‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 101 sur 259 · ASS · texte numérisé non relu

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(i Connaître, éprouver {tfirrtvQxi). I. Reg. \>. \. S. 9. Dimitte t'iim Ml rmlat , et aspieieiis : Après nue vous aurez mis l'arche ilan s le chariot attelé de deux vaches qui nourrissent leurs veaux, laissez-la aller, ut rous verrez ce qui en arrivera : c'est l'avis i] ne donnèrent les prêtres idolâtres aux Philistins, pour savoir si leurs maux venaient de Dieu ou par hasard. Vov. v. (t.

ASP1R.VRE , TTvsïv. Souiller, en parlant du vent, aspirer à quelque chose, y prétendre, lâcher d'y parvenir ; dans l'Ecriture : — 1" Souiller, en parlant du vent. Eccli. 43. 17. In voluntute ejus uspirubit notus : Le Seigneur fait souiller le vent du midi quand il lui plaît. Acl. 27. 13. — 2" Respirer , vivre. Eccli. 33. 21. Dam adliuc supercs et aspiras : Tant que vous vivrez et que vous respirerez : le Sage conseille de ne se rendre esclave de personne, en se réduisant à demander de son bien avec prière à celui A qui on l'aurait donné. — 3' Arriver, approcher (âtatrvsft). Gant. 4. 6. Donec aspiret dies et inclinentur umbrœ : Avant que le jour soit venu et que les ombres s'enfuient. Voy. Umbha. n. 6. Ainsi, c. 2. 17.

ASP1S, mis, ce mot est grec, àaiflç, et signifie proprement, aspic, espèce de serpent fort venimeux. Deut. 32. 33. etc. Venenum aspidum insanabile : Le vin de leur vigne est un venin d'aspic qui est incurable. Dieu parle de la méchante conduite des Israélites. Isa. 59. 5. Ova aspidum ruperunt : Les pécheurs ont fait éclore des œufs d'aspics : ces oeufs , ce sont les noirs desseins des méchants que le démon leur inspire. Job. 20. 6. Caput aspidum suget : Toute cette grande prospérité des impies leur sera aussi mortelle et pernicieuse, que l'est aux hommes le venin des aspics. Voy. Caput.

Les hommes méchants, pernicieux et ennemis des gens de bien. Isa. 11. 8. Delectabitur in fans ab ubere super foramine aspidis : Le Prophète assure que les enfants les plus jeunes, et à peine hors de la mamelle, fortifiés de la grâce de Jésus-Christ, devaient ne point craindre les tyrans , ou de converser avec les méchants. Voy. Régules.

àSPORTARH, »uft^6ietv. Transporter quelque chose d'un lieu à un autre. Gen. 50. 24. Âsportate ossa mea vobiscum... Transportez mes os avec vous hors de ce lieu, dit Joseph à ses frères; ce qui est une marque que tant qu'il gouverna toute l'Egypte , il ne s'y était regardé que comme étranger, ayant toujours eu en vue la terre de ses pères.

ASRAEL, Heh. Beatiludo Dei, fils de Jaleléel. 1. Par. 4. 10.

ASR1EL , Heb. Beatiludo Dei, fils de Galaad, descendant de Maiiassé. Num. 20. 31. appelé Esriel. Jos. 17.2.1. Par. 7. 14.

ASR1EL1TA, m, Asriélite, descendant, ou qui est de la famille d'Asriel. Num. 20. 31.

ASSARE, ô-tkv. Ce verbe vient du grec «ç.>, SÎCCo, et signifie :

Rôtir. 2. Par. 35. 13. Et assaverunt phase super îgnem, juxta quod in legescriptum est : Les lévites firent rôtir la pâque sur le l'eu , comme il est écrit dans la Lof. Cette solen-

nité de pâque est un effet de la piété particulière de Josias. Voy. v. 7. ïob. 0. (i. Assaeic ninies ejus : Le jeune Tohie lit rôtir une partie de la chaii du poisson qu'il avait tiré do

l'eau par l'ordre de l'Ange.

ASSATURA, m, iayapkm;. Ce nom, inusité chez les Latins, est formé du supin assulum, et signifie dans l'Ecriture,

Morceau rôti. 2. Reg. (i. 19. Et parti tus est itniversœmultitudini... singulis collyridam punis imam, et assaluram bubulœ carnis : David donna à tout le peuple d'Israël, à chacun un pain en façon de gâteau, un morceau de bœuf rôti... Ce fut lorsqu'il fil poser l'arche en la place qui lui avait été deslinée. Voy. v. 17.

ÀSSECTARI, être à la suite de quelqu'un, l'accompagner; dans l'Ecriture,

Poursuivre, rechercher. Ezech. 22. 27. Ad perdendus animas et avare assectanda lucra : Les princes de Jérusalem étaient attentifs à perdre les âmes, et à chercher leur gain de tout côté pour satisfaire leur avarice. Dieu se plaint des princes des Juifs ligues avec leurs faux prophètes, pour répandre le sang de ceux qui se voulaient opposer à leur avarice et à leurs désordres.

ASSEDIM, Heb. lnsidiœ , ville en la tribu deNephlhali. Jos. 19. 35.

ASSEM , Heb. Nomen, père d'un des plus vaillants hommes de l'armée de David. 1. Par. 11. 33.

