LN
= (raoui), distingué, Esth. 11, 9. En français le même rapport existe entre distingué, choisi, et distingué, regardé.
MN (south), la vue, Eccl. v, 10. Ker.
%N7 (ri), miroir, Job xxxvir, 18.
87 (roi), 1° vision, Gen. xvr, 13. — 2° Aspect, 1 Sam. xvi, 19, — 5° Spectacle, exemple, Nah. ᾽πὶ, 6.
ΠΝ (r'aïah), que Dieu regarde avec bienveillance ; n. pr. m., Ï Par. 1v, 2.
ἘΞ Ν (r'em). Voyez © (rem).
ΓΝ (rh), vue, Eccl. v, 10. Cheth.
by (raal), inusité ; comme Ly= (raal), trembler, chanceler.
ON" (raam), être élevé; il ne se lit qu’une seule fuis, Zach. x1v, 10.
ON (rem). Voyez: D" (rem).
NON (ramoth), 4° lieux hauts; de là lieux ardus, difficiles à monter, Prov. xx1v, 7. — 2° Une substance précieuse importée à Tyr par les Syriens, Ez. ΧΙ, 16; on l'entend communément du corail. — 3° n. pr. de deux villes, l'une dans le pays de Galaad, Deut. 1v, 43; l’autre, dans la tribu d'Issachar, 1 Par. vi, 58.
233 MONS (ramath negeb), le haut du vent; n. pr. d'une ville de la tribu de Siméon, Jos. xix, 8.
ΣΝ (raasch), inusité; peut être comme Ὁ), être ébranlé, chanceler, et pouvant se dire de tout ce qui est élevé, comme du faite des arbres, que le moindre vent agite, de la tête qui branle, etc., telie est l'opinion commune. Nous croyons contradictoirement que ΣΝ (rosch), tête, est un mot primitif qui ne se rattache à aucune racine antérieure. Ou verra les preuves de cette annotation et de bien d’autres dans un ouvrage à part, que nous nous proposons de publier sous le titre d'Essai d’une nouvelle clef étymologique.
ΣΝ (rosch), pour NT (roesch}, tête. Ce mot se dit, 4° de la tête de l'homme ou des animaux, Gen. 111, 45; et en ce sens, il concourt à former certaines locutions remarquables, telles que agiter sa tête, pour dire insu'ter, se moquer, phrase que l’on rencontre assez souvent dans le Nouveau Testament : Movebant capita sua ; relever La tête, c'est-à-dire, ne rien eraindre, être fort de son innocence, ou encore, grandir, s'élever, Ps. ut, 4; denner sur la tête, c'està-dire, punir, châtier ; nous disons aussi familièrement donner sur les doigts, Ez. 1x, 10. — Par métonymie du tout pour la partie, le mot CN signifie l'homme tout entier, l'individu, et cette figure est surtout employée dans les dénombrements par tête; il signifie encore la vie même, dont la tête paraît être le siége principal, Dan. 1, 10. — 11 se dit, 2° de tout ce qui est élevé comme la tête : tels que le faîte, le sommet d'une montagne, Gen. vu, 5; le haut d'une tour, d'un colombier, du trône royal, d’un épi, d’un scep re, elc., elc.; tel que le chef d’un peuple, d’une
ville, parce qu'une ville, un peuple fait comme un vaste corps moral dont celui qui le gouverne e:t la tête, Jug. x, 18; tel enfin qu'une dignité suprême,
que l'ordre souverain; nous disons ordinairement La fleur d'une chose, pour exprimer ce qu'il y à de plug excellent dans cette chose; les Hébreux disaient {a tête, expression que nous employons quelquefois, quoique plus rarement, ὕληι. τν, 14. — Il se dt, 3 46 la somme totale, le chef d’une chose (chapitre, capitulum), Ps. cxix, 160. — Il se dit enfin, 4° de tout ce qui est en avant, au commencement, en fête, de tout ce qui forme le front de quelque chose, par analogie avec la place que 11 tête occupe dans le corps, Deut. xx, 9 . Ainsi le passage de la Genèse où Moïse décrit les fleuves qui arrosaient le paradis terrestre doit s'entendre ain:i : Et un fleuve sortait de l'Eden qui arrosail le parad's terrestre, et de là se partageait en quatre sources, qui en é'aïent comme les têtes, c’est-à dire que le fleuve principal formait, au milieu du jardin comme un grand lac qui laissait échapper ses eaux par quatre ouvertures, origines (capita) de quatre grands fleuves, Gen. 11, 50.
NT et 47 (rosch), désigne une plante vénéneuse dont la fleur est très-agréahle, et qui ne peut être que le pavot, dont nous appelons nous-niêmes les fruits, des têtes de parots (papaveris capita, Liv., decad. 1, 54), Deut. xx1x, 17. ΐ
ΔΝ (rosch), n. pr. d’un peurle que tous les commentateurs s'accordent à placer aurord de la Scytbie, ! est trés-probable que c’est le nême que celui qui conserve encore le nom primitif de Russe, quoique, selon plusieurs auteurs, le mot Russe, Russie, vienne de Rosseia, qui, dans la langue slave, signifie bien ramas de peuples. Quant à l’étymolog'e du mot, indépendamment de l'opinion particulière que nous venons de rapporter, on peut croire, avec quelque vraisemblance, que les Russes doivent leur nom au fleuve Araxe, des bords duquel ils sont originaires.
NT (resch), de Un (rousch); pauvreté, Prov.
vi, 44.
ΣΝ (resch). chald. comme l'hébreu wx= (rosch), tête.
ΓΝ τ (rischah), commencement, principe, ΕΖ.
XXx VI, 14.
men" (roschak), joint avec ΤΣ ΝΠ (haeben), propre ment la pierre capitale. la pierre angulaire qui relie ensemble les parois de l'édifice; dénomination qui a sa parfaite application dans la personne de Jé us-Curist, lequel relie le ciel avec la terre, et soutient tout l'édifice religieux, Zach. 1v, 7.
TON (rischon), 4° le plus grand, le p'us élevé; le chef, le prince, le premier en disnité, Dan. x, 13. — 20 Le premier en nombre; il se dit en ce sens du lieu; au premier rang, Seplante, ἕν πρώτοις, [5. ΠΧ, 9; le premier par le temps, Le premier mois, Ex. XL, 2; le premier homme, Job xv, 7.— 3° Dans un sens adverbial, en premier lieu, premièrement, tout d'a bord, Gen. xxxvri1, 28.
SN (rischoni), comme le précédent.
MNT (reschith), 4° ce qui est à la tête, par conséquent ce qui excelle, ce qui l'emporte. ΠΝ van (reschith haggoim), la première des na-
tions, Am. vi, 1. — 2° Commencement, soit relatif, Prov. vu, 14; soit absolu, comme dans ces premiers mots de la Genèse : τῶν ΤῸΝ N72 NN ŸNT ANT OT (L’reschith bara elohim, eth haschschamaïm v'eth haarets) : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre, c'est-à-dire avant tous les temps. — 3° Ce qui est le premier de son espèce, les premices, Lev. xx, 40.
