‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 418 sur 429 · RD · texte numérisé non relu

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NN (rathath), inusité, en syriaque, trembler, frémir, être épouvanté.

rm (r'theth), terreur, il ne se lit qu'une seule fois, Os. χη, 1.

w SCIN.

L (sein). Cette lettre, avec le W (schin), forme la vingt et unième lettre de l'alphabet hébreu, et vaut trois cents daus l'ordre numérique. Le nom de l’une et de l’autre signifie même en hébreu (FT), une dent, ou peut-être une lourc:e à trois dents, dout elles parai.sent avoir conservé une forme gross ère Ces deux leities, qui ne diffèrent aujourd'hui graphiquemeot que par la position diverse d’un point, placé pour le sçin, à gauche, ©, pour le schin. à droite, Ÿ, étaient primilivement identiques. L'unique caractère W, sans point distinctif, correspondait à notre ὃ, à laquelle on aurait ajouté quelque chose de gut'ural, comme SC; mais, par la suite, il arriva, soit par une Cause, soil jar une autre, que, pas ant par des organes plus rudes, l'élément guttural se fortifia, prit plus d'intensité dans un grand nombre de mots, De là deux prononciations parallèles s'ensuivirent, une douce, une forte : à la première répondait le sçin, à la seconde 10 schin. Mais bientôt, dans bien des cas, l’une prévalut sur l’autre, qui tomba en désuétude, δὲ 11 arriva, 66 qui ἃ lieu encore aujourd'hui, que les mots dure 1 se prononcer exclusivement sg, (ἃ sch, et que d’autres continuèrent à admettre les deux prouonciations. C'est alors que, pour distinguer les ur:s et les autres, on adopta un point qui, placé différemment, devait avertir du Ὁ fort ou du W doux : inconséquen 6, sans doute, dans le système graphique de la lingue, puisque la même iniroduction n'a pas eu lieu pour len et l'y, qui, eux aussi, admettent deux pronouciations, Quoi qu’il en 8.0.1, cette double manière de prononcer le mêwne caractère, nous : blige à le distinguer nous-même dans ce dictonraire. Ai si, nous donnerons d'abord tous les mo s de la ligue qui se prononcent sç et qui d’ailleurs sont en très-petit nombre. Nous finir. ns par ceux qui se prononce nt sch, lesquels sont infinimeut plus nonbreux. Ajoutons, en finissant cet article, que le sçn, en tant que le résultat d’une sifflante et d’une gutiurale , se permule avec les a-pirations qui sont des espè-es de gutiurales, comme le: (he), et avec les sifflantes, comme D (samech) ©, schin. Mais ces permulations sont de toutes les langurs : nous ne NOUS y arrêlons pas.

τ NY (:çaah), inusité; ce verbe, selon la conjecture très-in.énieuse de Gesenius, est un mot sans Signification qui servait aux pasteurs à conduire leurs troupeaux, comme chez nous les mots hu! hi! ho. etc., pour les chevaux; et même comme chez nos bergers les monosy!labes £a, tien, scha (ΠΝ). De là on comprend que ce mot ait pu former un verbe dont la +ignilica:ion aura été : conduire un troupeau; et celui-ci, former des dérivés, tels que Π (sçah), u'ou-

peau de brebis, petit bétail.

AU (sçaar), inusité; échauffer, honillir, fermenter. 11 est homogène de D (sir), NY (schaar).

ἜΝ (sc'or), levain, ferment, Ex. xt, 45.

NN (sc'eth), de ΝΣ (nasça); 1° élévation, c’est-à dire, joie, gaieté, sérénité qui fait qu'on relève la tête, Gen. iv, 7. — 2° Eminence, c’e:t-à-dire, place qui se distingue des autres, d’où tache, macula, Lev. x, 2. -α 3° Excellence, majesté, tout ce qui est élevé en gloire, en puissance Job xm, 11.

72 (scabach), comme 25 (sabach), plier, tresser. Voy. ce verbe.

2 (sc'hach), ouvrage en filet; grillage, 1 Rois vi, 47.

now (sc'bachah), 1° filet, Job xvur, 8. — 2° Ou-

vrage en filer, ou à filets, 1 Rois vn, 18.

220 (sçabb’cha). Voy. K22D (sabb'cha).

ἘΞ: (scabam), inusité; en arabe, être froid.

Qt (sçc'ham); ἢ. pr. d’une ville de la tribu de Ruben, Nomb. xxxn, 3.

Y=Ù (:caba et sçabea) : 1° se rassasier; il se dit au propre de l’homme qui mange avec excès; du glaive qui se lasse, pour aisi parler, d'égorger ses victimes, Jér. xuvi, 40; de la terre, amplement abreuvée de la rosée du ciel, Ps. cv, 16; au figuré, de l'œil de l’homme quand il verra ce qu'il wa jamais vu; de son oreille, quand elle entendra ce qu'elle n'a jamais entendu; de son cœur, quand il ép'ouvera ce qu'il n’a jamais éprouvé. — 2° Avoir en dégoût, en horreur, suire naturelle de la première signification, Prov. χχν 16.

yat (scaba), satiété, surabondance, Gen. χα, 29.

y2® (sçabea), rassasié, soit en boune part, pour dire riche, abondant en biens, en grâce, Deut. xxnr, 93; soit en mauvaise part, pour exprimer l'ennui, le dégoût, la satiété; rassasié de la vie, c’est-à-dire, à qui la vie est à charge, Gen. xxxv, 29.

yaw (sroba): 10 satiété, Lev. xxvi, 5. — 2° Abondance, Ps. xvi, 11.

nyzv (sciba) et

nyaw (scobah), satiété, Is. χα, 11.

