XX VI
ΤΡ (kikaion). Ce terme désigne l’arbuste que Dieu fil naître pour ombrager le sommeil de Jonas. Jonas, dit le livre qui porte son nom, sortit de Ninive, et s'assit du côté de lorient; il se fil un petit couvert de feuillage où il se reposa à l'ombre jusqu'à ce qu'il eût vu ce qui arriveruit à la ville. Le Seigneur Dieu fit naître alors un arbrisseau qui s'éleva au-dessus de la tête de Jonas pour lui farre ombre el pour le mettre à couvert, arce qu'il était fort incommodé de la chuleur, ce qu'il reçut avec une exirême joie. Le lendemuin, dès le point du jour, le Seigneur envoya un ver, qui, ayant piqué la plante, la fit sécher aussitôt, etc., Jon. 1v, 5, 6, 7. Mais quel est cet arbre, fruit d’un miracle évident? La Vulgate porte hedera, un lierre; mais S. Jérôme, qui a le premier adopté ce mot, avoue ce-
TP 1002 pendant qu'il ne s’en est servi que parce que la langue latine ne lui en fournissait point d'autre qui s'gniliàt la plante désignée par le terme original, "PP (kikaïon) ; il avoue même que cette plante est assez différente du lierre. Les nouveaux interprète. conviennent presque unanimement que c'est le ricinus ou palma Christ, dont on distingue une espèce qui devient grande comme un arbre et aussi haute qu’un petit figuier, et dont les feuilles sont comme celles du platane , mais plus grandes. A cet arbuste s'applique encore parfaitement la circon-tante du ver rongeur qui le dessèche. Rumphius racoute dans son Herbier, que, dans les grandes chaleurs de l'été , 1] n'est pas rare de voir, après une petite pluie, une nuée de vers se répandre sur les feuilles et la tige de cet arbrisseau , et le travailler au point qu’une seule puit suffit souvent pour le faire périr. Ajoutons enfin qu'en égyptien le ricinus s'appelle encore æixé, nom qui ἃ pu former le mot hébreu pp.
ΤῊ (kikalon), de 55p (kalal) ; ignominie, Hab. n, 16. Gesenius pense qu'il y a ici erreur de copiste, et qu’il faudrait lire, sans répétition de la première syilabe, TOP.
p (kir), de "D (kour); proprement et primitivement , reiranchement formé d’un fossé et d’un ou vrage de terre; de là, 1° un mur, Nomb. xxxv, 4. — 2 Un lieu entouré de murs, une citadelle; n. pr. d'une place forte sur les frontières des Moabites, Is. xv, 4. — 35° n. pr. d'un pays et d’un peuple tributaire des Assyriens, et qui parait avoir reçu son nom du Cyrus, fleuve qui prend sa source dans les montagnes qui séparent l'Arménie de l’Ibérie, reçoit l'Araxe dans son sein, et va se jeter dans la mer Caspienne.
DD (kiros) et Ὁ (heros), peigne de tisserand ; n. pr. m., Neh. vu, 47.
dE (hisch), are; n. pr. m., 1 Sam. 1%, 1.
ΤΡ (kisclon), tortueux; n. pr. d'un torrent ou d'un fleuve de la Palest ne. Il prend sa source dans la vallée de Jr-zraël, coule le leng de cette vallée au midi du mont Thabor, et va se dégorger dans le port de Pioïémaïde, dans la Méditerranée.
‘up (kischi), le même que We (kouschaïahor).
D" > (hitharos), la cithare. Ge mot à été emprunté du grec χίθαρις, qui siguilie proprement thorax, à cause de la res-emblance de cet instrument avec la partie bon;bée de la poitrine.
Ὁ (kal), de Sp (kalal); 1° léger, Job χχιν, 18. — 2° De là, rapide, léger à la course, Am. 11, 14, — Ὁ
a Jonné son nom à la jremière conjugaisun des verbes héoreux, à celle où la racine apparaît nue, légère et dégagee de tout l'accessoire des caractéristiques,
5 (και), du même verbe; ignominie, déshonneur, der. nr, 9.
ὃ» (kol), de br (kaul); chald., voix, cri, son, Dan: n1,-5; ὙΠ, 44,'efc:
np (kalah), griller, rôtr, frire, Lev. 11, 14.
ΠΡ (kalah), être léger, et par suite, être vil, mé
prisable, deux idées qui naissent l’une de 1 δυίγο: Is. xu, 14.
ΤΡ (kalon), ignominie, déshonneur, Ps. Lxxxni,17.
"92 (kalahh), inusité; couler, découler.
NP (kallahhath), chaudière, marmite, Sam.n, 14.
125p (kalat), 1° être contracté, rétréci; de là, au participe, petit, court, estropié, ποίη, Lev. xxn, 23. — 2° Recevoir, Nomb. xxxv, 6.
1 (kaki), friture ou objerfrit; par ce mot il faut entendre des lentilles, des fèves, des grains d’orge, de blé et autres, que l’on grillait tout simplement au feu, et dont les Hébreux faisaient un grand usage.
15p (kallaïi), serviteur diligent de Dieu; n. pr. ΠῚ.» Neh. xu, 20.
nus (Klita), nain ; n. pr., Esdr, x, 23.
Sp (kalal), être léger; de Ἰὰ, 4° être rapide à la course, avoir les pieds légers, I Sam. 1, 25. — 2° être vil, méprisable, léger dans l'estime des hommes; être petit, exigu, peu considérable, Gen. vin, 42. — Au piel, rendre vil, déshonorer, maudire, exécrer, blasphénier, quand l’injure s'attaque à Dieu même, Ex. xxu, 27. — De Sp paraît venir le grec χέλλω, aller vite, arriver au port; χέλης, celes, cheval sauteur, vaisseau bon voilier.
555 (kalal), qu'on trouve seulement deux fois dams r'Ecriture, signifie un vase d’airain poli et brillant, ainsi nommé parce que sur l’airain poli on glisse légèrement, Ex. 1, 7; Dan. x, 6.
ΠΡ (k’lalah), injure, malédiction, exécration, IL Sam. xvi, 12.
D5p (kalas), louer avec ironie, se moquer, faire mépris en riant, Ez. χνε, 51 : Tu n'étais point, dit le prophète, comme la courtisane qui dédaigne le prix de ses faveurs. — De ce verbe vient χλεύαζω, se moquer.
Ὁ» (keles), dérision, Ps. xLiv, 14.
ADP (kallasah), id., ΕΖ. xxn, 4.
» (kala), agiter, balancer dans l’air, ce qui suppose quelque chose de léger, 5. De là, jeter avec la fronde ; au participe, frondeur, Jug. xx, 16.
Y2P (kela), 1° fronde, 1 Sam. xvir, 40. — 20 Le voile du temple, ainsi appelé peut-être parce que, n'étant pas retenu, le moindre vent l’agitait, Ex. xxvi1, 9.—35° Les battants d’une porte, I Rois vi, 34.
JP (kalla), frondeur, IE Rois in, 25.
"Ὁ (kala), ciseler, graver, 1 Rois vi, 29, d’où ὩΣ (miklaath), ciselures.
Ὁ» (kalasch), inusité ; piquer.
TP (kilschon), pointe, dents en parlant d’une fourche, 1 Sam. χα, 21.
MDP (kamah), inusité.
ΩΡ (k'mouel), ἢ. pr. m., Gen., xxn, 2!.
Map (kamon), abondant en moissons ; n. pr. d’une ville de la Palestine, au delà du Jourdain, dans le pays de Galaad.
WP (kimmosch), chardon, ronce, épine, et en
énéral mauvaise herbe, Prov. xxxiv, 31.
MDP (kamahh), inusité; dans le Talmud, moudre de à farine, dénominatif de ΤΩ farine.
Map (kemahh), farine, 15. xLvy, 2.
ΔΩ (kamat), saisir fortement, lier, Job xvi, 8.
bp (kamal et kamel), être flétri, fané, passé, Is. ΧΧΧΠΙ, 9.
ΥῺΡ (kamats), comprimer, serrer, émpaumer, Lev. 1, 2; d’où κομίζω, porter dans sa iiain.
ΥῺΡ (komets), le poing, Lev. n, 2; et par extension, une poignée, Gen. χε, 47.
UD? (kamasch), inusité; piquér ; d’où WW; chare don.
ῚΡ (ken), de Y:p (kanan); le nid des oiseaux; et, par métaphore, l'habitation des hommes, Job xxx,
ΝῺΡ (kana), rougir vivement; et, par métonymie, être νὰ de ces passions violentes qui font monter le rouge au visage, telles que la colère, la jalousie, l'amour, Nomb. v, 14.
N2D (#na), chald,, comme ΠΩ (kanah).
N3D (kannak),'jaloux ; il se dit surtout du Seigneur jaloux du culte profane que son peuple rendait aux fausses divinités, Ex. xx, 5.
ΠΝ (kinah), 1° jalousie, Prov. νι, 34. —2° Toute passion ardente, mais principalement l'amour, la plus forte de toutes, Gant. vur, 6.
ΠῚ (kanah), proprement, dresser, mettre debout, établir; de là, 4° créer : Et Melchisédech, après avoir offert le pain et Le vin, s'écria : Béni soit le Très-Haut créateur du ciel et de La terre! Gen. xiv, 19. — 2° Obtenir, gagner, acquérir, Prov. 1v, 7 : J'ai obtenu du Seigneur un fils, s’éerie Eve après la naïssance de Caïn, Gen. 1v, 1. — 3° Acheter, obtenir, acquérir à prix d'argent ; et par suite, racheter, délivrer, Deut. xxvnr, 68. — 4° Posséder, conséquence de l'acquisition, Lev. xxv, 30.
Le chaldéen ΝΡ (k'na) signifie acheter, Esdr. vu, A7
ΠΡ (kaneh), canne, roseau. Ce mot, selon les passages, signifie en particulier, tantôt un roseau aromatique, tantôt un roseau commun, tantôt une mesure de longueur dont la eanne fut le premier type, tantôt enfin une lance ou une flèche, faite primitivement avec la canne, 1 Rois xiv, 45; Es. x, 5, etc. Ce mot se retrouve dans le grec χἀνή, χάννη, χάννα,
χανών, χάνναθδις, σχοῖνος, JONC, χάνης, Corbeille faite |
de canne, canna, canne, canalis, canal, canot, fait de roseau.
