‹ Dictionnaire universel de philologie sacrée (volume 2)Chapitre 92 sur 429 · Simili macie et squalore torpebant · texte numérisé non relu

Simili macie et squalore torpebant

Ces vaches demeurèrent anssi ma gres et aussi affreuses qu’elles étaient auparavant : Le mct torpere n’est exprimé ni dans le Grec ni dans l’Hébreu ; mais il est aisé de voir que celle maigreur les faisait paraître comme engourdies et insensibles.

TORQUERE, Tonrsi, TORTUM; βασανίζειν. — Ou de rôpos, un tour, ou de τούχειν, atterere, fatigare, Lasser, fatiguer.

1° Tordre, tortiller. Exod. 39. 3. Æzrtenuavit bracteas aureas in fila ut possent torqueri (συνυφαίνει") cum priorum colorum subtegmine : 11 réduisit en fils d'or des feuilles d'or fort minces, pour les faire entrer dans la Lissure des fils de ces autres couleurs : ce qui ne se pouvait faire qu’en les tortillant comme on fail quand on file. Judic. 16. 9.

Voy. Turamenx. Eccli. 45. 3. Torto (κεχλωσ-μένος) cocco opus artificis : Cet ouvrage était fait avec un grand art, de fils retors d’écarlate. 1. Tim.2. 9. Non in tortis (πλέγματα) crinibus : Non avec des cheveux frisés. De celle signification se fait cette phrase, Torquere labia sua : Avoir les lèvres doubles ; c'est-à-dire, qui est fourbe, et qui parle pour tromper. Prov. 19.1.

2° Tourner, retrousser. Levit. 21. 18. Si parvo vel grandi, vel torto naso (στρεδλὸς χείλεcu) : S'il ἃ le nez, eu trop petit, ou trop grand, ou retroussé, il ne s’approchera point du ministère de l'autel.

3° Donner la lorture ou la question. Act.

22. v. 24. 29. Jussit Tribunus flagellis cædi el lorqueri ( ἀνετάξεσθαι) eum : Le tribun cemmanda qu'on lui donnât la question en le foueltant.

&° Tourmenter, faire souffrir, causer de la douleur, soit dans le corps. Matth. 8. 6.

Puer meus jacet indomo paralyticus, et male torquetur (κολάζεσθαι) : Mon serviteur est malade de paralysie dans ma maison, et souffre extrêmement. Sap. 11. 17. Per quæ peccat quis per hæc et torquetur : Chacun est lourmenté par la même chose par laquelle il pèche."2. Math. 1. v. 13.17. 6: 928:

Soit dans l'esprit. Job. 9. 27. Commuto faciem meam et dolore torqueor : Je fais bonne mine, οἱ je suis rongé de chagrin au dedans.

Virg.1. Æneïd.

Spem vultu sinilat; premit altum corde dolorem. c. 47. 11. Soit dans l’un et l’autre. Sap. 11,

5 Tourmenter, punir, faire souffrir de grandes peines. Matth. 8. 29. Venistine ante tempus torquere nos? Etes-vous venu ici pour nous tourmenter avant le temps? Marc.

5. 7. Luc. 8. 28. JIs croyaient qu'ils allaient être envoyés sur-le-champ dans les tourments de l'enfer, et dans l’abîime. Voy. TEM- PUS.

TORQUES, ou TORQUIS, τς ; χλοιός — Ce mot vient de torquere, parce qu’un collier ou carcan est comme ployé ou tourné; aussi est-il rendu en Grec par le mot στῥεπτὸς, qui vient de στρέφω; torqueo.

1° Collier ou carcan; soit pour servir d’or.

nement. Isa. 3. 19. Zn die illa auferet Dominus... torques (χκάθεμα) et monilia : Le prophèle menace les feames de leurôter les or

nements qui servaient à leur luxe. Judic. 8.