ASSENTIRE, consentir, acquiescer; dans l'Ecriture :

Favoriser. 2. Mach. 14. 26. Diccbul Nicanorem rébus alienis assentire : Alcime vint dire à Démétrius que Nicanor favorisait les intérêts de ses ennemis; Gr. àWirpia ppovs&t

ASSENT1RI, S'accorder avec quelqu'un, entrer dans son sentiment, se rendre à sa volonté [éi(Téko$tii))i Gen. 34. 24. Assensique sunt omnes : Tout le peuple dépendant d'Hé- l mor s'accorda à la proposition que leur fit Sichem, son fils, de circoncire tous les enfants mâles, afin qu'il épousât Dina.

ASSEQUI, Atteindre quelqu'un en marchant; venir à bout de quelque chose, l'obtenir, l'acquérir; dans l'Ecriture :

Comprendre et savoir quelque chose, en être convaincu (izapa-/.o\o\>Bzïv) . 2. Tim. 3. 10. Assecutus es meam doclrinam : Quant à vous, vous savez quelle est ma doctrine, dit saint Paul à son disciple. Luc. 1. 3. 1. Tim. 4. 0.

ASSER.is.Cenom vient de l'ancien axer, et signifie proprement un soliveau, dans l'Ecrit ure:

Ais (axémj). Eccli. 29. 29. Melior est rictus pauperis sub tegmine asserum, quant epulœ splendidœ in peregre sine domieilio : Ce que mange le pauvre sous quelques ais qui le couvrent, vaut mieux qu'un festin magnifique dans une maison étrangère à celui qui n'a point de retraite.

ASSID^EI , Heb. Milvi. Les Assidécns , secte des Juifs, ainsi appelés du nom hébreu Hasidim, pii sancli, parce qu'ils pratiquaient une exacte observation de la Loi. 2. Mach. 4. (>. Ipsi qui dicunlur Assidwi Judœorum, quibus prœest Judas Maehalnvas, bellu ftutriunt .-Ceux d'entro les Juifs qu'on nomme

Assidéens, dont Judas Machahée est le chef, entretiennent la guerre, dit Alcime au roi Pémétrius , contre Judas Macbabée, par qui il avait été dépouillé du souverain sacerdoce. ' Ainsi, 1. Macli. 2. V2. c. 7. 13. On croit que. c'étaient les mêmes que les Essénicns.

; ASSIDERE , truyza6n(r9at. 1° S'asseoir, ou être assis auprès, ou avec. Act. 20. 30. lit exsurrexit rex et prœses, el Bérénice, et qui assidebant eis : Le roi, le gouverneur, Bérénice, et ceux qui étaient assis avec eux, se levèrent; ce fut pour conclure le jugement de saint Paul sur la permission qu'Agrippa venait de lui donner de parler pour luimême. Sap. 6. 15. Assidentem illam foribus suis inveniet : Celui qui veille dès le malin pour posséder la sagesse, la trouvera assise à sa porte [-rràpcSpciç).

2e Se rendre assidu auprès de quelqu'un , lui faire la cour (npoTeSp^nv). 1. Mach. 11. 39. Tryphon assidebat ei ut traderel eum : Tryphon pressa longtemps Elmalcuel, afin qu'il lui donnât Anliorhus, fils d'Alexandre, pour le faire régner en la place de son père.

ASSIDUARE,£v3£).tx£<'v-Ce verbe inusité vient iVassidere, comme qui dirait, qui est comme assis sur l'ouvrage, travailler continuellement; dans l'Ecriture :

Se servir souvent de quelque chose. Eccli. 30. 1. Qui diligit filium suum, assiduat Mi flagella : Celui qui aime son fils, prend souvent le fouet pour le châtier.

ASSIDUE, hSùtxàs- Cet adverbe vient de l'adjectif assiduus , et signifie continuellement, sans cesse. Eccli.20.26./nore indisciplinatorum assidue erit : Le mensonge se trouve sans cesse dans la bouche des gens déréglés. c. 23. 11. c. 51. 15.

ASS1DU1TAS, tis, èv8el«x«rfwff. Ce nom vient A'assiduus, et signifie proprement assiduité, persévérance à faire quelque chose presque continuellement; dans l'Ecriture : — 1° Assiduité au travail (ÙTropowî). Eccli. 38. 28. Assiduitas ejus variât picturam : Le sculpteur diversifie ses figures par un long travail. — 2° Accoutumance. Eccli. 7. 14. Assiduitas illius non est bona : L'accoutumance de mentir n'est pas bonne; c'est-à-dire est très-mauvaise. Hébraïsme. — 3° Conversation , familiarité (è9«rf*6f ). Eccli. 23. 19. JVe forte... et assiduitate tua infatunlus, improperium patiaris : Et de peur que devenant insensé par la trop grande familiarité avec les grands, vous ne tombiez dans l'infamie. Le Sage décrit ici les malheurs où s'expose celui qui oublie son père et sa mère pour être au milieu des grands. — k° Durée perpétuelle. Eccli. kl. 9. Cum semine illorum assiduitas improperii : La race des pécheurs sera éternellement déshonorée.