29 (rab), de 227 (rabab), 1° grand, soit en nombre soit en quantité; 27 ὮΝ (am rab), peuple nombreux, Jos. xvn, 14; 27 255 (zaab rab) beaucoup d'or, I Rois x,2.—2° En étendue, Gen. vu, 14: en puissance, Ps. ΧΕΥ͂ΠΙ, 3; en âge, Job xxx, 9: en dignité, 1 Rois xxv, 8. — 3° Substantivement, grandeur, Ps. cxLv, 7.
2 (rab), chald., un grand, un chef, un préfet, Dan. n1, 14.
27 (rob), multitude, abondance, Eccl. 1, 8.
227 (rabab), être ou devenir nombreux, Gen. 1v, 1.
1229 (r’habah), proprement un nombre considérable, mais indéterminé, Cant. v, 40; puis dix mille, Lev. xxvi, 8. Comme nous disons en spécifiant, des myriades d'hommes, pour un grand nombre d'hommes.
1229 (rib’bah), chald., id.
727 (rabad). On donne pour premier sens à ce verbe celui d'étendre, de faire un lit; je dirais plus volontiers, sans toutefois vouloir imposer mon sentiment à personne, que sa signification propre et fondamentale est tisser, tresser, lier ensemble, d’où 729 (rabid) collier, et 1521 (marbadim) tapis, étoffe de lit, drap. Ce dernier mot paraît n'être que le not hébreu dont on aurait fait changer de place aux radicales 27 D R a P.
127 (rabah), comme 22=, 1° devenir nombreux, se mulliplier, s'accroître : Croissez, et multipliezvous, dit Dieu à nos premiers parents, Gen, 1, 22. — 2° Grandir, croître, en parlant de l'enfant qui avanée en âge, Gen. xx1, 20. Par métaphore, grandir, c’est-à-dire devenir plus puissant, Gen. XLII, 34.
129 (bah), chald. croître, grandir, en parlant des arbres, Dan. 1v, 8.
2° (rabbah), de 22" (rabab); fém. de 29 (rab), 1° nombreuse, considérable, etc. — 2 Métropole, ville royale; n. pr. de la capitale des Ammonites, appelée par les auteurs grecs Philadelphia. C’est aussi le nom d'une autre ville de Ja tribu de Juda : Jos. xv, 60.
27 (ribbo), de la même racine, dix mille, un grand nombre, 1 Par. xxiX, 7. La forme primitive de ce mot est na (ribboth), que l'on verra plus bas.
27 (r”bou), de 27 (rabah); chaldéen grandeur, magnificence, Dan. 17, 19.
N'a (ribboth), dix mille, Neh, vu, 74.
72 (rabid), de 7527 (rabad); collier, Gen.
xL1,.49.
1329 (011), de y27 (δα) ; adj. ordinal, quatrième, Gen. 1, 19.
19929 (r’biai), quatrième, Dan. n, 40.
29 {rabbith), multitude; n. pr. d'une ville de la tribu d’Issachar, Jos. χιχ, 20.
727 (rabach), mêler, mélanger, comme, par exemple, la farine avec l'huile, Lev. vi, 14.
Lan (rabal), inusité; en arabe, être nombreux, abondant, fertile. |
52 (riblah), fertilité; n. pr. d'une ville aux confins de la Palestine, Nomb. xxxiv, 11.
Yan (raba), proprement se coucher, puis par extension, coucher avec quelqu'un, lat. coire, Lev. XvVH1, 25.
.ÿ29 (reba), le coucher, Ps. cxxx1x, 3.
ÿ27 (θα), quatre. Ce mot, essentiellement sémitique, s'accorde cependant avec les noms du même nombre du sanscrit catwäras, du zend catwaro, du grec τέσσαρας, du latin quatuor, et. Quant à son origine, il n’est pas aussi facile de la constater. Lepsius prétend que ÿ2» vient de 5127, étre nombreux ; mais on se demande en quel sens il peut avancer que le nombre quatre soit considérable ? Veut-il dire, comme Pythagore, que le nombre quatre est le plus parfait des nombres, puisque avec lui on les peut former tous ? l'explication serait assez obscure, et pour le moins fort peu probable. Redstob, à son tour, avance, et son opinion est ingénieuse, que YA", guatre, vient de 2", se coucher, parce que dans cette situation on à les quatre membres étendus. Selon Simon, ce mot vient de la même racine, mais parce que tout ce qui est cube (cubus de cubo, cumbo, recumbo), par conséquent lout ce qui est carré est assis sur une base plus solide. Enfin Gesenius hasarde un dernier sentiment. Selon ce savant, 5 est la même chose que Ÿ2". Or ce dernier mot peut signifier ranger des briques, donner la forme à des briques; mais cette forme est naturellement carrée : de là le nombre ÿ2», quatre. De toutes ces opipions plus ou moins ingénieuses, j'avoue que je n’en trouve aucune de parfaitement satisfaisante. Il me semble que l'idée du nombre quatre, comme celle de tous les nombres en général, ἃ été une des premières qué l’homme ἃ dû acquérir, par conséquent aussi le nom par lequel il les désigne. La preuve en est que ces noms se retrouyent presque sans changement dans toutes les langues, fait qu’on ne saurait expliquer qu'en les supposant antérieurs à ces mêmes langues, c’est-à-dire appartenant à celle époque reculée où il n'y avait encore qu'un seul langage comme use seule famille. Remarquons que ÿ2n ne se rencontre jamais sous cetie forme, il apparait toujours avec un N prosthétique, Y2"N dont nous avons déjà parlé à son rang alphabétique.
Ya (raba), être earré : en arabe, être quirte, en parlant de la fièvre, Ex. xxvn, 4.
ya. (reba), quatrième partie; côté d’une chose :
qui en aurait quatre, Ez. xuim, 16. —n. pr. d'ün rai madianite, Nomb. xxx1, 8.
29 (roba), quatrième partie : Qui pourrait compr
1091 2 ter même fa quatrième partie d'Israël? Nomb.
xx, 40.
Y2" (ribbea), le fils de l’arrière-petit-fils, c’est-àdire la quatrième génération, Ex. xx, 5.
ÿ27 (rabats), se coucher. Ce verbe se dit surtout des quadrupèdes, ou de tout ce qui leur ressemble, soit au physique, soit au moral. Ainsi Dieu dit à Caïn, Jer. 1v, 7: Si tu fais mal, le péché sera couché à la porte de ta tente, comme pour lépier.— En kiphil, placer, disposer, faire des couches de pierres, de tuiles, de briques, elc., Is. Liv, 41.
V2 (rebeis), la tanière des animaux ; le domicile et la couche des hommes, Prov. xx1v, 15.
ΒΞ (rabak), inusité; en arabe, lier, serrer, enchainer.
11p2° (ribkah), filet; mom parfaitement choisi pour une jeune personne dont les attraits séduisent et captivent les cœurs; Rébecca , fille de Bathuel, épouse d’Isaac, et mère de Jacob ex d'Esaü, Gen. XxI1, 23.
ΣΦ (rabr'bim), les pluies, à cause de la multitude des gouites qui tombent, Deut. xxx, 2.
