‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 415 sur 429 · DD · texte numérisé non relu

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vraisemblance. Hi faut done se résoudre à rester sur celte question dans une ignorance que le manque de monuments ne peut qu'entretenir.

WP (kasçasç), inusité; décortiquer, écailler, éplucher.

NPD (kaschkesceth), écaille; par catachrèse. des lames de métal minces, semblables à des écai.es, 1 Sam. xvn, 5.

WP (kasch), de WP (kaschasch); le chaume, la paille sèche, Ex. v, 19.

NUD (kascha), inusité; être dur et difficile à

cuire:

N®D (kischschu), concombre, à cause de la dureté de sa peau, Nomb. x1, 5; d’où, en transposant, le grec σικνός, σικύα. Ce fruit est originaire de l'Egypte ; aussi les Phéniciens ne l’appelaient-ils que zovoiuctap, c'est-à-dire, concombre d'Égypte, 73 NP, et il est probable que ce nom est égyptien.

20 (kaschab), proprement être aigu, rendre aigu; et de là dresser l’oreille, écouter, faire attention, Ps 3, 47. :

2%? (kescheb), atiention, E Rois xyur, 29.

ap (kaschschab), attentif, Neb. 1, 6.

20P (kaschschub), id., 11 Par. νι, 40.

mp (kaschah), 1° être dur, — De là 2° être lourd, en parlant de la main de Dieu qui frappe et punit, I Sam. v, 7.— 3° Etre difficile, ardu, pénible, Deut. 1, 17, Toutes ces significations ressortent logiquement de la première. :

FDP (kascheh), dur, grave, pénible, Ex. 1, 14; Jug. 1v, 24.

ΠΡ (kaschah), inusité ; en arabe, décortiquer; de Jà tourner, donner la forme ronde. Voyez Ar) (kasça).

TS la) LA

(k'schot), chald., vérité, Dan. 1v, 34.

7 (kischschouï), ceinture, celle en particulier que portait la fiancée, Jer. 11, 32.

mp (Kaschahh), être dur. — En hiphil, endurcir, 15. LxIn, À; traiter durement, Job xxxix, 16.

UP (kaschat), inusité; en arabe, être juste, peser autant d’un côté que de l'autre. Cette dernière signification est la primitive.

pale) (kosche}, vérité, Prov. xxu, 21.

(eg (koschet), pour ne? (kescheth), are, Ps. Lx, 6.

‘UP (£’schi), dureté, obstination, opiniâtreté, Deut. ΙΧ, 27.

j'UP (kischion), dureté; n. pr. d’une ville de la tribu d'Issachar, Jos. xix, 20.

ΣΡ (kaschar), lier, sens générique de la syllaba =, 1%, 0, Gen. xxxv11, 28. De là conspirer, conjurer, c'est-à-dire, se lier à une cause par de mutuels serments, Neh. 1v, 2. — Etre fort, robuste ; propre ment, être sanglé. Il se dit des agneaux qui naissent au printemps, par opposition à ΞΘ ΞῺῸΣ (atuphim}, les agneaux qui naissent en automne, Gen. xxx, 42.

= (kescher), conjuration de citoyens contre leur roi, 11 Sam. xv, 12; de plusieurs peuples contre un autre, Is. vas, 12. ? ὰ

ww (kaschasch), être aride; d'où s'est formé 7

(kasch), de la paille sèche, dérivé qui ἃ fourni au verbe sa racine, la signification dénominative de: ramasser, assembler la pa lle, le chaume, Soph. 11, 1.

np (kescheh), de ΣῪ (kousch), arc, Gen, xx1, 16.

ΤᾺ (kaschschath), sagittaire, archer, Gen. ΧχΙ, 20.

(ap) (kathah}, inusié; en arabe, servir. D'où SN7P? (ῥα κι οἰ), soumise à Dieu ; n. pr. de ville.

DNNp (kathros), pour OT°N'P (kitharos), cithare.

“- RESCH.

a (resch), vingtième lettre de l'alphabet, vaut deux cents dans l'ordre numériqre. Son nom, usité encore en hébreu sous la forme ΝΠ (rosch), signifie téte, et sa fizure, dans lalnhabet phénicien, ΤΥ 06 premer des caractères hébreux, en représente grossièrement les traits. Trois organes concourent à la formation du resch oriental : le gosivr, la langue appuyée sur le palais et la langue frôlant entre les dents. Voilà pourquoi cette lettre se permule, 4° avec les gutlurales, particulièrement avec l’ain, comme YP7D et “pp, fondement. — 2° Avec les liquides, ce qui ἃ lieu aussi dans nos langues indo-germaniqies, où nous considérons l’r comme la plus forte des liquides : λείριον, lilium, lis. — 3° Avec les sifflantes, principalement avec le Ὁ, pour lequel les Arabes n'ont pas d'autres caractères que ce ui du re surmonté d'un point. Quoique le ressh Soit une lettre à forte prononciation, il arive cependant par fois qu'il s'assimile avec la consonne suivante, Conime en latin pellucidus pour perlucidus; d'autres fois il se change en voyelle, ce qui a lieu pour / en français, cheval, cheveux; enfin, par un chaldaïsme remarquable, il s’élide tout à fait, comme ἈΦ (sche) pour x (ascher), ND2 (cise) pour ND72 (carsej ; mais ces Cas sont fort rares.

