TIB
1. Tiare ou mitre , ornement de tête dont se servaient les prêtres. Exod.98. 37. Erit super tiaram : La lame devait étre attachée à la tiare du grand prêtre. v. #0. Filiis Aaron parabis balteos ac tiaras in gloriam et decorem : Vous préparerez pour les enfants d’Aaron des ceintures et des tiares pour la gloire et pour l’ornement. Cette espèce de bonnet ou de tiare était bien différente de celle du grand prêtre; car celle-ci n’avail pour ornement qu’une espèce de petite couronne faite avec le lin. Exod. 39. 26. Mitras cum coronulis suis ex bysso : Mais celle du grand prêtre avait par dessus cet habillement de tête qui était de lin, une tiare d'hyacinthe, environnée d’une triple couronne d'or, et sur le front la lame d’or, où était
gravé le grand nom de Dieu. ο. 29. 6. Pones
liaram in capite ejus, et laminam sanctam super tiaram. Voy. Joseph., 1.3. 6. 8. et 5.
Hier. Ep. ad Fabiolam.
2 Espèce de bonnet propre aux Perses et aux Chaldéens. Ezech. 23. 15. Cum vidisset liaras in capitibus eorum : Ayant vu leurs bounets de diverses couleurs sur leurs têtes. Le prophète décrit l'habillement des Chaldéens. Dan. 3. 21, Confestim viri illi vincti cum braccis suis el tigris missi sunt in medium fornacis. Saint Jérôme dit sur Ezech.
23. 15. Tiara est genus pilcoli quo Persarum Chaldæorumque gens utitur.
TIBERS{AS, mis, Hebr. Bona visio. — Ce nom vient de T'iberius, et signifie,
Tibériade, ville de Galilée , située sur le bord du lac de Génésareth, qui en porte le nom. Joan. 6.1. Post hoc abiit trans mare Galilææ, quod est Tiberiadis : Jésus s’en alla ensuite au delà de la mer de Galilée, qui est le lac de Tibériade. v. 23. ο. 21. 1. Cette ville fut bâtie par Hérode le Tétrarque, qui la nomma du nom de l’empereur Tibère, après qu’il eut gagné ses bonnes grâces. Voy. Joseph., ἰ. 18. Antiqg. c. 3. Les Juifs ont eu dans cette ville une célèbre académie, où ils envoyaient leurs enfants : on dit que c'est là que la Massore a été fondée, l’année 80.
TIBERIUS , u. Heb. Bona visio. —Ce nom est commun à plusieurs Romains , qui l'ont emprunté de leur fleuve appelé le T'ibre; mais ç’a été le nom de l’empereur Tibère, qui succéda à Auguste. Ce fut lorsqu'il était empereur, que Jésus-Christ prêcha dans la Terre-Sainte, οἱ mourut sous Ponce-Pilate.
Luc. 3. 1. Anno decimo quinto imperii Tiberi Cœsaris, procurante Pontio Pilato Judæam.… factum est verbum Domini super Joannem : L'an quinzième de l'empire de Tibère César, Ponce-Pilate étant gouverneur de la Judée, Dieu fit entendre sa parole à Jean.
Voy. Suétone et les autres dans la vie de Tibère.
TIBIA, δ; Gr. αὐλός. — Üe mot signifie l'os antérieur de la jambe, la jambe méme, une flûte; car on fit céder les chalumeaux aux ΟΝ de la jambe des grues, et on continua de les nommer Tihia, de l'Hébreu fn (Zeben), qui signifie le même que Paleæ calamus, un
chalumeau qui servait de flûte au commencement.
4° Une flûte, un hautbois. 1. Cor. 1%. 7.
Que sine anima sunt vocem dantia, sive tibia, sive cithara, nisi distinctionem spirituum dederint, quomodo , scietur id quod canitur :
Dans les choses inanimées qui rendent des sons, comme le hautbois et les harpes , que si elles ne forment des tons différents , on ne peut distinguer ce que l'on joue sur le hautbois ou sur la harpe.
L'usage de cet instrument de musique a été différent , car il a été employé :
{. Pour marquer de la joie. Matth. 11. 16.
Euc. 7. 92, Cantavimus vobis tibiis, et non saltastis : Nous avons joué de la flûte devant vous, et vous n'avez point dansé : ce qui marque la douceur et la condescendance dont Jésus-Christ a usé pour attirer les Juifs à la pénitence ; au lieu que saint Jean ἃ vécu d'une manière plus austère, sans qu'ils aient pu être gagnés, ni par l’une, ni par l’autre manière de vie. 1. Reg. 10.5. 3. Reg. 1. 40.