72729 (rabr'ban), chald. chef, grand, primat, Dan. ιν, 55.
npw2" (rabschakeh), n. pr. d’un général de Senpachérib, Il Rois xvur, 17. Ce nom en syriaque siguifie prince des échansons.
237 (ragab ), inusité; amonceler, entasser pierre sur pierre; puis tout ce qui ressemble par sa forme ou sa consistance à des pierres , comme des moites de terre,
239 (regeb), glèbe, motte de terre, Job xxxvin, 38.
Δ (ragaz), être remué, ébranlé, troublé, éprauver les mouvements produits par la colère, la crainte, et,en général, par une passion violente, Prov. xx1x, 9. Cette racine reparaît dans le sanserit rag, se mouvoir, aller, s’ébranler, craindre; raga, le grec ὀργή, Colère, ῥήσσω, ῥήγω, briser; le latin regere; l’allem. regen ; franc. rage, régir, etc.
52" (r”gaz), chald., être irrité, s'irriter, Esdr.v, 42.
339 (r’gaz), chald., colère, Dan. 1, 43.
327 (raggaz), temblant, Deui. xxvur, 65.
539 (rogez), commotion, ébranlement , agitation, tumulte impétueux, Job τη, 17.
"147 (rogzah), tremblement, frayeur, Ez. x, 18.
bn ( ragel ), remuer les pieds, aller, marcher, se déplacer. Nous avons vu plus haut l’idée de mouvement attachée à la syllabe rag. Par extension, le verbe qui nous occupe signifie encore aller çà et là pour calomnier ; de là calomnier, Ps. xv, 3. — Il signifie enfin, fouler aux pieds, marcher sur le linge, par exemple, pour en exprimer la saleté, laver, nettoyer, corroyer.
by (regel), le pied de l’homme, le pied ou la patte des animaux, ΕΖ. 1, 7. Ce mot entre dans plusieurs - locutions, dont voici les principales : frappé aux pieds, veut dire dans le langage biblique, infirine, boiteux ; Les pieds se disent encore par cuphémisme pour les parties sexueiles, Is. vir, 20;
13 1022 l'endroit des pieds de Jéhova est le temple où il a manifesté sa gloire, Is. Lx, 13. Les pieds désignent encore, par métonymie, la démarche, et c’est en ce sens qu’il faut entendre cette exclamation du prophète Balaam à la vue anticipée des apôtres franchissant les mers, et allant portier en tous lieux la bonne nouvelle de PEvangilé : Qu'ils sont beaux sur les montagnes les pieds des messagers de paix ! H Rois xxt, 8. Enfin , arroser la terre de ses pieds, Deut. x1, 10, veut dire qu'on emploie pour l'irrigation des prairies ou des champs une machine qu'on faisait mouvoir avec les pieds; c'était peutêtre une de ces grandes roues garnies d’échelons ex : térieurs dont on se sert encore soit dans les ports, soit dans les carrières, On la met en mouvement en montantsur les échelons; car le pied, appliqué ainsi successivement à un point de [a circonférence, la fait tourner sur son axe; et comme elle est immense relativement à cet axe , elle est capable de soulever des poids énormes. Les Egyptiens connaissaient sans doute cette machine, d’ailleurs si simple, et c'était probablement avec -son secours qu'ils élevaient des carrières des blocs de granit tout taillés , dont [ἃ masse étonne encore la mécanique moderne. Appliquée aux eaux, celte machine était disposée sur un courant ; armée de lames ou mieux de godets, elle enlevait l’eau etla déversait dans des réservoirs supérieurs qui la distribuaiènt sur des points différents. Ce mode d'irrigation est encore, à quelque changement près, usité en quelques points de la France. — Par métaphore , 55 signifie, fois, coup, parce qu'on comptait en frappant des pieds; et qu’autant de fois on voulait marquer une chose, autant de coups l’on frappait, Nomb, xxrr, 28. I désigne éncore les pas, et même les vestiges què laisse le pied en marchant. —Uui aux prépositions, 537 forme des locutions adverbiales, telles que 532 (b'regel), à pied, Ps. LxVI, 6,—$3+5 (l'regel), &ur le pied, c'est-à-dire, sur les pas, comine dans celte phrase : marcher sur les pas, sur les traces de quelqu'un, Gen. xxx, 50. — ὃν 555 (al γαφίαν), sur les pieds, comme, se tenir ser ses pieds, Ez. τι, 1. — "2 153 nnn {ahhath ragle), sous les pieds, mettre sous ses pieds, c'est dominer, c’est soumettre, Ps. vin, 7.
by (r'gal et regel), chaïd., pied, Dan. n, 53.
by (rogel), le pays des foulons; n. pr. d’une villa dans la tribu de Galaad, 11 Sam. xvn, 27.
123 (ragli), pieds, c’est-à-dire hommes de pied, Nomb. xt, 21.
Ein (ragam ), aceumuler, entasser pierre sur pierre; de là, 4° lapider, ΕΖ. xxrnt, 47. — 2° Enduire, mettre couche sur couche; nous disons jeter sur la toile, faire le premier jet.
Di (regem), en arabe, ami ; n.pr.m., 1 Par. πὶ, 47,
+ ON (regem melech), l'ami du roi; n. pr. m,., Zach. vu, 2.
jan (ragan), murmurer, frémir; puis être rebelle, indiscipliné, désobéissant, Is: xx1x, 24.—De là vient peut-être le latin rugire, rugir.
ya (raga), faire trembler, épouvanter par ses menaces, Is. Lt, 45 ; intransitivement, trembler, tressaillir; il se dit du mouvement rapide des paupières, cligner de l’æ:l, Jer. xzix, 19.
ya (rageah), repos, résultat de l'épouvante qu’on a donnée à ses ennemis, Ps. xxxv, 2. |
ya (rega), 4° mouvement rapide de lœil, clin d'œil; et par métonymie, le temps que l'œil mesure, un moment, Is. Liv, 7.—2° Une fois, un coup, parce que le mouvement de l'œil est cons'déré comme indivisible, tant il est rapide, Jer. xvin, 7.
tan (ragasch), faire du mouvement, produire du tumulte, frémir comme un peuple en émoi, qui se soulève, s’agite et menace : Pourquoi ce tumulte des nations ? Quare fremuerunt gentes? Ps. n, 1.
was (r'gasch), chald., id.
Ἐπ (regesch ), foule, multitude tumultueuse, Ps. LV, 45.
777 (radad), fouler, écraser à ses pieds : celui qui écrase, C'est-à-dire gui dompte, qui rédrit les peuples sous une verge de fer, Ps. cxz1v, 2.— En hiphil, étendre, développer en frappant, E Rois vi, 32.
177 (radah), 1° comme le précédent; fouler aux pieds, briser en foulant, écraser, Joel 1v, 13. — 2° Aller; mais comme en ee sens il peut se die des êtres animés et des liquides; il se traduit dans le premier cas, par marcher, s’avancer, Jer. v, 51: Les faux prophetes annoncent l'avenir, et les prétres marchent à leur côté; dans le second cas, par cou= ler : Dieu, dit Jérémie dans ses Lamental ons, 1, 13, a lancé d'en haut le feu jusque dans mes ossements; et ce feu les pénètre et y coule. —5° Dominer, maitriser, signification qui découle de la première, Gen. 1, 26. — 4° Enfin extraire en brisant, comme le miel des rayons qui le contiennent, Jug. x1v, 9.