2Ù (scubar), regarder, insperter, considérer nttentivement, Nebh. 11, ἴδ: de là attendre, espérer comme un homme qui regarde, Ruth 1, 13.

2Ù (sceber), attente, espérance, Ps. cxix, 116,

NA (:çaga), devenir grand, croître, augmenter, soit en nombre, so t en gloire; en hiphil, magauilier, rehausser par des louanges, Job xxxv1, 24.

Rat (sç'ga), chald., croître, grandir. Il s'emploie dans les formules de salutations : ΝΑ) one (sch'lam'chon isçge), que votre santé prospère de plus en plus, Dan. in, 51.

230 (scayab), être où devenir grand, se faire grand, monter sur des hauteurs, Job v, 11. Ce verbe paraît être le même que 223 (gabab), devant lequel on aurait préposé la sifflante. 223 veut dire, étre proéminent. ΤΣ (scagah), croître, en parlant des plantes, ἦν vu, 11.

at (scgoub), élevé ; n. pr. m., 1 Par. 11, 21. AD (scaggi), grand, Job xxxv1, 26. Eu chaldéen il signifie de plus, nombreux, Dan. 1v, 9; et adverbialement, beaucoup, très, fort, Dan. 51, 12. T2 (scadal), rendre égal, égaliser, aplanir, herser la terre, opération qui ἃ lieu avant les sees, ls. xxvitr, 24.

T2 (seadah), inusité; en arabe, étendre les mains vers ἐϊεν:- chose, s’avancer à grands pas vers un lieu, parcourir un grand espace. Cette dernière signification est probabiement la primitive.

nt (sçadeh) : 19 un lieu vaste, éténdu, que l’on peut parcourir en lous sens ; un champ, une campagne, Ex. vi, 9. — 20 Le territoire d’une ville, que les Latins appelaient aussi ager, Gen. χη], 48. — 5° Le territoire occupé par tout un peuple, comme par exemple la terre moabite, RM 7% (sç'deh moab), Gen. xxxvr, 35. — 40 Le continent, la terre ferme, Par opposition à la mer, ΕΖ. xxvi, 10.

T2 (sçañai), comme le précédent; champ, campagne, plaine, vaste étendue; ce mot n’est employé qu’en poésie, Ps. xcxvi, 42.

DYTŸ (sciddim). Ce mot qui ne se trouve qu’en composition, dans DT" © Pa? (emek hasçsciddim), désigne une vasie plaine dans laquelle étaient situées les villes de Sodome et Gomorrhe, détruites par le feu du ciel.

ΠΤ (sc'derah), de "0 (nan:

ligne de soldats, IL Rois xt, 8.

M (sceh), de AK (sçaah); un troupeau de petit bétail; un troupeau de chèvres et de moutons, Gen. xx: 92.

TT (scahad), inusité; en syriaque, tester, altester, Épiée, rendre témoignage.

"2 (sçahed), témoin, Job xvr, 19.

TT (scahadoutha), témoignage, Gen. x+xt, 47.

ἜΣ ΕΑ, (sçaharonim), un ornement en forme de croissant.

ΦᾺΣ (sçoub), voyons.

ΔῈ (sçoug), se retirer, s’en aller, II Sam. 1, 22. 3 (scoug), entourer d’une haie; Is. xvir, 11. ΤῊΣ (scoud). Voy. sr (scid).

, ΤῊΝ (sçouahh). Ce verbe n’est employé qu'une senle

fois, et les interprètes sont partagés sur sa signification. On lit, Gen. xxiv, 63 : qu'isaac sortit, nr T2 (lasçouahh bascscadeh). La plupart des anciens, la Vulgate, les Sepiante, traduisent, pour méditer, pour prier ; quelques-uns, Aben Esra, entre autres, Pour se promener dans les champs. ἘΣ ‘nse que la leçon ΠῚ est fautive et qu'il faut lire τυ (laschout); alors on devra traduire : 3 Isaac sorlil Jour aller crrer ça et là, ad circumvagandum, dans les champs,

ordre, rang,

comme 22 (5019), auquel nous ren-

UT (scout), se pencher, se diriger d’un côté plutôt que d'un autre ; au figuré, avoir de l’inclination, Ps.

72 {scouch), entourer d'une haïe; par métaphore, défendre, protéger, Job 1, 10.

T® (scoch), rameau, branche d’arbre, qui sert à former les haies, 11 Sam. xvur, 9.

CR (scocho), οἱ FO (scochoh), boisé; mn. pr. de deux villes situées dans la tribu de Juda, mais l’une dans la plaine, Jos. xv, 35; l’autre dans les montagnes, Jos. xv, 48. :

YO (scouchathi), habitant de Sçocho, 1 Par. n, 55.

