GAP
C VPI l!E. Voy. post. Caprinus
C M'Il \, v.. . , , île l'api r, cl signifie :
(!liô\ io , animal domestique qu'on pouvait m. i ger fi sacrifier. Gen. >.'>. !'. c. 30. v. 32. 36. \ i i» >i , Gant. 4. 1. c. G. 5. Cupilli lui sieur gregis cuprarum : Vos cheveux sont comme des troupeaux de chèvres qui sont montées sur la montagne de G.ilaad. Ou dit que plus les chèvres sont grasses et bien nourries , telles que celles du mont de Gai.i.ul , plus leur poil est lin ; ci lis Orientaux en font de très- bel les étoffes. Celle expression marque que l'Egli9c porte , comme sur ■le front , les ornements de ses bonnes œuvres. I. Reg, 19. v. 13. 1G. Prov. 27. 27.
CAPKI-'.A , i:. Sopxàç, de ùipra, à cause du rapport qu'a cet animal avec la chèvre, et signifie , chez les ailleurs , le même que cupra dans l'Ecriture :
f.heweuil, chèvre sauvage, animal fort vile, dont il était permis de manger, mais non d'en sacrifier. Deut. 12. 22. Sicut con,editiir ciiprcn ri cercus, ita vesceris eis. v. 15.
1. Par. 12. 8. Veloces quasi capreœ in montibus: Gos jeunes hommes très— torts de la ville de Gaddi, qui vinrent se retirer près de David lorsqu'il fuyait Saiil , étaient aussi vites que les clièvres qui sautent sur les montagnes.
1" Parce que les chevreuils sont chéris et aimés des habitants de la campagne, et qu'ils en l'ont leur richesse et leur agrément : cet animal esl pris pour marquer ce qu'il y a de plus beau , de plus cher et de plus agréable à ceux qui vivent dans la campagne. Gant.
2. 7. c. 3. 5. Adjuro vos, filiœ Jérusalem, per capreas, cervosque camporum : Filles de Jérusalem , je vous conjure par les chevreuils cl par les cerfs de la campagne.
2° Parce que cet animal est prompt. Voy.
1. Par. 12. 8. il marque la promptitude et l'affection avec laquelle Jésus-Christ secourt son Eglise. Canl. 2. 9. Similis est dilectus meus capreœ : Mon bien-aimé esl semblable à uu chevreuil, v. 17.
CAPRINUS, a, um. cayetoç. Qui est de bouc ou de chèvre. Hebr. 11. 36. Circuierunt in melotis, in pellibus caprinis : Les personnes pleines de foi étaient vagabondes, couvertes de peaux de brebis et de peaux de chèvres.
CAPERE, XapêàvEiv. De l'Hébreu caph, qui signifie la main, les serres, ouduGrec-/.à7rTE(v.
1° Prendre, se saisir de quelque chose. 1. Reg. 4. v. 11. 17. Arca Dei capta est : L'arche de Dieu a été prise : c'est ce que vint dire àHéli un homme de la tribu de Benjamin, étant échappé du combat qui se donna Contre les Philistins. Ose. 5. 14. Ego ego copiant, et vadam ; tollam, et non esl qui eripiat : J'irai moi-même prendre ma proie ; je l'enlèverai , et personne ne l'arrachera de mes mains. Dieu , dans ses jugements contre son peuple , se compare à une lionne ou à un lion, à qui on ne peul ôter sa proie. Canl.