ASSIDUUS, a, vu. Cet adjectif vientdu verbe assidere , comme qui dirait, qui c*t assidu sur l'ouvrage, qui travaille continuellement à quelque ouvrage, el signifie proprement, assidu, continuel, ou presque continuel; dans l'Ecriture : — 1" Qui a l'esprit continuellement appliqué à quelque chose. Eccli. G. 37. 7n tnundalis l)ei assiduus

esta : Méditez sans cesse les commandements

de Dieu. c. 12. 3. — 2° Qui converse et se trouve souvent avec quelqu'un. Eccli. 9. k. dansai tutrice ne assiduus sis :Gr. fuWvîeXiytÇ». Ne vous trouvez pas souvent avec une femme qui danse; gr. avec une femme qui chante. — 3° Fréquent, qui arrive souvent. Eccli. 18. 32. Ne oblecteris in turbis, nec in modicis , assidua enim est commissio illorum : Ne vous plaisez point dans les assemblées pleines de tumulte, non pas même dans les plus petites, parce qu'on v pèche sans cesse, c. 20. 21. c. 23. 10. c. 33. 27. Ainsi, c. 37. 21. Dominatrix illorum est assidua lingua : Le bien et le mal, la vie et la mort, dépendent ordinairement de la langue , savoir : de son règlement ou dérèglement. 11 semble qu'il y avait assidue, ou assiduo, fréquemment, ordinairement; Gr. ivStkiY&ç. — h° Ardent, actif (èvspyouftévu). Jac. 5. 16. Multum valet apud Deum deprecatio jusli assidua : Priez l'un pour l'autre, afin que vous soyez guéris, car la fervente prière du juste est fort effi-

cace.

ASSIGNARE, donner à chacun sa part d'une chose qu'on distribue à plusieurs, attribuer la cause de quelque chose à une personne; dans l'Ecriture:

1 Rendre, représenter [irapLcnmtu). Act. 9. 41. Assignavit eatn vivant: Saint Pierre rendit vivante Tabithc , qui était morte , aux disciples et aux veuves qui lui demandèrent celte grâce.

2° Mettre fidèlement un dépôt entre les mains de celui pour qui il est destiné [afpayîÇeafot). Rom. 15. 28. Cum assignavero eis fruclum hune : Saint Paul promet aux Romains qu'aussitôt qu'il aura distribué à ceux d'entre les saints de Jérusalem qui sont pauvres, l'aumône qui lui a été mise en dépôt pour eux, il passera par Rome en allant en Espagne.

ASSIMILARE, ô/*o«>5v. Comparer une chose à une autre, et faire voir qu'elle lui esl semblable. Dans l'Ecriture : — 1° Rendre semblable («rEtxàÇstv). Sap. 13. 13.5t... assimitel illud imagini hOminis :TJa ouvrier fait l'image d'un homme de ce qu'il lui reslede boistorlu et plein de nœuds ; le Sage fait voir la folie de l'idolâtrie, de s'appuyer sur le secours des faux dieux. Job. 30. 19. D'où vient celte signification figurée d'assimilari'/ ^Représenter, être la vraie figure d'une chose, y avoir beaucoup de rapport Hebr. 7. 3. Assiinilatus filio Dei: Melchisédech est semblable à Jésus- Christ, parce que ni le commencement ni la fin de sa vie n'est rapporté («yopoioCv). 2° Rendre semblable à quelqu'un, limiter. Matlh. 6. 8. Nolite ergo ussimilari eis : Ne vous rendez point semblables aux païens qui affectent de parler beaucoup dans leurs prières, croyant par là mériter d'être exaucés. — 2° Comparer, juger semblable. Canl. 18. Equitatui mco in curribus l'haraonis assimilavi te : Je vous ai comparée aux chariots de Pharaon. Cette protection que Dieu donna aux Juifs contre Pharaon était la ligure de celle qu'il donne à son Eglise contre tous ses ennemis, c. 7. 7. Eccli. 25. 15. Thren. 2. 13.

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Malth. 7. 24. Marc. V. 80. Ainsi, Jerem. (i. 2. Speeiosm et detieatm assimilavi filiam Sion: Je puis comparerai fille do Sion à une IVmine qui est belle et délicate. Le prophète parle de la beauté des bâtiments tic Jérusalem et de la vie molle de ses habitants. — 3" Donner â une personne un nom ou surnom qui réponde à l'état auquel il est destiné ( 7^0 o-Sé^s- '.<T0a«). Isa. 45. 4. Vocavi te nomme tuo : assimilante, et non coqnoiisli me ; Outre le nom de Cyrus, je vous ai encore donné celui de . Christ, et vous ne m'avez point connu. Dieu reproche à Cyrus qu'il lui avait donné ce nom, parce qu'il l'avait choisi pour être le libérateur de son peuple; et celui de Christ, parce qu'il le voulait rendre victorieux des rois, et que néanmoins il attribue toute sa gloire à ses idoles, c. 44. 5. In nomine Israël ussimilabitur : L'autre fera gloire de porter le nom d'Israël ou d'Israélite, c'est-à-dire, de chrétien et sectateur de la loi d'Israël (|3oâv, Heb.Cltinneh,cognominare). — i' Représenter en Ggurcs et sous des images différentes. Ose. 12. 10. In maint prophetarum assimilatus sum : Dieu se plaint que c'est inutilement qu'il s'est fait connaître à son peuple par ses prophètes en plusieurs manières.