D" (sçoum), et EN (scim). Ce verbe, très-usité dans la langue sainte, ἃ un grand nombre de significations, qui toutes peuvent se réduire à une seule, celle de poser. Des différentes man ères dont on peut poser les choes ou les êtres animés, découlent toutes les autres, ainsi que nous allons brièvement le faire voir. Ainsi : 4° poser des sollats, c’est les ranger en ordre, I Sam. 11, 11. — 2° Poser un roi, un chef, c’est le constituer, c’est le préposer, Deut. xvn, 15. — 3° Poser üne plante, c’est Ja planter, is. xxvIH, 25. — ἀν Poser un monument, c’est l’élever, Nah. 1, 14. — 5° Poser une loi, c’est la faire, c'est l’établir; en grec aussi on dit νόμον τιθέναι, PS. LxxvII, D. — 6° Poser quelqu'un Sur un siége, c’est l'y faire asseoir; le poser dans un endroit, c'est le placer pour qu'il y vive, qu’il y demeure, etc, Rois x, 3; Il Par. χύπι, 26. — 79 Poser, par exemple, des pierres fines sur un ornement, c’est les y enchàsser, Et. ΧΧΥΤΙ, 12; nous disons en français : se faire poser une dent. — 8° Poser se dit encore pour étendre, faire coucher; ainsi, Abraham posa Isaac sur l'autel où il devait l'immoler, c'est-à-dire, l’étendit comme una victime, Gen. χη, 91. — 99 Poser, c'est-à-dire, approcher, placer le couteau sur La gorge, Prov. ΧΧΠΙ; 2. — 100 Poser, c'est-à dire, revêtir, ΕΖ. xvr, 14. — 41° Poser, c’est-à-dire, imposer unetâche, un devoir, un nom, Ex. v, 8; Dan. 1, 7. — 12° Poser, c'est-àdire, répandre, verser, poser un liquide dans une chaudière, ᾽ν répandre, Jug. νι, 19. — 13° Poser avec mouvement, c’est-à-dire, tourner, diriger; Dieu posa le glaive de l’un contre l'autre, Jug. vu, 22. — 44 Poser se prend encore pour constituer, rendre tel, rendre, qui pose l’homme muet, qui le rend muet, Ex. 1v, ΤΊ, — 150 Enfin, on dit en hébreu poser une route, un miracle, un règne éclatant, pour, préparer, faire, etc., Is. xuin, 49, etc. — A toutes ces différentes significations, s’en rattachent encore plusieurs autres accessoires ; mais l’usage et le contexte les apprendront mieux que tous les dictionnaires. .

" (sçour), 1° combattre avec quelqu'un, mais de manière à sortir vainqueur du combat, Os. x, ὃ; ce qui explique la seconde signification. — 2° Être le NP avoir le commandement, Jug. 1x, 22.

ἊΣ (sçour), scier, serrare, [ Par. xx, 3. Ce verbe est MA re ainsi que le latin auquel il ἃ douné naissance.

=" (sçour), comme "D, se retirer, Os. 1x, 12,

1 (scour), comme -N® (scaar), bouillonner, fermenter, d'où #1 (m'sçourah), une mesure des Liquides.

ne (scourah), de ΠῚ (scarak) ; série, ordre, rang, 15. xxvur, 25.

WW (scousc), et WP (scisc); se réjouir, Deut. XXVIN, 63.

ΓῺ (sceahh), pensée, réflexion, Am. 1v, 13.

nn? (sçahhuh), nager ; en hiphil, baigner, inonder, Ps. vi, 7.

ὙΠ (scahhou), natation, nt 9 (me scahhou), eaux qu'on ne peut passer qu'en nageant, Ez. xLVU, ὃ.

nv (scahhat), presser, exprimer le jus, Gen. χι,, 11.

pr? (sçahhak), rire; c’est une forme adoucie de pre (tsahhak), auquel nous renvoyons pour connaître toutes les nuances de la signification principale, Prov. xx1x, 9.

ἘΠῚ et pinw (δ ποι), rire, dérision, moquerie, Ecel. 1, 2; Job xu, 4.

mu (scalah), se détourner ; il se dit du voyageur qui se délourne de sa route, de la femme qui se détourne de son devoir et devient adultère , Nomb. v, 12.

Et (sçalam), dresser des embüches, poursuivre ses ennemis, mais d’une manière cachée, insidieuse, Gen. xxvu, 41.

Te® (sçatan), même signification que le verbe précédent.

τ (sçatan) : 19 adversaire, ennemi, l'ange du Seigneur se plaça sur la route ccmme un ennemi, τοὺ {Psçatan), Nomb. ΧΧΙΙ, 22. — 20 Avec l’article, ce mot devient nom propre. Il désigne Le dresseur d’embûches, par excellence, Satan, dont un apôtre ἃ dit qu'il tourne sans cesse autour de nous, comme un bon rugissant, pour nous dévorer. Quelques rationalistes, et Gesenius est de ce nombre, pensent que les Juifs p’avaient admis ce roi des démons qu'après la captivilé de Babylone, mais cette assertion est fausse; le nom de Satan, dans le sens de mauvais génie, se trouve dans Job ; Satan se trouva au milieu des enfants de Dieu, et Dieu lui dit : Satan, d’où viens-tu ? Job 1, 6. — On le lit dans les psaumes : Que Salan soit à sa droite pour l'accuser! etc. Or, le livre de Job et les Psaumes ont été incontestablement écrits bien avant la captivité.

Ad (scitnah) : 4° accusation, livre d’iccusation, Esdr. 1v, 6. — 2 n. pr. d'un puits, ainsi nommé à à cause du débat d’Isaac avec les Philistins, Gen. xxvI, 24.

N' (sci), de Nw2 (nasça); élévation, éminence, Job xx, 6.

PN® (ssion), ἢ. pr. d’une montagne, appelée communément Hermon, Deut. 1v, 48.

2 (scib), être blanc, par métaphore, être vieux, 1 Sam. xu, 2.

