C. 5. 16. Voy. FlRMAMENTUM
8° Ce qui sert d'armes. Ezech. 39. 9. Cornburent arma... clypeum, baculos manuum, erc. Les habitants des villes d'Israël en sortiront; ils brûleront... les armes, les boucliers... et les bâtons que les soldats de Gog et de Magog portaient. Quelques interprètes expliquent ceci de la défaite des armées d'Anliochus par les Machabées, et par les Israélites qui se joignirent à eux.
9° Instrument de la colère de Dieu, dont il se sert pour punir les pécheurs. Isa. 10. 5. Vœ Assur; virga furoris met et baculus ipse est : Malheur à Assur; c'est lui qui est la verge et le bâton de ma fureur. La cause de cette malédiction contre le roi d'Assyrie, est qu'il ne reconnaissait pas Dieu comme au-
leur de loulcs ses vicloires, v. 13. 1C. quoiqu'il ne s'en dût rien allribuer.
lien du
BAOACER, Heb. in compunctione. Capitaine des gardes do roi Jéhu. k. Reg.'O. 2">.
BADAD, Heb. solitarius. Père d'Adad.
(in 36. 35. 1. Par. 1. 16. Voy. Adad.
BADAIAS, lit- b. soins Dominas. Un de ceux qui se séparèrent de leurs femmes. 1. Esd. 10. 35.
BADAN. 1" Un juge d'Israël que l'on croit être Jair, de la famille de Galaal ou de Manassé, ce qui parait par la suite des noms dont se sert Samuel. 1. Reg. 12. 11. Misit Dominus Jerobaal et Budan et Jephte, car ce dernier a succédé à Jair. D'autres croient que c'est S iinson même, comme si on disait Badan, pour Bendan , fils de Dan ; car Samson était de la tribu de Dan. — 2° Fils d'Ulam, de la tribu de Manassé. 1. Par. 7. 17. Quelques-uns croient que c'est le même Jair dont il est parlé ci-dessus.
BAGATHA, ouRagathan. Un des officiers d'Assuérus qui conspirèrent contre sa personne, cl qui furent attachés au gibet, la conjuration avant été découverte par Mardocliée. Estb. 1. 10. c. 2. 21. c.6. 2. c. 12.1. Quelques-uns distinguent celui dont il est parlé, c. 1. 10. d'avec l'autre.
BAHAL1S, Heb. in lœtitia. Voy. Baalis.
BAHE, es; pzh». Signifie proprement une ile de la mer Persique, où a été de tout temps la pèche des perles ; mais dans l'Ecriture i! signifie, selon quelques-uns , un collier d'or et de perles ; selon d'autres, branche de palme d'or. Quoi qu'il en soit, il marque un présent fait à un prince pour reconnaître sa souveraineté. 1. i\lach. 13. 37. Coronam nurciim et bahem, quam misistis, suscepimns : Démétrius répondant favorablement à la demande que lui avait faite Simon Mâchabée touchant une paix solide, et les autres demandes, lui témoigne en même temps qu'il a reçu la couronne d'or et la branche de palme d'or qu'il lui avait envoyée. 2. Mach. 14. 4.
BAHURIM, Heb. elecli. Ville de la tribu de Benjamin sur le chemin de Jérusalem au Jourdain. 2. Reg. 3. 16. c. 16. 6. c. 17. 18. c. 19. 16. aujourd'hui nommée Bachori.
RAJULARE, du grec ^aa-raÇw, et signifie proprement porter quelque fardeau sur les épaules, comme les crocheteurs et portefaix : dans l'Ecr.,
Porter quelque fardeau , soit sur ses épaules, soit autrement. Marc. 14. 13. Occurrel vobis honm lagenam aquœ bajutans : Allez-vous-en à Jérusalem, vous rencontrerez un homme qui portera une cruche d'eau : ceci est la marque que Jésus-Christ donna à saint Pierre et à saint Jean, pour connaître qui était celui chez qui il voulait qu'ils allassi ni préparer la Pàqucpour la faire avec Apôtres. Act.3. 2. Ainsi Joan. 19. 17. El bajulans sibi crucem exiiit in eum qui dicitur Calvariœ locum : Jésus portanl sa croix vint au lieu appelé le Calvaire. La coutume des Romains était que les criminels condamnés au supplice de la croix, portassent
eux-mêmes leurs croix jusqu'au supplice. Voy. Simon 6°.
Phrase tirée de celte EigniOcalion dans le sens métapbdrique.