ASSISTERE,7ra/>;<rr«(Te«t.Se tenir debout auprès de, assister à quelque chose, comme à un sacrifice ; dans l'Ecr., — 1° Etre, se trouver présent. Gen. 44. 34. Ne calamitatis quœ oppressura est patrem, lestis assistant : Juda prie Joseph de le prendre pour esclave, plutôt que Benjamin, de qui il avait répondu à Jacob, de peur qu'il ne fût témoin de l'extrême affliction où Jacob auraitété. — 2°Elre, ou se tenir auprès de quelqu'un pour le servir. 1. Reg. 22. 7. Ait ad servos qui assistebant ei : Saiïl dit à tous ceux qui étaient auprès de lui; Saiil témoigne à ses officiers le ressentiment qu'il avait de ce que personne ne l'avertissait au sujet de David , qu'il tenait son ennemi. 2. Reg. 13. 31. 3. Reg. 4. 5. c. 12. v. 6. 8. Ainsi, Luc. 1. 19. Ego sum Gabriel,qui asto ante Dcuth : Je suis Gabriel, qui suis toujours présent devant Dieu, dit cet ange à Zacharie, qu'il punit de n'avoir pas cru à ses paroles. Quand l'Ecriture parle des anges, elle ne distingue point entre assistere, astare et ministrare. — 3-° Etre proche , être près d'arriver. Jac. 5. 9. Ecce Judex antejanuam assislit : Voilà le Juge qui est à la porte, dit cet apôtre, de l'avènement de Jésus-Christ. Voj \ v. 8. — 4° Assister, soulager. Sap. 19. 20. In omni loco assistens eis : LeSeigneur a assisté son peuple en tout temps et en tout lieu , se. toutes les fois qu'il a mis sa conûance en lui. Rom. 16. 2. — 5° Regorger, se répandre avec abondance. Eccli. 24. 3". Assistens quasi Gehon : Comme le Nil rend les terres fertiles quand il se déborde, la sagesse se répand dans les esprits par ses lumières, et dans les cœurs par ses grâces. Rien ne répond â ce mot en Grec; d'autres prennent assistens pour sistens, actif, qui rend présent, qui fournil. — G" Se présenter, venir devant. Exod. 18. 13. Sedit Moyses. ut juilicarel poputum qui assistebat Moysi . Moïse s'assit pour rendre la justice au peuple

qui se présentait devant lui. Act. 17. 5. Assiste»tes}domuiJasonis: Les Juifs poussés d'un faux

zèle, se présentèrent à la maison de Jason. Ce fut pour enlever de force saint Paul et Silas, et les accuser, devant le peuple, de rébellion aux ordonnances de César. — 7 Se faire voir, apparaître à quelqu'un (jyiirrâvou), Act. 23. 11. Sequenti nocte assistens ei Dominus : La nuit suivante , le Seigneur se présenta à Saint Paul , ce fut pour l'encourager, car le Tribun l'avait fait enlever le jour précédent d'entre les mains de l'assemblée des Juifs, de peur qu'il ne fût mis en pièces. — 8° Comparaître devant un juge. Act. 27. 24. Cœsari oportet le assistere : Saint Paul , pour assurer tous ceux du vaisseau que personne ne serait perdu dans ce péril, leur raconte qu'un ange de Dieu l'avait assuré qu'il fallait qu'il comparût devant César. — 9 Venir, arriver (nc>.{,«ylv£<jQc/.t). Hebr. 9. 11. Chris tus autem assistens l'ontifex [uturorum bonorum: Jésus- Christ, le Pontife des biens futurs, est venu dans le monde.

ASSISTRIX , nâptSpoç. Ce nom semble avoir été mis pour Assestrix, qui viendrait naturellement d'assessor; ainsi assestrix, d'assidère; au lieu que s'il venait d'assis to, il devrait y avoir astilrix, d'astitor; mais assistrix signifie ici

Qui est assise auprès. Sap. 9. 4. Da mi/ri sedium luarum assistricem sapienliam : Dieu de mes pères, donnez-moi cette sagesse qui est assise auprès de vous dans votre trône; ce que le Sage demande pour bien régner.

ASSON. Gr. de plus près, ou ASSUS, 1. - 1* Vil le de l'Eolide, province de l'Asie Mineure, où les disciples joignirent saint Paul et allèrent tous ensemble à Mytilènc. Act. 20. v. 13. 14. C'est maintenant Asso, ville épiscopale, sous l'archevêché d'Ephèse ; on la nomme aussi Apollonie. — 2° Un lieu. Act. 27. 13. Cum sustulissent de Asson legebant Cretam „• Ayant levé l'ancre d'Asson, ils côtoyèrent de près l'île de Crète. 11 n'y a point de ville de ce nom sur la côte de Candie; mais l'interprète a traduit par un nom propre le mol grec Sititoï, qui signifie de plus près.

ASSUERE, iizippùnzîiv. Coudre une chose à une autre. Marc. 2. 21. Nemo assumentum parmi rudis assuit veslimento veteri : Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieux vêtement. Notre-Seigneur montre par celle comparaison qu'il ne faut point imposer aux faibles des pratiques trop rigoureuses.

ASSUERUS. Nom persan. Prineeps et Dux.

— 1° Roi des Mèdes, père de Darius Médus, et roi de Babylone. Dan. 9. 1. Inanno primo Darii, plii Assueri, de semine Medorum : La première année de Darius, fils d'Assuérus, de la race des Mèdes. — 2° Roi de Perse. C'est au commencement de son règne que les ennemis des Juifs formèrent des accusations contre eux. i. Esdr. 4. (i. In regno aillent Assueri, in principio regni ejus, scripserunt acrusationem adv.ersus habitalores Judw et Jérusalem. Comme ce nom d'Assuérus, aussi bien que celui d'Arlaxerxès, était autrefois commun aux princes des Mèdes et des Perses, cet Assuérus convient assez au temps do

UICTIONNAIRE DE PIIILOLOOIE SACREE.