Judith.3.10. Isa. 5. 12. c. 30. 29. Ainsi, pour marquer la tristesse et l’affliction, l’Ecriture dit qu'on n'entend plus le son de la flûte. 1. Mac. 3.45. Ablata est voluptas a Jacob et defecit ibi tibia et cithara. Apoc, 18. 22. Vox citharædorum et tibia canentium et tuba non audietur in te amplius : La voix des joueurs de harpe et des musiciens, de ceux qui jouent de la flûte et des trompettes, ne sera plus entendue en toi ; c’est-à-dire, Lu seras dans le deuil et la désolation ; parce que cet instrument rend un son agréable. Eccli. 40 21.
Tibiæ et psallerium suavem faciunt melodiam : Le son des flûtes et de la harpe font une agréable harmonie; cependant cet instrument marque aussi :
2. La douleur, la tristesse et le deuil. Jer. LS. 36. Cor meum ad Moab quasi tibiæ resonabil; dabit soniltum tibiarum : Mon cœur, touché de la ruine de Moab, retentira comme la flûte, et rendra un son triste et lamertable, comme celui des flûtes. Voy. TiBrce. C'est ce que représente Ovide, L. 6.
Fast. :
Cantabat fanis, cantabat tibia ludis, Ciuitabat mϾstis \ibia fuueribus.
2 La jambe. γον. 26. 7. Quomodo pulchras frustra habet claudus tibias (σχέλος), sic indecens est in ΟΥ̓́Θ stultorum parabola : Comme c'est en vain que le boitcux ἃ de belles jambes , äinsi les sentences graves sont indécentes dans la bouche de l'insensé, car il n'en fait pas un bon usage. Dan. 2. 38.
Tibie ferreæ : Les jambes étaient de fer dans la statue que vit Nabuchodonosor, et marquaient la force et la violence de l'empire des Romains.
> La force du corps, qui consiste principalement dans les jambes qui en sont le soutien. Ps. 146. 10. Non in fortitudine equi voluntatem habebit, nec in tibiis viri benceplacitum erit ei: Dieu n'aime point qu'on se fie à la force du caeval, et il ne se plait point que l’homme s’assure sur la force de ses jambes, c'est-à-dire, sur sa propre force ; d’autres l'entendent de la vitesse et de la légèreté des
pieds dans la course; 66 qui est souvent avantageux pour s'échapper.
TIBICEN, anis ; αὐλητής. — Ce mot vient de tibia et de canere.
Un joueur de flûte ou de hautbois. Matih.
9.93. Cum vidisset tibicines et turbam tumultuantem, dicebat : Recedite : Jésus voyant les joueurs de flûte el une troupe de personnes qui faisaient grand bruit, il leur dit : Retirez-vous. On employait les joueurs de flûte pour célébrer les funérailles des jeunes gens, οἱ les trompettes pour celles des personnes plus âgées. Lactant. Jubet religio ut majoribus mortuis tuba, minoribus tibia canerelur.
T{CHO ou THICHON, Hebr. Medius.—Nom de licu sur la frontière de la Terre-Sainte, du côté de l'Arabie Déserte, Ezech. 47. 16.
Domus Tichon que est juxla terminum Auran : Le pays de Tichon, qui confine à celui de l'Auranite; Hebr. Hazer. Hatichon. Ce que quelques-uns expliquent, Pagi mediani, c'est-à-dire, les villages qui se trouvent entre le pays d'Emath et l’Auranite.
TIGNUM, 13 06205. — De tegere, couvrir ; comme lignum, de legere, regnum, de regere.
Solive, chevron, poutre, Cant. 1 16.
Tigna domorum nostrarum cedrina: Nos maisons sont bâties de cèdres : ces solives et ces poutres sont les bons prélats et les docteurs de l'Eglise, qui la soutiennent par leurs instructions et leur bonne conduite.
TIGNARIUS, πα. — Un charpentier, qui fait la charpente d’une maison. k. Reg. 22. 6.
Distribuant pecuniam his qui operantur in templo Domini, tignariis (τέκτων) videlicet et cœmentariis : Qu'ils distribuent l’argeut aux ouvriers qui travaillent à rétablir le Temple; savoir, aux charpentiers et aux maçons.
TIGRIS, 15. Hebr. Hidekel, Acuta vox. — Ce mot, soit qu'il signifie un animal ou un fleuve, vieut de 3 (gir), qui warque, en Chaldaïque, une flèche, à cause de la rapidité de la course de l’un et de l’autre. Varron dit que le {igris, en langue arménienne, signifie aussi une flèche.
1° Tigre, animal. Job. 4. 11. Tigris perit, eo quod non haberet prædam : Les tigres meurent de faim faute de proie : ce qui marque la puissance de Dieu, de faire mourir les bêtes farouches, que les hommes ne peuvent dompter ; mais ces bêtes signifient ies hommes cruels et violents, que Dieu extermine par son souffle quand il veut.