RAJULARE crucem tuam. Porter sa croix : c'est êlre prêl à souffrir toutes sortes de peines et d'afflictions. Luc. 14. 27. Qui non bajulat crucem suam et venit post me, non potest meus esse discipulus : Quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas , ne peut être mon disciple, dit Jésus-Christ.
BAJULUS, i. De Bajulare, et signifie proprement crocheteur, portefaix. Dans l'Ecriture il se prend dans le sens figuré pour :
Porteur de quelque nouvelle. 2. Reg. 18. 22. Non cris boni nuntii bajulus : Vous serez le porteur d'une méchante nouvelle, dit Joab à Achimaas.
BAL A, Heb. inveterata. — 1° Servante de Rachel, qui la donna pour concubine à son mari Jacob. Gen. 29. 29. c. 30. 3. 1. Par. 7. 13. — 2° Nom de ville de la tribu de Siméon. Jos. 19. 3. Hasersual, Bala. 1. Par. k. 29.
RALA, Heb. deglutiens. — lu Nom d'homme des descendants de Ruben. 1. Par. 5. 8. Porro Bula filius Arar. — 2" Nom de petite ville qui a été appelée Segor. Gen. 14. v. 2.7.
RALAAM, Heb. vetastas populi. Célèbre devin, ou magicien, qui était en réputation de pouvoir, par ses enchantements, mettre en fuite des armées. Num. 22. 5. Misit nuntios ad Balaam filium Beor uriolum, Heb. de Petor. Ralac envoya des ambassadeurs à Balaam, fils de Réor, qui était un devin de Pétor, ville de Mésopotamie. Ce prophète, au lieu de maudire le peuple, le bénissait malgré lui, ce qui, ayant irrité Balac, il lui donna un conseil détestable qui fut funeste aux Israélites. Num. 25. 3. Voy. Beelphégoh.
BALAAN, Heb. inveleratus. Fils d'Eser, petit-fils de Séïr. 1. Par. 1. 42.
RALAATH. Ville de la tribu de Dan. Jos. 19. 44. C'est la même qui fut fortifiée par Salomon. 2. Par. 8. 6. Elle est appelée Baalalh. 3. Reg. 9. 18. Voy. Baalath.
BALAC, Heb. involvens. Fils de Séphor, roi de Moab, qui fil venir Balaam pour maudire les Israélites. Num. 22. 2. c. 23. 1. etc.
RALADAN, Heb. absque judicio. Père de Mérodach, roi de Rabylone et des Assyriens. 4. Reg. 20. 12. Son fils Mérodach est aussi surnomme Baladan. Isa. 39. 11. Voy. Mérodach. Voy. Békodacii.
BALAN, Heb. inveleratus. Descendant de Jadihel, père deJéhn. I. Par. 7. 10.
BALANAN, H. b. idoli donum. — 1" Fils d'Achobor, roi d'Edom, avant ou'il y eût un roi en Israël. Gen. 36. v. 38. 39. — 2" Intendant de David sur les oliviers cl les figuiers de la campagne. L Par. 27. 28.
BALARE, •/;.: ■': m. Ce verbe vienl du cri même et du bêlement des brebis, et signifie proprement bêler comme les brebis : dans l'Écr .
Bêler, crier, en parlant d un chevreau. Tob. 2. 21. l'uni vocem baluntù vir ejus audissel: Tobie ayant enleudu crier le chevreau
ru m
que sa femm« avait apporté, lui dit: Prenez garde </ne et chevreau n'ait été dérobe. Le texte grec «lu v. 20. porte qu'il lui avait été ilounc en présent par dessus ce qu'on lui do- \ ait pour son travail.
BALBUS, A. cm. Du verbe grec pAÇw, parler; ou peut être du son et de la manière dont s'expriment les bègues en parlant, et signifie :
Bègue, qui a la langue empêchée (^rMiÇuv). Isa. 32. V. Lint/ua batborum velociter loquetw et plane : Le Prophète prédit ce qui devait arriver au temps du Messie ; les muets ont parlé, et ceux qui étaient ignorants sont devenus éloquents dans les choses divines.
BALDAD , Heh. Velusta dilectio. Un des trois amis de -Joh qui vinrent pour le consoler; il est appelé Suhites, d'un pays de l'Arabie déserte habité par les descendants de Sue, fils de Cétura et d'Abraham. Job. 2. lt. etc.
BaLE, Heb. Deglutiens. Fils aîné de Benjamin. 1. Par. 8. 1. Genuit Baie primogenltum sinnn. En cet endroit, il y a cinq fils de Benjamin, c 7. (5. trois seulement. Voy. Jadihel. Gen. 46. 21. on en compte dix. Nuin. 26. 38. il y en a cinq. On croit que de ces dix il n'y en a eu que cinq qui aient eu des enfants, ou que leur postérité a fini en eux. Voy. Bêla.