Cambyse, fils aîné de Cyrus, et celui d'Ar- (axcrxès à Oropaste, ce" mage de Perse qui feignit d'être le fils de Cambyse, et qui régna pendant quelques mois. — 3° Darius, fils d'Hyslaspe, est probablement cet Assuérus qui a épousé Eslher, et sous le règne duquel tout ce qui regarde l'histoire de Mardoehée et d'Aman est arrivé. Esth. t. 1. In diebus Assueri qui regnavit ab India usque JEthiopiam, ce qui convient à ce que dit Josèphè, 1. 11. Antiq. c. 4. que sa domination s'élcnd.iit sur cent vingt-sept provinces, depuis les Indes jusqu'à l'Ethiopie. Voy. Darius.

ASSU1 ÎSCERE, mbefat. S'accoutumer, élre accoutumé à quelque cliose. Eccl. 23. 9. Juralioni non assuescal os tuum : Que votre bouche ne s'accoutume point au jurement. V. 17. 20. Jcrem.2. 24.

ASSUMENTUM, inifr-npa. Ce nom est démo du verbe a&sumere, et signifie pièce, ou morceau de quelque chose. Marc. 2. 21.

Voy. Commissura, Assuere.

ASSUMERE , >//.u.Càv;iv, 7Tav//.a,agiv;iJ. Prendre quelque chose pour soi. Dans l'Ecriture, — 1° Prendre avec soi, prendre pour compagnie. Malt h. 17. 1. Et post dies sex assumit Jésus Petrttm, et Jacobum, et Joannem fralrem ejus : Six jours après, Jésus ayant pris avec lui Pierre, Jacques et Jean, son frère. Ce fut pour être témoins de sa transfiguration. 2. Tim. 4. 11. Marcum assume . Prenez Marc avec vous, et amenez-le. Celait pour servir à saint Paul dans le ministère de l'Evangile. — 2 Prendre pouraide(<7u).).«aÇàv£tï).Exod. 12.4. Assumel vicinum suum : S'il n'y a pas dans la maison assez de personnes pour pouvoir manger l'agneau, il en prendra de chez son voisin auiant qu'il en fautpourmanger l'agneau, dit Dieu à Moïse. — 3° Prendre, employer, se servir (ùiyjrtxi). Eph. 6. 17. Galeam safulis assumite : Prenez le casque du salut. Voy. G aléa. Sa p. 11. 19. Volens placer e illi qui se assumpsit . Chacun d'eux voulant plaire à celui qui l'employait. Le Sage parle de l'application des sculpteurs d'idoles à faire des figures parfaitement achevées. — 4" Attacher à quelque chose. Malach. 2. 3. Assumet vos secum : Je vous jetterai sur le visage les ordures de i os sacrifices solennels, et elles vous emporteront avec elles; autr., elles s'altacheronl à \ous; vous en serez tout couverts. Dieu, in punition de ce que les Juifs h imprimaient point ses paroles dans leur cœur, rejelle avec mépris leurs sacrifices. — 5° Prendre pour emporter ou transporter. Mal th. 4. \. 5,8. tune assumpsit eumdiabolus : Le diable alors prit et transporta Jésus : ce lut à la seconde tentation que lui fit le démon. Ezecb. .. 12. 34. Ose. 5. 10. D.ul. 30. v. 5. — . Prendre pour quelque fonction ou pour sou service {-y^'i-y 6tw im ■ Rom. I». 3. Deus umpsit : On ne doit point condamner ii qui mange de tout, puisque Dieu l'a piis a son service. Hebr. o. 1. Omnisnamque ponlifex ex hominibus assumptus : Car tout pontife étant prisd'enlre les hommes, est établi pour les hommes en ce qui regarde le culte de Dieu, afin qu'il olïn-a des dons et dis sacrifices pour les péchés. Exod. (i. 7. c. 19.

