service des autels et dégagés des affaires du siècle, Lev, xx, 7; la partie de la victime réervée pour le sae crilicateur, Nomb. vi, 20; l’année du jubilé, distinguée des autres années οἱ consacrée à la miséricorde et aux réiilégrations générales, Lev. xxv, 12, etc., etc. — 3° Une chapelle, un lieu consacré au
culie de la Divinité, Ex. xxvm, 29. — 4° Le super- BUT ÈS? τῷ (hodesch kodschim), le très-suint, litéralement Le sant des sain's, se dit aussi bien des choses que des personnes; mais le plus souxent il faut l'entendre ce cette partie mystérieuse du tabernacle et du temple, la plus intérieure, la plus reculée, où était renfermée l'arche d'alliance, et où personne n'entrait jamais, sinon le grand prêtre une fois dans l’année, au jour de l'expiation générale, Ex. xxv1, 53, 1 Rois vi, 16, etc.
mp (Kdeschah), une femme sacrée, consacrée; C'est ainsi qu'on désignait les femmes prostituées en lPhonneur des fausses divinités. Nous avons νὰ plus haut &T> signilier les hommes impudiques, hbertins, débauchés ; n2Tp en est le féminin, Or ces femmes débauchées, ces courtisanes consacrées, qui infestèrent si souvent le peuple d'Israël, nous ne pouvons mieux les comparer qu’à celte classe de fenimes indiennes qu'on appe:le dans le langage du pays devadassis (consacrées à Dieu), et que les Portugais nous ont fait connaître sous le nom de bayadèras (denseuses), bayadères. Prêtresses de la volupté, des grâces et des arts, les devadassis sont mariée: au dieu dont el'es desservent le tewple. Voici comment se fait leur consécration. La jeune fille est présentée par ses parents; il fant qu’elle ne soit pas encore nubile et qu’elle soit amp'ement pourvue de tous les avantage phy-iques. Revêtue des vêtements nenfs affectés à la fonction qu'elle em brasce, après avoir été baignée et parée de b joux, ee es! mise en présence du gourou ou grand prêtre, οὖν fui fait prêter serment sur une image de Vichnou ou de Siva; puis, à l’aide d’un fer rouge, on lui imprime le sceau relig'eux : elle est dès lors consacrée, FTP elle est de:adassis. Leur princip:le fonction est d'exécuter des danses sacrées. Ces danses sont de véritables romars, de véritables épopées traduites en parmtomimes. Les devadussis sout v ilées avant la danse, mais à un signal du chef d'orchestre (tchelimbikura), les voiles tomben!, et elles apparaissent dans tout Féclat de leur parure et de leurs charmes. Il e-t imyoss ble de se faire une idée du dévergondage de ces danses lorsque les trahmanes les exécutrnt avec les devudassis dans les cérémonies puh'iques. Les danseuis, les ED P (k'deschim), et les dans seu-es vont ju qu'à commet re, à la vre même du peuple, les actes Les plus lubrqu's; mais rien n'égale l'obscénité de ces scènes lorsque prêtres el prêtresses, rentrés dans le temiple, recommencent devant les s'atues de leur dieu leurs impudiques org es ; c'est le Lber inage le plus ef éné, C’est Ja pros iturion poussée jusqu'à [a dern êre | mie. — Il est une autre classe de devadassis : les premières sont les Courlisan 5 réservées à la première el second: vasie, c'est-à-dire aux prêtres et aux militaires; les Secondes peuvent se prostituer aux deux dernières, c'està-dire aux commerçants et aux agriculteurs. Elles vont de village en village exécuter leurs danses lubriques ; et l'on ne saurait mieux les comparer
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qu'aux bohémiennes ou égyptiennes qui, à une 6p0+
que, se répaudirent en Europe.—0: nous pardonuera”
cette prüle digression sur les devadussis ou bayaderes; nous ne l’avons faite que pour donner une juste icée de ces jeunes saintes TD (Kdesciuh) dont parle l'Ecriture, et qui m’avaient sans doute pas d'autre origine que celle de 668 prêtresses indiennes.
ΠΠΡ (kahah), s'ébrécher, s'émousser, Jer. ΧΧΧΙ,
Sa (kahal) , appeler, convoquer, assembler le peuple, Ex. xxxv, 1.
Sp (kuhal), 4° l'action par laquelle on convoque, on assemble, Deut. 1x, 40. — 2° Le résultat de cette action, assemblée, conseil, Lew. xv1, 17, etc.
πὴ (με αι), assemblée, ou lien de rassemblement; n. pr. d’une station des Israélites dans le désert, Nomb. xxxnr, 22,
π᾿ ΠΡ (k'hillah), assemblée, Peut, xxx, 4.
n°np (koheleth), nom sous lequel S:lsmon est désigné dans son livre de l'Ecclésiaste, Eccl, 1, 4. Ce mot sign fie proprement celui qui assemb'!e; de là celui qui parle dans une assemblée, le prédicateur, le moraliste. Quant à la forme féminine, que l'on tr uve aussi daus quel ;jues auires noms propres, on l'ex} lique en disant que ΓΤ désigne un état, πὴ condition ; or en hébreu ces noms, en lant que neutres, pouvant servir à la fois pour un homme on une femme, prennent la forme féminine (/nstitut. Hebraic., δ 105, " b).
ΤΠΡ (kahath), se rassembler, affluer,
NP (παι, n. pr. m., Gen. κὰν, 11.
P (kav). de ΠῚ (kavah), 4° cord, cordenu. Ce mot forme une image remarquable dans le passage du deuxième livre des Rois xx1, 15, où il est dit que Dieu étendra suf Jérusalem le cordeau de Samarie, c'est-à dire qu'il la détruirait au point qu'on pourait désormais passer Le cordeau sur son sol sans craindre l'obstacle de: muraïll:s e: des maisons. Noos avons déjà fait observer aillenrs que cette expression répondait à l'adwquare solo des Lauins. — 29 Force, Ïs. xvui, 2.
ND (ko), vomir, rejeter. ἢ se dit au figuré, d’une terre qui rejette ses habitants, ον, xvim, 46; de l’'usurpateur obligé . e restituer les biens qu'il a ravis, Job xx, 15. Cicéron se sert quelque part d'une expression semblable pour exprimer [a mênie idée : devoratam evomere pecuniam.
ΠΡ (kavah), tordre, tresser, lisser ; de là, 4° être fort, résistant, solide, comme tout ce qui est retors. 11 est remarquable comme Θ᾽ axiome populaire, L'union fait la force, se trouve implicitement renfermé dans les langues; tous les verbes qui signifient unir d’une manière quelconque, signifient en même temps être fort, robuste, etc. Comparez en allemand Strang, corde, et Strenge, dureté, fermeté. — 2° Avoir une ferme espérance, une confiance inébranlable , résullat de Li force, Ps. xxx VII, 9.
ΠῚ (keveh οἱ kaveh), corde, cordage, I Rois vit, 23.
TP (koahh). Voyez n1:np2 (p'hahhkoahh).