BAH
pour celte raison que le lépreux devait raser sa barbe le septième jour après sa purilicalion, pendant lesquels il était demeuré dans le camp hors de sa tente , selon la loi du Leva. 14.9.
•2 Ce lut une ignominie et pure insulte que til Manon aux ambassadeurs de David, lorsqu'il leur fit raser la barbe, et les renvoya en cet état. 1 Par. 19. V. 2. Reg. 10. 4. 11 est dit qu'il leur fil raser la moitié de la barbe ; et David envoya au devant d'eux pour leur ordonner de demeurer à Jéricho. 1 Par. 19. 5.
'! C'était une marque de deuil , d'affliction et de misère , que de s'arracher les poils de la barbe, ou de la raser. 1 Esdr. 9. 3...Evelli capillos capitis mei et barbœ : J'arrachai les cheveux de ma tête cl les poils de ma barbe : ce fut à la nouvelle que reçut Esdras, que le peuple ne s'était point séparé de l'alliance des peuples étrangers. Voy. les versets précédents. Isa. 15. 2. Omnis barba radelur : Les Moabites se feront tous raser la barbe ; savoir , à cause de la grande désolation qui y devait arriver. Voy. c. 16. 14. Ainsi, Jerem. 41. 5. Vénérant viri rasi barba : Quatrevingts hommes vinrent de Sichem , de Silo et de Samarie, ayant la barbe rase : ce fut pour marquer la douleur qu'ils avaient de la ruine du temple et de la ville de Jérusalem, par les Chaldéens. c. 48. 37.
k- 11 était défendu aux prêtres, même dans le deuil , de se raser la barbe. Lcvit. 21. 5. pour ne point imiter en cela les prêtres idolâtres de l'Egypte et des pays circonvoisins, Baruch. 6. 30: ce qui est aussi défendu à tous les Israélites. Levit. 19. 27. Quelques-uns croient qu'ils se rasaient seulement la moustache ou le poil qui croît sur la lèvre d'en haut, et que c'est en ce sens qu'il est dit, 2. Reg. 9. 24. que Miphiboseth n'avait point fait faire sa barbe depuis le jour que David était sorti de Jérusalem jusqu'au jour qu'il y retourna en paix.
— Les princes, les grands, les forts et ce qu'il y a d'hommes plus considérables d'un peuple. Isa. 7. 20. In die Ma radet Dominus in novacula conducta... in rege Assyriorum cajmt... et barbam : Le Seigneur se servira du roi des Assyriens comme d'un rasoir qu'il aura loué pour raser la tête... et toute la barbe. Voy. l'accomplissement de cette prophétie, k. Reg. ch 24. v. 14. 16. c. 23. 20.. La barbe que Dieu ordonne au prophète Ezéchiel de se raser et d'en partager les poils en trois tiers, d'en brûler une partie, de couper l'autre et de jeter au vent les poils de l'autre tiers, comme on voit, Ezech. 5. v. 1. 2. figurait les trois châtiments que Dieu devait exercer sur les habitants de Jérusalem , chaque tiers devant recevoir un châtiment particulier. Voy. v. 12; et ce châtiment devait être exercé par les Chaldéens.
BARBARE, fiapêùpuç, barbarement, d'une façon qui sent le barbarisme, en parlant du langage. Dans l'Ecriture:
D'une manière barbare et insolente, et qui
combat la sainteté des lois. 2 Mach. 15. 2.
Ne ita ferociter et barbare feceris : N'agissez
pas si fièrement ni d'une manière si barbare;
Diction. »e Vhilol, Sacbée, I.
c est ce que les Juifs, qui étaient contraints de suivre Nicanor, lui dirent lorsqu'il résolut d'attaquer Judas avec toutes ses forces le jour du sabbat.
RARBARUS, a, um, Gr. pâpSapoç, du syriaque bar, extra, en doublant la syllabe, ou de l'arabe barbar, garrulus , et signifie proprement barbare, en parlant du langage. Les Arabes ont donné à l'Afrique le nom de Barbarie, parce que le langage d'Afrique leur a semblé un son de bêles plutôt qu'un langage d'hommes ; elles Grecs appelaient aussi Barbares toutes les autres nations du monde, dont le langage leur paraissait grossier en comparaison du leur. Jl signifie aussi grossier, peu poli dans ses mœurs, aussi bien que son langage; inhumain, cruel. Dans l'Ecriture :
1° Tout peuple ou tout homme qui parle une langue , qui n'est point entendue de celui à qui il parle. 1. Cor. 14. 11. Si nesciero virtutem vocis, ero ei cui loquor, barbarus, et qui loquitur mihi, barbarus : Si je n'entends pas ce que signifient les paroles, je serai barbare à celui à qui je parle, et celui qui me parle me sera barbare. Saint Paul prouve ici que l'usage du don des langues doit être accompagné de l'interprétation , et que sans cela celui qui l'emploie est exposé à la risée de ses auditeurs, et à passer pour barbare, à l'exemple de celui qui parlant une languo étrangère, passe pour barbare auprès de ceux qui ne l'entendent pas.
2" Tout peuple étranger, peu humain, farouche et éloigné du culte-de Dieu. Ps. 113. 1. Inexitu Israël de JEgypto, domus Jacob de populo barbaro . Lorsqu'Isracl sortit de l'Egypte, et la maison de Jacob du milieu d'un peuple barbare, Dieu consacra le peuple juif à son service. 2. Mach. 2. 22. c. 10. <k Rogabant Dominum ne barbarie ac blas— phemis hominibus traderentur : Machabée et ceux qu'il avait avec lui conjuraient le Seigneur de ne les plus livrer à des barbares et à des blasphémateurs de son nom ; ce fut après qu'ils eurent repris le temple et la ville de Jésusalem sur Antiochus.
3" Tous les peuples, hormis les Grecs, sous le nom desquels sont compris les Romains même et tous les autres peuples moins policés et distingués des Grecs. Rom. 1. 14. Grœcis ac barbaris... debitor sum : Je suis redevable aux Grecs et aux Barbares; ainsi Piaule a dit, Vertil barbare, il a traduit en latin.
BARED, Heb. Grando. Fils de SuthaJa, de la tribu d'Ephraïm. 1. Par. 7. 19.
BARIA, Heb. In societale. Voy. Beru. — 1° Quatrième fils d'Aser, père d'Heber.l.Par. 7.V.30.31. — 2° Le quatrième fils de Séchémias. 1. Par. 3. 22. — 3° Un prince de la tribu de Benjamin. 1. Par. 8. v. 13. 16. Baria ctSama. — 4° Fils de Semeï, descendant de Gersom. 1. Par. 23. 10.
BAR-JESU, Filins Jesit, ou Jehu, Heb. la nequitia. Faux prophète, Juif de grande réputation, appelé aussi Elymas, magicien.
Act. 13.6. 11 voulut empêcher que le procon-
[•ICTiONNA'IRE I>E PHILOLOGIE SACREE.
sul Sergius Paulus ne crût en Jésus- Christ, mais saint Paul l'aveugla sur-le-champ.
BARJONA, Heb. Filius colambir. Fils de Jona ou île Jean ; c'est ainsi que saint Pierre est nommé. Mallh. 16.17. Voy. Joannes, n.10. Jona se dit par contraction pour Johanna, comme Jacob, au lieu de Jahacob.
BARNABAS, m. Barnabe, apôtre, compagnon des voyages de saint Paul, lévite et origiiraire de Chypre, autrement appelé Joseph. Acl. V.36. Joseph autem qui cognominatus est Barnabas ab npostolis, quod est interpretutum, filius consolulionis : Joseph, surnommé par les apôtres Barnabe, c'est à-dire, enfant de consolation, parce qu'il était fort propre pour consoler et fortifier les consciences : ou, selon d'autres, : Ftlius prophètes
BARSABAS, Heb. Filius conversionis. — 1° Joseph, surnommé le Juste, qui fut choisi avec saint Mathias , pour entrer en la place de Judas. Act. 1. 23.— 2° Judas, un des principaux entre les frères, député avec Paul, Barnabe et Silas, de la pari du concile des apôtres, aux fidèles d'Anlioche. Act. 15.