4. Sap. l'i. 19. 1s. 66. 21. Jerem. 25. 9. c. :: I. 26. c. '.3. 10. Ainsi 3. Reg. 11. 37. Te autem assumant : Mais pour vous, je vous prendrai, et vous serez roi dans Israël, dit Dieu à Jéroboam. — 7° Prendre quelqu'un pour le punir ou le perdre (àiroMiûeev). Jerem. 44. 12. Assumam reliquias Judœ : Je perdrai les restes de Jud;i. F.zech. 17. 12.— 8° Choisir, préférer. \Bov\eaOxt). Isa. 8.0. Abjecit populUs iste at/nas Siloe quic vadutlt cum silentio, et assumpsit magis Rasin et filitim Itomeliœ : Ce peuple a rejeté les eauxdeSiloé, qui coulent paisiblement et en silence, cl a mieux aimé s'appbj et" surRasin et sur le fils de Homélie. Voy. SlLÔé, Vby. Romei.i a. Jerem. 3. 4. Mallh. 2V. v. 40. 'il. Ainsi Luc. 17.3V. Unus assumctitr, et aller relinquetur : De deux personnes qui seront dans le même lit, l'un sera pris et l'autre laissé. — 9° Recevoir, introduire quelqu'un, l'admettre, lui donner place («vaWfteàvsiv). Acl. 20. 14. Assumploeo, venimus Mitylehem : L'Evangélislc dit que saint Paul étant remonté à Assondans le vaisseau, alla à Milylènc. — 10" Prendre, recevoir quelqu'un chez soi, le traiter avec bonté et charilé [irpo-àMUS&veiv). Rom. 14. l.Inprmum in fide assumite: Recevez avec charilé celui qui est encore faible dans la foi, sans vous amuser à conlester avec lui. Act. 18. 26. Assumpserunt eum : Quand Priscille et Aquilas curent ouï Apollon enseigner ce qui regardait Jésus, ils le retirèrent chez eux; comme cet Apollon n'avait connaissance que du baptême de saint Jean, ce fut pour l'Instruire plus amplement Aggée. 2. 2V. Voy. Suscipere. Ainsi Ps. 20. 10. Dominus autem assumpsit me : Le Seigneur s'est chargé de moi pour en prendre soin. Hebr. Collegit me : Le Seigneur m'a recueilli et, pour ainsi dire, levé de terre comme on lève les enfants exposés. — 11" Secourir, délivrer, assister, 2. Reg. 22. 7. Assumjisi; me et extraxil me de aquis muftis : Le Seigneur m'a pris et m'a retiré du milieu des eaux. David témoigne à Dieu sa reconnaissance de l'avoir délivré de tous ses ennemis (àvTiXaaêivEiv). Voy. Aqua. Ps. 17. 17. Eccl. 20. 12. Propter mandatant assume pauperem : Assistez le pauvre, à cause du commandement. Ezech. 37. 21. — 12" Gagner, acquérir [zyjn). Amos. 6. 14. Numquid non in forlituàinè nosira assumpsimus riobis cornua? N'est-ce pas par notre propre force que nous nous sommes acquis une si grande puissance? Voy. Cornu. — 13" Elever en haut, élever au ciel (àv«Aa/Jt6«veiv). Act. 1.2. Usque in ./, m qua assumptus <st : Saint Luc témoigne qu'il a parlé dans son premier livre de toutes les choses que Jésus a faites et enseignées jusqu'au jour qu'il lut éle\é dans le ciel. v. 11. 22. Mue. 16. 19. Ainsi I. Tim. 3. 16. .4ssumptum est in gloria: Le Verbe incarné, a; pelé mystère d'amour, a été élevé et ri ç i dans la gloire. — 14° Prendre, recevoir. Ecc'.i. 23. 38. Longitudo dierum assumetur ab eo ; C'est le Seigneur qui donne des jours sans (in. Gr. Lire reçu de Dieu est une s e qui n'a point de fin. c. 51. 36. Assumite diseiplinam : Recevez l'instruction comme Une grande quantité d'argent. Jerem. 9. 20. —

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15 Prendre sur sol , se charger, soutenir. Ê/ccI). 4.6. Assumes iniquitatem domusJuda: Vous prendrez sur vous l'iniquité de .la maison dé juda. Le prophète ici est une figure do la patience lionl Dieu supporta l'iniquité des Juifs depuis le règne de Josias. v. ». — 16* Retirer («v«S«îvs(v). Ezech. 9. 3. Et gloria Domini assumpta est de Cherub : La gloire du Dieu d'Israël s'éleva de dessus le chérubin où elle était, et vint à l'entrée de la maison du Seigneur ; c'était pour l'aire connaître que Dieu devait bientôt sorlir en effet du temple. — 17° Entreprendre (Iniô-x^Oca). 2. Mach. 2. 27. Negotium plénum vigiliàrum et sudoris assumpsimus : Nous engageant à rapporter en abrégé dans ce livre ce qui a été écrit en cinq livres par Jason le Cyrénéen, nous avons entrepris un travail qui demande une grande application et beaucoup de peine.

De ce verbe viennent ces façons de parler :

Assumere cogitationem. Prendre un dessein, une résolution (èm<rK«v, altrahere). Sa p. 19. 3. Aliam sibi assumpserunt cogitatiotiem inscientiœ : Les Egyptiens, ayant renvoi é avec un grand empressement les Israélites, prirent tout d'un coup follement une autre pensée ; ce fut en se mettant à les poursuivre.

Assumere fletum, lamentutn, plane tum. Répandre des larmes, jeter de grands cris, faire un grand deuil (Xaf*e«vs*6ai). Jerem. 9. v. 10. 18. Assumam fletum et lamentum : Je vais répandre des larmes , et jeter de grands cris sur les montagnes, dit le prophète, qui veut confondre l'insensibilité du peuple par l'abondance de ses larmes. Ezech. 19. 1. Et tu assume planctum super principes Israël : Vous, ô Ezéchiel, laites un grand deuil sur les princes d'Israël. Dieu commande au prophète de pleurer Josias, qui était un trèsbon prince, étant retourné à Dieu de tout son cœur, et qui fut tué ensuite par Pharaon Necao, roi d'tëgypte.

Assumere laudemetorationem^poatix^Oa.i.

Employer les sollicitations et les prières pour quelqu'un. Jereni. 7. 16. Nec assumas pro eis laudem et orationem : Jérémie, n'entreprenez point de me conjurer et de me prier pour ce peuple. Dieu voulait prévenir la douleur qu'eût eue son prophète, de n'être pas exaucé.

Assumere linguam suarn. N'employer sa langue qu'à dire des parole= de douceur et de flatterie. Jerem. 23. 31. Qui assumunt linguas suas ; Hebr. lenificant : Je viens aux prophètes, dit le Seigneur, qui n'ont que la douceur sur la langue; faux prophètes, qui séduisent par un discours flatteur.