#77 (raddai), dominateur ; n. pr. m., 1 Par. 11, 14.
7 (raddid), de 55 (radad); large ,ample,étendu,et par conséquent mince ; un voile de femme, Is. 11, 23.
Ts (radam), dormir profondément ; racine onomalopoétique qui exprime à l'oreille le bruit sourd que fait l’homme en dormant, Prov. x, 5.
ἘΞ Στὸ (rodanim). On entend ordinairement ce mot des Rhodiens; mais Gesenius émet un sentiment qui, pour être nouveau, Wen est peut-être pas moins le véritable. Il eroit que 277 (dodanim), qu'on trouve au heri, 1 Par.1,7, est la véritable leçon, et que ce mot est contracté pour ©2797 (dardanim), selon l'usage des Fhéni iens : or sous cette forme il n’y a point de doute qu'il ne désigne les Troyens, connus également sous le nom de Dardani.
77 (radaph), courir après quelqu'un, poursuivre, mere-en fuite, Il Rois v, 21; au figuré, désirer, convoiter, rechercher avec empressement, se porter vers une chose, y voler, 15. v, 11.
27 (rahab), frémir d'impatience, d'ind'gnation, s'agiler par un sentiment de colère, de rage, ou de mépris, Ps. xxn, 8.
27 (rahab), fier, superbe, Ps. x1, 5.
27 (rahab), fierté, orgueil, Job 1x, 13, En poésie,
ce nom est donné à un monstre marin, sur lequel les interprètes n’ont encore donné que des conjectures. Peut-être est-ce un nom allégorique sous lequel il fant entendre l'Egypte. N'est-ce pas toi, dit le prophète au Seigneur, dont le bras puissant a frappé le superbe (25m), c'est-à-dire à l’époque des plaies d'Egypte. Peut-être encore ce mot désigne-t-il Le superbe par excellence, le démon que Dieu ἃ précipité du ciel au jour de son orgueil.
277 (rohab), orgueiïl, Ps. xc, 10.
37 (rahag), inus'té ; en arabe, crier (fragor).
ΓΔ (rahgah), clameur ; n. pr. m., 1 Par. vu, 34.
0179 (rahat), inusité ; en syriaque, courir, couler,
©7 (rahat), canaux, abreuvoirs, Gen. xxx, 38; par métaphore, des mèches de cheveux qui courent sur les épaules, Cant. vu, 6.
Ἰ ΠῚ (rahit), plafond, lambris.
nn (raham), inusité ; se remuer, s’agiter, êtra en grand nombre. Ce mot ne se trouve que dans le nom propre d'Abraham, Dan, que nous avons expliqué en son lieu.
Ἴπ (rer), de ΓΝ; chald., aspect, Dan. τι, 31.
27 (roub), comme 21 (rib), auquel nous renvoyons.
+1 (roud), aller çà et là, à l'aventure, errer d'un côté et d'autre. Il se d't proprement des troupeaux qui errent sans maître el sans pasleur ; et par extension, de l’homme qui seroue le joug de Ja discipline et de la raison, et qui se dirige au gré de ses désirs, Gex. xxvii, 40.
m1 (ravah), boire en abondance, se désaltérer pleinement ; faire plus, s'enivrer, Is. xxx1v, 5.
nm (raveh), désaltéré, amplement arrosé, Deut, XxIx, 18.
31 (roux), inusité ; en syriaque, cacher, celer.
nn (ravahh), respirer à son aise, librement ; de là être larze, spacieux, paree que la respiration libre d late les poumons, soulève la poitrine et lui donne une plus grande capacité, 1 Sam. xvi, 23. Il n’est pas nécessaire d’avertir que celle racine est 0n0malopoétique : on respire en la prononçant.
nt (revahh), 4° relàächement ; de là, délivrance, adoù issement dans les peines, Esth, 1v, 16.—2° Espace libre, lieu ouvert.
mn (r'vahhah), relâchement, délassement après letravail, Ex. vi, 11:
nn (rouahh), souffler, respirer par les narines ; d'où en kiphil. sentir, flairer, Gen. vin, 21. Ce verbe est encare évidemment onomatopoélique : il a formé en allewand les mots hauchen, respirer ; ane. allem. huga, hugi; suéd. hugh, souffle ; riechen ; ane. all. riukhan, sentir; Rauch, parfum, fumée.
τ (rouah), 4° proprement le souffle; mais que de nuances 66 mot si simple ne peut-il pas avoir? Tantôt c’est cette fumée noire et épaisse qui s'exhale des naseaux, qu'enflamme la colère, Ps, xvin, 16; tantôt c’est la respiration, le symbole animé de la vie, Ps, xx, 6; tantôt enfin c'e-t ce mouvement de l'air que nous appelons soufle, parce qu’il produit sur nos or=
1025 nn
ganes le même effet que le souffle de l'homme. C’est le veut,le vent doux et léger, comme celui qui souffle Je matin et le soir, Gen. in, 8 ; le vent violent et terrible, comme celui de :a tempête, Job 1, 49. Mais ici les figures se préseatent : le vent souffle des quatre points du monde; de là son nom, ΓΤ, employé pour désigner les points cardinaux; de plus, rien n’est subtil comme le vent : la main ne peut le saisie, l'œil ne peut le voir, le pied ne peut l’attcindre ; de là encore son nom, n7, donné à tout ce qui lui ressemble, aux paroles vaines que Le vent emporte, Job xv1, 5 ; à la science même, qui n’est souvent que vanité, Job xv, 2. — 2° L'âme, dont le souffle est la première manifestation. Le sort de l'homme et de la bête est le même, dit l'impie. La même ame anime l'un et l'autre, £ccl. ur, 19. Quand il s’agit exclusivement de l’âme humaine, l'écrivain sacré l'appelle quelque fois âme ou souffle de Dieu, par allusion à cette divine insufflation qui donna au premier homme la vie spirituelle et animale. C'est en ce sens qu'il faut entendre le regret qu’exprime le Seigneur, en disant : Non, je ne veux plus voir mon esprit, mon soi ffle, mon âme, liumiliés ainsi par l'homme, Gen. vi, Ὁ. —3° Le sentiment, c’est-à-dire l'âme eu tant que le siége des sensations, l'âme sensitive; et par métonymie, Lous les sen iments divers que cette âme peut éprouver, tels que l'amitié et la concorde, la volonté et le conseil, ΕΖ. 1, 12; l'intelligence même, comme percevani les objets, Ez. xxvin, 3. — 40 L'expression ΠῚ D'A5N (rouahh elohim}, ΤῊΣ nn (rouahh ’hova), doit s'entendre tantôt de l'Esprit-Saint, de la troisième personne de l'ineffable Trinité ; tantôt du commandement, de la parole, dout lEsprit-Saint est la source vivifiante el féconde, Ps. xxxu, 8; tantôt enfin, selon Rosenmüller, d'une certaine énergie toute-puissante, comine dans ce passage célèbre du premier chapitre de la Genèse : ΓΤ DYTÈN nt oo 3" (v'rouehh elohim nrahhepheth al p'ne hammaim). Mais ici il y ἃ controverse. Les uns traduisent avec la Vulgate, et spiritus Dei ferebatur super aquas, présentant pour le terme à expliquer le même vague que dans l’hébreu ; les autres, avec Onkelos, Jonathan, mettent, et le vent de Dieu, elc., c’est-à dire un vent très-vioient, comme on dit {a montagne de Dieu pour une montagne très-élevée. Pour moi, je ne vois point de raison pour détourner ainsi le sens propre du mot, et je ne comprends pas ce que peut être celle vertudivine que l'on compare fort mal à propos selon moi, avec l'énergie, ἐνεργείᾳ, de la philosophie paienne. Rappelons-nous que la création e-t l'œuvre des trois personnes divines, quoiqu'il soil cependant vrai de dire que la première y parait davantage; car la loute-puissance ἃ créé d'abord le ciel etlaterre, c'est-à-dire [ἃ matière sur laquelle les autres doivent s'exercer. Cette matière est iner'e εἰ sans forme, c'est un chaes étrange que n'a point encore exploré
la naiure divine. Que reste-t-il donc à faire dans ce
travail des premiers jours? Il reste à ordonner la matiére, à en harmoniser les élémenis. Ici l'intelligence
est nécessaire; mais elle ne peut être poussée à l’acte que par l'amour, comme l'amour seal a sollicité le premier labeur; done PEsprit-Saint, l'Esprit que l'Eglise inspirée appelle vivifiant, planera sur les éléments liquide de la matitre, et leur communiquera ce 16 vertu secrète, celle aplitude à s'unir, qui sera désormais leur loi (attraction moléculaire), et le Verbe consommant l'œuvre apparaîtra en disant : Que la lumière soit, et la lumière fut, 8 SN 1, (ταὶ or, va hi or).