BAL1STA, je. pàioratris Du grec pàXtaiv, jeter, et signifie : — 1° Instrument , machine de guerre qu'on dressait devant une ville pour jeter fort loin de grosses pierres. 1. Mach. 6. 20. Fecerunt balistus : Tous les Israélites assemblés par Judas , assiégèrent la forteresse où étaient les Grecs et les Juifs apostats, et firent des instruments pour jeter des pierres. — 2° Arbalète, instrument de guerre à lancer des traits. 1. Mach. 0. 51. Statuit illic balistas : Le roi Eupator plaça devant le lieu saint des arbalètes à lancer des traits.
BALOTH, Heb. Subjecta. Ville de la tribu de Juda. Jos. 15. 24.
BALSAMUM, i. curK&aBoç. De l'Hébreu Bahal-Schemen, i. e. le Seigneur ou souveverain de l'huile, et signifie,
Arbrisseau qui porte ce suc odoriférant appelé baume. Eccli. 24. 20. Sicut cïnnamomum et balsamum aromalizans odorein iledi : J'ai répandu une odeur de parfum comme la canelle et le baume le plus précieux. Le baumequis'appelleo/)o6a/samMm.v. 21. Quasi balsamum non mixtum odor meus : Mon odeur est comme celle d'un baume très-pur et sans mélange. Ezech. 27. 17. Balsamum... proposuerunt in nundinis luis : Les peuples de Juda et d'Israël ont apporté dans vos marchés le baume, etc. Le prophète prédisant à la ville de Tyr sa ruine, raconte en détail le trafic universel que tous les peuples de la terre entretenaient avec elle. Voy. v. 27.
BALTASSAB.— 1° Fils de Nabuehodonosor que l'on croit être ou le même qu'Evilmérodach, ou son frère aîné mort avant qu'il ait pu succéder à Nabuehodonosor son père.
Bàruch. 1. v. 11. il. Orale pro vita Nabuehodonosor régis Babylonis, et pro vita Bal-
tassar filii ejtu : Priez pour la vie de Nabuehodonosor et pour la vie de Hallassar son , fils (Heb. non thesaurixans).
2° Petit-fils de Nabuehodonosor ou né de son lils Evilmérodach ou, selon d'autres, de sa lille. Dan. .'i. I. Baltassar rex fecit grande conviviuni : Le roi Baltassar lit un grand festin. H fut assiégé par Darius, roi des Mèdes, et par Cyrus, roi des Perses, qui prirent Babylone, et le nièrent, 70 ans depuis que son aïeul eut ruiné Jérusalem.
3" Daniel à qui les Babyloniens donnèrent ce nom. Dan. 1. 7. c. 2. 20. c. V. 5. Daniel cui nomen Baltassar, secundum nomen Del mei : Daniel à qui j'ai donné le nom de Baltassar, qui est le nom de mon Dieu (Heb. abscondite thesaurizans). Ainsi le nom de Baltassar venait de Bel ou de Baal, le faux dieu des Cbaldéens. Ce nom, selon quelques auteurs , est composé de trois mots cbaldéens, Belschatzor, et signifie Bcli abdita thesaurizans.
BALTEUS, i. Çivu. Ce nom, selon Varron, esl Toscan, ou comme il dit ailleurs, ce nom vient de ce que les baudriers de cuir étaient garnis de bossettes, Cingulum bullatum, et signifie:
1° Baudrier ou ceinture pour tenir l'épée. 4. Beg. 3. 21. Convocaverunt omnes qui accincti erant balteo : Les Moabites assemblèrent tous ceux qui portaient les armes : c'était pour venir attaquer les rois Joraui, Josaphat et le roi d'Edom. 1. Beg. 18. 4. Dédit eam David, et reliqua vestimenta sua nuque ad gladium et arcum suum , et usque ud balteum : Jonalhas s'étant dépouillé de la tunique dont il était revêtu, la donna à David avec le reste de ses vêtements , jusqu'à son épée, son arc et son baudrier. Ce fut un effet de l'amour extrême que Jonathas portait à David. Voy. v. 3. Ainsi, 2. Beg. 18. 11. 3. Beg. 2. 5. Ezech. 23. 15.
2" Ceinture dont les Juifs se ceignaient ordinairement. Dcul. 23. 13. Gerens paxillum in balteo : Portant un bâton pointu à votre ceinture. Voy. Paxillus.