“ἢν Usgeb), la blancheur, puis la vieillesse, 1 Rois XIV, À.

MA (scebah), comme le précédent, biancheur, puis par métaphore, la vieillesse, Ps, xcu, 18.

“Ἔν 1046 "Ὁ (scig), écart: 5. sv (sig lo), l'action par laquelle il se retire, il s'écarte, 1 Rois ΧΥΗΙ, 27.

ΤΩ (scid), dénominatif de 9, la chauz; étendre, enduire de chaux, Deut. xxvn, 2.

ὙΦ (scid), de la chaux, Deut. xxvnr, 2.

PE (sceieh), de NE (scaah), comme rw (sceh), auquel nous renvoyons.

mu (sciahh), parler, discourir, raconter; puis, selon les mots auxquels il est joint, ehanter, Loqui carmen, célébrer, Ps. cxLv, 15; se bplainüre, Ps. Lv, 18; enfin méditer, parler en soi-même, Ps. LXXVI, 4.

ΓΦ (sciahh}, discours, colloque; et selon les di. vers sens de Ja racine, chant poétique, Ps. av, 34 ; plainte, 1 Sam. 1, 16.

πὴ (siuhh), rejeton, pousse, arbrisseau, tige des plantes, branchige, Job xxx, 4:

nn (sgihhah;, méditation, celle-là surtout qui a pour objet les choses du ciel, Ps. cx1x, 97.

ὩΣ (scim). Voyez D (scoum).

MO (scimah), propos, résoluiion, ce qu’on ἃ décidé, établi, posé, 1} Sam. xur, 32.

7 (scech), de > (sçachach); épine, Nomb.

nv (scachah), inusité ; en chaldéen , regarder, d'où peut être l'allemand sehen, voir, en adoucissant la gutturale.

ΠΣ (seuccah), de 7 (sçachrch); un trait acéré, Job x, 31.

EU (scechou), un beffroi, un regard; ἢ. pr. de lieu, Ï Sam. xx, 22.

"22 (scechri), proprement, ce qui sert à regarder, à comprendre, à connaître; δηϑρδς le cœur, l'âme. Ce mot ne se lit qu’une seule fois, et l’interprétgtion que nous avons donnée est celle des anciens, Job xxxvui, 36.

mo (sc'chiiah) et M2 (se chith), le pavillon d’un pavire; le drapeau que l’on place dans l'endroit le plus élevé d’un vaisseau pour être vu de loin et indiquer à quelle nation il appartient, Is. 1r, 46.

ΤΣ (sçascin), couteau. Cette signification ne 56 rattache à li racine 52 (scachäh), qu’autant qu'on supposera à cette racine le sens primitif de couper, pénéirer en coupant, d'où regarder attentivement, c'est-à-dire pénétrer par le regard; Prov. xx, 2.

922 (sçcachir), de 2 (sçachar); mercenaire, ouvrier dont la condition est dure et pénible : ses jours sont comme les jours des mercenaires, pleins de chagrins et d’ennuis, Job vir, 4.

ni (sc chirah), louage, fermage, location, Is. vu, 20.

ΣῈ (scachach), tresser, entrelacer, entourer d'une haie d’épines entrelacées, Ex, xxx, 22.

y (sçachal), regarder , fixer des yeux; de là agir avec prudence, c’est-à-dire regarder longtemps avant de se mettre à l'œuvré, et par conséquent réussir ; car la prudence est ordinairement le gage du succès, 1 Saw. xyur, 30. C’est de ce verbe dont l'écrivain se sert pour exprimer l'attention désirsuse Θὲ

réfléchie d’Eve, à la vue des fruits tentants de l'arbre du bien et du mal. {semble qu'il l'ait fait à dessein el par ironie; car ce mot, qui marque la prudence, est employé pour désigner la plus grande des imprudences, Gen. 11, 6.

Sy (sg'schal), prêter toute son attention à une chose, Dan. vu, 8.

ἕν (sçechel) : 15 intelligence, prudence, attention , 1 Par. xxn, 12. — 2° Succè., réussite, Prov. I, 4.

mov (scichlouth), par antiphrase, la folie, l'imprudence, l'irréflexion, Ecel. 1, 17.

no (scochl'thinou), intell gence, Dan. v, 12,

2 (sçcachar), louer, affermer, prendre en location, emhaucher, Gen. xxx, 16.

D (seuchor) : 1° salaire, le prix qu’on donne à l'ouvrier jour son travail, Gen. xxx, 28: à la nourrice pour ses soins, Ex, ἢ, 9; à un proprieraire pour sa chose p êtée, Ex. xx11, 14 ; à un prêtre pour son ministère sacré, Nomb. xvin, 31. — 2° La récompense ue Dieu doune aux bonnes œuvres, Gen.

xv, {, etc. — 5° ἢ. pr. m., 1 Par. xx vi, 4.

ΠΣ (sgecher), salaire, récompense. Prov. x1, 18,

πῶ (sça!'ah) , en arabe, être calme δὲ traquille, demeurer en repos; de là, par une consé suence ordinsire, être ou devenir gras. Ce verbe est inusité en héireu.

be (πο αν), la ca'lle, ainsi appelée à cause de sa grais-e, Ex. «vi, 13.