Assumere parabolam. User d'un discours grave, figuré ou prophétique [ùvcùm^kveiv). Nom. 23. v. 7. 18. Assumpta parabola : Balaam commença à prophétiser : ce fut à Balac, au sujet de Jacob, qu'il bénit de la part de Dieu, au lieu de le maudire, comme le lui avait demandé Balac. c. 24. 3. Job. 29. 1. Assurnens parabolam : Continuant son discours. Voy. Parabola.

Assumere sibi sapienliam. S'attribuer la

ASS lit

sagesse, s'en flatter. Zach. 9. 2. AuQmpserunt quippe sibi sapisntiam valde ; Cette prophétie s'étendra aussi sur Emath, sur Tyr et sur Sidon; parce qu'ils se sont flattés si insolemment de leur sagesse. Alexandre assiégea la ville de Tyr, la .prit et la fit brûler : ce qui fut l'accomplissement de celte prophétie.

Assumere terminum ou termines. Prendre les bornes des terres, tâcher d'étendre ses terres, y travailler (f»eT«xt6jii«t, transponni). Ose. 5. 10. Facli sunt principes Juda quasi ussumcnlcs terminum : Quand les dix tribus furent emmenées en captivité, la tribu do Juda ne pensait qu'à s'emparer de leurs terres ; c'est pourquoi, comme cette tribu était obligée de les assister, Dieu la menace de ses châtiments. Ainsi, Deut. 19. 14.

Assumere vires. Réparer, prendre des forces. Judic. 19. 8. Oro te ut paululum cibi capias, et assumptis viribus projiciscaris : Avant que vous vous en alliez, je vous prie de manger un peu auparavant, afin qu'ayant pris des forces, vous vous en alliez quand le jour sera plus avancé, dit le beau-père au lévite son gendre, qui demeurait au coté de la montagne d'Ephraïm.

Assumere zelum, tràoûv. Devenu jaloux de quelque chose. Ezech. 39. 2'5. Assumam zelum pro nomine sancto meo : Je deviendrai jaloux de l'ivonneur de mon saint nom ; savoir : lorsque Dieu devait faire connaître que les Juifs n'auraient été emmenés captifs qu'à cause de leurs péchés, et que Dieu même les aurait livrés entre les mains de leurs ennemis, qui avaient coutume d'attribuer leurs victoires à leurs propres forces

Autros phrases tirées de ce verbe.

Assumere sermones alicujus in corde suo. Mettre dans son cœur ce qu'on nous dit, pour en être pénétré. Ezech. 3. 10. Omnes sermones meos , quos ego loquar ad te, assume in corde tua : Mettez dans votre cœur toutes les paroles que je vous dis. Dieu envoie le prophèteannoncersa parole aux Juifs qui avaient été emmenés captifs.

ASSUMERE aliquid per os suum, «va>«^g«vstv. Ouvrir sa bouche pour parler de quelque chose. Ps. 49. 16. Cur assumis testamentum meumper os luumî Pourquoi avez-vous toujours mon alliance dans la bouche; letlr. Pourquoi usurpez-vous mon alliance par vos paroles : ce qui était désagréable à Dieu dans ceux qui, ne parlant que des avantages de son alliance , ne déracinaient pas en euxmêmes le vice.

Assumere aliquid in vanum, Ix^Cùmv.

Prendre en main, employer une chose sainte pour autoriser une fausseté, ou parler d'une chose sainte sans garder tout le respect qui lui est dû. Exod. 20. 7. Non assumes nomen Domini Dei lui in vanum : Vous ne prendrez pointen vain le nom du Seigneur, votre Dieuce précepte défend non-seulement de se servir du nom de Dieu pour autoriser une faus seté, mais même de le prononcer sans un profond respect.

ASSUMP1IO, nis. Ce nom signifie propre-

ment l'action de prendre; dans l'Ecriture :

1» Protection, assistance (4vt£X> ,■}<,-). Ps. 88. 19. Domini est assumplio nostra : Le Seigneur est noire protection.

2 Rappel , rétablissement ( irp&v\n$K ). Rom. 11. 15. Quœ assumplio nisi vita ex mortuis? Quel sera le rappel des Jnifs, sinon un retour de la mort à la vie? savoir, par la grâce que Dieu leur fera de les rappeler à la connaissance du nom de Jésus-Christ.

3 Départ, sortie du monde { àvàXwtyiç ). Luc. 9. NI. Ctim eomplerentur dies assumptionit ejus : Lorsque le temps auquel Jésus- Christ devait èlre enlevé du monde approchait, il se résolut daller à Jérusalem.

4° Vision, prophétie. Thren. 2. Ik. Videruni lihi assumptiones falsas : Vos prophètes ont eu pour vous des visions fausses et extravagantes. Ce mot assumplio , gr. \vfifut, répond au mol hébreu massa, qui signifie une prophétie, du verhe nasa, qui, entre autres significations, marque prophétiser. Voy. Assumere.

