AST
tête. Jos. 0. 10. C. 12. 'i. C. 1.1. v. 12. 31. I. Par. 6. 71. Voy. Bosra. — 3" Mole des Philistins. 1. Reg. 31. [Q.Et posuerunt arma tjus in Umplo Astaroth Les Philistins mirent les armes de Saùl dans le temple d' Astaroth ; ce l'ut après sa défaite et sa mort, où il est à remarquer que, dans tous les passages du livre des Juges , Haal e.sl toujours joint à Astaroth. Judic. 2. 13. IHmittentes eum,et servitntes liatil et Astaroth : Les Israélites quittèrent Dieu pour servir Haal et Astaroth; ce fut pour leur idolâtrie que Dieu les livra entre les mains de leurs ennemis, c. 3. 7. c. 10. C. etc., et ces deux idoles furent rejetées par les Israélites , de l'ordre de Samuel. I. Reg. 7. v. 3. V. Cette idole d'Astaroth est la même que celle qui est appelée Astarthe, adorée par Salomon. 3. Reg. 11. 5. Voy. As-
TARTUK.
ASTARORH1TES, Heb. Grèges. Qui est
d'Astaroth. 1. Par. 11. 44. Ùzia Astaror hit es.
ASTARTHE, Ovis ou grex. Idole des Sidonfens et des Philistins, adorée par Salomon. 3. Reg. 11. 5. Sed colebat Salomon Astarthtn Deam Sidoniorum : Salomon adorait Astarthe, déesse des Sidoniens; les auteurs profanes appellent cette idole : Déesse des Syriens; quelques-uns croient qu'elle avait la ligure d'une brebis; d'autres, que depuis la tête jusqu'à la moitié, elle avait la forme de femme, et le reste la figure de poisson. Lesunscroientque c'était la Vénus des Grecs et des Romains, et d'autres l'idole de la lune, ou Diane , qui passait pour la reine des as- Ires ; ainsi son nom pouvait venir de l'hébreu Asuth, d'où vient kavnp , aslrum.
ASTR1NGERE.— 1" Lier, attacher, serrer (7TooTsi.vstv). Act. 22. 25. Cum astrinxissent eum loris : On lia saint Paul par l'ordre du tribun de la cohorte qui gardait le temple, pour le mettre en état d'être fouetté. Lev il. 8. 8. Quod astringent cingulo aplatit rationali : Moïse serrant l'éphod avec la ceinture . y attacha le rational [avaf iyyeiv) . Ezech. 27. 24.-2° Engager, obliger de faire. 3. Reg. 8. 31 . Si peccaverit homo in proximum suum , et habuerit aliquod juramentum, quo leneacur adstrictus : Salomon demande à Dieu d'exaucer celui qui viendra dans son saint temple pour le prier de lui faire rendre la justice contre un dépositaire qui lui aura nié le dépôt qu'il aura reçu de lui. Voy. Juramentum.
ASTRUM. Ce mot est grec aa-zpw, et signifie un astre, et se dit proprement d'une constellation ; il se dit aussi, mais improprement, du soleil, de la lune et de chaque étoile en particulier; dans l'Ecriture :
Astre. Job. 38.7. Ubi eras, cum melaudarent simul astra malulina ? Où étiez-vous , lorsque les astres du matin me louaient tous ensemble, en me reconnaissant leur créateur? Voy. Matutinus. D'où vient celte façon de parler figurée.
Exaltare solium snum super astra : Elever son trône au-dessus des astres; c'est-à-dire, s'élever d'une manière orgueilleuse au-dessus de toul. Isa. 14. 13. Super astra Dei exal-
tabo solium mtutn : Comment as-tu été renversé sur la terre, loi qui disais en ton cœur:
l'etabliiai mon Irône au-dessus des astres de Dieu. Cela s'entend du démon, sous la figure du roi de Babylone. Voy. Lucifkr. Deut. h 19. c. 10. 22. c. 28. 62.