2. 15. Ciipitr nobis vulpes parvulas quœ demoliuntur rimrns : Prenez-nous les pelits renards (îui détruisent les vignes. Ces renards s'entendent des hérétiques , que l'époux demande qu'on les prenne; c'est-à-dire qu'on les découvre tels qu'ils sont, et qu'on les
CAP !,m
convainque «le leurs erreurs parla Force de la vérité. Ps, S8. 4. Etoû ceperuni animant meam : Voilà que mes ennemis se. sont rendus maîtres de ma vie. La maison de David était assiégée des soldais de Saiil, qui étaient plus forts que lui ; c'est pourquoi il prie Dieu de l'en délivrer. Ainsi, prendre prisonnier. Ose. G. 2. Ipse cepit nos : C'est lui-même qui nous a faits captifs, cl qui nous délivrera. Ps. G7. 19. Cepisti capiivilatem: Vous ave/ emmené un grand nombre de captifs, Ces captifs se peuvent entendre des peuples qui avaient été vaincus par la présence de l'arche, menée comme en triomphe au mont de Son, ligure de celui de Jésus-Christ lorsqu'il ressuscita, et emmena avec lui des enfers les âmes des justes qui y avaient été détenues depuis le commencement du monde. ïhren. 4. G. Et non ceperunt in ea marna (n«Uiv. al. àpnà- Çîiv) : Les ennemis ne leur ont point pris les mains pour les enchaîner. Hebr. Et non <idhibitœ ci manus : Les hommes n'ont point eu de part à sa ruine : ce qui revient au Grec ,
oùx £7T(3V)j(Tav sv a\ixri yjïpaç,n\. %Etpeç, Non labo-
raverunt in ea manibus, ou manus. lsai 49. 24. Num. 31. 9. etc. A celte première signification , se peuvent rapporter les phrases suivantes : i" Cap ère cibum. 2. Reg. 3. 35. Cumque venisset universa nudliludo cibum capere cum David ( m-piSei-veûi ) : Tous étant revenus pour manger avec David, lorsqu'il était encore grand jour : ce l'ut au deuil que fit David de la mort d'Abner ; il ne voulut point manger avant le soleil couché. 1. Reg. 1. 7. Judic. 19. 8. Ps. 54. 15. 2' Capere iomnum (Znvov piliztiv : Prendre son repos, dormir. Eccl.3. W.Esthomo qui diebus et noctibus somnum non capit oculis : Te! se trouve parmi les hommes qui ne dort et ne repose ni jour ni nuit. 3° On l'entend aussi ne la force de la grâce qui se rend maîtresse des cœurs. Luc. 9. 10. Ex hue jam eris homines capiens (Çotypei-j, Vivum capere) : Votre emploi sera désormais de prendre des hommes , en les gagnant à Dieu par la prédication de l'Evangile, dit Jésus-Christ à saint Pierre, dont l'emploi était auparavant de prendre des poissons, v. 5. Ce que Jésus-Christ a dit au même sens que s'entend Isa. 14. 2.
Erunt capientes eos qui se ceperant (ai^f/a^u- TEÙeiv):Ceux qui les avaient pris seront leurs captifs : ceci s'est accompli lorsque les Gentils se sont volontairement soumis à Jésus- Christ par la prédication des Apôtres, v. 2. Cor. 10. v. 5. 6.
Phrases tirées de cette signification.
Capere vindictam de aliquo, prendre, lirer vengeance de quelqu'un. Esth. 8. 13. Summa epistola hœc fuit, ut... notum furet pandas esse Judœos ad capUndam vindictam de hosti~ bus suis : La substance de la lettre qu'Assuérus envoya par toutes les provinces en faveur et en considération de Mardochée, étail qu'on fît savoir... que les Juifs étaient prêts àjio. venger de leurs ennemis , Hebr. sc.ti prêts pour se venger.
Capere experimentum alicujus , épro ce que dit quelqu'un est vrai (yxlvesOni ,
Baa DICTIONNAIRE UK PIIILuLOulK SACREF
rari). Gen. 42. 15. Juin mtnc expcrimentutn vestri faciam : Je m'en vais éprouver si vous dites la vérité, dit Joseph à ses frères.
COU
i Surprendre , prendre par surprise et adresse (StwfBtipuv, perdere . lerem. 5. 26.