"22 (kanah), bordé de roseaux ; n. pr. d’une rivière coulant entre les frontières de la tribu d'Ephraïm et de celle de Manassé, Jos. xvr, 8.
TP (kunaz), inusité ; en arabe, chasser.
T2 (Fna:), chasseur ; n. pr. m., Gen, xxxvt, 11.
Y52p (Knazzi), id.; n. pr. d’un peuple de la Cananée, d’ailleurs assez inconnu, Gen. xv, 19.
ὙΣ (keni), n. pr. d'un autre peuple de la Gananée, L Sam. xxvit, 10.
12p (Kinian), 4° créature, Ps. av, 24. — 2 Acquisition, achat, Lev. xxn, 44. — 5° Possession, biens acquis, Gen. xxxvi, 6.
ΠΩΣ (kanam), inusité; en arabe, sentir fort, ètre
1005 EDP
rance , en parlant de l'huile. Gesenius pense cependant que ce verbe pourrait bien avoir le même sens que ceux dans lesquels entre le monosyÿllabe 75, cestà-diré se lever, être droit, se tenir debout, d’où ΤῊΣ le ciñnamome; proprement semblable à une canne; cannella, cannelle.
ΤΡ (kinnamon), lé cinnamome, aromate qu'on tire de l'Arabie Heureuse, et qui était très-réclierché. Le grec, κίνναμον, χιννάμωμον, et le latin, cinnamum, viennent évidemment de l’hébreu.
ἘΞ (kanan), 1* élever, édifier; d'où?> (ken), an nid. — 9° Dénominativement, construire un nid, nidificare, Ps. οἷν, 17. ᾿
V=P (kanats), inusité ; en arabe, prendre à la chasse.
Væ (Kénets): Ce mot dans le seul passage où il se trouve, Job xvni, 2, ἃ été rendu différemment. Les modernes traduisent : Jusqu'à quand dresserez-vous des piéges aux paroles, c’est-à-dire, jusqu’à quand chercherez-vous toujours à disputér sur des mots, à les épier pour y surprendre une matière à discussion; mais les anciens, prenant %Y25 pour ὙΝῸ (katstse), mettent : Quand mettrez-vous une fin à vos vaines paroles? Ce dernier Sens est beaucoup plus naturel, mais le premier me semble plus poétique et plus conforme au goût des Orientaux. Gesenius cependant embrasse l'épinion des anciens. Pour nôus , malgré lautorité de ce savant hébraïsant , nous penchons plus volontiers du côté des modernes : Trahit sua quemque voluptas.
ΤΩ} (Knath), possession ; n. pr. d’une ville, Nomb. xxx!1, 42.
ἘΞῸΡ̓ (käsam), proprement, commé en arabe, divisér, ensuite augurer, agit par divination. Ce sens fait allusion à une des manières dont lés anciens se servaiént pour prendre un augure. Le prophète Ezéchiél en fait mention, chap. xx1, vers. 26 : Le roi de Babylone, dit-il, agite les flèches. C'érait en effet avec dés flèchés qu’on demandait là révélation de l'avenir. Pour cela, dit saint δέ: ôme, on prenait plusieurs flèches sur chacune desquelles on avait inscrit le nom d’une ville, d’un prince, etc.; on les remet- {ait dans un carquois, et on les en tirait succéssive- Mént.Le nom du prince, dela ville, etc., que lé hasard ämeénait lé premier était celui aussi par lequel on commençait l'attaque, et ainsi de suite. Les Grecs appelaient ce genre de divination Bélouævrix où en- Core ῥαδδομαντία, parce qu’on ne se servait qué de flèches dont on avait enlevé le fér et les âiles. Lés Arabés et quelques autres peuples de l'Orient ont encore ce modé de consultér l'avenir, et les gens superstitieux se croiraïent perdus, s'ils n'yrecouraient pas avant d'entreprendre uné affaire tant soit peu importante. Ils prennent trois flèches, dit Pococke ; sur l’une sont écrits ces mots : Mon maître leveul; sûr J’autre, ceux-ci : Mon maître ne leveut pas; la troisième reste en blane : ils mêlent ensuite ces trois flèches et en tirent une; si c’est la première, ils se jettent dans l'affaire qu'ils voulaient entreprendre avec autant de confiance en sa réussite que si c'était Dieu
YP 1606 lui-même qui les en eût assurés; si c’est la seconde an contraire, ils n’ont gardé d’y donner suite, quand même toutes les probabilités seraient jour élle ; mais s'ils tirent là troisième flèche sans inscription, ils recommencent le tirage jusqu’à ce que le ciel daigne parler en leur envoyantune des deux flèches inscrites.
EDP (hesem), sort, sortilége, divination, Nomb. xx, 23.
DDP (kasus), couper, cueillir, ΕΖ. xvn, 9.
NDp (keseth), nn vase plat et rond; uni avec -2p (sopher) , le vase de l'écrivain, c’est-à-dire l’encrier,
ΠΡ (Kilah), n. pr. d’une ville dé Ia tribu de Juda, Jos. xv, 44.
YPYP (kaaka), de » (koua) ; stigmate, Lev. χιχ, 28.
Ἵ» (kaar), inusité; én arabe, être profond, en parlant d’un puits, d'une fosse, d’une coupe, etc.
MY? (Farah), écuelle, Soucoupe, à cause de sa formé concave, Nomb, vu, 85.