3° Ceinture dont ies piètres étaient ceints. 1° Celle qui était commune à tous les prêtres, qui devait être d'un ouvrage de broderie où l'or devait être employé, ainsi que l'hyacinthe, la pourpre et l'écarlate teinte deux Ibis. Exod. 28. v. 4. 39. 40. Porro filiis Aaron tunicas lineas parabis , et balleos oc tiaras : Vous préparerez des tuniques de lin pour les enfants d'Aaron, des ceintures et des tiares. Levit. 8. 13. 2° Celle qui était propre au souverain pontife, laquelle était aussi en broderie; mais lissue d'or. Exod. 29. 5. Quod conslringes balteo : Vous lierez le rational d'Aaron avec la ceinture, c. 39. v. 5. 19. Levit. 8. 7. Voy. Exod. 28. v. 4. 5. 8.— La marque de la dignité, de la puissance et de l'autorité. Job. 12. 18. lialleum regum dissolvit: ("est Dieu qui ôtc le baudrier aux rois : Hehr. Y inculum , qui peut bien signifier lo diadème.
BAMÀAL, Hebr. in circumeisione. Fils do Jephlat. 1. Par. 7. 33
I! AMOTH, Heb. .Htaria. Ville sur le fleuve
Arnon dans la tribu
de Rnhen. Num. 21
« v. 19. 20. Elle est appelée Bumoth-Bmd. Jos. 18. 17.
BANA. Fils d'Ahilud, gouverneur pour Salnmon de Thanach , de Magcddo et du pays de Belhsan. 3. Beg. 4. 12.
BANAA, Heb. in molit. Fils de Mosa et père de Bapha. 1. Par. 8. :i7.
BANAI, idem. Fils d'Henadad, qui aida à rétablir Jérusalem. 2. Esdr. 3. 18.
BANA1A ou BANAlAS, Heb. Filius Domini.— 1° Fils de Joïada, qui commandait les gardes du roi. 2. Beg. 8. 18. Banaias autem filius Joiadœ super Ceretlti et Pheleti : Banaïas fils de Joïada commandait les Cérctbiens et les Pbélétiens. c. 22. 25. c. 23. v. 20. 22. etc. 1. Par. 27. 5. etc. 11 était d'une force extraordinaire : il tua trois lions , deux dans une plaine des Moabiles, et un qui était tombé dans un puits au temps d'une grande neige. Il tua aussi un géant qui avait cinq coudées de haut, et qui était armé de lance et d'épée ; et quoiqu'il n'eût qu'un bâton à la main , il le désarma et retendit mort sur la place.
2* Banaïa de Pharaton, qui était un des trente vaillants hommes de David. 2. Beg. 23. 30. Banaïa Pharatonites. 1. Par. 11. 31. c. 27. 14.
3° Un des descendants de Siniéon. 1. Par. 4. 36.
4° Un lévite, chantre du second rang. 1. Par. 15. 18. Constitueruntque levitas... Eliab et Banaiam : Us choisirent plusieurs lévites... Eliab et Banaïa. Ce choix de lévites se fit par ordre de David, lorsqu'il fit transporter l'arche au lieu qu'il lui avait préparé, pour faire un corps de chantres qui joueraient de toutes sortes d'instruments de musique.
5° Un des prêtres qui sonnaient de la trompette devant l'arche. 1. Par. 15. 24. Banaia et Eliezer sacerdotes clangebanl tubis coratn arcii Dei. c. 10. v. 5. 6.
6° Un des descendants d'Asaph. 2. Par.
7° Un des garaes des greniers du temple établis par ordre d Ezéchias. 2. Par. 31. 13.
8" Deux de ceux qui avaient épousé des femmes étrangères. 1. Esdr. 10. v . 30. 43.
9° Père de Phellias. Ezech. 11. v. 1. 13. Plteltitis filius Banaiœ mortuus est.
BANE, Heb. Filii. Ville de la tribu de Dan. Jos. 19. 45. l'Hébreu joint par un makaph Bané , Bararh, et n'en f;iit qu'une ville, au lieu que la Vulgale en lait deux.
BANEA ou BANEAS , Heb. Filius Domini.
Deux de ce nom qui quittèrent leurs femmes étrangères. 1. Esd. 10. v. 25. 35.
