A IIS
ubtccndtr» sans régime, pour signifier se cacher (iKtmptxw*)' Ps. 55. 7. / nhabitabunt il abscondtnt : Us ilemourcnl ensemble et se cachent. De ce mol viennent ces façons de parler, ubscondere se, faciem su, un, ou abtoondi ab uliquo : Détourner son visage, ou se détourner de quelqu'un, c'est le négliger, l'abandonner, être fâché contre lui (à :a<npi- Fkv, averttre). Isa. 8. 17. Exspectabo Domimini qui abscondii faciem suam a domo Jacob, c. 40. "27. c. 54. 8. c. 57. 17. etc. Ainsi, (Ici). 4. 14. -4 furie tua ubsconilur : Vous m'abandonnerez,
Abscondere se, ou abscondi, disparaître, périr, être anéanti. Isa. -29. 14. lntcllectus prudentium abscondelur : Toute l'intelligence des sages s'évanouira. Ps. 28. 28.
Âbscondere in puïvere, id esi, in sepulcro, Abattre, détruire. Joli. 40. 8. Àbsconde eos in pulvere simul : Humiliez tous les superbes et les enfoncez dans la poussière.
Abscondere munum sub ascella èy/.p<nzTta), Cacher sa main sous son aisselle; ce qui se dit du paresseux , qui ne veut pas prendre ia peine de travailler, mène pour «ivre. Prov. 19. 24. c. 26. 15. Voy. Ascella.
2° Sauver, garantir. Ps. 26. 5. Abscondit ne in tabernaculo suo : Le Seigneur m'a ci- ^hé dans son tabernacle. David fait allusion ï un berger qui retire son troupeau du loup ou du mauvais temps. Ps. 30. 31. Abseondes eos in abscondito faeiei tuœ a conturbatione kominum. Exod. 2. 2. Jo,. 2. 4 Job. 5. 22.
3° Taire et ne point déclarer. Job. 15. 18. Non abscondunt paires suos : Le> sages ne cèlent point ce qu'ils ont appris de leurs pères. Mattb. 11. 25. Abscondisli hœc a sapientibus : Vous avez cicbc ces choses aux sages. Ainsi Abscondi ab uliquo, a fncic, ou ab oculis alicujus : C'est ce qu'il ne sait pas, ou ne connaît pas, et quelquefois ce qui! n'a point et dont il est privé. Ose. 13. 14. Conso- 'atio abscondita est ab oculis meis : Mes jeux ne voient rien qui console ma douleur. Luc. 19 42. 1. Cor. 2. 27. Epb. 3. 9. Coloss. 1. 26.
4° Garder ou réserver quelque chose pour le faire paraître en son temps, et se prend en bonne ou en mauvaise part.
fin bonne part. Ose. 13. 12. Colliguta est iniqaitas Ephraim rt abscondilum peccatum : Je liens les iniquités d'Ephraïm liées ensemble, son péché est réservé dans mon secret, i. e. La peine de son péché. Job. 20. 26. Ps. 9 16. Ps. 30. 5 Ps. 34. v. 7. 8. elc.
En mauvaise part. Ps. 30. Quam magna multitudo dulcedinis tuœ. Domine, quam abscondisli timen'.ibus te : Combien est grande, Seigneur, l'abondance île votre douceur ineffable, que vous avez cachée et réservée pour ceux qui vous craignent! Ps. 118. 11. Job. 23. 12. c. 36. 32. Prov. 2. 1. Eccli. 1. 30. Isa. 49. 2. Mallh. 13. 44. elc.
5° Obscurcir, abolir. Eccli. 17. 17. Non sunt absconsa teslamenta per iniquilalem illorum : Les promesses de Dieu n'ont point clé anéanties par les offenses de ceux à quj il les a faites. Gr. Leurs péchés n'ont pas é é cachés à Dieu. Voy. Rom. 3 3.
Ans
Voy. Anse, muta, .4.BSCONDITE, et A itscos- DITUM, I.
ABSCONDITDS, a, um, xpvmbç.
1° Caché, couvert, retire, secret. 1. Pctr. 3. 4. Absuonditus cordi» homo : L'homme invisible caché dans le cœur, l'homme intérieur. Prov. 21. 14. Munus ubsconditum exslinquit iras : Un présent fait dans le secret éteint la colère! (\iBptoç, al. l«0pv.coç ). Ainsi Eccli. 42. 9. Filia putris (Gr. palri) est absconditu vigilia ( ànozpvyo,- ) : La fille est à son père un sujet secret de veiller toujours. c. 41. 17. c. 43. 36. c. 48. 28. Isa. 45. 3. etc.
2° Inconnu, qu'on n'a point éprouvé (xzxfupf*ivoî). Apoc. 2. 17. Vincenti dabo mutina abscondilum : Je donnerai au victorieux la manne cachée. Gr. à manger. Cette manne est la douceur des consolations secrètes dont Dieu soutient ses enfants dans le pèlerinage de cette vie. C'est une nourriture inconnue au monde.
3" Rare, exquis (bauxvitivot) Eccli. 30. 18. Bona abscondita in aure clauso, quasi appositiones epularum circumpositœ sepulcro ; Gr. Bona o/fusa ori clauso : Des viandes délicates, présentées à la bouche d'un malade ou d'un homme dégoûté, sont comme un grand festin autour d'un sépulcre; les viandes rares sont comme cachées, parce qu'elles ne sont pas communes. Voy. Clausus.