ΝΣ (5 να), pour Ὁ; vêtement; n. pr. m., I Par. H, o1E

no (sçulmah), pour saw : 1° vêtement EX.

xx, 8. — 2° n. pr. du père de Booz, Rath 1v, 20.

mov (sçuliron), revêtu ; ἢ. pr. πὲ C'est le même que 22%, plus haut, Ruth xiv, 21.

MO (scalmai), n. pr. m. Neh. vu, 48.

Lin (scamal), retourner vers la gauche , Gen. χα. 9. : énominativement de NET (sg mol), main gauche; se servir de la main gauche, être gaucher, Par χε.

Ex (sg mol) : 15 la man gauche, comme ue) (iamin) siguifie {a main droite, Gen. xcvin, 14 οὐ ailleurs. — 2° Le côté gauche, Jug. πα, 21. — 3° Le nord, le septentiion, parce que les Orientaux, différermment des peuples de l'Occideut, Se Lournent vers l'Orient pour désigner les quatre points cardinaux, ce qui fait qu'ils ont p r couséqnent le uord à leur gauche, Gen. χιν, 15. Cette réflexion explique encore pou: quoi ΞΡ, qui signifie proprement la poin'e, la partie qui fait face, désigne spécialement l'Orient.

NEW (sg mal), gauche, gaucher, 1 Rois vu,

ΤῊΣ (sçamahh et sçameahh), se réjouir. Il se dit non-seulement des êtres animés, mais aussi, par métaphore, des êtres insensibles, comme du ciel, de la terre, auxquels nous-mêmes nous donnons souvent l'épihête de riant, de serein, Ps. xcvi, 14.

TOC (sçameahh), gi, joyeux, riam, Deut. xvi, 15.

NU (sgimhhah), joie, ailégresse, et par métony-

mie, les fêtes, les festins, les plaisirs et'tout ee qui Cause ou procure la joie, Jug, xvi, 23.

TOY (sg michah), de +25 (samach) ; une couver ture; le manteau dont on se couvrait la nuit, Jug. iv, 18.

ἘΦ (sçamal), inusité; en arabe, couvrir quelqu'un de 5. n manteau, s’envelopper de son habit.

bn (scimlah\, un vêtement ample et dont les Hébreux s'enveloppaient la nuit, Deut. xxnt, 17.

no (sçamlah), vêtement; ἢ. pr. d'un roi iduméen, Gen. xxxvi, 36.

D (sçamam), inusité; en arabe, envenimer, empoisonner,

DO (sc mamith), une sorte de lézard dont la morsure est envenimée, Prov. xxx, 28.

NID (sçane), haïr, avoir en baïive, en horreur, détester, Gen, xxvi, 27, etc, — Le chaldeen a la même sign fication.

MINI (sçinah), haine, I Sam. ΧΠΙ, 15.

N°2 (sçani), haineux, Deut, xxt, 45.

I (sçnir), chute d’eau ; n. pr. d'une montagne du pays des Amorrhéeus, Deut. in, 7.

2 (scanar), inusité; faire du bruit.

= yÙ (sçair) : 1° hérissé, couvert de poils raides ct durs, horrible, Gen, xxvn, 1]. — 2 Un bouc, ainsi nommé à cause de «es poils hérissés, Lev. 1v, 24. En latin hireus, pur hirtus, est également abrégé de hirsutus — 3° Au pluriel, des pluies abondantes et tellement pressées, qrelle. ressemblent à des cheveux re ombants, Deut. xxx, 2. En allemand on dit aussi reg-nschauer, el en anglais schowers.

y» (cceir), hérissé; n° pr. d’un vays montagneux qui limitait la Palestine au sud, et s'étendait depuis la mer Morte jusqu’au golfe d’rlau, Jos, x1, 17. Son non ni vient sans donte des nombreuses forêts ἃ nt il était couvert, D'autres cependant croient qu'il est ainsi nommé de ses habi ants, descendants d'Esaü, que l'Ecriture appelle hirsutus.

ny {sc'irah), chèvre, par la même analogie que y (scair), bouc; n. pr. d'un pays dans les montagnes de la tribu d'Ephra πὶ, Jug. πὶ, 26.

σΞΞ ΣΝ (sc'iphim), de Ὁ (saaph); les pensées qui troublent, di isent l'esprit humain, Job xx, 9,

y (sça r), devenir horrible, se crisper horriblement. Î se dit, 1° de la temnête qui sillonne le ciel d: nuages noirs et menaçants, Ps. Lvrm, 10, Cette expression est égaleme:t en usage en latin, où l'on dit avec Valerius Flaccus : Dies horruit imbre, et avec Silins Halieus : Tempestus horrescit nimbis. — 2° De ces commotians violentes et subites qui sai-issent l’homme et lui causent un frisson général; en grec, φρίσσω. φρίττω, ΕΖ. xxvn, 35: Leurs τοῖς, dit le prophè:e, seront saisis d'horreur. — 3° Des cheveux qui se dressent sous l’effet d’une forte émotion de crainte. Cette expres<ion est encore usitée ailleurs qu'en hébreu; on dit en grec: φρίσσουσι τρίχες, Hésiod., e; en latin, capilli horrent; el, au figuré, horret ager aristis, dans Virgile,

ὩΣ (sçaar): 1° tempête horrible, ouragan qu

saisit d'épouvante, Is. xxvur, 2. — 9° Horreur, Job ΧΙ, 20. — 5° Comme Ù (sçear), cheveux.

= (scear), cheveux, poils, parce qu'ils sont sujets à se dresser d'épouvante, Jug. xvi, 26,

y (sç'ar), chald., id.