BANI, Heb. Filius meus. — 1° Un de ceux qui revinrent de la captivité. 1. Esd. 2. 10. c. 10. v. 29. 3t.— 2" Un de ceux qui avaient épousé des femmes étrangères. 1. Esdr. 10. 38. — 3' Un de ceux qui faisaient faire silence au peuple, quand Esdras lut le livre de la loi. 2. Esdr. 8. 7. c. 9. h.—k° Un des lévites qui au retour delà captivité signèrent l'alliance faite avec Dieu. 2. Esdr. 10. 13. — 5 Un des chefs du peupl •. 2. Esdr. 10. 14.
BANINU, Heb. Filii nostri. Un de ceux qui signèrent le traité. 2. EmIt. 10. 13.
BANNUI, Heb. sEdificatio. Un chel de famille. 2 l'sdr. 7. 15.
BAPT1BMÀ, atis, seu BAPTISMUS, i. /3«w- Tio-fio?. Du verbe baptizo, et signifie proprement, plongement , enfoncement dans l'eau; dans l'Ecriture.,
1 Purification , nettoiement , ablutions prescrites par la loi. 2. Esdr. 4. 23. Unusquisque tanlum nudabalur ad baplismum : Pour ce qui est de moi et de mes frères , et des gardes qui m'accompagnaient, dit Néhémie, nous ne quittions point nos vêtements, et on ne les ôtait que pour se purifier. Marc. 7. v. 4. 8. Tenetis traditiones hominum , baptismula culicum et urceorum : Vous observez avec soin la tradition des hommes, lavant les pots et les coupes, etc. Hebr. 9. 10. Solummodo in cibis et in potibus et variis baplismalibus : Les sacrifices de l'ancienne loi ne consistaient qu'en des viandes, en des breuvages, en diverses ablutions. Ces ablutions sont marquées. Levit. 16. 4. 24-. v. 26. 28. et ailleurs.
2° Baptême de saint Jean, par lequel il baptisait dans les eaux du Jourdain ceux qui venaient à lui. Luc. 7. 29. Act. 10. 37. Post baptismum (Gr. baptisma) quod prœdicavit Juannes : Après le baptême que Jean a prêché. Ce baptême n'était pas pour purifier les hommes de leurs péchés, mais pour les exciter à faire pénitence et les préparer à la venue du Messie en les engageant à croire en Jésus- Christ. Act. 19. 4. Joannes baptizavit baptismo pœnitentice populum, dicens : in enm, qui venturns esset post ipsum, ut crederem, hoc est, in Jesum. Marc. 3. 11. Ego quidem baptizo vos in aqua in pœnitentiam : Pour moi, je vous baptise dans l'eau pour vous porter à la pénitence; mais celui qui doit venir après moi... vous baptisera dans le Saint-Esprit et dans le feu. Marc. 1. 4.
3° Le baptême de Jésus-Christ, qui est un sacrement établi de Jésus-Christ pour la rémission des péchés et pour remplir les âmes des dons du Saint-Esprit. Joan. 1. 33. Hic est qui baptizai in Spiritu sancto : C'est celui qui baptise dans le Saint-Esprit, dit saint Jean de Jésus-Christ. Voy. v. 29. Ephes. 4. 5. Unum baptisma : Il n'y a qu'un baptême. se. tel que celui-ci, par lequel nous renaissons en Jésus-Christ. Rom. 6. 4. Coloss. 2. 12. 1. Petr. 3.21. Ainsi Hebr. 6. 2. Non rursum jacientes fundamentum... baptismtitum doctrines : Passons à ce qui est de plus parlait, sans nous arrêter à établir de uouteau... ce qu'on enseigne sur les baptêmes. Ce n'est pas qu'il y eût en effet quelque autre baptême, outre celui qu'avait institué Jésus- Christ; mais l'Apôtre parle du baptême comme au pluriel, parce que, dans l'instruction qui se faisait aux c itechumèiies, touchant le baptême, on en expliquait toutes les différences, telles que celles que nous avons rapportées ci-dessus.
4° Baptême de douleurs et d'afflictions, tel est celui dont Jésus-Christ dit qu'il doit être baptisé. Luc. 12. 50. Baptismo autem habeo baptizari : Jo dois être baptisé d'un baptême, se. de son sang, en souffrant la mort, et tel
4NÎS
UAl'
IIAP
que relui dont les saints martyrs sont baptises en mourant pour'le nom et la gloire de Dieu, ainsi que le marque Jésus-Christ à saint Jacques et saint Jean, fils de Zébédée. Marc. 10. 39. liaptismo quo eyo buplizor, buptixabimini : Vous serez baptises du baptême dont je dois être baptisé, v. .18. L'Ecriture semble marquer ce baptême de douleurs par la submersion dans les eaux.