4° Celui qui se cache. Isa. 45. 15. Vere lu es Deus abscomlitus : Vous êtes vraiment un Dieu qui ne vous êtes fait connaître qu'à votre peuple choisi, c. 53. 3. Quasi abscondit u» vulius ejus. Gr. à-ni'jzpo.r.-a.i,. Il se détourne le visage comme un lépreux qui se cache.
ABSCOND1TUM, 1, à^^uyov. 1° Un lieu caché, secret, obscur. Dan. 10. 7. Fugtrunt in ubsconditum , h joSw, Ceux qui étaient avec Daniel s'enfuirent dans des lieux obscurs. Luc. 11. 33. Nemo lucernam accendit et in abscondito ponit : Il n'y a personne qui, ayant allumé une lampe, la mette en un lieu caché {Y.pvK-rn, crypta cavea). Ps. 30. 21. .46scondes eos in abscondito faeiei luœ : Vous les cacherez dans le secret de votre face, i. e. de voire présence, pour les mettre en sûreté. Ps. 80. 8. Exaudivi le in abscondito lempeslulis : Je vous ai exaucé au milieu de ia tempête. Ce fut lorsque Dieu excita tout d'un coup contre les Egyptiens une tempête lorsqu'ils poursuivaient les Israélites dans la mer Rouge, étant comme caché dans la nuée et invisible à ses ennemis. D'autres entendent par ces paroles, non que Dieu même se cacha, mais qu'il cacha les Israélites au milieu de la tempête, en les mettant à couvert de la fureur de leurs ennemis. Ps. 26. 5. Deut. 17. 15. Jej-cm. 23. 24. Thren. 3. 12. Ezech. 8. 12. Voy. Tempestas. De là' vient celle expression,
ABSCONDITO (in), h xpuizzû. i" .Secrètement, en secret, en cachette. Jos. 2. I. Misit Josue duos viros exploralores in abscondito : Josué envoya secrètement deux espions.
Mallh. 6. 18. Pnter l uns qui videt in abscondito reddel tibi : Votre Père, qui voil ce qui se passe dans le secret, vous en rendra la
niCTIONNUUE DE PHILOLOGIE SACUEE
récompense. Job. 31. 27. Ps. 9. 30. Isa. 'i5. 19. c. 48. 16. lerem. 13. 17. Habac. 3. 14.
2" Intérieurement, au dedans, (Lins le cœur. Rom. 2. 29. Qui in abscondito Judœus est : Le vrai Juif n'est pas celui qui l'est au dehors, mais celui qui l'est intérieurement. De là vient celle phrase :
ACCIPEKE I'ACIEM ALICUJUS IN ABS- CONDITO. Respecter, considérer quelqu'un par dissimulation (-/pvyjj'. Job. 13. 10. 7n abscondito faciem ejus accipitis : Ce n'est que par dissimulation que vous défendez les intérêts de Dieu.
ABSCONDITA, ou ABSCONSA, orum , t« xAuirrà, ià xcxpuftjztva. — 1° Choses cachées el secrètes (pùQn. profunda). Job. 28. 11. Abscondita in lucem produxii : L'homme a produit au jour les choses les plus secrètes, en perçant le fond de la terre et des fleuves, pour en lirer ce qui peut lui être utile. Ps. 43. 22. Ainsi, Deut. 27. 29. Abscondita Domino Dco nostro : Ces sccrels étaient cachés dans le Seigneur noire Dieu; i. e. Dieu a exercé une sévérité épouvantable contre ceux qui s'étaient détournés de lui pour s'attacher à d'autres dieux, afin que nous ne suivissions point leur impiété; c'est un secret qu'il nous a découvert. Selon d'autres : Il y a des secrets que Dieu tient caches, mais il nous en a découvert, afin que nous pratiquions sa loi.
2" Cavernes, lieux secrels et cachés. Jerem. 49. 10. Iieveluvi abscondita ejus, et ce— lavi non poterit : J'ai découvert les endroits où il s'élait relire. Il y avait, dit Théodore!, près de l'Idumée, de grandes montagnes fort élevées, el dans ces montagnes des cavernes où les peuples se reliraient pour se dérober à la vue de leurs ennemis ; mais Dieu les nienace de les découvrir. Abd. v. 6. Investigaverunt abscondita ejus: Ils ont fouillé dans les endroits les plus cachés. Jerem. 23. 24.
3° Les biens que l'on réserve, les trésors que l'on cache. Ps. 16. 14. De abscondilis luis adunpletus est venter eorum . Leur ventre est rempli des biens qui sont renfermés dans vos trésors; les biens temporels sonl appelés des trésors de Dieu, parce qu'ils dépendent de lui et qu'il les donne à qui il lui plaît. Voy Venter.
4° Enigmes, paraboles, pensées sérieuses, qui ne sont pas communes. M.illh. 13. 35. Eruciabo abscondita a constitutione mundi : Je publierai des choses qui ont été cachées depuis la création du monde. Ceci est lire du P>. 77. 2. où le Grec porte n-poê^iipa-ra. Lat. proposiliones. Voy. Proiositio. Eccli 4.21. Denudabit absconsa sua illi : La Sagesse découvrira ses pensées secrètes à celui qui aura .confiance en elle. Ce "qui est exprimé par Abscondita parabolarum. Eccli. 39. 3. In absconditis parabolarum conversabitur (aiviyfixta ) : Le sage se nourrira de ce qu'il y a ue plus caché dans les paraboles, c. 14. 23. c. 39 10.