Ty (sc'arah), tempête, Job 1x, 17.

τ (sccarah), poil. ch-veu, soil de la tête, soit des autres par 1es du corps, 1 Sam. χιν, 45.

ny? (sc'o ah),orge, sinsi nommée parce que son épi est hérissé ; le latin hordeum paraît avoir la même origine, et venir lui aussi d’horrere, Ex. 1x, 51.

y (sc'orim), orge; n. pr. m., I Par. xx1v, 8.

no (sguphah), inusité; dévorer, absoruer, engloulir, ainsi que l'indique la syllabe 7® i. q- D 20, sorbere, sapio; alle. schlappen.

ΓΞ (sçgaphah) : 4° lèvre ; en ce sens il se prend 4. pour l'instrument de la parole, il ouvrit Les lèvres, c'est-à-dire, il se mit à parler, Job 1x, 5; 2. pour la par le elle-même, tu l'es é'evé contre les lèvres, c’està-dire, Les paroles du calomniaieur, Ez. x\xvi1, 3; 3. pour la langue, le dialecie d’un peuple, d'une classe d'individus, Gen. x1, τ; Prov, x, 18, etc. -— 2° Le hord, l'ext ὄπ d’une chose, comme les lèvies forment l'extrémité de la bouche, E Rois νη, 26. En fra Ççais, celie expression est usitée en quelques 06casions,

NE (sg'aphahh}, comme 120 (saphahh), auquel nous ren OY: ns,

DE !sçapham), la barbe qui croît au-dessus des lèvres, la imoustaçcue, I Sam. x1x, 25.

τυ (sghaphan), comme ἸΞῸ (saphan), auquel nous ren voyons.

PEŸ (scaphak), frapper, battre des mains, Job xxvii, 25. En hiphil, conclure une alliance, un traité, Is. 1. 6.

P © sçaphak), comme P20 (saphak), abonder, surabunder, Vorez pED.

ΡΩΝ (scephek), le châtiment de Dieu, ou, selon d’autres, l'abondance de biens, Job xxxs1, 18.

P® (sçak}: 1° proprement un sac; c'est le motle plus universellement admis. Par extension, un cilice, nn vêtement grossier et ordinairement tissu de poils de bêtes, Is. nr, 24. — 99 Un habit de deul, parce que les anciens, au jour de leur douleur, se couvrai: nt la tête de ceu {res et se revêtaient d’un sac ou cilice. Cette coutume, extrêmerent ancienne, 56:1 conservée dans ces maisons chrétiennes exclusivement rés ‘rvées à la pénitence et aux larmes, Job xvr, 15.

7p® (sçakad), Ler, attacher, atteler, Ce verbe ne se trouve qu'une seule fois, Lam. 1, 14.

PP? (scahak), inusité; empaqueter, enfermer dans un sac, s ccavil, cuzribo.

an (sçakor), voir, regarder attentivement, considéser, examiner, jet-r de Lous côtés ses regards, comme ces femmes déh mées qui appellent de l'œil et du geste les malheureuses victimes de la volu,té,

πὶ} (sear), de πὶ (scarar) : 1° préfet, chef, celui

qui est à la Lète, comme ET 2 (sçar hamma-

Le 1050

schkim) , le maître pannetier, I Sam. xx, 19; = E'ENT (sçar haophim), le maître échanson, mais il se dit principalement des chefs militaires , à quelque rang qu'ils appartienneni : tn πἢὸ ( sçar hhamischschim), chef de cinquante hommes, πεμτὴχκόνταρχος 2 1] Rois 1, 9; — 2° prince, chef suprême de tout un peuple, [ Sam.x\ix, 3.— C'est ce mot qui termine où commence une foule de noms propres hétrenx ou étrangers, saus la forme =ù, Ἐν, =p. C’est encore à lui peut-être qu'il faut rapporter le titre que les Russes donnent de temps immémorial à leurs empereurs, Celui de czar (zcar, sçar).

27 (scarag), plier, tresser, enlacer; au figuré, embarras-er, compliquer, Lam. 1, 14.

ΠΤ (sçarah):1° ordonner, mettre en ordre; de {à commander, marcher à la tête, ê re le premier, le chef, le prince à qui appartient d’ordonner, de mettre en ordre. — ® Combattre, quereller, Gen, xxx1, 29,

3 (sc’rouc), n. pr. m., Gen. x1, 20.

no (sçarah), nom que Dieu imposa à la femme d'Abraham, %% (scarai), suaud 11 lui eut promis la fécondité, Gen, xvi, 6 C'est aussi le nom de plusieurs autres femmes, Is, xx, 23. Il signifie prin« cesse.

72 (scarad), inusité; percer avec neine, appuyer fortement pour percer ; de là coudre des matières trèsdures comme du euir,des courroies, une Ccuirasse.

Tv (sc'rad), une esvèce d’étuffe très-énaisse et trè:-forte, garnie d'œillets, qui servait à passer le fil; c'était une des draperies du t bernacle, Ex. xxx, 10.

TX (scer d), use alène propre à percer les corps durs qui doivent être ceusus, Îs. XLIV, 83.

TR (scarad), fuir, s'évader, Jos. x, 20.

vw (scarat), couper. saigner, faire des incisions. La coutume de se déchirer le corps, encore pratiquée par certaines castes indiennes, existait chez les Hébreux; le: personne: affligées <e frappaient la poitrine, se meurtrissaient et cherchaient par toutes ces marques de douleur à exciter la compassion, Lev. XXI 0.