NDP (kapha), se contracter, se ramasser, de là, se cailler, prendre, en parlant du lait et des eaux au passage miraculeux de la mer Rouge, Ex.
Xv, 8.
TIN2P (kippaon), la gelée, Zach. χιν, 6.
ἼΞΡ (kaphad), se contracter, se rouler, se pelotonner, Se plisser , se crisper, Job vu, 5; Lam. 1v, 8. Le passage d'Isaie, xxxvnr, 12 doit s’enténdre ainsi : J'ai roulé ma vie comme le tisserand roule sa toile. Quand l’ouvrier ἃ terminé, il plie son ouvrage, il la roule; le prophète veut donc indiquer que sà vie est finie et qu’il ne reste plus qu’à {a rouler.
12) (kphadah), terreur, crainte subite, qui fait qu’on se pelotonne, comme pour échapper plus facilement au danger qui menace, Ez. vu, 25.
T2p (kippod), hérisson, parce qu’au moindre danger il se contracte, se roule, et ne présente plus à ses ennemis qu’une boule armée tout autour de piquants.
DD (kippoz), un animal du désert, ét ovipare, IS. xxx1v, 15. On croit communément que c’est une éspèce de serpent.
ἽΞΡ (kaphaz), inusité; se contracter, maïs pour franchir d’un saut une grande distance; prendre son élan, de là sauter.
ΞΡ (Kaphats), comme le verbe précédent, se contracter, se refermer, et transitivement, fermer : fermer la main, C'est-à-dire être sans pitié pour les pauvres, leur refuser le superflu que la charité nous fait un devoir de leur donner, Deut. xv, 17. — Au riphal, se contracter, comme font les nerfs chez celui qui va rendre le dernier soupir; de Jà expirer, mourir, Job xxrv, 24.
VD (kets), de Y3p (katsats); la fin, Pextrémité d’une chose. Il se dit de l’espace; du temps; d’un ouvrage auquel on met la dérnière main ; de Ja vie qui s’achève ; de l'issue d’un oracle; du dernier des jours, époque de l’avénement du Christ; enfin de tout ce qui est terminé, achevé, fini, Ps. xxxix, 5; Dan. 1x, 26, elc.
23P (katsab)}, couper, amputer, tailler. Remarquons que tel est à peu près le sens de tous les verbes qui ont pour élément primitif le monosyllabe onomatopoétique YP- — De là, tondre : Tes dents, dit l'époux des Cantiques , sont blanches comme les brebis nouvellement tondues, Gant. 1v, 2.
23) (ketseb), la forme d’un objet, sa taille. Au pluriel, les limites, qui séparent une chose de ce qui n’est pas elle : Les limites des montagnes au plus profond des mers, c'est-à-dire leurs racine», Jon. 11, 7.
ΣΡ (katsah) , proprement , couper use chose par une de ses extrémités; de là, finir, terminer, mettre la dernière main, rendre le dernier soupir, Prov. xxvI, 6; II Rois x, 32.
ΠᾺΡ (katseh), la fin, l'extrémité d'une chose, Jug. vi, 21.
ΠΕΡ (katsah), 4° extrémité, ΕΖ. xv, 4. — 2° Une chose, un nombre arrivé à sa dernière limite, un nombre complet, Jug. xvin, 2.
ΤΣ (ketseh), fin, limite : cette chose n'a point de fin, c’est-à-dire qu’elle est infinie, Is. 11, 7.
WP (ketseu ou K'tsou), extrémité, Ps. xzvir, 11.
ΤΣ] (katsahh), inusité; proprement, couper, diviser; puis disperser, jeter en dispersant ; enfin, jeter dans la chaudière des légumes pour les faire cuire ; ce dernier sens existe en arabe.
NSP (ketsahh), semence tirant sur le noir et semblable à du cumin : on l'appelle nigella romana, nielle, Is. xx vin, 25.
T3P {katsin), chald., chef, conducteur, prince; ainsi appelé parce qu'il se tient aux extrémités, à la tête, pour diriger et meitie en ordre les choses ou les personnes confiées à sa conduite, Is. u1, 6.
3139 (k'isiah), de la cannelle, arbrisseau odoriférant dont on extrait l'écorce, Ps. xLv, 9.
3P (katsir), 4° la moisson, la récolte, principalement ce!!e des fruits, qui se faisait vers les mois d'avril et de mai, Jos. 1, 15. — 2° Le feuillage des arbres, Job x1v, 9. Eu ce sens, ce mot appartient peutêtre à la racine 37 (Ahatsar), reverdir, homogène de 2} (katsar).
ÿYp (kutsa), couper, inciser, entailler; de là, enlever l'écorce, racler, Lev. x1v, 41.
ὮΣΡ (katsaph), briser, rompre; de là, s'échapper avec violence; éclater, en pirlaut des passions impétueuses , te les que la colère, l'indigualion, etc., H Rois v, 11.
"Xp (ketseph), 1° sarment qui pétille et éclate au feu, Os. x, 7. — 2 Colère, indignation, Nomb. xvu, 11.
SP (Kisaph), chald., colère, Esdr. vu, 23.
ΠΞΣΡ (k'isaphah), fraction, rupture, branches rompues, Joel 1, 7.
V3P (Katsats), couper, Deut. xxv, 42.