ABSCOND1TE. 1" Secrètement, en secret (ac-S.;. . 2. Reg. 12. 12. Tu fecisti abscondite, ego autrui faciam verbutn islud in consfjeclu omnit Israël et in conspeclu solis : Pour
vous, vous avez fait celle action en secret; mais, pour moi, je la ferai par Absalon, voire fils, à la vue de tout Israël et à la vue du soleil.
2° Doucement et sans bruit UtrivH). Judie. 4. 21. Juhel ingressa est abscondite : Jahel enlra loul doucement dans la tenle où dormait Sisara pour le tuer. Hulh. 3. 7. Venil abscondite : Hulh vint loul doucement (ivxpueri).
ABSCONSE, y.f,-j'?ri. En secret, en cachette. Sap. 18. 9. Absconse sacrificabant justi pueri bonorum : Les justes enfants des saints, i. e. des patriarches, offraient en secret leur sacrifice, savoir, l'Agneau pascal.
ABSCONSIO, ONis.à7rô>tfu7rTov. Ce mot vient û'abscondere quand il signifie proléger, sauver, garantir. Ainsi, c'est protection, défense. Js;i. 4. 6. Tabernaculum erit in umbraculum dici ab œstu, et in securitatem et absconsionem a turbine et a pluvia: Le tabernacle de Dieu défendra ses élus par son ombre contre la chaleur pendant le jour, et il sera une retraite assurée pour les meltre à couvert des tempêtes et de la pluie. Ce qui revient à cet endroit (lu Ps. 26. a. Abscondil me in tabernaculo suo, in die mulorum protexit me in abscondito tabernaculi sui.
ABSENS, tis, «TT-wv, ovtoj. Cet adjectif, qui vienl û'absum, signifie proprement relui qui est éloigné de sa résidence ordinaire; mais il signifie ordinairement : 1" celui qui n'est poinl présent où on le demande (p/j wv fiST«, qui non est cum aliquo). Gen. 44. v. 26. 34. Non possum redire ad patrem absente puero : Je ne puis retourner vers mon père, dit Judas, sans que l'enfant soit avec nous, c. 34. 5. 1. Cor. 5. 3. 2. Cor. 13. v. 2. 10. c. 10. v. 1. 11. Philip. 1. 27. Colos. 2. 5.
2° Qui n'est point avec ou dans la présence d'un autre. Sap. 11. 12. Absentes et prwsent es similiter torquebanlur : Les Egyptiens étaient également tourmentés, soil dans l'absence, soil dans la présence des Hébreux.
3' Absent de Dieu, étranger, qui demeure, dans ce corps misérable (èvSsjxû»), manens cum populo). 2. Cor. 5. 9. Contendimus, site absentes, sive prœscntes, plucere illi : Toute notre ambition esl d'être agréables à Dieu, soit que nous habitions dans le corps, soil que nous en sortions pour aller à lui. Voy.
PR/ESENS
4° Qui n'est poinl encore né (pi ûv pxà). Deul. 29. 15. Nec tobis solis hoc fœdus frrio, sed cunctis prirsi ntibus et absenlibus : Celle alliance que je fais aujourd'hui, n'est pas pour vous seuls, mais c'est pour tous ceux qui sont présents cl qui viendront après nous.
ABSEN'TIA, .e, ùitovai*. Absence, éloigncmcnl de la présence des autres. Philip. 2. 12. Non ut in prœsentia tantum, sed malin magis nunc in absentia mea, cum melu d tremore vestrum salulem operamini : Aj<z soin non-seulement lorsque je suis présent parmi vous, mais encore plus lorsque jo suis absent, d'opérer votre salut avec crainte el tremblement.
ABSOLVEUE, «roÂûeiv. 1" Dégager, déli-
Ans
Ans
vrer, exempter. Tou. 3. 15. Peto, Domine,
ut de vincitlo improperii hujvs absolvas me :
i Je vous prie, Seigneur, de me tirer de la
peine où me jette ce reproche ignominieux,
il'. i voir lue sept maris. Quelques-uns ont rcmarqué que ce reproche lui fut si sensible, qu'elle en tomba dans une espèce d'agonie. 1. Mach. 10 29. Nunc absolvo vos et omnes Judœos a tributis : Dès à présent , je vous remets, a vous et à tous les Juifs , les tributs que vous aviez accoutumé de payer.
2° Absoudre, justifier. 2. Mach. 4. 47. Menclaum quidem universœ malitiœ reum criminibus absolvit : Anliochus déclara Ménélaiis innocent, quoiqu'il fût coupable de toutes sortes de crimes.
3° Décider, terminer (ènàvsa dissolvere). Act. 19. 39. Si quid alterius rei quœritis, in légitima Ecclesia polerit ubsolvi : Si vous avez quelque autre affaire à proposer, elle se pourra terminer dans une assemblée légitime : c'est ce que dit un greffier au peuple d'Ephèsc , pour apaiser la sédition causée par Démétrius.