BARSA1TH , Heb. Filius nnguli. Fils de Melchiel. 1. Par. 7. 31.
BARTHOLOMiEUS, 1. Heb. Filius suspendentis aquas. Barthélenii, apôtre. Math. 10.3. Marc. 3. 18. Luc. 6. 14. Act. 1. 13. Plusieurs croient que c'est le Nathanaël de l'Evangile.
BARTIMjEUS. 1. Heb. Filius Timœi. Fils de Timée, aveugle mendiant. Marc. 10. M>. Saint Jérôme, lib. de Nomin. Hebr., l'appelle Barsemin, c'est-à-dire, filius cœcus.
BARUCH, Heb. Benedietus.—l° Prophète, fils de Nérie et secrétaire de Jérémie. Baruc. 1 . v. 1.3. Et heee verba libri quœ scripsit Bantch filius Neriœ : Voici les paroles du livre qu'écrivit Baruch, fils de Nérie. Jer. 32. 12. Et dedi librutn possessions Baruch, filio fferi : Je donnai contrat d'acquisition à Baruch, fils de Néri. v. 13. 16. — 2° Un de ceux qui rétablirent Jérusalem. 2. Esdr. 3. 2(1. Baruch, filius Zrchaï.— 3°Un prince des Juifs. 9. Esdr. 10. 6.— 4° Père de Maasia, descendant de Phares. 2. Esdr. 11. 5.
BASAIAS, Heb. In factura Domim. Fils de Melchias et père de Michel, de la race des lévites. 1. Par. G. M).
BASAN, Heb. In dente. — 1° Le pays de Basan, fertile eu pâturages et en grands chênes, s'étendait depuis le torrent de Jaboc jusqu'aux monts Liban, Hermon et Seïr.
Deut. 22. ik. Ps. G7. 23. Dixit Domi nus : Ex Basan convertam, convertam in profundum maris : Jo chasserai (vos ennemis) de Basan, je les précipiterai dans le fond de la tuer, comme j'ai fait Pharaon. Les géants, appelés Itapha'im, dont Og était le roi, ont habité ce pays. Jos. 13. 12. [Et mine divide) unîvérsam Basan usque ad Shlécfta, omne regnum Og in Basan, ipse fuit de rcliquis Bnphaim : Maintenant partagez tout Basan, jusqu'à Salecha, (out lo royaume d'Og auprès de Basan, et qui élail îles restes des géants, v 30. Cuncta Btgnn <)<j régit Satan,
etc.— 2° Tout pays gras et fertile en pâturages. Nah. 1. V. Infirmatus est Basan et Carmelus : La beauté du Basan et du Carmcl s'efface. Is. 33. 9. Mich. 7. k.
riASCAMAN, Heb. Confusio irœ. Ville de la tribu de Cad, où le traître Tryphon fit assassiner Jonathas. 1. Mach. 13. 23. Elle est nommée Basecha, dans Josèphe, et Bascath. Jos. 15. 39. D'autres la distinguent et la mettent dans la tribu de Juda.
BASEMAÏH, Heb. Aromata. — 1° Femme chananéenne, qu'Esaù épousa. Gen. 2G. 3k. Esau vero i/uadragrnarius duxit uxores Judith, filiam Beeri ilethiri, et Basemath, filiam Elon, ejusdemloci: Esau, ayant quarante ans, épousa Judith, fille de Béer, Helhéen; et Basemal h, fille d'Elon, du même pays. Elle est aussi appelée Ada. Gen. 36. v. 2, i. 10. 16.-2° Une autre femme d'Ksaii. Gen. 36. 2. Basemath quoque filiam Ismacl, sororem Nabajolh (duxit uxorem. v. \. 10. 13. 17. Elle s'appelait aussi Maheteth. c. 28. 9.-3 Une fille de Salomon, femme d'Achimaas. 3. Reg. V. 15. Achimaas in Nephtali ; sed et ipse habeliat Basemath, filiam Salomonis, in conjugio : Achimaas élail intendant en Nephtali , et il avait aussi épousé Basemalh, fille de Salon-ion.
BASILICA, m, du mot grec puaàfJt, Hex.
On appelle du nom Basilica, les palais et les grandes maisons où le prince et les magistrats rendent la justice; ces maisons autrefois étaient semblables aux églises d'aujourd'hui, c'est-à-dire, qu'elles étaient oblongues et tournées vers l'Orient; ainsi ce mot signifie proprement une basilique, un palais magnifique où le magistrat exerce la justice; dans l'Ecriture :
1° Maison royale ou l'appartement même du roi dans le palais. Esth. 5. 1. Eslher... stetit in atrio domus Bcgiœ, quod erat interius contra basiticam Régis : Eslher étant allée dans la salle intérieure de l'apparleîiioiii du roi, qui cl ai t devant sa chambre, elle s'y arrêla; elle allait pour inviter le roi Assuérus de venir chez elle, avec Aman, au festin qu'elle avait préparé. Voy. v k.
2° Grande place autour du temple (aù)«). 2. Par. h. 9. Fecit eliam atrium sacerdolum et basilicam grandem : Cette grande place que fil Salomon était pour le peuple et était environnée de galeries autour du temple et de la place destinée aux prèlres. Pour y entrer, il fil faire des portes qu'il couvrit d'airain, et au milieu de celle place, il fit faire un socle d'airain, c. 6. 13. Fecerat Salomon basim œneam, et posuerat eam in medio basilicœ.
BASILISCUS, i. Gr. paaùimos. Ce mot, purement grec, signifie en latin regulus, et est ainsi appelé, parce qu'il a sur la tête une tache blanche, en façon de diadème, et signifie :
Basilic, serpent venimeux et fort pernicieux. Ps. 90.13. Super aspidem et basiliscum ambulabis : Si vous demeurez .sous l'assistance du Très-Haut, vous marcherez sur l'aspic et le basilic; i. e. vous surmonterez les plus grands maux et les plus grands dan-
FiE.V
prrs où vous serez exposés. Voy. Begu-
vn.
BASIS, is, pàatç. Ce nom qui, selon son origine, marque proprement l'action de marcher, vient ilu (îrec (iâw, ou [3«ivr.>, eo, inm/t», marcher; ainsi ce mol se dit proprement des pieds qui sont le bas, ou comme la base de L'homme. Act.lt. 7. Et protinusconsolidatœ sunt bancs eju» et planta : Aussitôt que saint Pierre eut soulevé cet homme, qui était boiteux dès le ventre de sa mère, les plantes et les os de ses pieds s'affermirent. Voy. v.8. Et improprement , des fondcmenls de toute autre chose, parce que les choses qui naissent de la terre, et les bâtiments ont coutume de s'avancer et de s'élever d'en bas et signifient : .
1° Soutien, fondement, sur lequel quelque chose est appuyé et soutenu npixoç) . Job. 88. 5. Nosti super quo bases illius solidatœ tunt? Savez-vous sur quoi les bases de la terre son! affermies? dit Dieu à Job. Cant. 5. 15. Eccli. 6. 30. c.26. 23. Zach. 5. 11.
•2" Base, soubassement de colonne ou d'autre chose. Exod. 26. 19. Quadraginta bases argenteas fundes, ut binœ bases singulis tabulas subjicianlur : Le tabernacle était composé de vingt planches de chaque côté, soutenues de quarante bases, v. 23. Hubebunl... bases argenteas : Les colonnes avaient des bases d'argent.
3° Tribune, lieu élevé pour parler. 2. Par. fi. 13. Feceral Sulomon basim œneum, et posuerat eam in medio Basilicœ; Hebr. Labrum œneum : Salomon avait fait faire une espèce d'estrade d'airain, qu'il avait fait mettre au milieu du temple; Hebr. : une tribune en forme de coquille.