BAPTISTA, m. Gr. panTiinr,;. Plongeur, laveur, arroseur. De baptizo, et signifie:
Baptiste, saint Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus-Cbrisl.. Voy. Luc. 7. 27. qui a été appelé de ce nom par les évangélisles saint Matthieu, saint Marc, et saint Luc, parce qu'il avait été envoyé de Dieu pour baptiser les peuples elles disposera la pénitence et à recevoir Jésus-Cbrisl le Messie. Matth. 11. 11. Non surrexit inter natos mulierum major Joanne Baplista : Entre ceux ceux qui sont nés de femmes, il n'y en a point eu de plus grand que ,iean-Bapliste, dit Jésus-Cbrisl. c. I. I. Marc. 6. 14. Luc. 7. 20.
BAPT1ZÀKB. Gr. pawTiÇsîv. Du verbe (3«ttt<» merijo, et signifie proprement plonger, enfoncer dans l'eau. Dans l'Ecriture :
1" Laver, baigner pour se purifier des impuretés légales. Judith. 12. 7. Baptizabat se in fonte aquœ : Judith se lavait dans une fonlaine^Holopherne avait commandé aux huissiers de sa chambre de lui laisser toute liberté. Voy. v. 6. Marc. 7. 4. Et a foro, nisi baptisentur non comedunt : Lorsque les pharisiens et tous les Juifs reviennent du marché, ils ne mangent point non plus sans s'être lavés, dit Jésus-Christ, les condamnant d'avoir plus de soin de purifier leurs corps que de purifier leurs cœurs. Luc. 11. 38. Eccli. 34. 30.
2" Baptiser, conférer le sacrement de baptême ; ce qui se fait maintenant en versant de l'eau sur la tête de quelqu'un, en disant ; Je te baptise au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit; mais il se donnait autrefois en plongeant dans l'eau par trois fois. Par le baptême on obtient la rémission des péchés par les mérites du sang de Jésus-Christ, qui a lui-même institué et ordonné ce sacrement. Matth. 28. 19. Euntes ergo docete omnes gentes, baptizantes eos in nomine Palris, et Filii et Spiritus sancli : Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et instruisez tous les peuples, les baptisant ;iu nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit, dit Jésus-Christ aux onze apôtres. Marc. 16. 16. Qui crediderit, et baptizatus fuerit, salvus erit : Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé. Cette croyance s'entend d'une foi actuelle dans les adultes, accompagnée de bonnes œuvres, Gai. 1. v. 11. 12. Jac. 2. 26. et d'une foi habituelle que reçoivent les enfants en recevant ce baptême.
Phrases Urées de celle signification.
BAPTIZABE Spiritu saneto. Baptiser du Saint-Esprit, c'est comme baigner, inonder du Saint-Esprit , soit que cela se fasse dans le sacrement lu baptême , où nous sommes lavés d'eau, de telle sorte que le Saint-Es-
prit se répand sur nous avec, abondance. Matth. 8. l'I. Luc. B. Ki. Ipse vos baptixabit in Spiritu saneto et igni : Jésus-Christ vous baptisera dans le Saint-Esprit et dans le feu. Marc. 1. 8. Joan. I. 33. Ce qui est figuré par cette eau transparente, mêlée de feu, Apoc. 5. 2. Soit que cela se fasse dans le sacrement delà confirmation ; comme quand les apôtres , qui avaient déjà été baptisés , reçurent l'effet de la confirmation ; savoir , la vertu et la force du Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte, Act. 1. 5. Vos autem baptizabimini Spiritu saneto : Vous serez baptisés dans le Saint-Esprit : ce qu'on doit entendre aussi de tous ceux qui reçoivent ce sacrement avec l'effet ; soit enfin que cela se fasse hors du sacrement ; comme quand Corneille et ceux qui étaient assemblés chez lui, reçurent visiblement le Saint-Esprit avant d'être baptisés. Act. 10. 44. Voy. v. 24. 47. 48. c. 11. 15. A quoi saint Pierre applique ces mêmes ternies, v. 16. Vos autem baptizabimini Spiritu saneto : Vous serez baptisés dans le Saint- Esprit. Voy. Est. in Act. 1. 5.
BAPTIZABE Pro mortuis. Baptiser pour les morts. 11 semble qu'on peut entendre ceci simplement de ceux qui se faisaient baptiser, pour les Catéchumènes qui étaient morts sans avoir reçu le baptême , croyant que ce baptême leur eût servi. 1 Cor. 15. 29. Quid facient qui baptizantur pro mortuis , si omnino mortui non resurgunl ? Que prétendraient ceux qui sont baptisés pour les morts, si les morts ne ressuscitent point ? Cette coutume était en usage au temps des apôtres, comme Terlullien l'insinue, Lib. de Resurr. carnis , c. 48. et lib. 5. contr. Marcion. c. 10.