n° (rouahh), chald., comme l'hébreu.
NN (r'vaiah), boisson abondante, Ps. ΧΧΠῚ, 5.
ET (roum), s'élever, croître, grandir, se mulliplier, Ex. xv1, 2. Nous avons souvent fait observer qu'à la lettre D se trouvait comme liée une idée de nombre, de multitude, de grandeur, etc.; la racine qui nous occupe ἃ cela de particulier qu'on ne peut la prononcer convenab ement sans faire entendre comme le bruit des assemblées tumultueuses et altières (altus), comme le mvegissement sourd des grandes caux qui témbent-du sommet des montagnes.
ET (roum), hauteur, élévation, Prov. xxv, 3; faste, superbe, Prov. xxi, 4.
1 (rom), en haut, Hab. πὶ, 10.
MOT? (roumah), élevé; ἢ. pr. de lieu, IL Rois XXII, 56.
MAN (romah), élévation, Mich. τι, 3.
ET (romam), élévation, exaitation, Ps. Lxvi, 17.
YEN (romemouth), élévation, Is. xxx, 3.
P (roun), sortir vainqueur d’un éombat, l’empor= ter, Ps. Lxxvin, 63. Cette racine a beaucoup d’aflinilé avec la précédente EM (roum).
ὙΠ (rouah), 4° faire du tumulte, du bruit, crier, vociférer. — 2° Etre mauvais, méchant. Cette idée et la précédente sont étroitement liées ensemble. Le méchant crie sans cesse contre Dieñ, ses semblables, lui-même; le juste est comparé à un agneau qui n'élève pas même la voix en allant au su,plice. Nous cisons en français d’un enfant qui crie, qu'il fait lé méchant.
ἼΤ᾽ (rouph}), frapper, briser; au figuré, épouvanter, parce que la crainte brise le courage, dob XXVI, 11.
VI (routs), courir, accourir, Gen. xvur, 7; d'où peut-être le latin, rota, roue.
Pi (rouk), proprement, se répandre; de là, sa vider, être vide, creux, vain, au figuré; d’où ructo, eruclo.
17 (rour), saliver, cracher, émettre Loute substance semblable à de la salive, Lev. xv, 3. On na peut se dissimuler, en prononçant ee verbe, qu'il n’y ait là une onomatopée parfaite.
UT (rousch), être pauvre, Ps. xxx1v, 11.
Un (rosch), pavot, tête de pavol.
ΤῊ (routh), amie; n. pr. d’une femme dont l’histoire est racontée dans le livre qui porte son nom, fiuih. :
ΠῚ (razah), proprement οἵ primilivement
ratisser, comme l'indique la syllabe 5 i. 4. + rad-ere, ras-er; de là, amincir, amoindrir, amaigrir, exténuer, el, par extension, perdre, Soph. n, 11.
ΓΤ (razeh), maigre en parlant d’un animal, ΕΖ. xxxiv, 20; stérile, en parlant d'une terre, que nous appelons aussi maigre, Nomb. x, 20.
09 (22207), diminution, maigreur, Is. x, 6.
7 (razon), de J9? (razan) ; grave, de grand poids, Prov. xiv, 28.
709 (r40on), prince, homme d'autorité, de poids; n. pr. m., 1 Rois x1, 23.
ΓΤ (razahh), inusité ; crier à voix haute.
79 (razi), perte, Is. χχιν, 10.
DT (razam), faire un signe, innuere. Ce verbe ne se rencontre qu’une seule fois, Job xv, 12.
737 (razan), soulever un lourd fardeau; d'où le participe F5" (r0zen), grave, lourd, de poids, Jug. v, 5.
277 (rahhab), être ou devenir vaste, ample, spacieux, Is. xxx, 23.
277 (rahhab), large, spacieux, ΕΖ. xx, 52. C'est aussi le ἢ. pr. d’une courtisane, Jos. 11, 1.
27 (rahhab), un large espace, Job xxxvi, 16.
219 (rohhab), largeur, amplitude, Gen. vi, 15.
Am (rhhob), 4° un lieu vaste et spacieux , une place publique, Gen. x1x, 2. — 2% Le forum, ou l’endroit où l’on rendait la justice, et où se traitaient les principales affaires. Les tribunaux se trouvaient à l'entrée et aux portes des villes, c'est-à-diré dans l'endroit le plus passager et le plus fréquenté, Deut. xt, 17. — 5° n. pr. d'une ville. Voy. 2 n'a (beth r'hhob).
Man (r'hhoboth), lieux spacieux, plaines; ἢ. pr., 4" d'un puits, Gen. xxvi, 22. — 2° D'une ville de l'Assyrie, y mar (rhhoboth ir), bâtie par Nembrod, Gen. x, 11. —5° #5 ni (r”hhoboth hannahar), autre ville de l’idumée, sur l'Euphrate, Gen. XXXVI, ὁ.
WTA (r'hhabiahou) et Fa (r’hhabiah), n. pr.
m., 1 Par. xxit, 17.
ΞΡ ΠῚ (r’hhabam), Eurudème ; n. pr. du fils de Salomon, qui, après lui, occupa le trône de Juda, 1 Rois x1, 43.
ΠΤ (rakhah), inusité; broyer, écraser (rac-lerj.
ΠΤ (rehheh), pierre meuliére, Ex, x1, v.