Xp (katsar), 1" couper, cueillir en coupant, récolter, moissonner, Îs. xvu, 5 ; Lev. x1x, 9. — 2° Amoindrir, raccourcir, diminuer en coupant, 1s. xxvur, 20. À cette dernière signification se rattachent les locutions suivantes : 4° 7 ΠΣ (kats'rah iad), avoir les
mains courtes, c'est-à-dire, avoir peu de puissance. Celte figure n’est pas seulement u-itée dans la langue sainte. Nous disons : Cet homme n’a pas Les bras longs, et les Chinois, Dschäng-gio-scheù, c'est-à-dire qui a les pieds et les mains longs, pour qui est puissant ; et, gio-scheu-duàn, qui a les mains et les pieds courts, pour qui est sans puissance. — 2° wD: ΠΣ {Και δ᾽ Ταῦ! nephesch), avoir l'haliine courte, c'est-à-dire être impatient. En allemand on exprime également la même idée par l'expression kurz seyn, kurz angebunden seyn.
ΣΡ (kaiser), bref, court, Job χιν, 1.
"3? (kotser), brièveté ; d'où l'expression, ΠῚ ur: (kotser rouahh), la brièveté d’haleine, pour dire l'im. patience, Ex. vi, 9.
D (&ar), de 77p (karar); froid, au propre, en par. ἴδηι de l’eau, Prov. xxv, 25; au figuré, en parlant d’un esprit tranquille, Prov. xvu, 27.
7? (Kor), de la même racine, le froid, Gen. vi, 22; d'où peut-être le nom caurus, vent froid :
Semper hiems, semper spirantes frigora Cauri.
7? (ir). Voyez =D (kir).
ND (kara), proprement, crier. Il n'est pas nécessaire de faire remarquer que ce verbe est onomato« poétique; le cri en effet est une forte émission de voix sans aucune articulation; or telle est la racine qui nous occupe. Nous la retrouvons dans plusieurs 811: tres langues qui l’ent empruntée soit à la nature elle-même, soit à la langue sainte : gr. χγράξω, dont le primitif est zp«, avec une aspiration, χραγ; χηρύσσω, xnpvy; langues germ. : charen, crier, charo, cri; khrähen ; goth., skreian ; suéd., skria ; all., schreien, kreischeñ; angl., to cry, crier, etc. Quant à la signification fondamentale de crier, elle se subdivise en quatre autres, qui chacune à leur tour donnent lieu ἃ plusiéurs locutions dont il importe de donner ici au moins les principales. Ainsi, 4° à la notion primitive de crier se rattachent les significations secondaires qui suivent : Appeler à haute voix, proprement, crier après quelqu'un, DR NP (kara el), 15. vi, 3. — Implorer, c'est-à-dire crier au secours : Quand je crierai, exauce-moi, dit le roi-prophète au Seigneur, Ps. 1v, 2. — Annoncer, crier en héraut : La sagesse crie dans Les places publiques, Prov. 1, 21. --α 2° Appeler; d’où nais-ent les significations suivantes : faire venir, appeler vers soi, Gen. xxvit, 4; convoquer, Gen. x11, 8: inviter, appeler quelqu'un à un festin, vocare ad cœnam, χαλεῖν ἐπὶ δεῖπνον, | Sam. ax, 13; assigner, appeler en justice, καλεῖν εἰς δίχην, Job ΧΠῚ, 22: évoquer, Is. xt, 5; Choisir, appeler quelqu'un à un emploi, Is. ΧΙ, 6. — 2 ΝῊ (Kara b'schem), louer, célébrer le nom de quelqu'un ; et quand il s’agit du nom de Dieu, l’adorer, le vénérer. C'est en ce sens qu'il faut entendre le passage de la Genèse 1v, 26 : À Seth naquit aussi un fils qu'il appela Enoch : c'est alors que l'on commença à adorer le nom du Sergneur; non pas qu'avant celte époque on né-
gliget de rendre à Dieu les devoirs d’adoration et d'hommage qui lui sont dus, mais parce que c’est à cette époque seulement que le culte saint fut régularisé. D'autres interprètes entendent autrement ce passage ; ils traduisent : C'est alors que la postérité de Seth commença à s'appeler du nom du Seigneur ; c'està-dire, comme lécrivain sacré semble plus bas l’annoucer, que lon appela cette famille Les enfants de Dieu, NAN 922, par Opposilion aux enfants des hommes, dénomination de la postérité de Caïn. — 3° Nommer, imposer un nom à une chose, Gen. 1, 5 : Et Dieu appela la lumière jour. D'autres traduisent peut-être avec plus d'éergie encore : Et Dieu cria à la lumière, jour ! — 4° Réciter à haute voix, lire, déclamer, Ex. xx1v, 7.
N°p (kore), la perdrix, ainsi nommée parce qu'elle appelle ses petits quand le moindre danger les menace, 1 Sam. xxvi, 20.
N° (kara), aller au devant de quelqu'un; mais la signification primitive paraît être, selon Gesenius, celle de frapper, blesser ; d’où s'avancer, et ensuite avec mouvement, aller au devant. Du reste ce verbe est Loujours pris dans un sens hostile, et s'gnifie ordinairemeunt faire invasion, se ruer sur, Job 1v, 14,
ΓΝ ΠΡ (kirah), proprement, rencontre; ensuite comme préposition, à la rencontre , au-devant, Jos. vit, 14.