BAPTIZABE In nomine alicujus. Baptiser au nom de quelqu'un ; c'est administrer le baptême par sa vertu, et en invoquant son nom : C'est dans ce sens que s'entend : 1» baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit : à quoi se rapporte ce que dit saint Paul , 1 Cor. 1. 13. Mais baptiser au nom de Jésus-Christ, c'est baptiser du bapléme institué par Jésus-Christ, qui a ordonné de l'administrer nu nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Voy. Matth. 28. 19. Ce qui est la forme ordinaire, sans laquelle on ne peut confesser le baptême de Jésus-Christ , dit saint Augustin , Lib. 6. de Baplismo , c. 26. Saint Luc , dans les Actes, l'appelle le baptême de Jésus-Christ ; soit pour le distinguer de celui de saint Jean , soit parce que , comme quelques-uns l'ont cru , le baptême se conférait quelquefois au commencement , seulement en invoquant et en exprimant le nom de Jésus-Christ. Act. 22. 16. Mais ce que Dieu opère par des voies extraordinaires , n'empêche pas que l'Eglise ne garde l'ordre qui lui est propre.
Baptiser en figure, représenter par des signes expressifs le véritable bapléme. 1 Cor. 10. 2. Omnes in Moise, Gr. in Moisen, baptizati sunt in nube et in mari : Tous nos pères ont été baptises sous la conduite de Moïse, dans la nuée el dans la nier : la nuée et lu passage de !.s nu r représentaient le baptême^
la nuée qui ,os rafraîchissait , figurait la grâce du Saint-Esprit ; les Egyptiens, plongés dans les eaux delà mer Rouge, lîguraient les péchés ensevelis dans les eaux du baptême.
BAPT1ZAR1 in aliquem, u; rwa. C'est être baptisé pour être disciple de quelqu'un, et lui être entièrement dévoué. 1 Cor. 10. 2. Omnes in Moise baptizali sunt ; Gr. in Moisen. Tous ont été baptisés sous la conduit'- de Moïse , en se soumettant à lui comme à leur chef, et l'interprète de la volonté de Dieu à leur égard. Kxod. 14. 31. Crediderunt Domino et Moisi servo «us : Ainsi, Rom. 6 :î. Bapttjsati sumut in Christ o ; Gr. in Christum : Nous avons été baptisés en Jésus-Christ ; c'est-à-dire pour être unis à lui , comme les membres le sont à leur chef, et pour être ses disciples , selon l'expression des Hébreux, qui prennent quelquefois le nom de la personne pour le nom de la chose.
Raptiser du baptême de douleurs et d'afflictions : tel a été celui dont Jésus-Christ a été baptisé de son propre sang dans sa passion pour nos péchés , et dont les saints martyrs ont été baptisés par le sang qu'ils ont répandu pour la gloire de Dieu. Marc.
10. 38. Potestis.... baptismo quo ego baptizor, baptizari ? Pouvez-vousêlre baptisés du baptême dont je dois être baptisé, répond Jésus- Christ aux saints Jacques et Jean, fils de Zébédée. Voy. Baptismus, signif. figurée.
BAKA, Heb. In malo.— 1° Roi de Sodome, un des cinq rois qui firent la guerre à Chodorlahomor , et aux trois autres rois, ses alliés. Gen. IV. 2.-2° Femme deSaharaïm, répudiée par son mari. 1 Par. 8. 8.
BARABBAS, Heb. Filius patrie. Voleur, meurtrier et séditieux, qui, à l'instance des Juifs, fut délivré par Pilate , préférablemcnt à Jésus-Christ. Malt h. 27. 16.. Marc. 15. 7. Luc. 23. 18. Jo in. 18. 40. Act. 3. 14.
BAR X, Heb. Fulçur.- 1° Fils d'Abinoém, créé chef de l'armée des Israélites, avec la prophétesse Débora. Judic. 4. 6. etc. Heb.
11. 32.— 2 Ville de la tribu de. Dan. Jos. 19. 45. Voy. Bané.
BABACHA , Heb. Benedictio. Cn de ceux qui prirent le parti de David contre S iùT. 1 Par. 12. 3.
BARACHEL, Heb. Benedicens Deum. Père d'Eliu , descendant de Bu.z. Job. 32. v. 2. 6. Voy. Buz.