ASTUTIA , 7ravoùf7.£v>^c<. Ce substantif signifie proprement, finesse ; dans l'Ecriture : —1° Finesse, artifice malicieux, sagesse et prudence du siècle | fp&vnais ). Job. 5. l.'i. Qui appr'ehendit sapientes in astulia eorum : Dieu trompe les sages par leur propre sagesse. Saint Paul appelle cette sagesse uno vraie folie. 1. Cor. 3. 19. Sapientia enim hujus mundi stultilia est apud Deum : La sagesse de ce monde est une folie devant Dieu 2. Cor. 4. 2. c. 11. 3. Eph. 4. 14. — 2» Prudence, discernement, vertu par laquelle on juge bien des choses et l'on évite d'être trompé (navovpyia). Prov. 1. 4. Ut detur parvulis astulia: Salomon dit que ses paraboles sont pour donner deli discrétion aux simples, c. 8. 5. Voy. Parvulus.— 3° Desseins secrets et cachés, sages conseils. Eccli. 1. 6. Astutias illius quis agnovit? Qui a pénétré les artifices divins du Verbe de Dieu?— 4° Pensées secrètes et cachées (en bonne ou mauvaise part). Eccli. 42. 18. Et in astutia ejus excogitabit (pour astutiam) : Le Seigneur pénètre les plus secrètes pensées des hommes; avec quoi s'accorde Luc. 16. 15.
ASTUTUS, a, du, Travoû/jyof. Cet adjectif est dérivé a'astus, du nom Astu, qui était la ville d'Athènes , et signifie dans l'Ecriture : 1° Fin , rusé, artificieux. 2. Cor. 12. 16. Cum essem aslutus, dolo vos cepi : On dira peutêtre qu'il est vrai que je ne vous ai point été à charge ; mais qu'étant artificieux , j'ai usé d'adresse pour vous surprendre. Le saint Apôtre se justifie des calomnies que ses ennemis lui avaient faites ou pouvaient lui faire.— 2° Sage , discret , habile. Prov. 13. 1G. Aslutus omnia agit cum consilio: L'homme habile fait toul avec conseil, c. 15. 5. Qui cuslodit increpationes , astutior fiet .-Celui qui se rend au châtiment deviendra plus sage. c. 14. 15. c. 15. 18. c. 27. 12. Eccli. 18. 28. c. 37 21.
ASTYAGES, Heb. Ductor urbis. Roi des Mèdes et des Perses ; ce prince avait songé que l'enfant qui naîtrait dcMandane, sa fille, lui ôterait un jour la couronne; pour prévenir ce malheur, il la maria à un homme de fort basse condition, nommé Cambyses; laquelle ayant accouché d'un fils , Aslyages le fil prendre et le donna à Harpagus , son confident, pour le faire mourir. Harpagus eut horreur d'une si cruelle action , il le donna au pasteur qui gardait les troupeaux du roi, qui le changea pour son fils , et fi' croire au roi qu'il était mort. Cet enfant étant devenu grand, apprit de quel sang i'. était sorti; Harpagus, qui avait perdu les bonnes grâces d'Astyages, fournit des armes et de l'argent à ce jeune prince pour faire la guerre à son aïeul; il le chassa du trône, et, selon quelques-uns, le fit mourir ; selon d'autres, il lui laissa l'Hyrcanie; il prit Babylone la 27" année de son régne, avec Da
rius, son oncle maternel. Dan. 13. 65. Rex Astyagts appotitus e$t adpalrenuos, et suscepit Cyrut Pertes regnum ejus : islyages ayant été joint à ses pères parla mort, Cyrus de Perse succéda au royaume, l'an 344*. \ oj Dvnu s.
ASYLUM, 1. SffuXov. Ce nom latin vient de lu privatif, et du Grec atihi, qui signifie dépouille; parce qu'il n'était pas permis de dépouiller ceux qui s'étaient réfugiés dans quelque lieu d'asile ou refuge, et signifie,
Asile, refuge, lieu de sûreté. 2. Mach. 4. 34. Cum jurejurando... suasissetde asyhprocedere, Statim permit non: Andronique ayant persuadé à Onias, par la parole qu'il lui donna avec serment de ne lui point faire de mal, de sortir de l'asile où il était, il le tua aussitôt : ce fut à l'instigation de Ménélaùs. ASYNCRITÏ7S, 1. Gr. Incomparabilis.Va chrétien que saint Paul salue. Rom. 16. 14.
AT. 8s. Celle conjonction, qui vient du Grec, à-i.p, signifie, mat*, et est le plus souvent conjonction adversative et correçtivc. Elle s'oppose souvent à non-seulement, pour marquer quelque augmentation ou contrariété. Elle sert souvent de liaison au discours, et il est difficile d'en déterminer la signification.
1° Mais, conjonction adversative ou correçtivc. Luc. 9. 21. At Me increpans illos: Jésus demandant à ses disciples qui ils disaient qui il était, saint Pierre répondit : Le Christ de Dieu ; mais Jésus leur défendit trèsexpressément de parler de cela à personne, c. 4. c.12. 14.