ENT (rahhoum), de En (rahham); miséricordieux, Deut. 1v, 51.
EN (rkhoum), miséricordieux ; ιν. pr. m., Esdr. IV, ὃ.
PI (rahhok), de PT (rahhak); éloigné, distant. Il se dit, soit des lieux, Deut. XxIX, 21 ; soit du temps, Ez. χα, 27; Soit des êtres animés, comme lorsqu'on dit que Dieu est éloigné des hommes, Ps. xxu, 2; Soit enfin des choses même que nous ne pouvons facilement atteindre, où parce qu'elles dépassent notre intelligence, Deut. xxx, 11, ou parce qu'étant précieuses elles surpassent nos moyens, Prov. x&xr, 10.
On (rahhat), inusité, d’où
O9 (rahhit), pour 0% (rahit), qui est au keri, plafond, lambris, Cant. 1, 47.
P' Gahhik), de Br (rahhak); chald. éloigné, distant, ἔβαν, vi, 6. τ
Sn (rahhal), inusité; en arabe, émigrer , faire roule.
Sr (rahhel), 4° brebis, ainsi appelée parce que les troupeaux suivaient les peuples pasteurs dans leurs perpétuelles migrations, Gen. xxx1, 38.—° Rachel, n. pr. de la seconde épouse de Jacob, Gen. xxix, 46.
29 (rahham), proprement et primitivement, être mou, tendre, par conséquent réchauffer; ét enfin aimer, comme une mère qui réchauffe ses enfants sur son sein, Ps. xvin, 2; comme l’homme charitable, miséricordieux, qui prend soin du pauvre ; avoir compassion, S’apitoyer, Is. 1x, 16.
En (rahham), une espèce de vautour de la petite espèce , ainsi appelée à cause de sa tendresse pour ses petits, Lev. 11, 18.
© (rehhem) , le sein dans lequel la mère porte son enfant. Les locutions : fermer, ouvrir le sein, signifient, rendre stérile, ou féconde, Ps. xxir, 11; Jér. 1, 5.
2279 (rahham), le sein, Gen. xzix; par métonymie, une jeune fille ou femme , Jug. v, 30. — C’est aussi un nom propre masculin, 1 Par. 1, 44, — Le pluriel En (rahhamim) signifie les éntrailles, soit au propre, soit surtout au figuré, pour désigner les sentiments de miséricorde , dont les anciens croyaient qu’elles étaient le siége, Prov. xu, 10. Cette métaphore, comme on sait, est de tous les pays.
Mn (rahhamah), jeune fille ou femme.
pan (rahhamin), chald. miséricorde (entrailles), Dan. 11, 18.
ἸΔΩΓ (rahhmani), miséricordieux, Lam. 1v, 10.
fn (rahhan), inusité ; en arabe , incliner jusqu’à terre, étendre.
91 (rahhaph) , proprement ètre mou, tendre; de là au piel, réchauffer comme la poule fait ses petits, couver, et enfin remuer légèrement Ses ailes, comine la femelle, heureuse d’être mère. Ce moL en ployé au participe, en parlant de l’action fécondante de l'esprit de Dieu porté sur les eaux de l'abime nn 9 ὃν nn (n° rahhephelh al p'ne hammaïm), forme une image sublime, qué la Vulgate n’a pas rendue en traduisant ferebatur, ni les Septanté, ἐπεφέρετω., Ni Théodoret, ἐπιφερόμενον. 1] faudrait dire, pour rendre toute l’énérgie de l’hébreu : Et spirtus Dei volitans incubabat aquis, et l'esprit de Dieu, étendant £es ailes sur lés eaux de l’abîme, leur communiquait cette chaleur divine , source de toute fécondité, Gen. 1, 2
ὙΠ (rahhats), laver, nettoyer. I se dit principalement de la lotion du corps, ou des parties du corps, Gen. xvin, 4.
Vin (rahhats), lotion, Ps. εχ, 10.
Vin (r (r’hhats), chald, se confier, Dan. nr, 28.
nn (rahhtsah), abreuvoir, endroit où les troupeaux vont se baigner, Cant. 1v, 2.
PA (rahhak), s'éloigner, s’en aller au loin, partir;
Les
4029 τ}, et en par!ant d’un lieu ou d'une époque , être éloigné, Deut: xu, 21; Mich. vn, 11.
pr (rahhek) ; celui qui s'éloigne , Ps. £xxin , 27.
wi (rahhasch), bouillir. ἢ ne se rencontre que dans un sens métaphorique, Ps. xzv, 2; τ
NT (rahhath), de ΤῊ (reuahh) ; un van, Is.
xxx, 24.
20 (ratab et ratob), être mouillé, moïte, humide; puis être plein de suc , vert, jeune.
20° (ratob), vert, jeune ; en parlant d’une plante, Job vin, 16.
V0 (ratat), inusité au kal; trembler, être épouvanté, Job vir, ὃ.
ww" (relet), crainte, frayeur, Jer. xuix, 24.
WU (ratpesch), reverdir. Il ne se trouve qu'une seule fois , Job χχχπι, 25.
Wu (ratasch), proprement, frapper ; de là, repousser avec force, écraser, fracasser, Il Rois vu, 12.
% (ri), de πὴ (ravah); irrigation, pluie, Job xxx vu, 11. |
27 (rib) et 2% (roub), disputer, mais de telle sorte qu’on en vienne aux mains, qu’on $e prenne aux cheveux. Ce verbe est homogène, et jeut-être principe de tous ceux qui ont pour élément primitif la syllabe 27,7", et qui signifient, arracher de force, prendre, emporter, comme en latin rapio, en goth. raupjan , en allem. rauben, rupfen, en français rafler, ravir, etc. Or 219 (rib) se dit, 1° de ceux qui se disputent entre eux, soit avec des coups, soit par de simples injures, ou qui discutent simplement, Dent. xxx, 7. — 2° De ceux qui se disputent pardevant les juges, qui plaident, Is.1, 47.
2 (rib}, quelquefois 2° (rab), dispute , querelle, rixe , Gen. x, 7; procès, Ex. xx, 2.
%21= (ribbaï), que Dieu defend; n. pr. m., II Sam. xx, 29.
nn (reahh) , de ΠῚ (rouahh); l'odeur qu’une chose exhale, Gen. xxvir, 27.
On (rem), le buffle. Les interprètes ne sont pas d'accord sur ce sens; mais il nous parait devoir être préféré parte que dans les passages où ce mot sé rencontre il est ordinairement en opposition avec le bœuf domestique, comme l'onagre avec l’àne; or le buffle est un bœuf sauvage, Job xxxix, 9.
ÿYn (ria), comme ÿ\ (roua).
y (rea), comme y (rea), auquel nous renvoyons.
MD" (riphoth), de ὭΤῚ (rouph) ; des grains de froment écrasés, IE Sam. xvn, 19.
ND) (riphath), ἢ. pr. de peuple, Gen. x, 3.
P'? (rik), de PT (rouk) ; vide, vain, Jjer. τι, δά. — Adverbialement en vain, Ps. LxxuI, 13.
Ῥ etpn (rek), id.