BATHUEL, Heb. Mensura Dei.— 1° Fils de Nachor et père de Bebecca. Gen. 22. 23. Bathuel de quo nala est Rebecca : Balhuel, dont Bebecca était fille. — 2° Nom de lieu , de la tribu de Juda. 1. Par. 4. 30. In Balhuel, in Ilorma. in Siceleg.
BATILLUM ou Batillus. Vient de patutus et signifie proprement une pelle, comme celles avec lesquelles on prend de la braise; une pelle de bois; une sorte de vase chez les anciens, où l'on portait de la braise ardente pour brûler des odeurs à l'arrivée de ceux qui avaient droit d'hospitalité ; dans l'Ecriture :
Pelle à feu.Num. 4. 14-. Ponent cumeo
tgnium receptacula, fuscinulas ae tridentes , nncinos et balilla : Lorsqu'il faudra décamper, Aaron et ses fils mettront avec l'autel, les cassolettes, les pincettes, les fourchelles , les crochets et les pelles (xaWnip).
BATUS, fiàtos. Du mol arabe qui signifie : distribuer, épandre, partager, et signi fie :
Mesure de choses liquides, qui tenait autant que l'Ephi (xofvi£) ; savoir, la dixième partie du corus ; celui-ci tenant environ 279 pintes de Paris; le batus contenait par conséquent vingt-sept pintes et un peu plus. Ezech. 45. v. 10. 11. Ephi et batus œqualia, et unius mensura; erunt. Ce mot batus est rendu en saint Luc, 10. fi. par cadui : Quan-
tum debis domino mco? Centum cados olei ; Gr. j3«touc Ainsi , .'{. Iteg. 7. 2(i. Mare œneum duo milliu b'utos capiebat : La mer d'airain contenait deux mille bals ; le bat contenait environ 27 pintes de Paris; deux mille bats faisaient environ cent quatrevingt-six muids, mesure de Paris; ainsi, v. 38. 1 Esdr. 7. 22. Voy. Cadus. Le bat et la métrète sont la même chose. Comparez 3. Beg. 7, 26. el 2. Par. 4. 5. Voy. Metreta.
BAVAI, Syr. In lurtu. Fils de Heodad. Il contribua à rebâtir Jérusalem. 2. Esdr. 3.18.
BAUBAMITES, je. Heb. Eligens aquus.
Qui csldeBauram.l.Par.ll.32.Voy.AzMOTH.
Bauram est le même lieu que Beromi. 2. Beg. 23. 32.
BAZATHA, Heb. Contemptus. Un des sept eunuques qui étaient toujours près de la personne d'Assuérus. Esth. 1. 10.
BAZ10THIA, Heb. Despectiones ejus. Une ville de la tribu de Juda. Jos. 15. 18. Samson croit que c'est la même que Bersabée.
BDELL1UM, ii. Ce nom, qui est grec, est le diminutif de fiSéXka. el signifie gomme odoriférante, qui découle d'un arbre de la grandeur d'un olivier, qui a des feuilles semblables au chêne, et le fruit semblable à celui d'un figuier sauvage {ZvQpal). Gen. 2. 12. Ibi invenitur bdellium : C'est dans la terre de Hévilath que se trouve le bdellium. Num.ll. 7. Erat autem man quasi semen coriandri, coloris bdellii : La manne, pour la couleur, ressemblait à cette gomme transparente comme la cire; le mot hébreu Bedolach, bdellium, signifie tout ce qui est aqueux' gluant et transparent, et qui se durcit en pierre. Valable et d'autres traduisent unio, perle; les 70, escarboucle, et Num. 11. 7. cristal.
BEAN, Heb. In affliclione. Ville de la tribu de Gad,dont les habitants faisaient des maux épouvantables aux Juifs, dans le temps des guerres des Macédoniens. l.Mach.4.0n croit plutôt que Béan était un homme fort puissant parmi les Iduméens, et même que ce mol est formé de deux, savoir, de Ben filius, et de Acan, dont il est fait mention, Gen. 36. 27. Il était fils d'Etzer, et est appelé Jaacan. l.Par. 1.42 Ainsi, Filli Jaacan, sont des peuples de l'Idumée, dont il est parlé, Num.33. v.31.32 et Deut. 10. 6.