On s'en sert pour répondre, et elle peut souvent se rendre par le relatif qui, quœ, quod. Mallh. 26. 66. At illirespondentes dixerunt : Reus est mortis ( pour qui dixerunt ). Le grand-prétre dit a tout le conseil : Que jugez-vous de ce que vous venez d'entendre de Jésus? Ils répondirent : Il a mérité la mort. Marc. 9. 20. et ailleurs en plusieurs endroits. Marc. 7. 28. etc.
3° Ensuite, par après. Gen. 8. 5. At vero aquœ ibant et decrescebunl: Les eaux commencèrent à diminuer, et le 2"' jour du septième mois, l'arche se reposa sur les montagnes d'Arménie, et puis après, les eaux allaient toujours en diminuant, c. 46. 31. Act. 22. 14.
4- Celte particule semble quelquefois superflue. Gencs. 24. 65. Al Ma tollens pallium suutn, operuit se: Rcbecca prenant son manteau, s'en couvrit. 1. Reg. 13.30. etc.
o° C'est pourquoi, Act 3. 5. At Me intrndebat in eos, sperans se aliquid accepturum abtis: Saint Pierre dit au pauvre qui lui demandait l'aumône, et à saint Jean : Regardez-nous; c'est pourquoi il les regardait, espérant qu'il allait recevoir quelque chose d'eux, c. 4. 21. Gen. 30. 3. c. 42. 26. Num. 21.2. l.Reg. 20. 41. 4. Reg. 14. 19.
6° Néanmoins mm). Num. 14. 14. At Mi r.ontenebrali aseenderunt in verticem moniis: Vous tomberez sous l'épée des Amalécites, parce que vous n'avez point voulu obéir au Seigneur, dit Moïse au peuple; néanmoins
eux élanl frappés d'aveuglement, montèrent sur la montagne; ils y furent battus.
7 Alors (zai). Num. 16. 34. At vero omnis Israël, t/ui stubat per gyrum, fut/itad clmnorem percuntium : Coré et sa troupe descendirent tout vivants dans l'enfer, alors tout le peuple d'Israël qui était là autour, s'enfuit au cri des mourants. Mallh. 14. 18. At Ma prœmonita a matre sua: Va milti, inquit, hic in disco caput Joannis lluptisitv : llerode promit à la fille d'Hérodiade, de lui donner tout ce qu'elle lui demanderait ; et alors ayant élé instruite auparavant par sa mère; lui dit: Donnez-moi présentement dans un bassin la léte de Jean-Baptiste : Ainsi, Ruth. 4. 9.4. Reg. 4. 19. etc.
ATAD, Heb. Jlhamnus. Voy. Ahba.
AT ARA, Heb. Corona. Seconde femme de Jéraméel. 1. Par. 2. 26.
ATAROTH, Heb. Coronœ. — 1° Ville de la tribu de Gad, delà le Jourdain. Num. 32. v. 3. 34. — 2U Ville ou contrée sur les confins des tribus d'Ephraïm, de Benjamin et de Juda. Jos. 16. 7. Voy. Adarsa ou Adazer. ATAROTH-ADDAR, Heb. Coronœ potentiœ. — 1° ville dans la tribu d'Ephraïm. Jos. 15.5. c. 18. 11. — 2" L'une des frontières de Benjamin. Jos. 18. 13.
ATER, Heb. Sinisler. — 1° Chef de famille, dont les enfants revinrent de lacaptivité, au nomb. de 98. 1. Esdr. 2. 16. Filii Aler, qui erant ex Kzecltia, nonuginta octo. — 2° Un des six dépendants des portiers, dont les familles, comprises toutes ensemble, revinrent de la captivité de Babylone, au nombre de 139. 1. Esdr. 2. 42. Mais 2. Esdr. 7. 46. ne sont marquées qu'au nombre de 138. La cause de cetledifférenceou diversité de nombre peut être que 1. Esdr. 2. 42. le dénombrement fait en partant de Babylone pouvait bien contenir ce nombre; mais après le dénombrement qui fut fait après leur retour de captivité en Judée, 2 Esdr. 7. 46, il s'en trouva de manque, soit par la mort ou par quelqueautre accident. L'on peut remarquer quedans le 1° de ce litre, Athcr est écrit par un h, Atber, et est écrit sans /(, dans le 2°. ATHA, Heb. Vcnit. Voy. Maran-Atua.
ATHACH. par y Heb. Hora tua. Ville dans la tribu de Juda, l'une de celles auxquelles David envoya du butin et des dépouilles des Amalécites. 1. Reg. 30. 30.