Op? (rekam), adv. qui signifie en vain, vide, inutilement , sans fruit, sans raison, sans çauce; il exprime généralement l'absence , la disette, le néant, Jer. x1v, 3.
Sa (rir), de 1 (rour) ; salive, bave qu'engendre la rage, 1 Sam, χχι, 14.
25 1030 ® (resch) de Ut (rousch); pauvreté, Proy Xg 15% :
&n (risch) , id., Prov. xxvI, 49.
M (rischon), comme TN" (rischon).
77 (rach), de > (rachach); 4° tendre, jeune, Ez. XVI); ΕΞ À ἘΡ re ami du luxe, Deut, ΧΧΥΠΙ; 54. — 5° Faible; débile, infir é | ordinaire de la mollesse, δεῖν sh à ee πὐμενς
T7 (roch), mollesse, Deut. xxvins, 56.
22° (rachab), aller soit à cheval , soit en voiture, Gen. χχιν; 61: Jer. xvn, 23. Cetté racine s’est con. servée, ce semble, dans plusieurs de nos langues : ainsi latin rheda; ancien allemand ritan ; anglo- Saxon ridan; anglais to frite, aller à cheval (d’où riding-coat); anglo-saxon reita, reiti, char; hollan. dais ryden; suisse reiten, etc., etc.
22° (recheb), proprement un véhicule quelconque , de là, 4° un cheval de selle, et en général tout animal que l'on monte, Is. χχι, 7. — 2° Un char, Jus, v, 28; par métaphore, une meule ou mieux la pierre supérieure, celle qui court sur l’inférieure qui a supporte, Deut. xxiv, 6:
22° (raccab), cavalier, cocher, II Rois 1x, 17; 1 Rois xxn, 34.
22 (rechab) , caravane, troupe d'hommes montés sur dés chameaux; n. pr. du fondateur de la sectades rechabites, espèce de religieux qui menaient une vie fort austère, IE Rois x, 45.
"227 (richbah), équitation, ΕΖ. xxvir, 20:
Ξ (r'choub), char, chariot, Ps. civ, 3.
UD (r’chousch) et W> (rchusch); &e w5 (ra:
chasch); proprement ce qui est acquis, ce qu'on possède ; possession, avoir, Gen. Xiv, 41. Dans un sens plus large, il signifie les troupeaux, les meuble , l'or et l'argent qu'on possède, et en général tous les biens meubles, Gen. ΧΙ; 5.
Dan (rachil), de 557 (rachal); médisance , ΕΖ. χα, 9.
72° (rachach), être tendre, mou , délicat, et par conséquent s’affaiblir, être ou devenir infirme , H Rois χχι, 49.
52 (rachal), aller d’un lieu dans un autre, parcourir différents pays, soit pour faire du commerce, 1 Rois x, 45; soit pour médire.
55 (rachal), marché; ἢ. pr. d’une ville de τὰ tribu de Juda, 1 Sam. xxx, 29:
592 (r’chulah), marchandise, ΕΖ, xxvi, 19.
D2° (rachus), lier, embarrasser avec des liens, Ex. XXVIII, 28.
D27 (reches), au pluriel, des passages liés, c’est-àdire, émbarrassés, impraticables ou au moins trèsdifficiles; nous avons une expression quelque peu semblable en notre langue, savoir : chaînes de montaynes, allem. Bergketten, 15. x&, 4.
D27 (roches), filets, embüûches ; on ne le rencontre qu’une seule fois, Ps. xxxr, 21.
»27 (rachasch), 4° frapper du pied, aiguillonner un cheval de l’éperon. En ce sens il est inusité, —« 2° Amasser des biens, faire foriune, Gen. xn, ὃ. Ces
deux significations se rattachent l’une à l’autre de la manière suivante : le verbe signifie proprement res muer les pieds, pousser avec les pieds , de là entasser, ramasser, assembler.
w27 (reches-h), le cheval, quo'que plusieurs com- Mentateurs entendent le dronsadaire, 1 Rois v, 8.
D7 (ram), de DY (roum); haut, élevé. — 2° n. pr. &'uue tribu arabe, Job xxxu, 2.
07 (rem), comme D (rem), buffle, que nous avons vu plus baut.
29 (ramah), 1° lieu haut, consacré spécialement au culte des idoles, E Sam. xxu, 6. — 2° n. pr. de quatre villes, situées : la première dans la tribu de Benjamin, Jos. xvin, 25 ; la seconde dans celle d’'Ephraïm, 1 Sam. 1x, 10; la trois ème dans celle de Nephiali, Jos. xix, 56; Ja quatrième enfin daus le pays de Galaad, 11 Rois 8, 29.
"2 (ramah), jeter, lancer des traits, Ex. xv, 1. — Au piel, manquer son coup, lancer à côté, se tromper, Gen. xxix, 25. En chaldéen, ce verbe signifie aussi jeter, et de plus, placer, poser, établir, Dan. vu, 9 ; imposer, par exemple, un tribut, Esdr. ΥΙΙ, 24.
uen (rimmon), le grensdier, ou la grenade, car ce mot s'applique également à l'arbre, Nomb. xx, ὃ, et au fruit, Cant. 1v, 3. — La grande quantité de ces arbres dans certains lieux leur ἃ fait denner le nom de ΤὙ27 (rimmon); s“insi sont appelées de cette sor:e : 4” une ville de la tribu de Siméon, Jo=, xv, 32. — 20 Une côte ou un rocher où les enfants de Benjami: se sauvèrent après leur défaite, Jug. xx, 45. — δ᾽ Une ville de la tribu de Zibulon, 405. xix, 45. 4e V2 TE (rimmon pereis), une station des lsraé iles dans le désert. — 3 est encore le nom d'une 106 qni était adorée par les peuples de Syrie. Se tien croil, avec quelque raison, que ce dieu est le même que le dieu Eliow, Le très-haut, des Phéniciens, 11 Rois v, 18.
v27 (ramoth), lieux hauts ; ἢ. pr. d’une vilie dans le pays de Galaad, Jos. xxr, 36.
ΓΖ (ramouth), monceau, tas élevé, Ez. xxxn, 5.
ΠΣ (ramiah), que Dieu a placé; n. pr. m., Esdr, x, 29:
"29 (r'miiah), 1° lâcheté, paresse, l’action par laquete on laisse tomber ses mains ou ses armes pour 1e r.en faire, pour ne point combattre, Prov. xix, 19. — 2° Ruse, fraude, tromperie, Ps. xxunr, 2.
ΠΣ ΓΖ (romamti ezer), dont j'ai exalté la protection ; ἢ. pr. m., 1 Par. xxv, 4.
C2 (ramas), fouler aux pieds, et dans un sens rélaphorique, opprimer, Is. xvi, 4. à
27 (ramuasc), ramper ; il se dit en général et proprement de tous les animaux qui paraissent se trainer sur la terre, soit qu’ils sûient munis de pattes, comme les insec €, Soit qu'ils en manquent, comine les serpents ei les vers, etc., Gen, 1, 26. — Dans un sens plus étendu, ce verbe se dit encore des animaux amphibies, et enfin de tous les animaux quels qu'ils soient, quand pour guetter leur proie ils se couchent
à plat ventre, prêts à s'élancer sur leur victime imprudente, Ps. civ, 20. |
2 (remesç) , repiile, dans toutes les acceptions du verbe, Gen. 1, 25.