96. Præter torques aureas camelorum : Outre les carcans d'or des chameaux. Dans l'Orient les chameaux des princes étaient parés de cette sorte d'ornement précieux.

De cet usage viennent ces façons de parler :

Addi ut torquem collo alicujus : Servir comme d'un collier précieux au cou de quelqu'un; c’est-à-dire, lui tenir lieu d’un ornement précieux. Prov.1.9. Ut addatur gralia capili tuo, et forques collo tuo : Le Sage représente aux enfants que l’obéissance qu'ils rendront à leurs parents les rendra plus aimables que s’ils avaient des colliers et d’autres ornements sur Ja tête.

Soit pour marquer un rang d'honneur d’une grande distinction. Gen. #1. 42. Et collo torquem auream circumposuit : Pharaon mit au cou de joseph un collier d'or.

Dan. 5. v. 7. 16. 29. Circumdata est torques aurea collo ejus : Balthazar fit mettreun collier d'or au cou de Daniel, et ordonna qu'il fût considéré dans son royaume comme la troisième personre, ou comme le premier après le roi et la reine. Ainsi, Dieu marque à quel degré d'honneur il ἃ élevé la synagogue, lorsque l’ayant prise pour son épouse, il lui ἃ misau cou un collier précieux.

Ezech. 16. 11. Dedi armillas in manibus tuis, et Lorquem circa collum tuum.

2° Un carcan, ou une chaîne qu’on met au cou des esclaves ou des criminels : d'où se lire celle expression, Injicere collum in torques (χάθεμα) sapientiæ : Engager son cou dans les chaînes de la sagesse; c’est-à-dire, s’y assujeltir pour se conduire par ses préceples. Eccli. 6. 25. Jnjice pedem tuum în compedes illius et in torques illius collum tuum : C’est une chose honnête et glorieuse de se rendre esclave de la sagesse, et de suiyre ses lois, quelque fâcheuses qu'elles paraissent, v. 20. £runt tibi compedes ejus 1n protectionem forlitudinis, et torques illius in stolam gloriæ: Ses fers deviendront pour vous une forte protection, et ses chaînes un habillement de gloire.

TORRENS, Tis; χειμάῤῥους. — On fait venir ce mot de torrere ; parce que le torrent roule avec impétuosité, et c'est ce que signifie l'adjectif torrens, torrentior, de torrere, pour æstuare; Bouillonner, être dans l’agilation ; l’eau des torrents est toujours trouble,ettombeavec précipitation des montagnes el des lieux escarpés dans les vallées : aussi le même mot Hébreu Nahal, signifie torrent et vallée; et ces deux significations soutsouvent confondues dans l'Ecriture, Gen. 26 v. 17. 19, Venit ad torrentem Gerareæ, i. 6. vallem. Judith. 16. 5. Obturavit torrentes, i. e. operuil valles. Isa. 7. 19. Joel. 3. 18. Voy. SPINA.

1° Torrent, ravine d’eau causée par les grandes pluies, ou par les neiges fondues.

Ps. 125. ἡ, Converte, Domine, caplivitatem nostram, sicut torrens in Austro : Faites revenir, Seigneur, nos captifs, comme un torrent du pays du Midi; c’est-à-dire, avec au- {ant de vitesse que les torrents coulent dans la mer, dans les contrées méridionales ; ow,

selon d’autres, redonnez à nos captifs la même consolation, que le pays du midi en reçoit par l’eau d'un torrent qui vient l’arro= ser dans son extrême sécheresse. Job. 6. 15.

Fratres mei prœterierünt me, sicut torrens qui raplim transit in convallibus : Mes propres frères ont passé devant moi, comme un torrent qui coule avec rapidité dans les vallées. Job compare ses amis aux lorrents qui se forment des neiges fondues, qui entraînent tout, et qui emportent les terres, par où ils passent; c’est-à-dire, qui sont inutiles, οἱ même pernicieux. 3. Reg. 17.v.k. 6.7. Deut.

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