ΞΡ (karab et kareb), s’avancer, s'approcher. Il se dit, sot en mauvaise part, d’un ennemi qui s’approche, Ex. χιν, 30: soit en bonne part, de Dieu qui vient porter secours à l'affligé, Ps. Lxix, 19; de l'homme pieux qui, par une prière ardente, semble s'approcher réellement de Dieu, Ex. xvr, 9; des mihistres saints qui rempiissent les fonctions sacrées, Lev. xvi, 1. De ce verbe s’est formé χρέπτω, χρίμπτω, approcher.
27P (kareb), celui qui s'approche, Deut. xx, 3.
27) (Krab), approche, rencontre, en parlant de deux armées ennemies qui en viennent aux mains; guerre, comb L, Ps. Lv, 2.
27? (karab), inusité; en arabe tourner, retourner, comme on ferait d’un sac dont cn voudrait voir l'intérieur.
ΞΡ (kereb}, 1° l'intérieur, le milieu, la partie intime d'une chose. Il se dit du temps aussi bien que de l’esnace. Dan: le premier cas il répond au latin intra, Hab. 11, 2. Dans le second cas il se traduit par au milieu ; VIN 272 (L'kereb haurets), au milieu de la terre, Gen. xLv, 6. — 2° Les parties intérieures du corps de l’homme ou des animaux, les intestins, le ventre, et au figuré, les sentiments secrets du cœur, le cœur lui-même : Et Sara se prit à rire duns son cœur, Gen. xwinr, 42. — De là vient peut-être le latin corpus, corps.
727 (korban), offrande par laquelle on s’approche de Dieu. Ce mot est générique, et peut s’appliquer à toute espèce d'offrandes, de sacrifices, soit sanglants soit non sanglants, Lev. 1, 2, etc. Dons le Nouveau Testament car désigne de plus, par métonymie, la
PAK ND 1010 trésor ou le coffre où l’on gardait les dons et les offrandes qu'on présentait à Dieu, Matth. xxvI1, 6; Luc ΧΙ, 4.— De ce mot vient, selon Avenarius, le latin corbis, corbeille, parce que c'etait dans ces sortes de paniers d’osier qu'on présentait, le corban. De là vient encore le grec χακάρνοι, prètres de Cérès, dans l'île de Paros, sel n Hésychius.
Ep (kardom), une hache, 1 Sam, x, 90.
ΠΡ (karah), 1° aller au-devant, accourir, se rencontrer, en venir aux inains, Deut, xxv, 16. — 9° Arri- / ver. en parlant de la bonne ou de la mauvaise fortune, 4 evenit, contiq L, 15. xL1, 22. — De ΠΡ vient χυρῶ, se rencontrer ; z%9, le sort (voy. np Kareh), qui ἃ formé Χάρων, Caron, batelier des enfers; carera, en provençal, rue d’une ville où l’on se rencontre; carrière, lice où l'on combat. — Au piel, plancheyer, c'est-à« dire faire que deux planches s’approchent l'une da l'autre, IT Par, xxxiv, 11.
ΠΡ (kareh), événement bon ou mauvais, hasard, sort, fortune qui arrive, cas, Peut. xxur, 41.
ΠῚ (karah), de 77 (karar) ;le froid, Ps. cxLvn, 17.
ΤΡ (karob), de Δ} (Karab); proche, soit par le lieu, comme sont les voisins relativement les uns aux autres, Ex. χα, 4 ; soit par parenté ou par alliance, Lev. xx1, 2; soit enfin par le temps: Ma lumière, dit Job, est près des ténèbres, c’est-à-dire, ma via s’éteindra bientôt et sera changée en ténèbres, Job xvu, 12.
N° (karah), proprement, polir; de là, rendre chauve, Lev. xx1, 5. Cette racine appartieni à la même famille que ΓΙ (galahh). po (hhalak). Voy. ces verbes. — De là vient χείρω, Couper ; χούρα, chevelure ; χάρη, la tête.
np (kareahh), chauve ; n. pr. m., H Rois xxv, 23.
D°p (kerahh), la glace, ainsi nommée à cause de son poli, Job νι, 16. De là le froid qui produit la glace, Gen. xxx1, 40; enfin, par métaphore, le cristal, ΕΖ. 1, 22.
MD (korahh), 1° la glace, et, poétiquement, la grêle, Ps. cxzvit, 17. — 2° n. pr. de plusieurs personnages, Gen. xxxvi, 5; Ex. vi, 21, etc.
np (korhhahh), la partie de la tête qui est chauve, Lev. στε 5.
TP (korhhi), un descendant de Korabhh, Ex. 4, 24.
ΤΠ (k'rahhath),la partie de la tête qui est chauve, Lev. χπι, 42. i
%-p (Fri), de ΠΡ (Frah); à la rencontre, au-devant, Lev, xxvi, 98.
np (kiriah), ville, cité, ainsi appelée, soit parce que dans les villes il y ἃ un grand concours d'hommes ; soil parce que les habitations, isolées dans les villages, s’y touchent; soit enfin parce que les hommes ont bâti d'abord les villes pour se mettre à couvert et pour résister contre les attaques du dehors (Voy, y), Nomb. xx1, 28. — MP, à l'état construit TP, entre dans la composition de plusieurs noms de villes ; nous allons en rapporter les principaux :
Y27x np (kiriath arba), la ville d'Arbé ; ancien nom d’Hébron, ville de la tribu de Juda, Jos. x1v, 15,
Lya MD (kiriath baal), La ville du Seigneur ; ville de Juda, la même que D? ΠΡ. qui est plus bas, Jos. xv, 60.