I menti sunt in populo mco impii insultantes quati auciipes laqùeos ponentes et pedicas ad capiendos viros : Il s'est trouvé parmi mon peuple des impies qui dressent des pièges comme on en dresse aux oiseaux, et qui tendent des filets pour y surprendre des hommes, c. 18. 22. La métaphore est tirée des oiseleurs , qui tendent des trébuchcls ou des filets. Il y a dans l'Evangile plusieurs exemples de celte conduite des Juifs envers Noire- Seigneur, lesquels ne tendaient qu'à le surprendre el à le perdre. Malin. 22. 15. Pharisœi cotuilium inierunt ut caperent cum in termone : Les pharisiens firenl dessein entre eux de le surprendre dans ses paroles Otntytr oîueiv, illaqueare). Marc. 12. 13. Luc. 20.20. Ainsi, Luc. II. S». Quœrentes aliquid, capere de ore ejus ut accusarent eum : Les pharisiens et les docteurs lâchaient de lirer quelque chose de sa bouche qui leur donnât lieu de l'accuser [Bnpivuv, venari), Prov. 3. 26, et ce mol se prend dans le même sens parloul dans les Proverbes.
3° Tromper quelqu'un, leséduire(r).«7t«Ç£iv, reprehendere . Ezrch. IV. v. k. 5. liespon- (ttbo ei in multitudine immunditiarum suarum, ut capiatur do mus Israël in corde suo : Je répondrai à lout homme qui a renfermé ses impuretés dans son cœur, quoiqu'il fasse paraître le contraire sur son visage, selon toutes ses impuretés , afin que la maison d'Israël soit surprise dans le dérèglement de son cœur; d'autres l'entendent dans ce sens, que Dieu découvrira ce qui était caché dans le cœur, et les fera voir tels qu'ils seront.
i" Tenir, comprendre, contenir [xasptïv), 3. Reg. 8. 27. 2. Par. 2. 6. Cœtum et cœli cœlorum te capere non possunt : Les cieux el le ciel des cieux ne peuvent comprendre Dieu, dit Salomon. Joan. 21. 25. Si scribanlur per tingula , nec ipsum arbitrer mundum capere posse eos , qui scribendi sunt , libros : Si l'on rapportait eu détail toutes les autres choses que Jésus-Christ a faites, je ne crois pas que le monde même pût contenir les livres qu'on en écrirait; ce qui est une hyperbole , qui marque qu'il faudrait un discours comme infini et trop élendu, c. 2. 6. Gen. 13. 6. c. ik. 1.
Signification métaphorique tirée de la quatrième signification propre de ce mot.
Capere aliquem : — 1" Recevoir quelqu'un, lui donner place dans son affection (xupcîv). 2. Cor. 7. 2. Capite nos : Donnez-nous une place dans votre cœur; au même sens qu'il leur dit, c. 6. 13. Dilatamini et vos .- Etendez aussi voire cœur pour moi, rendez-moi amour pour amour; d'où vient :
2 Avoir place, être re<;u et goûlé [%uptïv). loan. 3. 37. Qutrritis me inter/iccre , quia sermo meus non capit in robis : Vous voulez me faire mourir , parce que ma parole ne trouve point d'entrée en vous, n'en est point bien reçue; Gr. Non liabct locum in vobis.
3' Recevoir* obtenir, avoir quelque chose
comme en partage [xfitptîv). Mallh. 19. 11. Aon omnes capiunt verbutn hoc : Tous ne reçoivent pas le don de continence; Dieu ne la donne que par une grâce particulière, d'où vient que Jésus-Christ ajoute : Qui potest capere, copiât : Que celui à qui cette grâce est donnée et qui a le cœur assez grand pour la comprendre , qu'il la comprenne pour la mettre en pratique : tous néanmoins peuvent obtenir ce don par la prière. Malth. 7. v. 7. 8.
CAPHARA, Heb. Leuncula, ville de la tribu de Benjamin , Jos. 18. 26, la même que Caphira. Jos. 9. 17. Voy. Ckphira.
CAPHARNAUM , Heb. cilla consolationis, ville de Galilée, proche la mer, sur les confins des tribus de Zabulon et de Nephlalim. Mallh. k. 13. Relicta civitale Nazareth renit et habit avil Capharnaum : Jésus, quittant Nazareth, vinl demeurer à Capharnaûm. C'était la demeure ordinaire de Jésus-Christ , c'est pourquoi elle est appelée sa patrie. Matlh. 9. 1. Venit in civilatem suam.