ABSORBERE , vaTanheiv. Ce verbe, qui répond au mot hébreu Balagh , signifie engloutir, avaler, dévorer, et par métaphore , à la ressemblance des choses qu'on avale et qui tombent dans le ventre où elles se corrompent , il signifie perdre , défaire , détruire, et quelquefois précipiter : c'est pourquoi il est souvent rendu dans la Vulgate par perdere ou prœcipitare. Ainsi il signifie :
1° Asorber , engloutir, dévorer, avaler (7r).ufipûf«, inundatio). Job. 40. 18. Ecce absorbebii fluvium et non mirabitur : L'éléphant boit et avale les fleuves entiers sans se presser et sans s'étonner. Les auteurs qui ont parlé de cet animal rapportent qu'il boit beaucoup. Voy. Plin. I. 8. c. 19. iElien. 1. 17. c. 7. Ce qui se dit de la terre. Dent. 11. 6. Quos aperto ore terra absorbuit : La terre s'étant entr'ouverte , engloutit Dathan et Abiron. Apoc. 12. 16.
2° Epuiser, boire jusqu'au fond. Abd. v. 1G. Bibent omnes génies jugiter, et bibent, et absorbebunt : Toutes les nations qui ont ruiné Jérusalem boiront jusqu'au fond du calice de la colère de Dieu, i. e. seront punies Irès-rigoureusement. Voy. Bibere et Fex.
3° Perdre, défaire , détruire. 2. Beg. 17. 16. Ne moreris, ne forte absorbeatur rex et omnis populus gui cum eo est : Ne tardez point, de peur que le roi ne périsse, lui et tous ses gens. C'est l'avis que donna Chusaï à David. Ps. 57. 10. Ps. 68. 16. etc. Ainsi, 1. Cor. 15. 54. Absorpta est mors in Victoria : La mort a été absorbée ou détruite par la victoire, i. e. Quand notre nature corruptible sera revêtue de l'immortalité, la mort sera entièrement vaincue, et il ne restera plus de marque de son pouvoir : ce qui a rapport à cet autre endroit, 2. Cor. 5. 4. Ut absorbeatur, quodmor laie est, a cita .'Nous ne désirons pas d'être dépouillés de notre corps, mais d'être revêtus par-dessus; en sorte que ce qu'il y a de mortel en nous soit absorbé par la vie, et que la corruption en étant
DlCTION.N PE PhILOL, SACRÉE. I.
entièrement abolie, le corps, de. mortel qu'il est, devienne immortel.
AI!S(JUE, àveù, x^f'f. ce qui est souvent exprimé en grec par pi é'xeiv> o0x ««"*• Celte préposition se l'ail d'ub cl de que, qui n'ajoule rien à la signification d'abs.
1° Sans, particule exclusive, qui se dit de ce qui n'accompagne point quelque chose ou quelque personne. Isa. 130. Cum fucrilis relut hortus ubsque aqua : Vous deviendrez comme un jardin sans eau , en punition do votre idolâtrie. 2. Par. 18. 16. Sicul oves absque pastore : Vous serez comme des brebis sans pasteur. Gen. 15. 2. c. 43. 14. Prov 1 33. c. 28. 1. Hebr. 4. 15. etc.
2" Hormis, sinon, excepté. Gen. 31. 50. Nullus sermonis noslri teslis est ubsque Deo : Nul n'entend nos paroles que Dieu qui en est témoin. Isa. 43. 11. Non est absque me Saivator : Hors moi, il n'y a point de Sauveur, dit le Seigneur, c. 44. 6. c. 45. v. 14. 21. Mm est ultra Deus absque me : H n'y a point d'autre Dieu que moi. En ces endroits, et en plusieurs autres, absque répond au mot Hébreu bilehad, qui est souvent rendu ailleurs par prœter. 2. Reg. 22. 32. Quis Deus prœter Dominum, et quis forlis prœter Deum nostrum ?
3° Cette préposition avec un nom substantif est quelquefois mise pour l'adjectif exsors, qui n'a point de part. Joan. 1G. 2. Absque synagogis facient vos : Ils vous chasseront des synagogues; Gr. inoawayùyovç , exsortes synagogœ, excommuniés. Rom. 1.
31. Absque fœdere : Sans foi, Gr. «<r^ov3ouf perfides ou irréconciliables. Ose. 9. 12. Absque liberis eos faciam, i. e. Orbos faciam : Je leur ôterai leurs enfants. Gen. 15. 2. c. 42. 36. Jerem. 18. 21. etc.
ABSTERGERE. Ce verbe signifie essuyer, purger, nettoyer, et par métaphore, ôler, effacer, guérir, corriger : dans l'Ecriture. 1° Essuyer, nettoyer («jai/ssSai , auferre). 3. Reg. 20. 41. Ille statim abstersit pulverem de facie sua : Le prophète essuya incontinent la poussière qui lui couvrait le visage, pour se faire voir a Achab. De là vient cette phrase :
Abstergere lacrymas ab oculis alicujus : essuyer les larmes des yeux de quelqu'un, c'est arrêter et faire cesser tous les maux qui sont cause des larmes (êga)ist?>6tv , abolere). Apoc. 7, 17. c. 21. 4. Abstergel Deus omnein lacrymamab oculis eorum : Dieu abolira tous les maux de celte vie dans ceux qu'il rendra heureux (Aya^-iSat). Isa. 25. 8. Auferet Dominus Deus lacrymum ab omni facie : Le Seigneur Dieu séchera les larmes de tous les yeux, savoir : de son peuple.
2" Corriger, guérir (<tuv«vt<xv, al. i^avrâv, occurrere). Prov. 20. 30. Livor vulneris absterget mala : Les meurtrissures livides guériront le mal; ou, selon l'Hébreu, corrigeront les méchants : cela s'entend des châtiments qu'on emploie pour corriger les pécheurs endurcis.
ABST1NEHE, U-xi/jw, ù^kyj^Otn. Ce verbe se fait i'abs et de tenere. Il est actif ou neutre, cl l'on dit abstinere ou abstinere se; ruais en
français , il est neutre , ot ne se dit qu'avec le pronom personnel , s'abstenir, se défendre l'usage de quelque chose , ou s'empêcher de faire. Num. G. 3. A vino et omni quod inehjiarc potest nbslinebunt : ils s'abstiendront tTC vin et de tout ce qui peut enivrer. Voy. Nazar.eus. I. Thess. 5. 22. Ab omni specie mata abstinele vos : Abstenez-vous de tout ce qui a apparence de mal. Eccli. 28. 10. Abstint te a lilc, et minues peccata : Evitez les disputes et les procès, et vous diminuerez les péchés. Judic. 13. 13. Tob. 1. 10. Sap. 2. 1G. Eccli. 3. 32. etc.
ABSÏINENS, tis, pré\enu, modéré, qui sait se commander. Abstinent, tempérant à l'égard du boire cl du manger. Eccli. 37. 34-. Qui abstinent est, adjiciel vilain: L'homme sobre et retenu en vit plus longtemps. Gr. 77/>o(7sx&>v, qui veille sur lui.
ABSTINENTIA, je, retenue, modération.
— 1° Abstinence, mortification , retranchement de quelque chose agréable. Num. 30. lk. Si voverit et juramento se constrinxerit, ut per jejunium vcl cœtcrarum rerumabstinentiam affligat animam suam, in arbitrio viri erit ut faciat sive non faciat : Si une femme a fait vœu, et si elle s'oblige par serment de s'affliger, ou par le jeûne, ou par d'autres sortes d'abstinences, il dépend de son mari qu'elle le fasse ou qu'elle ne le fasse point.
2° Abstinence ou tempérance, vertu morale, par laquelle on se défend l'usage des plaisirs et des satisfactions non nécessaires pour le soutien de la vie (èyxpuTzia, conlinentia). 2. Petr. 1. 6. In scientia abstinenliatn; in abslinentia patientiam (ministrate) : Joignez à la science la tempérance, à la tempérance la patience. Il ne faut pas seulement qu'un chrétien soit instruit de son devoir, mais il faut aussi qu'il s'abstienne des plaisirs, et supporte les maux qui pourraient le détourner de s'en bien acquitter
ABSTRAHERE , à7o<nrâv. Ce fie proprement, entraîner, emporter avec violence, tirer de force, arracher, et se dit aussi figurément en choses spirituelles et morales.
1° Arracher, ôter avec violence. 2. Mach. 7. v. h. 7. Cute capitis ejus cwn capillis abstracta : Après lui avoir arraché la peau de la tête avec les cheveux. Ce fut contre l'aîné des sept frères qu'Antiochus exerça cette cruauté.
2° Détacher , séparer, soit du parti de quelqu'un et de l'attachement qu'on doit avoir pour lui (k^xU-ni, avertere). Deut. 13. 10. Lcipidibus obrutus necabilur, quia votait le abstrahere a Domino tuo : Qu'il soit puni de mort étant lapidé, parce qu'il a voulu vous arracher du culte du Seigneur votre Dieu. Soit de la compagnie d'un ami. Act. 2U 1. Cum faclum esset ut havigaremus abstracti ab eis : Après que nous nous fûmes séparés d'eux avec beaucoup de peine. Saint Paul parle des prêtres d'Ephèse, qu'il quitta fort affligés de son départ.
3° Tirer de quelque part, en éloigner par adresse (èx<nrâv, extrahere . Judic. 20. 32.
verbe signi-
Qui fugam arte simulantes inieruni consilium , ut abslraherent eos de civitate : Les Israélites feignirent adroitement de fuir, à dessein de les engager plus loin de la ville de Gabaa.
4-° Emporter, entraîner, en parlant de la violence des passions de l'âme (j$flixnv). Jac. 1. 14. Unusquisquc lentatur a concupiscentia sua abstractus : Chacun est tenté par sa propre concupiscence qui l'emporte et qui l'attire dans le mal ( nXavâv, seducere). Prov. 7. 25. Ne abstrahatur in viis illius mens tua : Que votre esprit ne se laisse point emporter dans les voies d'une femme qui cherche à vous séduire
ABSTRUDERE, pousser à force, cacher, enfoncer. 1. Reg. 23. 23. Quod si etiam in terrain se ubstruserit , perscrutabor eum : Quand il serait caché au fond de la terre , j'irai l'y chercher. C'est Saùl qui parle de David.
ABSUM, abesse, ènretvou, ÙTzé^ziv. Ce verba marque une absence ou un éloignement, soit dans le sens propre, soit dans le figuré. — 1° Etre éloigné, y avoir de la distance entre deux choses ou deux personnes. 2. Mach. 12. 29. Inde ad civitatem Scytfiarum abierunt , quœ ab Jerosolymis sexcentis stadiis aberat : De là , Judas et ses gens allèrent à la ville de Scythopolis, éloignée de six cents stades de Jérusalem. Ecli. 9. 18. Longe abesto ab hominc potestatem habente oceidendi : Tenez-vous bien éloigné de celui qui a le pouvoir de faire mourir. Cela s'entend des tyrans et des princes qui abusent de leur pouvoir; d'où vient longe abesse, pour marquer une chose qu'on ne peut atteindre ou recouvrer (' A.t?i<nz<rOai , secedere). Eccli. 27. 22. Non illum sequaris, quoniam longe abest : En vain vous irez après lui, car il est déjà bien loin. Le Sage parle d'un ami que l'on a choqué, et dont on a perdu l'amitié. Ainsi c. 15. 7. Longe abest u superbia et dolo : Les hommes insensés ne verront point la sagesse, parce qu'elle se tient bien loin de l'orgueil et de la tromperie.
2° Etre absent, n'être point présent quelque part. Sap. 14. 17. Ul illum, qui obérai, tanquam prwsentem colerenl sua solliciludine : Pour révérer avec une soumission religieuse, comme présent, celui qui était absent. 11 parle d'un prince qui est éloigné, et dont on fait venir le tableau pour lui rendre les honneurs divins, comme s'il était présent. De celte signification vient celle expression figurée :
Abesse ab aliquo , qui signifie n'être point dans quelqu'un, pour marquer une chose dont quelqu'un est privé. Sap. 9. G. Si ai illo abfuerit supienlia tua, in nihilum computabitur : Encore que quelqu'un paraisse consommé parmi les enfants des hommes, il sera néanmoins considéré comme rien, si voire sagesse, ô Dieu, n'est point en lui (Ut:' ÉVrrjv, defeci). Eccli. 15. 11. Nondixeris, per D eum abest : Ne dites point, Dieu est cause que je n'ai poinl la sagesse; Dieu ne jette point les pécheurs dans l'égarement, lui oui seul en lire les hommes quand il lui
tt
AliS
AltU
plaît : c'est l'orgueil de l'homme, qui est la première et la véritable cause de ses dérèglements.
ABSIT. Ce mot marque l'éloignement et l'aversion que nous avons pour (|uelquc Chose, cl répond au mot hébreu halilah, prohibitif) , qui se rend ordinairement en grec, fiiyhoizo , quelquefois par ûleù; aot propitius tibi sis, ou Bit Deus; comme si l'on disait : Cela ne vous est pas permis : dans l'Ecriture :
I C'est une interjection , qui sert de réponse à des interrogations de choses impertinentes ou impossibles. Rom. 3. v. 4. G. 31. Legem ergo destruimus per /idem? Absit : Détruisons-nous donc la loi par la foi? À Dieu ne plaise, c. 6. 2. c. 7. v. 7. 13. c. 9. 14. c. 11. 1. etc.
2" Hors le rapport qu'elle a à l'interrogation, c'est un terme qui marque que nous détestons, comme injuste ou impie, ce que nous ne voulons pas qu'on croie de nous ou d'un autre. Gai. 6. 1». Mihi absit gloriari nisi in cruce Domini nostri Jesu Christi : A Dieu ne plaise que je me glorifie en autre chose qu'en la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Gen. 18. 25. c. 44. 17. Jos. 22. 29. e. 24. 16. 1. Reg. 2. 30. etc. Ainsi Matth. 16. 22. Absit a te, Domine : Ahl Seigneur, à Dieu, ne plaise, cela ne vous arrivera point. Gr. propitius tibi; on sous-entend sis ou sit Deus.
ABSINTHIUM, n. Ce mot vient du grec ù^Miov , indelectabile , désagréable , de l'a privatif et de îpivSo?, delectatio, plaisir, agrément. L'absinthe est une herbe fort amère, et celte amertume donne lieu à plusieurs expressions métaphoriques dans l'Ecriture. Ainsi elle signifie :
1° Ce qui est fâcheux , amer et affligeant (Tziy.pia, amaritudo). Thren. 3. 19. Recordare paupertatis et transgressionis meœ et absinthiiet fellis : Souvenez-vous de la pauvreté où je suis, de l'excès de mes travaux, de l'absinthe ou du fiel où je suis plongé. Celte absinthe et ce fiel marquent les maux insupportables que le peuple juif souffrait de la part de ses ennemis , ou plutôt de la part de Dieu même, qui l'a nourri et enivré d'absinthe, i. e. qui l'a accablé de maux et d'afflictions pour punir ses crimes (ôSOv», dolor). Jerem. 9. 15. c. 23. 15. Ecce ego cibabo eos absinlhio:3cles nourrirai d'absinlhe. Thren. 3. 15. Inebriùvit me absinthio (izixpla) : 11 m'a enivré d'absinlhe. V. Inebriare. Ainsi:
Amarum esse quasi absinthium : Etre amer comme l'absinthe, c'est causer des douleurs et des afflictions très-sensibles (/o)uj, fel.). Prov. 5. k. Novissimu illius umara quasi absinthium : La conversation que l'on a avec la femme prostituée paraît d'abord agréable; mais elle se termine à des maux incroyables, à la destruction de la santé du corps, à la perle des biens et de la réputation et à la damnation éternelle.
Converti in absinthium : Se changer en absinthe, signifie la même chose , causer de grands maux (a^tvûo?). Apoc. 8. 11. Factu est ter lia pars aquarum in absinthium : La
troisième partie des eaux fut changée en absinthe, i. e. en une amertume qui causait do grandes douleurs.
2° Le nom d'une étoile ("a^u/Oo,-)- Apoc. 8. 11. Nomen stellœ dicitur Absinthium : Cette grande étoile est un faux Christ, que l'on croit être ce Barchochebas , dont le nom signifie étoile, et qui disait avoir élé envoyé du ciel pour secourir le peuple juif dans l'oppression où il se trouvait; mais cet hérésiarque fut cause de la ruine entière (les Juifs : il est' ici appelé Absinthe, a cause de l'effet funeste qu'il produisit en jetant son peuple dans des malheurs incroyables.
ABSUMERE, consumer, abolir, dépenser.
— 1° Consumer, abolir (xararaiav, comburere). Levit. 8. 32. Quidquiol reliquum fuerit de carne et de panibus , ignis ubsumet : Tout ce qui restera de celte chair et de ces pains , sera consumé par le feu. c. 7. 17. V. Devorare.
2° Perdre, gâter, corrompre (avwxohïv, simul perdere). Deut. 29. 19. Ne absumat ebria sitientem : De peur que cette personne enivrée de celte erreur ne corrompe les innocents et ne les entraîne avec elle; c'est une sorte de proverbe hébreu qui marque, selon quelques-uns , que la partie inférieure enivrée de ses passions entraîne la partie supérieure, ou, selon d'autres, que le coupable entraîne les innocents avec lui. Voy. Ebria et Sitiens.
ABUNDARE. Ce verbe est composé d'ab et d'wnda, et se dit en premier lieu des rivières quand elles sont grosses, et ensuite, par rapport, de toutes les choses qui sont en grande quantité. Il a plusieurs significations, parce qu'il répond aux verbes grecs, ttAsovkÇeiv, avoir abondamment, regorger; izipujawziv, regorger ou être superflu , et 7r).»eûvôtv, croître, s'augmenter; quoique ces verbes se prennent souvent l'un pour l'autre; mais , en général , le verbe abundare se peut considérer par le rapport qu'il a avec le verbe hébreu jatar, qui signifie superabundare , reliquum esse, ou excellere, pour marquer ou la quantité ou la qualité.
§ 1"- — Abondare, pour signifier une grande quantité de quelque chose.
1° Abonder, avoir beaucoup de quelque chose, soit de biens corporels, soit de biens spirituels (■kIyiOùvsiv). Deut. 28. 11. Abundare tefaciet Dominus omnibus bonis : Le Seigneur vous mettra dans l'abondance de toutes sortes de biens, c. 30. 9. Ps. 64. 14. Vallès abundabunt frumento : Les vallées seront pleines de froment (7rept(ra-EiJ£(i/).]Matlli. 13. 12. Quihabet, dabitur ei, et abundabit : Quiconque a déjà , on lui donnera oncore, et il sera dans l'abondance. Celui qui a la foi reçoit encore une infinité d'autres grâces, lorsqu'il fait bon usage de ce don. c. 25. 29. Judic. 1. 19. 2. Esdr. 9. 25. Sap. 11. 5. Philip, k. y. 12. 18. Scio abundare : Je sais vivre dans l'abondance sans qu'elle me cause du relâchement. Ce qui se dit aussi quelquefois en mauvaise part (iiXeov«ÇE(v). Ps. 49. 19. Os luum abunda* vit malilia : Votre bouche était toute rempile de malice, i. c. de médisance et de tromperie,
Ileb. Os fuuifl taSasti ad malitiam : Vous avez ouvert voire bouche pour la faire servira l'injustice cl à l'iniquité. Eccli. 11. 13. Abundans paupertate : Qui pst dans une extrême pauvreté. Eccli. 21. 15. Est sapientia quœ abundai in malo: Il y a une sagesse qui est habile dans le mal, Gr.irtafiûvoupa irapuiv, multiplicans acerbitatem.
2° Abonder, èlre abondant, regorper.se répandre avec effusion [vtptvnvirt). 2. Cor. 9. 8. Potins est Deus omnem gratiam abundare faccrc in vobis , Gr. in vos : Dieu est toutpuissant pour verser sur vous toutes sorles de grâces en abondance et pour vous rendre avec usure toule la charité que vous aurez faite aux autres, v. 12. Ministerium hujus officii non solum supplet eaquœ desunt sanctis , sed eliam ubundat per mullas graliarum acliones in Domino : Celte oblation dont nous sommes les ministres ne supplée pas seulement aux besoins des saints , mais elle est riche et abondante envers Dieu par le grand nombre d'actions de grâces qu'elle lui fait rendre. Marc. 12. 44. Omnes ex eo , quod abundabat illis, miserunt : Tous les autres ont donné de leur abondance. Luc. 21. 4. Eccli. 15. 10. c. 21. 16. etc.
3° Avoir davantage, avoir plus qu'un autre (jriïOïâÇsiv). 2. Cor. 8. 15. Qui multum, non abundavit : Celui qui en recueillit beaucoup n'en 'eut pas plus que les autres ; et celui qui en recueillit peu n'en eut pas moins. L'Apôtre parle de la manne. Voy. Mi-
RORAHE.
4° S'accroître, s'augmenter (izïvQùntrOat). Matth. 24. 12. Et quoniam abundavit iniquitas, refrigescet charilas multorum : Et parce que l'iniquité sera accrue, la charité de plusieurs se refroidira dans loute la suite des temps.
5" Etre forl utile, procurer quelque grand avantage. Eccli. 6. 5. Lingua eucharis in bono homine abundai : Un homme vertueux qui parle civilement se procure de grands avantages, Gr. Tzïr,0\>-jû sO^ooviyofa, multipliait sermones affabiles : s'attire les civilités des autres.
§2. — Abcndare, pour marquer la qualité, l'excellence.
1" Etre plus parfait et plus accompli (-tpiccî-'jîiv). Matth. 5. 20. Nisi abundaverit justifia vestra plusquam Scribarum et Pharisœorum , non inlrabilis in regnum cœlorum : Si votre justice n'est plus pleine et plus parfaite! que celle des docteurs de la loi et des Pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume du ciel. La justice des Pharisiens était tout extérieure et se terminait à paraître juste aux yeux des hommes. Luc. 10. 15. mais la justice de ceux qui doivent entrer dans le royaume du ciel s'étend jusqu'à arrêter les mouvements déréglés du cœur.
2* Etre plus excellent, l'emporter au dessus (repiffo-EOetï). 2. Cor. 3. 9. Si ministralio damnationis gloria est , tnulto mugis abundai tninisteriwnjustitite in gloria : Si le ministère de la condamnation a été accompagné de gloire, le ministère de la justice en aura incomparablement davantage. Saint Paul
montre l'excellence de la loi nouvelle sur la loi ancienne, en ce qui regarde le ministère» Voy. Ministiiatio. 2" (n).»0Ovj(7ÛK!) . Eccli. 24. 39. A mari enim abundavit cogitatio illias : Les pensées de la sagesse sont plus vastes que la mer et plus profondes que les abîmes. L'Apôtre explique ce passage. Rom. il. 33. 0 altitudo divitiarum sapienliw et seientiœ Dei. Voy. Altituoo (Hepur<nî> tiv). 2. Cor. 8. 7. Sieut in omnibus abundalis... ut et in liac gratta abundetis : Afin que, comme vous excellez dans les autres dons, vous excelliez aussi en celte grâce de libéralité envers vos frères.
3° Etre meilleur et plus agréable à Dieu (iztpi<7t7i\isiv). 1. Cor. 8. 8. Neque si manducaverimus auundabimus ; neque si non manducaverimus , deficiemus : Si nous mangeons nous n'en aurons rien davantage devant Dieu, ni rien de moins si nous ne mangeons pas. C'est ce que l'Apôtre explique plus amplement. Rom. 14. 17. Non est regnum Dei esca et potus , elc. Le royaume de Dieu ne consiste pas dans le boire et le manger, mais dans la justice, dans la paix et dans la joie que donne le Saint-Esprit.
4° Avancer de plus en plus, se perfectionner {-Kipiiai^uv). 1. Cor. 15. 58. Abundantes in opère Domini semper : Travaillez sans cesse de plus en plus à l'œuvre de Dieu. 1. Thcss. 4. v. 1. 10. Rogamus vos ut abundetis magis : Je vous exhorte de vous avancer de plus en plus dans la charité fraternelle
5" Elre assuré de quelque chose, en être bien persuadé (■7i'Xnpo'iioptïaiai, plene persuaderi). Rom. 14. 5. tfnusquisque in suo sensu abundet : Que chacun n'agisse que selon qu'il est pleinement persuadé dans son esprit. Gr. ■nlr/pafoptitrOu , Plena fide credat : Que nul n'agisse contre sa conscienco ou en doutant que ce qu'il fait soit bien. Lit. que chacun abonde en son sens : ce qui peut signifier qu'on laisse agir chacun selon sa conscience, comme si l'Apôtre ne voulait point qu'on troublai personne sur le sujet des viandes et des jours ; car c'est la matière dont il s'agit en cet endroit.
G: Exceller en libéralité, en magnificence (nE(S!o-ff£Ù£tv). 1. Mac. 3. 30. El abundaverat super reges qui ante eum f itérant : Antiochus avail été magnifique plus que tous les rois qui l'avaient précédé.
§ 3. — Abindare in rem aliquam, iuf»nCuv t»l.
Cette phrase marque une abondance et une plénitude qui se décharge et se répand sur quelque chose; mais elle s'exprime différemment selon la différence des choses sur lesquelles se fait cet épanchement.
1° Abundare in gloriam Dei (T^.eovàÇuv) : Faire éclater davantage la gloire de Dieu. Rom. 3. 7. Si Veritas Dei in meo mendacio abundavit in gloriam ipsius : Si par mon mensonge la vérité de Dieu a éclaté pour sa gloire. 2. Cor. 4. 15. Ut gralia abundans per tnultos in graliarum actione abundet in gloriam Dei : Afin que plus la grâce se répand avec abondance, il en revienne aussi à Dieu plus de gloire par les témoignages de recou-