VX (sceret) et

mo" (scareleth), incision, Lev. xx1, 5.

*Ù (sçarai), n. pr. de l'épouse d'Abraham, Gen, xen, 29, qui s'appela plus tard 77% (sçarah), lorsque Dieu lui eut promis la fécondité. Cette circonstance singulière ἃ fait supposer que la terminai-on ? (ai) étant privative; mais il n'en est rien; lécrivain sa cré, à la manière des Orientaux, a vouln jouer sur les termes ; ΣΦ (scarai), d’après Ewalli, vient de 572 (scarah), et signifie querelleuse; 77%, qu'on devrait pronencer (sçarrah), de ὙΦ (sçarar), veut dire princesse, ou, selon d'antres, qui enfante des princes. Ces deux noms, rapprochés dans leurs formes, mais si différents dans leur sign fication, sont le seul motif qui a engavé l'écrivain à les transformer l’un eu l'autre ; c'est ἈΓ 15] que le nom d'Abraham lui-même a sub: une modificaiion du nême genre. D'ahord appelé Ex (4bram), C'est-à-dire père élevé, Dieu lui 4 fait prevdre Le nom de Tax (Abraham), qui veuf

dire père de la multitude. Remarquons encore que la ressemblance des noms de Sara est d'autant plus frappante que, lus à la manière des Arabes, ils se prononcent de la même manière. Aussi les Septante traduisent-ils ὑπ), ce que nous prononçons (scaräi), seulement Σάρα, ne faisant aucune différence entre les deux écritures, une preuve nouvelle que l’iod final, loin d’avoir la valeur privative qu’on Jui attribue, n’est qu'une terminaison archaïque remplacée plus tard par un he.

pv (scarid), de Tr (sçarad) ; 1° un fuyard , un homme échappé à une grande défaite, Jer. ΧΕΙ, 47. — 92° p.pr. d’une ville de la tribu de Zabulon, Jos. xix, 10.

nv (sc’raïah), et πὴ (sc’raiahou), qui combat pour Dieu; n. pr. m. ΠΕ Sam. νηὶ, 17.

7 (scaroch), de ἼΠΙΣ (searach); les cordons de soulier, et par métaphore, une chose vile ct sans valeur, Gen. xiv, 23.

Tv (sçarach), lier, attacher, tresser, entrelacer ; par métaphore, détourner, rôder çà et là en parlant du chameau qui erre libre et sans guide dans le déserl, er. Ἢ, 25.

ED (scariscim), ἢ. pr. d’un des eunuques de Nabuchodonosor, Jer. xxxix, 3.

y® (scara), étendre, allonger, Lev. xx1, 18.

EMOY (scorappim), comme ΞΘ ΝΣ, que l’on ἃ vu plus haut : pensées, desseins, conseils, Ps. xciv,

ΦᾺΣ (δραγαρ!}), brûler, consumer par le feu, cuire; faisons des briques et cuisons-les au feu, Gen. ΧΙ, 3.

ἘΠῚ (searaph) : 1° proprement qui brûle, qui cuit, de là enveniiné, empoisonné. Il se dit en particulier du serpent, dont la morsure produit une inflammation très-maligne, Nomb. xx1, 6; — 20 n. p. 1.

Par. 1v, 22.

ἘΦ (sçaraph), inusité; en arabe, lrès-élevé, émisent, soit au physique, soit au moral; par conséquent être noble, glorieux, sublime.

NE (screphah, conibustion, Lev. x, 6.

RE (sc'raphim), les séraphins, qui forment une des douze classes d'anges dont la fonction est de se tenir en adoration, la figure voilée , autour du trône inaccessible de Dieu. C’étaient, selon le prophète Isaïe, des êtres à figure huinaine, munis de six ailes, symbole de leur obéissance, Is. 1v, 2. Quant à l’étymologie de léurs noms, les savants, comme on le suppose bien, sont très-partagés d'opinion : les ans la tirent du verbe arabe que nous avons remarqué plus haut, et veulent qu’ils soient ainsi appelés à cause du rang sublime qu'ils occupent dans la hiérarchie céleste. Les autres le rapprochent de 7, brüler, et traduisent des anges de feu, nom significatif qui rappelle

l'amour ardent dont ils sont sans cesse animes pour Dieu. Quelques-uns d'eux enfin croient que le nom aussi bien que la chose appartient tout entier à l'Egypte; ils rapprochent les séraphins de Sérapis, sous lequel on désignait quelquefois Osiris, ou bien considérant ΞΘ Σ᾽ comme le pluriel de ΠΣ», ils le traduisent par serpents, des serpents ailés, tels qu’on en adorait dans certaines parties de l'Egypte ; les Juis seraient ainsi coupables d’une honteuse idolàtrie. De ces quatre opinions que nous avons impartialement rapportées, il est évident que les deux dernières sont fausses. Il est ridicule, en effet, de rapprocher les séraphine de Sérapis, quand, au dire méme des prêtres égyptiens , le culte de Sérapis ne fut introduit que bien après l'époque où vivait Isaïe, L'interprétation de serpent n’est pas moins vraisemblable, puisqu'il est constant, de l’aveu même de Gésénius, que jamais les Egyptiens n’ont honoré les serpents ven meux, comme on devrait le supposer, en faisant 292 pluriel de 7-2. ἢ faut donc s’en tenir aux deux premières opinions. Toutes deux sont vraisemblables, toutes deux sont admissibles, cependant il semble qu’il y a quelque chose de plus en rapport avec la croyance catholique à dériver le nom des séraphins de ὩΣ, brüler; l'Eglise, en effet, ἃ toujours considéré les séraphins comme les anges de l’:mour.

pPr® (sçarak), peigner, carder, Is. x1x, 9.

pv (scarak et sçarok), inusité; être rougeûtre, roux, tirant sur le brun-rouge. HN se dit surtout, soit

d’un cheval dont la robe aurait cette couleur, soit de

cette teinte pourprée que prend le raisin à l'approche de sa maturité.