BARACH1A ou BARACHIAS. Heb. Benedii eru Domino. — 1° Le père de Zacharie . l'un des douze prophètes. Zach. 1. v. 1. 7. — 2" Le père d'un autre Zacharie, du temps d'Achaz, qu'Isaïas prit pour témoin des deux noms qu il devait écrire en des caractères connus et lisibles. Isa. 8. 2. Ces deux noms sont marqués au v. 1.— 3" Le père de Zacharie , qui fut tué par les Juifs. Matlh. 23. 35. Ut veniai super vos omnis sanguis justus qui tffusus est super terrain a sanguine Abel jusli usque cul sanguincm Zachariœ filii Barachiœ quttn occidislis inter templum ci al tare .- Afin «lue tout le sang innocent qui a été répandu 6ur la terre , retombe sur vous , depuis le saug il Abel le Juste, jusqu'au sang lie Za-
charie , fils de Barachie. On croit que ce Zacharie était le fils de Joïada, dont il est parlé, 2 Par. 24. 22. cl que Joïad.is s'appelait aussi Barachias , parce qu'il était fils d'Achias. D'autres croient que ce Barachie était le père de Zacharie , père de saint Jean Baptiste , qui fut tué par le commandement d'Hérode. — 4° Le fils de Zorobabel , petit-fils de Phadaïa. 1 Par. 3. 20. Voy. Zorobabel, 2°. — 5° Le père d'Asaph, lévite, descendant de Gerson. 1 Par. (i. 39. I Par. 15. 17. Voy. Asaph. — 6° Fils d'Asa , fil* d'Elcana , de la tribu de l.évi , habitant de Nétophali. 1 Par. !). 1G.— 7 Un lévite , huissier a l'égard de l'arche. 1 Par. 15. 23. Barachias et Elcana, Janitores Arcœ : Barachias et Elcana , huissiers à l'égard de l'arche. Voy. Janitor. — 8° Un prince de la tribu d'Ephraïin, fils de Mosollamoth , qui empêcha que les Juifs ne t'u>sent réduits en captivité par ceux de la même nation. 2 Par. 28. 12.— 9° Fils de Mésézebel , et père de Mosollam , qui bâtit une partie de Jérusalem, après son retour de Babylone. 2 Esdr. 3. v. 4. 30. c. (i. 18.
BARAD , Heb. Grando. Ville de la tribu de Juda , près de la fontaine d'Agar. Gen. 16. 14.
BARAIA , Heb. Crealura Domini. Fils de Sémei. 1 Par. 8. 21.
BARASA, Heb. In egeslale. Ville de la tribu de Gad. que Judas Machabée prit et brûla. 1 Mach. 5. 2(i.
BARATHRUM. i. Gr. (3«poftpov. Vient des mots Chaldéens ber , qui signifie puits , et de athar, qui signifie lac, et signifie proprement lieu profond ; soit dans l'eau , comme un gouffre ; soit dans la terre, comme une fosse dont on ne voit point le fond : dans l'Ecriture,
Abîme. Judic. 5. 15. Quasi in prœceps ac barathrum se discrimini dédit : Barac s'est jeté dans le péril, comme s'il se fût précipité dans un abîme , dit Débora dans le Cantique qu'elle chanla après la défaite de Sisara (y.oààç. Vallis). l'Hébr. elle Gr. qui portent vallis , font croire que Barac eut une vallée profonde à passer pour venir depuis la montagne de Thabor , jusqu'au lieu où était Sisara.
BARRA , je. rwyùv. De fSapùf, pesant, ou marque de gravité, ou bien de -ùmzo;, avus, et, IdiiKi/o, prima barba, et signifie :
Barbe. 1 Reg. 21. 13. Dîffluebantque salivœ ejus in barbam : David se contrefit ie visage devant les Philistins... et sa salive découlait sur sa barbe : ce fut dans la crainte qu'il eut d'Achis , à qui les officiers racontèrent que David était celui-là même pour qui on avait eh inlé publiquement que S;iùl en avait tué mille , et David dix mille. Levil. 13. 29. Ps. 132. 2. Sicut unguentum in capitc quod descendit in barbam, barbam Aaron : La paix et l'union entre les fidèles, que le baptême a rendus frères, est aussi agréable que l'huile de parfum , qui de la tête descend sur la barbe d'Aaron. Voy. Unguentum. On Dcut faire quelques observations sur ce mot.
1 Celait une marque de maladie et d'infirmité, que île paraître sans barbe: c'est
li Ali