29 (remeth, Leu élevé; n. pr. d'une ville de la tribu d’Issachar, Jos. x1x, 21.
DVD On (ramuthaim tsophim), n. pr. d'une ville d'Epbraim, 1 Sam. 1, 1.
JM" (ron), chant de joie, ὯΓΞ ἸΣῚ (rone pallet }, hymne de délivrance, Ps, xxx, 7.
ΠΣ (ranah), rendre un son strident, tin'er. Sur lui (le cour-ier) résonne le carquois garni de flèches, Job XxxIXx, 22.
"29 (rinnah), de 37 (ranan); cri de joie, chant d’allégresse, Ps. xxx , 6; par autiphrase, cri plaintif, vagissement, Ps. ΧΗ, 1.
727 (ranan), proprement, comme ΠΣ (ranah), ren: dre un son strident ; de là, pousser des cris de juie, d'allégresse: ce verbe est exclusivement poét.que, Ps. xxxv, 27.
ΠΣ (rnanah), À° cri de joie, Ps. c, 2. —92° La femelle de l’autruche, ainsi nommée à cause de son cri nocturne qui ressemble au vagissement d'un enfant, Job xxxix, 43.
ΠΡΟ (rissah), de DD= ; ruines; n. pr. d'une station des Israélites dans le désert, Nomb. xxxim, 21.
DD (r”sisim) , fentes, crevasses qui se forment dans les mai-ons délabrées, Am. vi, 11.
D (rasan), inusité; en arabe, lier avec une corde, une muselière, elc.
70° (resen), 1° la corde que l'on passe par les narines et jar la bouche, et avec liquelle on suspend certains animaux ; par extension, le frein, le mors : 1|8. rejetient Le frein en ma présence, Job xxx, 11; expression métaphorique pour dire, ils se donnent carrière, ils s'abaudonnent à tous les excès de la licence, 15 donneut la bride à leurs passions ; entin ils s’emportent comme nn cheval qui ἃ prs le mors aux dents. — 2° L'inérieur de la bouche, le palais, par où l'on pa se la corde ; enfin les dents, au moins les extrêmes, qui retiennent le mors, Job ΧΕ], 5. — 3° n. pr. d'une ville très-ancienne dont il ne resie plus de traces, Gen. x, 12.
DD (rasas), briser, rompre, détruire, diviser, et par suite, répandre, asperger, ΕΖ. χανι, 14.
y (ra), de yy(raa). Ce motest tantôt adjectif, et tantôt substinuf. Dans le premier cas, il sigmiie, 19 mauvais, dans toutes les acception, du français : ainsi de mauvaises mar handises, Prov. xx, 14; de la mauvaise eau, H Rois n, 19; un mauvais arbre, Jer. xx1v, 2, ete. — 2° Méchant, au physique, en parlant d’un animal féroce, Gen. xxxvn, 53; au moral, en parlant d'un bomwme pervers, impie, méchant, I Sain. xxx, 22, — 3° Mauvais, méchant, mais dans le sens ἃ" triste, abattu : un mauvais, un méchant visige, pour un visage qui annonce une fàcheusa disposition intérieure, Gen. χα, 7; Neh. 1, 2. La même idée s'exprime en anglais par {0 look bad, et en allemand bæse aussehen, — 4° Malheureux, misé-
rable, 15, 35, 41. — Dans le second cac, c’est-à-dire comme subsiantif, 11 sgnilie : 1° le mal physique que l’on fait ou que l’on reçoit, affliction, cal-mié, etc., Ps. xcvu, 40 ; Gen. xL1v, 54. — 2° Le mal πιὸral; c'est en ce sens qu'il faut entendre ce mot dans le passage célèbre de la Genese où 1l est questivn de l'arbre du bien et du mal.
y (rea), de y (rouua) ; clameur, cri de joie ou de douleur, Ps. xxxu, 17; Μ οἷν. 11, 9.
y (rea), de ny (raah); compagnon, ami, mais dans un sens plus étendu que le niot français, ces’ à-dire que l'milié exprimée par l’hebreu est fondée plus sur une 5 militude d'occupation que sur un sentiment véritable du cœur; aussi esl-i; moins fort que ΓΝ (oheb). Cependant par extension 11 se donne à ceux qui sont uuis par l'amour le plus tendre; l'epouse des Gautiques nomine ainsi sOu bien-aimé, Cant. v, 16.
ÿn (roa), de Yy7 (raa); 1° mauvais caractère, dépravation, Is. 1, 10, — 2° Tristesse, abattement du visage, Ecci. vu, 35.
29 (raab), avoir faim, en parlant des individus ; éprouver la famine, en parlant des pays, Gen. ΧΕ],
ΝΠ (raab), faim, famine ; cherté des vivres provenant de la disette, Gen. xxvi, 1.
Δ.) (raeb), affamé, 11 Sam. xvn, 29,
ὙΠ. (r'abon), faim, famine, Ps. xxxvn, 19.
72" (raad), tremblement, en parlant de la terre, Ps. civ, 32.
2" (raad), tremblement, Ex. xv, 15.
1127 (r'adah), id., Ps. n, 11.
ny (raah), mener paire un troupeau, Gen. 1v, 2; de là, 1° Dir ger, soigner, gouverner; en ce sens il se dis des cheis, des rois qui sont les pasteurs des peuplès, ποιμένες λαῶν. Il Sam, v, 2; de Dieu qui dirige el gouverne Loute chose, Ps. xxin, 1; du juste qui est pour les autres uu guide dans le chemin de la vertu, Prov. x, 21; enfin de la mort qui conduit à [ἃ tombe ses victin es comme de vils troup aux, Ps. xuix, 10. — 2° Nourur, sustenter, Os. 1x, 2. — 3° Paitre, consumer en parlant du feu, de {a guerre, d’un veut brélaut, Vich. v, ὃ, — 4° Se repaitre, c'està-dire, se délecter, de là être l'ami de la chose ou de la person.e dont on se délecte, qui se délecte des so 8. e-L par là même leur ami, Prov. xv 14.
ny (ruah), de y" (raa); com 1 6 adjectif, ce mot est le feminin de ÿn (74), mauvais , méchan , auquel nous renvoyons. Comme subs antif, 0] sigu fie le m 1 soit physique, Ex. xxxn, 12, soil moral, Jug. xx, 15.
ny (reeh), ami. 11 San. xv, 37.
ΠΣ (rean), amie. compagne, Ps. xLv, 15.
Ἧι (ou) amide Dieu; ἢ. pr. m., Gen. χι, 18.
Ont (r’ouel), id.; n. pr. m., Gen. xxxvi, 4.
127 (routh} : 4° cuupayne; une femme quelconque, Jug. x1, 33. — 2° L'ardeur que l'on a pour une chose, Ecel. 1, 14.
ΤῊ (r'outh), chald., volonté, Esdr. v, 17.
9Y9 (ri), pèturage, LRois v, 3.
DiCTION. DE FHILOL, SACRÉE, ΤΥ.