NN NP (kiriath hhutsoth), la ville des places publiques; ville moabite, Nomb. xx11, 59.
E9ÿ) ΠΡ (kiriath ÿarim), ville des forêts ; ville sur les confins des tribus de Juda et de Benjamin, où pendant plusieurs années l'arche fut déposée, Jos. 1 40 |
#30 nm (kiriath sannah), ville des palmes ; de la tribu de Juda, Jos. χν, 49.
2D np (kiriath sepher), ville du livre ; de la tribu de Juda, appelée ailleurs 27 (d'bir), Jos. xv, 15.
ΩΣ) np (kiriath arim), la même que D) D y".
En) (kiriathaïm ), les deux villes; n. pr. de deux villes, lune dans la tribu de Ruben, Nomb. xxx, 37; l’autre dans celle de Nephtali, I Par. vr, 64.
ΝΛ (kiria), chald., ἃ la même signification que l'hebreu pe
DVD (krioth), les villes; n. pr. de deux villes, une dans la tribu de Juda, Jos. xv, 25; l’autre appartenant aux Moabites, Jer. xzvnr, 24.
(== à») (karam), envelopyer, garnir tout au tour, Ez. xxx VII, 6. — D'où peut-être κέραμις, Luile.
TP (karan), 1° proprement frapper, percer en frappant. La syllabe primitive est}, que nous avons déjà vue plusieurs fois entraîner plus ou mcins celte même signification dans tous les verbes où ellese rencontre. De là, =D (Keren), la corne des animaux, parce que c’est avec elle qu’ils s’attaquent et cherchent à se frapper ; parce que d’ailleurs ce fut peutêtre la première arme dont l’homme se servit pour se déféndre ou attaquer. — 2° Dénominativement, rayonner, c’est-à-dire avoir comme des cornes lumineuses ; c’est certainement en ce sens qu’il faut entendre ce qui est dit de Moïse descendant dela sainte montagne, après avoir vu de ses propres yeux la gloire du Très- Haut, et c’est une idée ridicule, selon Gesenius, que d’avoir traduit, ainsi qu'Aquila et la Vulgate l’ont fait, le premier par χερατώδης ἦν, la seconde par cornuta erat; supposant ainsi que Moïse, après la vision divipe, avait reçu des cornes à son front, comme les peintres l’ont ensuite follement âépeint, Ex. xxxiv, 29.
ΤΡ {keren), la corne des animaux. Ce mot se retrouve dans la plupart des langues : sanscrit carnis, carngan ; grec χέρας, χεραύνος, la foudre à laquelle les anciens altribuaient la ferme d’une corne ; latin cornu ; goth. haurns ; allem. Horn, ete. — Par métonymie, TP se dit de tout ce qui est fait en corne, 1 Sam. XVI, 1. Par métaphore, ii se prend pour la force, la puissance, dont la corne est le symbole : La corne de Moab est brisée, Jer. xLvin, 25; c’est-à-diçe, Moab ἃ perdu sa puissance comme l’animai qui aurait perdu ses cornes. Ma corne est élevée, Ps. Lxxxix, 25, C’està-dire, ma puissance est à son comble. Ou encore, en mauvaise part, élever sa corne, C'est-à-dire s'enorgueillir, Ps. Lxxv, 5. Expression également en usage en latin :cornua sumere, chez Ovide, veut dire mettretrop
de confiance en ses forces, être présomptueux. Enfin par similitude, le mot ΤῊΡ signifie, 1° une trompette, que l'on faisait d’ailleurs primitivement en corne, Jos. vi, à; le latin cornu à aussi le même sens. — 2° L'i. voire, qui est la corne des dents w Man (karnoth schen), Ex. xxvir, 15. — 5° Les angles de l'autel, peut-être volutés comme une corne, Ex. xxvur, 2. — 4° Le sommet d’une montagne, la pointe d’un promontoire, Is. v, 1. Le mot corne ἃ souvent ce sens dans la composition des noms propres : ainsi Cornwall, en latin cornu Galliæ, corne de France, nom d’une province de Bretagne, et ensuite d’un comté d’Angleterre, peuplé par les Bretons ; Schreckhorn, Wetter. horn, Aarhorn en Suisse. — Le duel Ep (karnaïm), se dit des rayons, Hab. m, 4, figure très en usage dans l'Orient, et chez les Esyptiens eux-mêmes, qui pour signifiér le verbe rayonner, resplendir, briller, traçaient deux cornes dans leurs hiéroglyphes, comme le fait remarquer Champollion dans sa Grammaire, pag. 359. ἱ
721 pp (heren happouch}), un vase à mettre le fard, ἢ. pr. d’une des filles de Job, Job xru, 14.
ὉΠ (karas), se courber, se pencher; de là, tomber, se renverser, s’abimer, s’écrouler, Is, xzyi, 1,
D") (keres), une petite anse, un petit crochet, Ex. XXVI, 6.