BEATIFICARE, ^axa^Çstv. De l'adjectif beatus, et du verbe facere, peu usité en Latin, et signifie dans l'Ecriture :
1° Rendre heureux, combler de bonheur.
Eccli. 25. 32. Manus débiles et genua dissolula, mulier quœ non beatificat virum suum : La femme qui ne rend pas son mari heureux, est l'affaiblissement de ses mains et la débilité de ses genoux, i, e. le jette dans l'abattement, ch. 45. 8.
2" Appeler heureux. Isa. 9. 16. Et erunt qui beatificant populum islum, seducentes, et qui beatificanlur prœcipitati : Ceux qui appellent le peuple d'Israël heureux, se trouveront être des séducteurs ; et ceux qu'on flatte de ce bonheur se trouveront avoir été conduits dans le précipice ; le prophète avait brédil que les dix tribus seraient
emmenccs par Salmanazar ; et il parle ici contre les chefs du peuple; parce qu'ils persuadaient faussement le peuple du conraire, et contre le peuple même qui les écoulait. Ainsi Job. 2!). 11. Jac. 5. 11.
BEATITUDO, inis, poMuturftir. — 1" Félicité, bonheur temporel. Gcn. 30. 13. Hoc pro beatitudine mea : C'est pour mon bonheur, dit Lia au second fils que Zelpha eut *le Jacob; la fécondité passait pour un bonheur.
2° Le bonheur delà justification. Rom. h. v. 6. 9. Sicut et David dicit beatitudinem Imminis, cui Deus accepto fert justitiam sine operibus : C'est ainsi que David dit qu'un homme est heureux, à qui Dieu impute la justice sans les œuvres; mais seulement par la foi qu'il a en Dieu, qui le justifie sans aucunes œuvres ; savoir, qui précèdent cette foi. L'Apôtre a suivi la phrase hébraïque du Ps. 31. 1. Beatitudine» levati ab iniquitate; au lieu de quoi les 70 ont traduit Beati quorum, etc. Ainsi, Ps. 1. 1. Heb. Bealitudines viri. "0, Beatus vir, etc.
3 Sentiment de joie que l'on a de se croire heureux. Gai. 4. 15. Ubi est ergo beatitudo vestra? Qu'est devenu le bonheur dont vous vous flattiez, lorsque vous annonçant l'Evangile parmi les persécutions et les afflictions, vous m'avez reçu comme Jésus- Christ même ?
BEATUS, a, um, fucxôptof. Du Grec /3«w, ou (3s«, qui signifie proprement eo, aller, s'avancer ; et figurément, beo, rendre heureux, avancer heureusement quelqu'un ; et signifie :
1" Heureux, par la jouissance des biens temporels, qui ne regarde que la vie présente. 3. Reg. 10. 8. Beati viri lui et beati serti (ui.Heureux sont ceux qui sont à vous, heureux sont vos serviteurs, dit la reine de Saba à Salomon, dans l'admiration où elle était de sa sagesse. Ps. 143. 18. Beatum dixerunt populum, cui hœc sunt : Ils ont appelé heureux le peuple qui possède tous ces biens. Luc. 11. 27. Beatus venter qui te portait! : Heureuses sont les entrailles qui vous ont porté, dit une femme du milieu du peuple à Jésus-Christ ; Jésus-Christ témoignant que ce bonheur, quoique très-grand, était cependant en lui-même temporel, préfère celui d'entendre la parole de Dieu, et de la pratiquer, v. 28. comme étant un bien éternel, v. 1. Petr. 1. 25. Et souvent dans l'Ancien Testament. Ps. 36. 9. etc.
