ἃ, 155etc
De ce mot viennent ces façons de parler :
Adolere ou cremare thura : Brûler de lencens, sacrifier; ce qui s'entend principalement de l’idolâtrie. 3. Reg. 11, δ. In aunc modum fecit uxoribus suis alienigenis quæ adolebant thura : Salomon en usa de méme à l'égard de ses femmes étrangères, qui brülaient de l’encens, et inmolaient à leurs fausses divinités.2. Paral. 28.25. Exstruxit arasad cremandum thus. Ainsi, Accendere et incendere thura. 1. Mach. 1. 58. c. 1. 15.
Jacere thus : Jeter de l'encens sur Pautel; c'est-à-dire, sacrifier. 3. Reg. 13.1. Jeroboam stante super altareet (hus jaciente : Jéroboam étant près de l'autel pour y sacrifier.
Suecendere thura : Brûler de l’encens; cela se dit des ministres mêmes qui sacrifient.
Thus ardens in igne : Un encens qui brèle dans le feu, marque une bonne odeur qui se répand de tous côtés, et qui signifie la grande réputation d’un homme. Ecchi. 50. 9.
2° L'arbre qui porte l’encens. Eccli. 50. 8.
Quasi thusredolens in diebus æstatis : Simon, fils d'Onias, ἃ paru conme l’encens qui répand son odeur pendant l'été; la chaleur de l’été augmente la bonne odeur que rénandent les plantes aromatiques. Cant. 4.6. Vadam ad montem myrrhæ et collem thuris : J'irai sur les montagnes couvertes des arbres qui portent la myrrhe et l’encens ; ce sont ces montagnes dont il est parlé, c. 8. 14.
3° Le culte que l'on rendait à Dieu sous la loi, est marqué par l’encens. Isa. 66. 3. Qui recordatur thuris quasi qui benedicat idolo : Celui qui se souvient de brüler de l’encens ; c’est-à-dire, qui fait quelque sacrifice à Dieu, est comme celui qui révérerait une idole.
Jer.6. 20. Ut quid mihi thus? A quoi bon m'offrir de l’encens ?
THYATHIRA, #, Gr. Θυάτειρα, ὥν, neutr.
plur. Gr. Odor contritionis. — Une ville de l'Asie Mineure. Apoc, 1. 11. ο. 2. v. 18. 24. Angelo Thyatire Ecclesiw scribe : Ecrivez à l'ange de l'églisede Thyatire: c’est-à-dire, à l’évêque,
THYATIRENI, oruM. — Les habitants de Thyatire. Act. 16. 14. Quædam mulier nomine Lydia, purpuraria civitatis Thyatirenorum audivit : Il y avait une femme nommée Lydie, marchande de pourpre, de la ville de Thya-
lire, qui nous écouta. Voy. Lypra.
THYINUS, 4, uu. — ue nom peut venir de θυέω, odorem emitto.
C’est le nom d'une sorte de bois excellent, que saint Jérôme appelle, Liynum thyinum ; soit à cause de la bonne odeur, soit à cause de la ressemblance qu’il ἃ avec celui de l'arbre nommé Thyia. 3. Reg. 10. 11. Classis Hiram quæ portabat aurum de Ophir, attulit ex Ophir ligna thyina multa nimis : La flotte du roi Hiram qui apportait de l’or du pays d'Ophir, en apportait aussi de ce bois pré cieux en grande quantité : le mot Hebr. algumin où almugim, est rendu diversement par les interprètes. Celui de la version chaldéenne le rend par Coralium ; mais l'usage qu’on en faisait ne se rapporte point au co-— rail : le syriaque porte, Ligna Bræsilica ; ce que nous appelons du bois de Brésil : l’arabe met, Coloratum : la version des Septante, ξύλα ἀπελεκητά, Au bois rudeetraboteux ; autr. πελεχητά, dolata, un bois bien uni. v. 12. Fecitque rex de lignis thyinis fulcra domus Domini. 2. Par. 9. v. 10. 11. Ce même mot est rendu par celui de Pinea.2. Par. 2.8. Gr. πεύχιστα. Voici ce qu’en dit Josèphe. ἐ. 8. ὁ. 2. Antig. En ce même temps on apporta à Salomondu pays que l’on nommelaterre d’or, des pierres précieuses et du bois de pin, le plus beau qu’on eût encore vu. Il en fit faire les balustrades du temple et de la maison royale, el des harpes et des psaltérions, pour servir aux lévites à chanter des hymnes à lalouange de Dieu : ce bois ressemblait à celui dufiguier, exceplé qu’il était beaucoup plus blanc et plus éclatant, et était très-différent de celui à qui les marchands donnent Je même nom pour le mieux vendre. Dans cette incertitude on introduit, Lignum thyinum, bois odoriférant, comme s'il venait de Gvéw, odorem emitto.
Apoc. 18. 12. Omne lignum thyinum : Toute sorte de bois odoriférant; quoi qu’il en soit, cel arbre que l'Hébreu appelle algum, selon cequ'en disent les interprètes, ἃ beaucou»
de rapport avec le thya; car l'arbre thya, se- Jon les Grecs, conservait toujours sa yerdure, et ressemblait au cyprès. Ce n’était pas seulement pour l’odeur que l’on en faisait élat, mais pour lincorruption, qui, selon Théophraste et Pline après lui, le faisait employer dans les lambris des temples. Hemoratas ex thyo aut thya arbore refert Theophrastus, dit Pline, ἰ. 18. 16. Templorum veterumcontignationes,quamdamqueimmor talitatem maleriæ in tectis contra vilia omnia èncorruplæ. C'était aussi pour les ondes de ses racines que ce bois était estimé, et que l’on en faisait divers ouvrages de fort grand prix. Radice, dit encore Pline, nilul erispius, nec aliunde pretiosiora opera : Ce qui revient à la version arabe, qui rend ce mol par coloratum.
THYMIAMA ; θυμίαμα. ΟΥ̓ ΟΥ̓. INCENSUM. — Ce mot vient de θυμιᾷν, brûler des parfums, sacrifier : les premiers parfums et les preniers sacrifices, chez les païens, ne consistaient qu’en herbes odoriférantes, dont était l’encens. Ainsi, Zhymiama, tis, signifie en Latin, suffitus, vaporatio, et dans lEcriture,