AN (raah), verbe très-fréquent en hébreu.

1° Voir, ὀράω, C'est-à-dire, percevoir les objets extérieurs par l'organe de la vue, Gen. vu, 1. Par extension, voir signifie vivre, figure commune, je crois, à toutes les langues où l'expres-ion roir le jour, diem videre, veut dire exister, jouir de la clarté du ciel. Gen xvi, 13: Eh quoi! je vois encore après ce que j'ai vu ! c'est-à-dire, je vis encore, etc. Les anciens croyaient que l'on ne pouvait vivre quand on avait vu le Seigneur. Ce verbe se dit encore, toujours dans le sens primitif de voir, des prophètes, auxquels Dieu révèle lavenir, qui le voient comme S'il était déjà présent : on les appelait des voyants. — 2 [ei le sens primitif se modifie : voir attentivement, appliquer le sens de la vue sur une chose, c'e:t la . regarder ; ainsi Gen. ΧΙ, 5 : Dieu descendit pour voir, c'est-à-dire, pour considérer La ville; Gen. xxx1v, À : et Dinah, la fille de Léah et de Jacob, sorit pour vor, pour examirer les filles de ce pays; (2) Schcham l'aperçut, NM (vaiiar). Dans ces exemjles et bien d'autres encore, les yeux s’a pliquent sur nn objet, ils ne voient pas simplement, ils regardent. Mais celle vue attentive peut se modifier encore par les différents sentiments qu'on y apporte; le second sens de ΠΝ sul ces diverses modifications; voici les principa-

les : se délecter, regarder avec plaisir. Prov. xxin, 31: Prenez gurde que le reflet du vin ne cha'ouille vos yeux. Ps. τιν, 9 : À la chu'e de mes ennemis, mon οἷ! s’est réjoui, — S'aitrisier, regarder avec peine. Gen. xx1, 16: Non, je ne verrai point mourir mon enfant, dit Agar au milieu du dé-e τ. — Mépriser, regarder d'en haut, despicere : Ne me méprisez point, parce que je suis brune, dit l'épouse des Cant'ques, Can. 1, 6, — Tourner les yeux vers un objet, regarder de bas en haut : Π| ne regarde point la majesté de Dieu, Is. xxvi, 10.— Veiller, avoir soin, regarder pour voir (pourvoir) : Veille sur ta maison, David ! 1 Rois xu, 16. — Se pourvoir, se choisir, regarder pour soi ς D eu se pourvoira d'une victime, Gen. xx, 8. — Visier, aller voir, 11 Sam. χα], 5. — Se proposer, c'est-à-dire, avoir devant les yeux, regarder devant soi : Que te proposais-lu en agissant ainsi? Gen. xx, 10. — 3° Comme par l'organe de la vue on se met en rapport avee les objets extérieurs, on a, par extension appliqué le verbe voir aux autres sens, Θ᾽ méme aux facultés intellectuelles, qui sont aussi pour nous d’autres moyens de communication avec le monde qui nous entoure. Ainsi on dt que l'oreille voit : Gen. 11, 19: Dieu fit passer sous les y-ux d'Adam la grande famille des animaux pour voir, mind (liroth), c’està-d're, pour entendre comment il les appellerait. Cet'e figare est fort commune dans notr: langue. Que l'e:prit voit: Mon cœur, dit l'Ecclésiaste, a vu, €’'està dire, a acquis beaucoup de sagesse, Eccl. 1, 46. Que l'âme voit Lout ce qu’e le éprouve : J'ai vu la vie, Ecel. 1x, 9. Nous disons la même chose (j'ai vu lé monde). Voir le sommeil, Ecel. var, 16. 11 y ἃ dans Térence une expres-ion semblable :

Somnum, hercle ! ego hac nocte oculis non vidi meis.

HN (raeh), qui voir, qui éprouve, Job x, 15.

ΠΝ (raah), n. pr. d'un oiseau dont le resard est três-perçant, Deut. xiv, 43. Dans le lieu parallele on lit 3NT (daah), vautour ; il est possible que ce soit la véritable leçon et que la ressemblance du Ἢ et du Ἢ ait trompé le copiste.

HN (roeh}, 4° voyant; c'est ainsi qu’on désignait les prophè es, { Sam. 1x, 9. En sanscrit on dit la même chose : duradharschi, qui voit de loin, ou 168 choses élo gnées. — 2 Vision, Is. xxvi1, 7.

+= (r'ouben), voyez, voici un fils; n.pr. du fils aîné de Jacob, chef de la tribu qui porte son nom, la tribu de Ruben, dont les possessions s'élerdaient entre celles de Gad et le pays des Moabites, Nomb. XXXII, 29.

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