CAPHARSALAMA , Heb. ager pacis , ville de la tribu de Manassé, deçà le Jourdain, où Judas Machabée remporta une célèbre victoire contre Nicanor. 1. Mac. 7. 31. Hérode la rebâtit et l'appela Anlipalridc, du nom de son père.
CAPHETETHA, Heb. manu* dont . muraille de Jérusalem que Judas Machabée fit redresser. 1. Mac. 12. 37.
CAPHTORIM , Heb. sphœrula , les descendants de Mesraïm, fils de Chain. Gen. 10. 14 1. Par. 1. 12. Dequibus egressi sunt Philistiim et Caphtorim : Ces peuples, appelés Cappadoces, voisins de l'Egypte, se sont emparés de cetle partie de la Palestine qui était habitée par les Evéens. Deut. 2. 23. Aussi sont-ils appelés Philistins. Jer. 47. 4. et Amos. 9. 7. Gen. 10. 14. Dequibus egressi sunt Philistiim et Caphtorim : Les Philistins et les Caphtorins, qui demeuraient le long de la mer, depuis Gaza jusqu'à l'Egypte , sont descendus de Mesraïm. Voy. Cappadoces etCappadocia.
CAPIT , impersonnel , il faut , il est convenable (tvîijgprai). Luc. 13. 33. Non capit prophelam perire extra Jérusalem : Il ne faul pas qu'un prophète souffre la morl ailleurs que dans Jérusalem. Jésus-Christ témoigne qu'il faul que les Juifs le fassent mourir dans Jérusalem comme ils ont l'ait mourir les autres prophètes , Mallh. 23. 3'*. et leur reproche leur inhumanité el leur animosilé contre lui.
CAPILLUS, i, 8p£Ç x°' » comme qui dirait capitis pilus, un poil de tète, et signifie :
Cheveu de télé. 2. Reg. 14. 26. Ponderabat capillos capitis sui ducentis siclis pondère publie» : On trouvait que les cheveux d'Absalon pesaient deux cenls sicles, selon le poids ordinaire. Voy. Siclus. D'où viennent ces phrases ou de lignification propre, ou de signification figurée? Capillum de capite alicujus non periisse , non eccidisse , etc. pour marquer qu'une personne n'a pas reçu la moindre perte ni le moindre dommage , qui au moins ne soit ou ne doive être réparé. Luc. 21. 18. Capillus de capite vestro non peribit : Il ne se perdra pas un cheveu de votre tète, dit Jésus-Chrisl de ceux qui auront souffert
CAP
CAP
pour le témoignage do la vérité. Voy. v. 13. Ce qui s'accorde a vecMatlh, 10. 29. Vettriautm
capilli eapitU niunerati sunl : Pour vous, les cheveux mêmes de votre léto sont tous comptés. Jésus-Christ pour preuve du soin particulier que Dieu prend de tout ce qui regarde ceux qui lui sont fidèles , assure ses apôtres que Dieu prend môme soin île conserver tous leurs cheveux, comme une chose qui aurait été donnée par compte pour la rendre. Dan. 3. 9k. 1. Reg. IV. Vo. Vivit Dominas , si ceeiderit capillus de capile ejus in terrain : Nous jurons par le Seigneur qu'il ne tombera pas sur la terre un seul poil de la tète de Jonalhas , dit tout le peuple à Saùl, qui avait juré de le faire mourir pour avoir mangé d'un peu de miel. 2. Reg. IV. 11. 3. Reg, 1. 52. Dan. 3. 94. Contemplabantur viros illos , quoniam... capillus capitis eorum non esset adustus : Tous les grands de la cour de Nabuchodonosor admiraient qu'un seul cheveu de la tète des trois enfants sortis de la fournaise n'en avait pas été brûlé.