ATHACH, par n «c ,Heb. Percutiens. Eunuque, ou officier d'Assuérus, à qui il confia la garde d'Esther. Est. 4. v. 5. 6. 9. Vov. Elnucnus, Num. ■!'.
ATHAIAS, Heb. Tempus Domini. Filsd'Aziam et descendant de Juda qui, dans le sort qui fin jeté après le retour de Babylone, afin que la dixième partie du reste du peuple demeurât dans Jérusalem, se trouva de celte dixième partie. 2. Esdr. 11. 4. Voy. v. 1.
ATHALA1 , par y. Heb. Tempus mcuin L'un des enfants de Bébaï, qui, pour se conformer à la volonté de Dieu, fut de ceux qui consentirent. u basser leurs femmes étrangères. l.Bsdr. 10. 28.
A 111 \l.lA,lleb. Tempus Domino.— 1° Mère d'Ochozias. fille d'Achat), et petite-fille d'Ann
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ri, qui, entre ses cruautés, après la mort de son Bis Ochosfas, fit tuer les princes de la race royale, excepté loas. V. Reg. 8. 26. No-
men malris rjus Athaliu : La mère d Othosias s'appelait Athalie, el était petite-fille d'Amri, roi d'Israël, o. 11. v. 1. 2. Athalia interfecit OMMIfl tsmetl regium : Athalie lit tuerions les princes de la race royale, v. 2. c. 8. 2ti. 2. Par. 22. 10. C. 23. v. 12. 21. Mais Joïada, grand-sacrificateur, ayant l'ait nourrir secrètement dans le temple ce jeune prince, Bon neveu, il le fit reconnaître pour roi, et lit mourir Athalie, qui s'était signalée par ses cruautés et ses impiétés, l'an 8126: elle avait régné six ans. — 2" Un des descendants d'Alain, père d'un nommé Isriie; soixante et dix personnes revinrent de Babylone avec cet Isaïe. I. Ksdr. 8. 7.
ATHANAI.Heb. Fortis. Un des descendants de Gerson, fils de Lévi, qui servaient devant le tabernacle de l'alliance, jusqu'à ce que Salomon eût bâti le temple. 1. Par. 6. H.
ATHAR, Heb. Oratio. Ville de la tribu de Siméon. Jos. 19. 7. C'est la même queEther, ïos. I i. V2. et Etam. 2. Par. 11. 6.
AÏHENjE, Gr. Minerpalm. Ce mot vient du Grec 'AÔffwi. Minerva, et signifie, — Athènes, qui a été une des villes du monde la plus illustre et la plus florissante: elle était attachée à la philosophie et au culte des idoles. Saint Paul y a prêché l'Evangile dans l'Aréopage. Act. 17. 16. et suiv. c. 18. 1. 1. Thess. 3. 1. Maintenant elle est érigée en archevêché, et se nomme Setines.
ATHENIENS1S, is. idem. Athénien, qui
esld'Alhènes. 2. Mach. 9. 15. Et Judceos
cequales nunc Atheniensibus facturum pollicetur: Antiochus promet d'égaler les Juifs aux Athéniens: ce fut après avoir été frappé de Dii u. Voy. v. 5. 7. 9. 12. Ainsi, Act. 17. v. 21. ii2.
ATHENOBIUS, Gr. Arcus Minervœ. Favori et confident d'Antiochus Soter. 1. Mach. 15. V. 28. 32.35.
ATHERSATHA, motpersian, gouverneur de province, ou lieutenant de roi. Nom d'office ou de charge chez les Chaldéens. Quelques-uns croient que ce nom Athersatha est attribué à Zorobabel; et d'autres croient que c'est à Néhémias. 1. Esdr. 2. C3. Leur difficulté vient de ce qu'il est assez difficile de savoir auquel de ces deux cités v. 2. ce mot doit être rapporté. Le niême doute est encore 2. Esdr. 7. 70. à cause de pareille difficulté du rapport au v. 7. Quoique, tout examiné, la charge d'échanson , où était Néhémias auprès du roi Artaxerxès, porte plus à lui attribuer ce nom, Athersata, qui vient du motThersa, aluit, et de Salha, bibit , et qui lui est clairement attribué 2. Esdr. 8. 9. c. 10.1.
ATHMATHA, Heb. Lacerla. Ville en la Iribu doJuda. Jos. 15. 53.
ATQÛE, Gr. xat. Celte conjonction est formée û'ac, et de que, changeant c, en t, et signifie proprement comme son simple et, qui a dans l'Ecriture plusieurs significations différentes, qu'il n'est pas aisé de fixer. —