2 Heureux par la jouissance des biens de la grâce et des avantages spirituels qui ont rapporta l'éternité. Ps. 1. 1. Beatus vit qui non ubiit in consilio impiorum : Heureux l'homme qui ne s'est point laissé aller à suivre le conseil des impies. Ps. 143. 18. Battus popidus cujus Dominas Deus ejus : Heureux est le peuple qui a le Seigneur pour son Dieu. Ps. 111. 1. Malth. 5. .'>. Et souvent dans les psaumes et dans le Nouveau Testament, où ceux qui ont reçu de Dieu quelque grâce, qui a rapport au bonheur éternel, •Ont appelés Bienheureux.
3' Heureux par la jouissance de la gl"irc
cl du bonheur des saints avec Jésus-CInist, dans l'éternité. Apoc' 19. 9. Scribe : Beati qui ad coenum nnjitiiiriim Ayni vocali sunt : Heureux ceux qui ont été appelés au souper des noces de l'Agneau, dit l'Ange à saint Jean.
4" Souverainement heureux; ce qui n'appartient qu'à Dieu et à Jésus- Christ , qui l'est par sa nature, en tant que Dieu. 1. Tim. 1.11. Qiur est secundum h'vangetium gloriœ beati Dci : La loi est, non pour le juste, mais pour tout ce qu'il y a de contraire à la saine doctrine, qui est selon l'Evangile de la gloirede Dieu souverainement heureux.
5° Ce qui rend heureux. fit. 2. 13. Expectantes beatam spem : Attendant la béatitude que nous espérons: Beata spes, pour beatitudo sperala.
BEBAI, Heb. Pupilla. Chef de famille, dont les entants revinrent au nombre de six cent vingt-lrois. 1. Esdr. 2. 11. et 2. Esdr. 7. 17. au nombre de six cent vingt-huit.
BECBECIA, Heb. Evacuutio Donnai, Lévite, qui tenait le second rang après Asaph. 2. Esdr. 11. 17. Becbecia secundus.
BECHER, Heb. Primogenilus. Fils d'Ephraïm, de qui vient la famille des Becherites. Num. 26. 35.
BECHOR, Heb. Idem. Second fils de Benjamin. 1. Par. 7. v. 6. 8.
BECORATH, Heb. Primitiw. Filsd'Aphia, de la tribu de Benjamin, aïeul de Cis,père de Saùl. 1. Reg. 9. 1.
BEELMEON, Heb. Idoli habitaculnm. Ville de la tribu de Ruben. 1. Par. 5. 8.Ezech- 25. 9. Voy. Baalmeon.
BEELPHEGOR. 1° Une idole des Moabites, qu'ils adoraient sur le mont Phégor ou Phogor ; ce qui lui a donné le nom de Beel-Pheqor, comme si l'on disait, Dominus tnontis Phégor : Le dieu du mont Phégor; selon d'autres, ce mot signifie Dominus turpitudinis : Dieu infâme, comme était Priape chez les Romains, ou parce que dieu étant appelé Baal-reem, Dieu des tonnerres, les Hébreux l'ont appelé par raillerie, Dieu des pets. Voy. Phogor. Num. 25. 3. Initiatusque est Israël Beelpheqor : Israël se consacra à Beelphegor. v. o. Deut. 4. 3. Ps. 105. 28. Ose. 9. 10. Les plus belles filles des Moabites s'étant présentées, par le conseil détestable de Balaam, devant les Israélites, elles les firent tomber d'abord dans la fornication, et ensuite dans l'idolâtrie; la colère de Dieu s'étant allumée contre Israël, il y en eut 24,000 de tués, à cause de ce double crime. Voy. Phinées.
2° Le lieu où on adorait cette idole. Jos. 22. 17. An parum vobis est quod peccastis in Beelpheqor : N'est-ce pas assez que vous ayez péché, comme imus, à Beelphegor ?
BEEL-SEPHON, Heb. Idulum uquilonis.
Ville d'Arabie, proche de laquelle les Israélites passaient la mer Rouge. Exod. 14. v. 2. 9. Num. 33. 7.
BEELTEM, Heb. Magister sapienliœ. Magistrat, tel qu'est le chancelier, ou conseiller. 1. Esdr. 4. v. S. 17. 23. Voy. Recm. Quelques-uns croient que Beum était gouver-
1IKII