Les cheveux (rpi^Mpa) figurent : 1" les bonnes œuvres que les fidèles font paraître, qui sont leurs ornements comme les cheveux le sont de la têle. Cant. V. 1. c. 6. V. Voy. Capba. 2" Les cheveux comme de femmes, attribués aux sauterelles, figurent la mollesse et le relâchement de la discipline , caractère propre à toutes les hérésies. Apoc. 9. 8. Et habebant capillos sicut capillos muiierum: Ces espèces de sauterelles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes. Voy. Locusta. 3° La blancheur des cheveux, figure en Dieu la pureté. Dan. 7. 9. Capilli capitis ejus quasi lana munda ■ Les cheveux de la tête de Dieu, marqué par antiquus dierum , étaient comme la laine la plus blanche et la plus pure, et en Jésus-Christ elle figure sa sagesse et son éternité. Apoc. 1. IV. Voyez v. 13. V° Les cheveux figurent la fierté et l'insolence. Ps. 67. 2V. Deus confringet capita inimicorum suorum; verticem capilli (i. e. capillatum), pcrambulantium in delictis suis : Dieu brisera les tètes de ses ennemis , les têtes superbes de ceux qui persévèrent dans leurs péchés.
CAPILLUS BARBjE , poil de la barbe. 1. Esdr. 9. 3. Evelli capillos capitis mei et burbœ : J'arracherai les cheveux de ma tête et les poils de ma barbe, dit Esdras à la nouvelle qu'il reçut, v. 1.
CAPILLATURA, je, èun-WÀ t/jj^ûv. Ce mot, inusité chez les Latins , vient de capillus, et signifie, dans l'Ecriture:
Frisure, entortillement de cheveux. 1 Petr. 3. 3. Quarumnon sit extrinsecus capillatura : Que les femmes ne mettent point leur ornement à se parer au dehors par la frisure des cheveux, mais à parer leur âme de vertus.
CAP1TELLUM, i, ènihaa, de caput , et signifie proprement petite tête, le chapiteau d'une colonne.. Dans l'Ecriture :
Chapiteau de colonne. 3. Keg. 7. 17. Utrumque capitellum columnarum fusile erut : Chaque chapiteau de ces colonnes était jeté en fonte, etc.
CAPITIUM, i, TïpKTToniov. Ce mot qui vient de caput, signifie proprement espèce d'habil-
lement dont les femmes se couvraient ; dans l'Ecriture :
Ouverture du haut d'une robe, par laquelle on passe la tête pour la vêtir. Kxod. 28. 32. lu citjus média supra erit cupitium : Il y aura au haut de la robe de dessous l'éphod d'\aron, une ouverture au milieu, c. 39. 21. Job. 30. 18.
CAPITDLUM, i, xsyaWov, diminutif de caput, et signifie proprement petite tête , et se dit aussi du chapiteau d'une colonne, des grains d'une grenade. Dans l'Ecriture :
Sommaire, abrégé, tout ce à quoi se réduit un discours. Hebr. 8. 1. Capitulant autem super ea quœ dicuntur:Tou\. ce que nous venons de dire se réduit à ceci.
CAPPADOCES. les Caphtorins, descendants de Mesraïm , qui chassèrent les Evéens de leur pays. Deut. 2. 23. Ceux-ci sont autres que les Cappadociens de l'Asie Mineure, qui descendaient de Japhel. Les Philistins leur succédèrent et donnèrent le nom à tout le pays. Voy. Boch. I. V. c. 32.
CAPPADOCIA, je, Gr. mancu&mtiati du fleuve Cappadoce.
1° Province d Asie ou il y avait beaucoup de Juifs chrétiens avec beaucoup d'autres qui faisaient profession ae la même religion. Act. 2. 9. 2. Petr. 1. 1. Etectis advenis dispersionis, Ponti, Galaliœ, Cappndociœ : Aux fidèles qui sont étrangers et dispersés dans les provinces du Pont , de la Galatie , de la Cappadoce , qui sont élus.