ASSUR, Hébr. Insidiator ; fçr.àomvp, iuroictoi. —1° Fils de Sem. Gen. 10. 22. qui bâtit Nlnive. v. 11. capilale du royaume d'Assyrie. Voy. Ninive. — 2" L'Assyrie, ou les Assyriens. Num. 24. 22. Assur capiet te : L'Assyrie vous doit prendre un jour, dit Balaam des Cinéens : en effet, les Cinéens de Nephtali furent transférés par Salmanasar, et ceux de Juda par les Chaldéens. 4.«Reg. 15. 29. Ose. 10 <i. Ipse in Assur delatus est : Le veau d'or adoré par les Samaritains comme leur Dieu, a été porté en Assyrie; ils en firent un présent au roi , dont ils voulaient acheter la protection. Isa. 52. 'i. Assur absqtte alla causa calumniatus est eum : Assur a opprimé mon peuple sans aucun sujet; c'est-à-dire, les Assyriens ; mais Ezcch. 27. 23. Par Assur, on doit entendre les Babyloniens; ces deux peu pies ensemble ne faisaient qu'un roj au me, qui comprenait l'Assyrie, la Mésopotamie, la Chaldéc et s'appelait généralement du nom d'Assyrie, aujourd'hui Diarbech (entre la Turquie et la Perse). — 3° roi d'Assyrie. Fzech. .'(1. 3. Ecce Assur quasi cedrus in Libuno . Assur était comme un cèdre sur le Liban. Cette comparaison tend à faire connaître la force et l'éclat de l'empire du roi des Assyriens, c. 32. 22. Ainsi, Num. 24. 22. Assur enim capiet le : Combien de temps demeurerez-vous en cet état de force où vous êtes ; car Assur vous doit prendre un jour; ce fut Salmanasar qui transféra les Cinéens de Nephtali. Voy. Assur. 2° On peut entendre dans ce dernier passage, on l'Assyrie ou le roi d'Assyrie. 1. Esdr. (i. 22. Converterat cor re(jis Assur ad eos : Le Seigneur avait tourné le cœur du roi d'Assyrie ; c'était Darius, fils d'Hystaspe, lequel ayant recouvré llabv lone qui s'était révoltée contre lui, avait l'empire des Assyriens, aussi bien que celui des Perses. Judith. 10. 5. — 4° Roi de Syrie. Zach. 10. 11. Voy. Hcmiliare. — 5° Père de Tbécua. I. Par. 4. 5.

ASSDRGERE , i.m-.in'ion. Se lever, en parlait rsonn qui était assise ou couchée; ce (lui se dit aussi d'un malade qui se

porte mieux, d'un homme qui croit et devient grand , d'une colline qui va en montant, d'un auteur qui s'élève dans son style; dans l'Ecriture : Se lever par respect devant quelqu'un. Gen. 31. 35. Ne irascalur Dominus meus, quod coram te assurgere nequeo ; Que mon Seigneur ne'se fâche pas si je ne puis me lever maintenant devant lui, dit l'.arhel à Laban, laquelle, étant assise sur les idoles que cherchait Lahan , s'excusa de ne pouvoir se lever, sur ce que le mal ordinaire aux femmes venait de la prendre. Eslh. ^. 9. Ainsi , Job. 29. 8. Sénés assurgentes stabant : Les vieillards se levant, se tenaient debout; Job fait connaître ici qu'il était honoré et regardé comme le prince du pays.

ASSURlM, Beb. Insidiator es. Fils de Dadan , petil-fils d'Abraham et de Céthura , sa seconde femme. 1. Par. 1. 32.

ASSUS, a, dm, ijrxiç. Ce participe assus, mis pour assatus , vient du verbe grec «ç«, sicco, et signifie rôti. Exod. 12. v. 8. 9. Et eihnl carnes nocte illa assns igni : Les enfants d'Israël , la nuit du quatrième jour du mois de nisan, mangeront la chair rôtie au feu ; c'est de l'Agneau pascal. Luc. 24. 43. Al illi obtulerunt ei partent piscis àssi : Et les apôtres présentèrent à Jésus-Christ un morceau de poisson rôti; ce fut après sa résurrection, lorsqu'il leur demanda quelque chose à manger, pour les assurer que ce n'était point un esprit . mais lui-même qu'ils voyaient.

ASSYRIUS , Heb. Insidiator, fatriptos. 1° Assyrien, qui est d'Assyrie, généralement prise, qui comprend l'Assyrie, prise plus étroitement pour une province; la Mésopotamie et la Chaldée, dont la capitale était Babylone. Tob. 1.2. Judith. I. .'S. etc. Souvent ailleurs , Mich. 5. ri. 2° Assyrien , qui est de l'Assyrie, province distinguée de la Mésopotamie et de la Chaldée. L'Assyrie , proprement dile, est le pays qui est autour de Ninive, lequel a été depuis appelé Adiabene ; mais plusieurs ont souvent confondu les Syriens el les Assyriens, au lieu que l'usage a voulu, depuis, que ces deux peuples fussent séparés par l'Euphrate ou au moins par le Tigre. Gen. 2. I V. — 3° Syrien, qui est de Syrie. Gen. 2.">. 18. Hnbitavit autem ab Heviîa risque Sur, quœ respieit .Egyptum introeunlibus Assyrios : Le pays ou Ismaël habita, fut depuis Hévila jusqu'à Sur, qui regarde l'Egypte, lorsqu'on entre dans la Syrie.

ASTARE. Vov. Adstabb.

ASTAROTH, Heb. Reges. — 1° Ville capitale d'Og , roi de Basan. Celte ville était située dans la plaine des Moabites , au milieu de la tribu de Manassés. Deut. 1. 4. — 2° Pays qui a pris son nom de la ville. Gen. 14. 5. Percusseruntque Raphaim in Astaroth Carnaim : Chodorlahomor vint avec les rois qui s'étaient joints à lui. et ils défirent les RaphaYles dans Astarolh-Carnaïm ; or, Aslaroth-Carnaïm signifie Astaroth à deux cornes, soit parce que celle ville était située sur une montagne qui avait deux pointes; soit à cause que l'on y adorait Diane, qui était représentée avec un croissant sur la

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