PL (scarok) : 4° rouge, rougeâtre, brun-rouge, en parlant de la robe d’un cheval, Zach. 1,8.—29 Une vigne chargée de grappes rougeâtres, Is. xvi, ὃ.

pr® (scorek) : 4° une vigne, à cause de Ja couleur de ses grappes, Is. v, 2. — 20 n. pr. d'une vallée célèbre par ses vignobles : 6116 était située entre Gaza et Ascalon, Jug. xvt, 4.

7 (scarar), comme 72 (sçarah), cceuper le premier rang, être le chef, le préfet, le prince, Es. ΧΧΧΙΙ, 4, de là = (scar), prince.

rev (s-asçon }, de WT (scousc) ; joie, allégresse, Ps. cr, 14. L'expre-sion F2 M2 (scemen sçasçon) signifie l'huile de joie, c'est-à-dire les parfums qu'on répandait sur la tête des joyeux convives d’un splendide festin, Is. LxI, 3.

rt (sceth ), de NE (nasça), élévation.

Ent (sçatham), comme DnD (satham) auquel nous renvoyons.

nt (scathar),se couper en deux, se fendre, s’ouvrir, 1 Sam. v, 9.

w SCHIN.

L (schin), vingt et unième lettre de l'alphabet hébreu. Nous avons dit à l'article du sein ce qu'était celle lettre, la signification de son nom, son carac-

tère distinctif ; il ne nous reste qu’à dire en peu de mots les permutations littérales qu’elle subit dans la langue stinte. Or le schin, étant essentiellement lettre

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sifflante, se transforme avec les autres lettres de méme ordre, avec le sçin, comme nous l’avons dejà vu; avec le Π, qui, équivalant à 1h, renferme par conséquent quelque chose de sifflant {comparez le th anglais), avec le 3 et Y, et enlin avec les dentales pures, par l'intermédiaire du thou. Tous ces changements sont naturels, faciles à comprendre, et ne demandent point que nous nous y arrêtions plus longtemps.

w (sche), abrégé de ΣΝ ( ascher } auquel nous renvoyons pour les différentes significations.

ΡΣ (schaab), puiser de l'eau, Gen. xxiv, 13. — À cette racine se rapportent le gothique skephan, l’ancien allem. scephan, d'où schæpfen, puiser et peut-être le françiis scyphon, quoique nous l’ayons déjà fait venir d’une autre racine.

ND (schaag), rugir comme le lion, Ps. xxn, 14; par extension gronder comme le tonnerre, {0} xxxvII, 14; enfin pousser des cris comme une armée furieuse et menaçaute, Ps. Lxxiv, 4.

ΤΑΝ (sch'agah), le rugissement du lion, les cris de désespoir qu’arrache la dou'eur, Job 1, 24.

AN (schaah), renire un son, faire du bruit, en parlant des [1015 agités, d'un peuple tumullueux, eic., de là s’'écrouler avéc fracas comme une maison, une ville, Is. vr, 11.

ΤΙΝ (schaah), regarder attentivement, contempler, Gen. xxiv, 21, Peut-être ce verbe se ra!tachet-il au précédent en ce sens qu’à la vue d’une maison, d’une ville qui s'écroule, le spectateur, saisi d’étonnement, regarde, contemple ces ruines et s’épouvan!e.

MINE (schaavah), tempête, ouragan furieux, qui ravage el renverse tout, Prov. 1, 27,

PIRE (sch1on) : 1° bruit sourd des grandes eoux, Ps. Lxv, 8; des grandes assemblées, Is. v, 14; des armées s’avançant au combat, Am. n. 2; 2° ruine, perte, perdition : C’en est fait, dit le prophète Jérémie, (xLvi, 11), le roi d'Egypte, Pharaon, doit périr, mot à mot, est eu ruine.

Ent et ἔν (sch'ol), de SN (schaal); l'enfer.

Je ne crois pas cependant d'après la collation des textes qu'il faille entendre ce mot daus le sens rigoureux de celui par lequel nous Pavons traduit. Le Eu pour les Hébreux n'étant probablement rien autre chose que le tombeau iui-1ême auquel ils donhaient poétiquement des épithètes emphatiques qu’il serait ridicule, dangereux même de vouloir entenire à la lettre. Ainsi le Sn est, selon les prophètes, un lieu souterrain et profond, Job x1, 8; un licu étroit, obseur et ténébreux où vont désormais habiter les âmes séparées de leur corps, Ps. xxx, 43 LXXXVI, 13, etc. ; C’est comme ua cachot armé de portes el de verroux, Is. xxxwin, 10, etc., etc. On sent -bien que 51 l’on prenait tonles ces expressions et bien d’autres dans leur sens rigoureux, on pourrail soupçonner les Hébreux d’avoir fait un emprunt illicite aux croyances du paganisme; ar on ne parlerait pas autrement des champs Élysées; mais tout prouve

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