DD (keros), le peigne du tisserand ; n. pr. m., Neh VIE, 47.
ΠῚ (karsol) , diminutif de D (karas); propre ment une petite articulation, un petit coude, de là, spécialement le talon, Il Sam. Χαμ, 37.
Y7p (fara), 1° couper en morceaux, déchirer, Gen. xxxvu, 29, + 2° Arracher, Lev. xt, 56. — 5° Par métaphore, injurier, c’est-à-dire, déchirer la réputation, maudire, Ps. xxxv, 15.
ΜΡ (kera), morceau d'un vêtement déchiré, lambeaux, loques, 1 Rois xt, 30.
V7? (karats), 1° déchirer, détruire, perdre; d’où V7 (karats), ruine. — 2° Déchirer, couper avee les dents, mordre. En ce sens, ce verbe se dit du méchant qui prépare un piége, et se mord les lèvres dans le doute où il est si sa victime y tombera; il se dit encore de l'homme qui se mord les paupières, C’est-àdire les ferme comme des lèvres, cligne des yeux pour suivre de plus loin celui qu’il épie.
ΥῬ (kerets), ruine, perte, Jer. xzvi, 20.
Y?p (Frais), chald. morceau ; il se rencontre dans celte locution : YT ΣΡ ὯῺΝ (achal kartse di), proprementmanger les morceaux de quelqu'un, pour dire, le calomnier. Les Latins appliquaient aussi aux Càlomniateurs l'expression mordere, dente carpere, dente rodere, rodere carnem, dans Martial. Dans Eschile, ἐνδατέομαι, insulter, est expliqué par le scholiaste grec σφοδρῶς ἐσθίω, dévorer; Οἱ à Paris, dans le langage de la classe des malfaiteurs, on se sert du mot se manger, pour dire se dénoncer.
27? (karkar), de Ὕ (kour); fondement, fond, abime, quand il s’agit de la mer; le sol, quand il est question de la terré où l'on marche, Nomb. v, 17;
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Am. ΙΧ, 3. — C’est aussi le nom propre d’une ville de la tribu de Juda, Jos. xv, 3.
PP (karkor), fondement ; n. pr. de ville, Jug. va, 10.
7 (karar), inusité; en arabe, être froid, être gelé de froid, souffrir du froid.
2p (karasch), inusité; couper.
ar) (keresch), planche, soliveau, Ex. xxvi, 15.
np (kereth), comme mp (kiriah), ville, eité, Job χσιχ, 7. Ce mot était fort en usage chez les Phéniciens, qui l’imposèrent à presque toutes les villes fondées par leurs colonies. C’est lui qui uni avec nwm, dé celte manière n®m ΤΡ » proprement ville nouvelle, ἃ formé le nom de Carthage, Charthadam dixit, quod Phœnicum ore exprimit novam civitatem(Solinus). Il se retrouve en outre dans les noms Cirta, ΝΠ», Capitale de la Numidie; dans Cartilis, Ὦν ΤΡ, ville de Dieu, en Afrique, dans plusieurs noms de villes arméniennes, et dans un grand nombre d’autres noms de villes fondées par les Tyriens, les Phéniciens, les Arabes ou les Maures, teiles que Carthagène, Tin ΤΠ, ville gracieuse, en Espagne; Cartheia , np, ville de Dieu , aussi en Espague ; Carahissar, y 1 NP; La ville au château noir, en Asie; et généralement toutes celles qui commencent par cara, carat, ceret, doivent s'expliquer de la même manière.
nn (kartah), ville; ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Zabulon, Jos. xx1, 54.
PP (kartan), ἢ. pr. de ville, Jos. xxr, 32.
ΠΡ (kasçah), inusité ; enlever l'écorce; de là tourner, donner la forme ronde.
MDP (kasçah) et MP (kasçvah), les coupes qui seryaient aux libations, Ex. xxv, 29.
ὯΔΦΡ (kasçai), inusité; peser.
MON? (k’sçitah), proprement ce qui est pesé, ce qui est selon le poids. C’est le nom d'une monnaie d’or ou d'argent que nous voyons être en usage dès le temps des patriarches. Jacob achète cent nv22p le champ dans lequel il veut être enterré, Gen. xxx, 19. Job fait présent à chacun de ses amis d'un op. Il est donc incontestable que c'était une monnaie, ou au moins quelque chose qui en tenait lieu; la question est de savoir quelle en était la. valeur. Or il existe deux opinions sur ce sujet : l’une, celle des anciennes versions, veut que par ce mot on entende un agneau; mais 06. sentiment ue s'appuie sur aucune étymologie probable, et de plus elle suppose du temps des pariarches un mode d'échange qui était déjà bien loin d'eux; [a seconde opinion est celle de la plupart des juifs qui reconnaissent sous 66 mot une petite monpaie apyelée obole. « Quand je fus arrivé en Afrique, dit R. Akiba, j'entendis appeler une obole tp. » Mais il est peu croyable que celte monnaie, si c'en est une, ait eu si peu de valeur. Quelques-uns ont voulu concilier ces deux sentiments en disant qu’il s'agissait d’une monnaie portant pour effigie la figure d’un agneau; mais les raisons qu’on allègue, dit Gesenius, ont peu de