2° Pays habité par les Caphtorins, descendants de Mesraïm , fils de Cham , lequel pays quelques-uns croient être l'île de Chypre; d'autres l'entendent des îles du Nil ou d'une partie de l'Egypte , le long de la côte de la mer, d'où les Caphtorins, appelés Cappadociens par les Septante , sont sortis pour se jeter dans une partie de la Palestine que les Evéens habitaient. Deut. 2. 23. Qui egressi de Cappadocia deleverunt eos (Hevœos), et habitaverunl pro illis : Qui étant sortis de la Cappadoce, exterminèrent les Evéens, et s'établirent au lieu d'eux en ce pays-là. Jer. V7. V. Depopulatus est Dominus Palœstinos reliquat insidœ Cappndociœ : Le Seigneur a mis au pillage les peuples de la Palestine, les restes de l'île de Cappadoce. Amos. 9. 7. Numquid non ascendere feci Palœstinos de Cappadocia? N'ai-je pas tiré aussi les Philistins de la Cappadoce? On a de la peine à accorder ces passages avec celui de la Genèse, c. 10. IV. où il paraît que les Philistins et les Caphtorins sont descendus deChasIuim. Phetrusim et Chasluiin, de quibus eyressi sunt Phi- UstiimetCaphtorim. On résout celte difficulté, soit en admettant une transposition qui n'est pas sans exemple, comme s'il y avait Chasluim et Caphtorim, de quibus egressisunt Philistiiin ; soit que ces deux peuples se soient ligues pour s'emparer du pays des Evéens , et que les Philistins qui ont donné leur nom à la Palestine, aient ensuite succédé aux Caphtorins en prenant leur place. Il y a encore d'autres solutions que l'on peut voir dans les nouveaux interprètes qui ont examiné cel endroit.
CAPPARIS, Gr. uurmipc. Ce mot signifie un
câprier , arbrisseau dont le bois est ferme, loi I bas et plein d'épines , lequel produit un fruit qui s'appelle des câpres , qui servent pour assaisonner îles viandes, parce qu'elles donnent de l'appétit. Eccl. 12. o. /•.'/ ilissipabilur capparis : Le câprier se dissipera, c'està-dire que l'appétit qui se provoque par l'assaisonnement des câpres dans les mets .
cessera dans la vieillesse. Le mol hébreu qui signifie l'appétit de manger, signifie aussi cet arbrisseau, qui ne peut point rendre! 'appétit aux vieillards. Saint Jérôme, par ce mol, en tend les désirs de l'intempérance figurés par ces fruits, qui ont beaucoup de chaleur.
CAPRA. Yoy. supra.
CAPSELLA, a, Hpa. Diminutif de capsa, et signifie petite cassette. 1. Iteg. fi. v. 8. 11. 15. Viisa avrea i/mr c.rsohistis ci pro delicto pondis in capseUmm ad tutus • Mettez à côté de l'arche dans une cassette, les figures d'or que vous lui aurez payées pour votre péché, dirent aux Philistins leurs prêtres cl leurs devins, qui leur conseillaient de renvoyer l'arche.
CAPTARE, Bïipeùsiv. Fréquentatif de caperc, et signifie rechercher quelque chose, tâcher de l'avoir par quelque moyen que ce soit : d'où vient , capture in alicujus (inimam : chercher à perdre quelqu'un. Ps.93. 21. Caplabunt in animam jusli : Les méchants tendront des pièges à l'âme du juste ; c. à sa vie.
CAPTiO, ma. tàpa., de capio. 11 se trouve dans Cicéron, captio verborum, pour marquer ceux qui lâchent de trouver dans un discours, ou dans uue dispute, le moyen Je chicaner sur les mois : dans l'Ecritnre -.
lu Prise, proie. 2. Pelr. 2. 12. Velui irrationabilia pecoru, naturaliler in captionem et in pernitiem, in his quœ ignorant blasphémantes, in corruptione sua pcribunl : Ceux qui ne suivent que la corruption de la chair, comme des animaux sans raison, qui sont nés pour êlre la proie des hommes qui les font périr, attaquant par leurs blasphèmes ce qu'ils ignorent, périront dans les iufamies où ils se plongent. Saint Pierre fait allusion aux bétes qui naturellement sont exposées en proie et à uénr. Ps. 123. 8. Rom. 11. 9.
2° Piège dressé pour surprendre. Ps. 3h. '■'. Captio quam abscondit, appréhendât eum : Ou'il soit pris dans le piège qu'il avait caché pour prendre les autres : ce qui se peut entendre : 1° d'Achitophel, qui voyant que le conseil qu'il avait donné à Absalon pour faire périr David, n'avait pas été suivi, péril lui-même, s'étant allé pendre de dépit; 2 de Judas qui périt de même, après avoir trahi et livré Jésus-Christ.