Hebr. Leo major; Gr. μυρμηκολέων, Formica leo.
rm:
grande ville de Ninive. Nabum. 2.6. Portæ fluviorum apertæ sunt : Les portes de Ninive sont ouvertes par l'inondation des fleuves, c’est-à-dire, du Tigre, qui est marqué par des fleuves au pluriel, à cause de sa grandeur,
Dan. 10. 4. Juxta fluvium magnum qui est Tigris. 11 est même appelé le fleave par excellence. ο, 12. v. 5. 6. 7. Pline, parlant de ce fleuve, ἰ. 6. c. 27, dit qu'aux lieux où il coule doucement, on l'appelle Diglito ; mais qu'où il est rapide, on le nomme T'igris, qui est le nom que les Mèdes donnent à une flèche. Τοῦ. 6. 1. Judith. 1. 6. Eccli. 24. 35. Voy.Nova.
TIMÆUS, 1; rmaïos.—Ce mot vient de l'Hébreu 22 (Z'ame), pollutus ; d'où se fait {aminare, contaminare, et signifie le père d'un certain aveugle qui fut guéri parJésus Christ, Marc.10.46. Filius Timæi, Bartimœæus cæcus sedebat juxta viam mendicans : Un aveugle, nommé Bartimée, fils de Timée, était assis sur le chemin pour demander l’aumône. Voy.
BARTIMÆUS.
TIMERE ; φοδεῖσθαι. — Ce verbe vient, ou de τιμὴ, honor, Supplicium, on craint ceux qu'on révère, on craint les supplices; ou bien, de δεῖμα, (imor.
1° Craindre pour soi ou pour d’autres quelque mal dont on est menacé. Gen. 3.10.
Timui eo quod nudus essem : J'ai eu peur, parce que j'étais nu. Matth. 10. 28 : Nolite timere eos qui occidunt corpus, sed potius timete eum qui polest et animam et corpus perdere in gehennam : Ne craignez point ceux qui tuent le corps, et qui ne peuvent tuer l'âme. Roi. 13. v. 3. 4. Vis non timere potestatem ? Bonum fac : Si autem malum feceris, time :
Voulez-vous ne point craindre les puissances? Faites bien : que si vous faites mal, vous avez raison de craindre. Matth. 1. 2. ο. 20.010. v.26. 8156. th. v: 5.27. 30. ete.
Aiusi, Timere aliquem, selon la phrase grecque, pour alicui, ou de aliquo : Craindre pour quelqu'un, ou à l'occasion de quelqu'un. Gal. #. 11. Timeo vos, ne forte sine causa laboraverim in vobis:J'appréhende pour vous. 6. 2. 12. Timens eos qui ex circumcisione erant : Craignant de blesser les circoncis. On dit aussi : Timere ab aliquo, où αὖ aliqua re : Etre effrayé de quelque chose. Ps. 6%. 9. Timebunt qui habitant termincs a signis tuis : Ceux qui habitent les extrémités de la terre seront effrayés par les signes éclatants de voire puissance. Isa. 7. 4. Noli timere, et cor tuum ne formidet a duabus caudis titionum fumigantium : Ne craignez point, et que votre cœur ne se trouble point devant ces deux bouts de tisons fumant de colère et de fureur. Voy. Trrio. Ps. 111.7. Ainsi, Job. 6. 21. Videntes plagam meam, timelis : Aussitôt que vous voyez la plaie dont j'ai été frappé, vous en êles cffrayés, et vous en avez de l'horreur, en me regardant comme un hypocrite que Dieu a voulu confondre par un chàtiment si extraordinaire.
2° Craindre d’une frayeur respectueuse, être frappé d'étonnement et d’admiration.
Matth. 9. 8. Videntes lurbæ limuerunt (θαυμάζειν, admirari) : Le peuple voyant ce miracle fut rempli de crainte et d'étonnement.3. Reg. "ἢ. 28. Timuerunt regem, videntes sapientiam Dei esse in eo : Les assistants reconnaissant la sagesse dont Dieu l'avait favorisé, ils furent saisis d’une crainte pleine d’admiration.
dire, d’étonnement : c’est ce qui
Marc. 4. 40. Timuerunt timore magno : 115 furent saisis d'une grande crainte, c’est-àestr Matth. 8.27. Porro homines mirati re
3° Se décourager, se rebuter, perdre çourage. Jos. 1. 9. Noli timere,quoniam tecum est Dominus. Isa. 1. 10. Ne timeas, quia ego teeum sum : Ne vous découragez point, parce que je serai avec vous pour vous secourir, Genes. 26. 4. 1. Par. 92. 13. c. 28. 20. Ps.45 | 3. Ps. 4S. FL"Joel." 27 ve 217 92. Joan: 12: