‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 129 sur 259 · CUL · texte numérisé non relu

CUL

une mort prompte par l'épéo, disent les citoyens de Bélhuiie a Ozias.

2" Petit, oppose à grand. Eecll. il. 3. Brevis in volatilibus est apis : L'abeille est petite entre les animaux qui volent; petit en nombre ou en quantité. Ps. 104. 12. Cum estent numéro brevi : Dieu a confirmé aux Israélites ce qui leur avait été dit lorsqu'ils étaient encore en petit nombre; savoir : qu'il leur donnerait la terre de Chanaan. Voy. v. 10. 11. Isa. 30. 20. Et dabit vobis panem arctum, et aquam brevem : Le Seigneur vous donnera do l'eau courte, t. e. peu, et avec mesure.

3° Léger, opposé à grief ou à méchant. Eccli. 25. 20. Brevis omnis malilia super nialitiam mulieris : 'foule malice est légère au prix do la malice de la femme. H parle des méchantes femmes, dont on doit se garder.

l'Etroit, resserré. Isa. 28. 20. Palliumbreve utrumque operire non potesl ( oteko? ) : La couverture est si étroite qu'elle n'en peut couvrir deux. Ce qui marque que le cœur ne doit point être partagé, mais qu'il faut lo donner à Dieu uniquement.

BREVITAS, atis, £7TtTop)j. Dérivé de orevis, et signifie proprement brièveté, dans le même sens que brevis. Dans l'Ecriture :

Brièveté dans le discours. 2. Mach. 2. 29. Secundum datam formam brevitati studcnles ; Nous travaillerons selon le dessein que nous avons pris à abréger les auteurs, v. 32. Act. 24. 4. 1. Pelr. 5. 12.

BRUCHUS, Gr. ^où^of. Ce nom est grec, et signifie :

Espèce d'insecte dontil était permis démanger dans l'ancienne loi. Levit. 11. 22. Cornedere debelis, ut est bruchus in génère suo ; Vous pourrez manger de tout ce qui marche sur quatre pieds... comme est \cbruchiis, selon son espèce. Saint Jérôme, après les naturalistes, dit qu'il y a de trois sortes de ces animaux, tous différents, et qui ne prennent leur origine que d'un animal appelé eruca, qui est une petite chenille qu'on appelle chatte velue, qui s'engendre dans des lieux chauds après qu'il a plu. Ces insectes font leurs nids sur les arbres, et en dévorent toutes les feuilles et les herbes quand elles sont tendres. Cet animal vit trois ans, el, durant ce temps-là, il ne change point: mais, après trois ans, il devient une sauterelle qui a des jambes longues. Ces bêles vont en troupe, désolant les terres par où elles passent ; étant devenues plus grosses, elles s'appellent bmchus, et après atlacus, ou attelabus, ou ophiomachus, qui sont la même chose, mais sous divers noms. Joël. 1. 4. Residuum locustœ comedit bruchus : Le bruchus mange les restes de la sauterelle. C'est ici le fruit de la sauterelle, comme nouvellement engendrée, et qui est d'abord sans ailes. Il est appelé atlacus quand il est un peu cru, et, lorsqu'il est encore plus fort et plus grand, il s'appelle ophiomachus, parce qu'il se bat contre les serpents; enfin, quand il a des petits, il s'appelle tocusta, sauterelle; il peut passer pour chenille, parce qu'il ronge les herbes et les fruits tendres des arbres. Ps. 104. v. 34. 35. Joël. 2. 25. 11 paraît être hanneton, parce

qu'il va en troupe, jerem. 51. 14, Nahtiin. 3. \ . 15. 16. ; quoiqu'il ne soil pas aisé île spécifier précisémenl quels animaux sont signifiés par bruchiu et locusta en différents endroits. BUBALUS, i, poôêcùof. Du grec poOCaK-, ainsi appelé, selon quelques-uns, à cause de la ressemblance qu'il a avec le bœuf, car ou croit ordinairement que c'est un bœuf sauvage; néanmoins, selon Pline et les anciens, c'est un animal qui se trouve en Afrique, et ressemble plus à un veau on à un cerf qu'à ce qu'on nomme buffle, quoique dans Martial il soit pris en celte dernière signification. L'Ecriture met aussi cet animal avec les cerfs et les chèvres; cependant l'usage le fait appeler buffle, bœuf sauvage. 11 était permis d'en manger, selon la loi. Deul. 14. :i. 3. Beg. k. 23. Excepta venalione cervorum, capretirum utt/ui' U halorum. Ce verset marque la quantité de bœufs et de moulons qui était pour la table de Salomon, outre la viande de venaison, les bœufs sauvages, etc. Amos (i. 13. Aut (irari potest in bubalis? Peut-on labourer sur des rochers avec des bœufs sauvages? Dieu témoigne, par cette comparaison, qu'il ne pouvait non plus bien réussir aux Israélites de mener une vie déréglée que si on entreprenait un labour tel que celui qui est marqué ici, ou que tout ce qu'ils faisaient était aussi peu raisonnable que sérail un homme qui entreprendrait de labourer avec ces animaux farouches.

BUBASTUS, i. Ville d'Egypte. Ezech. 30.

17. Juvenes Heliopoleos et Bubasti gladio codent : Les jeunes hommes d'Héliopolis el de Bubasle seront passés au fil de l'épée. Elle s'appelail Bubaste le Sauvage, aujourd'hui Aziotlt. Il y avait tous les ans une l'été en l'honneur d'isis, que l'on appelait pour cela bubasiis.

BUBO.onis, vuxTiropaÇ. Ce nom vient du grec p0«?, qui vient de (3okï, crier, ou est formé du cri même de cet oiseau, comme Varron et Isidore disent la même chose de beaucoup d'autres oiseaux dont le nom s'est fait de leur chanl et de leur cri.

Chal-huanl, hibou, oiseau de nuit, qui était immonde chez les Israélites. Levil. 11. 17. BUBULUS, i. De bos, el signifie nui est de bœuf. 2. Heg. 6. 19. 1. Par. 10. 3. Divisit unirer.-is per singulos... parlem assœ curnis Imbulœ : David distribua à chacun en particulier du peuple un morceau de bœuf rôti; ce fut après qu'il eut fait apporter l'arche de Dieu de la maison d'Obédédom dans la ville de David. Voy. v. 11. 12.

BUCCKLLA,*, i|"ypo?. Ce diminutif de buccea signifie proprement une petite bouchée.

Bouchée, ou morceau qu'on met ou qu'on peut mettre dans la bouche. Bulh. 2. 14. Intingt bttccellam tuam in acelo : Trempez voire morceau dans le vinaigre, dit Booz à Bulh; c'était au temps de la moisson, où il fait fort chaud, et le vinaigre était en usage pour rafraîchir les moissonneurs. De la vient cette façon de parler.

Buccella panis. — 1° Un peu de pain qu'on sert d'ordinaire d'abord, Lorsqu'on n'a yas

encore autre chose prel pour recevoir des hôtes fatigués. Gen. 1S. 5. Ponanu/ue buccellam panis, el confortate cor vestrum(âpios): .le vous servirai un peu de pain pour reprendre vos forces, dit Abraham aux trois hommes qui lui parurent proche lui, sous la ligure desquels Dieu lui apparaissait.

2° Une bouchée de pain marque une chose de peu de conséquence, de peu de valeur. Prov. 28. 21. hte et pro buccella panis deserit verilalem : Celui qui en jugeant a égard à la personne, pour une bouchée de pain, abandonnera la vérité ; i. e. pour un petit profil, pour un petit intérêt.

3 Petit morceau ou boulette de quelque chose. Ps. I'i7. 0. Alittit crystullum suam sicut buectilas : Dieu envoie la glace ou la grêle en petits glaçons.

BUCCINA, m, càl-xiyï. Du grec fhirévqj qui signifie un instrument de musique , ainsi appelé à cause du son qu'il rend, et signifie

Sorte de trompette. Ezech. 33. 5. Sonum buccinœ audivit, et non se observavil • Celui qui, ayant enlendu le son de la trompette de la sentinelle, ne s'est pas tenu sur ses gardes sera responsable de son sang si l'ennemi le tue. Voy. Tuba.

BUCCINABE, cKÀTriÇetv. De buccina, et signifie :

Sonner du cor ou de la trompette. Ps. 80. k. Buccinate in neomenia tuba : Les lévites sonnaient de la trompette pour indiquer les fêles. Voy. Neomenia.

BUGjEUS , poùyato;. Magnus jaclator. Ce nom vient du verbe grec yuUiv, s'enfler d'orgueil, el de la particule (5ou , que les Grecs mettent devant les mots pour marquer quelque chose de grand, comme de '/ipos-, famine, bulimia, une grande famine. C'est ce qui fait dire à Varron, /. 2. de B. B. c. 5 : Novi majestatetn boum, et ab his dici pleraque magna : Qui a beaucoup de présomption el de vanité. C'est ainsi qu'est appelé Aman. Eslh. 12. 0. Aman vero filius Amadalhi bugœus erat gloriosissimus coram rege.

BUL, Heb. Germcn. C'est le huitième mois des Juifs, qui répond en partie à notre mois d'oclobre, et en partie à notre mois de novembre. Ce fut en ce mois que s'acheva le temple de Salomon, la onzième année de son règne. 3. Reg. 6. 38.

BULLA , je , uyvi<r/.o;. Du verbe grec yXOw , ferveo, Indlio, ebullio, bouillir, et signifie proprement petite bouteille, qui s'élève sur l'eau quand il pleut, et, par métaphore, bague d'or, en forme de cœur, que portaient au cou les enfants nobles des Romains jusqu'à I âge de quatorze ans ; grosse tète de clou, tels que ceux dont on garnit le bois de cerlaines portes. Dans l'Ecriture :

Collier fait en forme de croissant. Judic. 8. 21. Tulil ornamenta ac Imitas guibus colla regalium camelorum decoruri soient : Gédéon, après avoir lue Zébée el Salmana, prit tous les ornements et les bosselles qu'on mel d'ordinaire au cou des chameaux des rois

BULLIRE , KvccÇeïv , du substantif bulla , Voy. Bulla, et signifie bouillir. Job. 41.22. J'onct quasi ctim unguenlQ bulliunt : La bu-

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