CAPTIVARE, o!tZiuaWtÇ£iï. Ce verbe peu usité chez les Latins, vient de caplivus, et signifie dans l'Ecriture :
1° Rendre captif. Mach. lï. 40. Captirire populum : Faire un grand nombre de prisonniers ; ainsi que (il Cendcbee à Jamnia du peuple juif, selon l'ordre qu'il avait reçu
d Anliochus d'assiéger les Juifs et les subjuguer.
Captiver se dit en morale des passions, dont la volonté est tellement captive, qu'elle peu néanmoins, avec le Secours de la grâce,
y résister. Rom. 7.2i. Video autem aliamlegem in membris meis repugnanlem legi mentit )iieœ, et captivantem me in lege peccati </uœ est in membris mets.* Je sens dans les membres de mon corps une autre loi qui combat contre la loi de mon esprit, cl qui me rend captif sous la loi du péché qui est dans les membres de mon corps. Saint Paul rapporte le combat et l'opposition qui se trouvent entre les mouvements de la concupiscence, de la partie inférieure et de la parliosupérieure; et dit que la partie inférieure se rend la maîtresse de la volonté, par le consentement qu'elle lui lait doun t au\ plaisirs sensuels.
2" Tromper, fourber quelqu'un (ùirovofeûs*»). 2. Mach. t. 2:i. Kl Justin quidem qui proprinin fraircm caplivaverat, ipse ateepius : Jason qui avait surpris sou propre frère, l'ut trompe lui-même, se. par Menelaùs, qui acquit la grande sacrifie alure. Voy. v. 7. 2k,
CAPTIV1TAS, «txf*K>6>(ri«. — I Captivité, esclavage, servitude, en parlant de celle des gens de guerre Toi). 1. 2. In capticilule lnmen positus , viam veritatis non deseruil : Tobie dans la captivité même, ayant été emmené captif sous Salmanazar , n'abandonna point la voie de la vérité. Judic. 18. 30. Posuerwitque sibi sculptile , et Jonathan ac /ilios ejus Saeerdo* usqm ad diem captirttalis suœ (perstxqa'Nt, translatif)). Les six cents hommes de la tribu de Dan se dressèrent l'image taillée de Michas, et ils établirent .lonalhas...' et ses fils en qualité de prêtres dans la tribu de Dan, jusqu'au jour qu'ils furent emmenés captifs. Ce temps de la captivité esl, selon les uns, celui où les Philistins, après celle grande victoire, enlevèrent l'arche, et sans doute beaucoup de captifs; et selon d'autres, le temps où les dix tribus furent emmenées en captivité par Salmanazar. Ps. 13. 7.
2" Les captifs mêmes : d'où vient que, Deut. 21. 10. Judic. 5. 12. 2. Par. 28. 11, le mot hébreu captivitas qui s'y trouve, est rendu par cuptivi dans la Vulgate : ce qui se trouve encore ailleurs. Ueul. 30. 3. Reduct Dominus Deus luus captivitatem twnn : Lorsque vous reviendrez au Seigneur votre Dieu, il ramènera toute la troupe de vos captifs ; c. 32. h-1. Gladius meus devorabit cames, de cruore occisorum , et de captivitate nudati inimicoram capitis : Mon glaive se soûlera da la chair des ho notes , pour avoir tué Les Israélites, et pour les avoir emmenés captifs, et leur avoir rasé la tête comme a des esclaves qui étaient leurs ennemis. Habac. 1.9. Congreqabil qiMisi arenatn capiintatem : Les Clialdeens assembleront des troupes de captifs comme des monceaux de sable, se. de- Juifs. Isa. 20. k. c. 4-5. 13. c. V.t. 2o, etc. D où viennent ces phrases tirées de ce mot.
i'iliicaptivitaiis,zt,;ù7:oiy.ia;. Les enfants de la captivité : ceux qui sont revenus, qui