‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 139 sur 259 · S05 CAP · texte numérisé non relu

S05 CAP

potelé délivrés «le captivité. 1. Esdr. V. I. l'im captivitatis : Les Israélites revenus tic captivité. Dan. 5. I3-. c. 6. 13.

Captivitas perfecla. Une troupe de captifs loul entière. Amos. 1. 6. Eo quod transi nlerint captivitatem perfectam («t/vsJw-ria toû ï«>ofiùv ; : Je punirai sans miséricorde les Philistins, parce qu'ils se sont saisis de ceux qui s'étaient réfugiés chez eux , sans en excepter aucun, et les ont emmenés captifs dans l'idumée. Il semble que le Prophète parle de ce qui devait arriver «lu temps de Scnnachérib. A l'arrivée de ce prince, plusieurs Juifs se retirèrent dans les pays voisins. Les Philistins, au lieu d'être touchés de compassion pour tant de personnes affligées, se saisirent d'eux, et les livrèrent aux Idumeens.qni les Tirent mourir cruellement. Le mot perfecla est rendu en Grec par ic.'aouùv, parée que le mot hébreu Salant, signifie perfici, oa esse paeifteunt, qui est le nom de Salomon. A'oy.Theodorct. Ezéchias accomplit la prophétie d'Amos. h. Reg. 8. 8.

Caplivilalem convertere, avertere, reducere. Délivrer les captifs , les faire revenir de captivité, Ps. 125. 5. Couverte, Domine, captit >ilalem nostram : Faites revenir, Seigneur, nos captifs, v. 1. Ps. 8i. 1. Dans tous ces endroits le prophète parle de la captivité de Babylone, ligure de celle de l'âme esclave du péché. Ainsi, Jerem. 32. k%. Ezech. 29. 14. c. 39. 23.

3° Oppression, tyrannie. Ps. 13. 11. Cum averterit Dominas captivitatem plebis suœ, exsultabit Jacob : Quand ieSeigneur aura fait finir la tyrannie et l'oppression où ses ennemis le tiennent: ce qui s'entend particulièrement de celle du péché, qui était et l'effet d>; celle où les Babyloniens tenaient les Juifs , et la vérité dont celle-ci n'était que la figure. Dan. 11. 33.

V Sujétion, assujettissement glorieux et salutaire. 2. Cor 10. 5. In captivitatem redit/entes omnem intellectum in obsequium Chris li : Nous réduisons en servitude tous les esprits , pour les soumettre à l'obéissance de Jésus Christ; se. les apôtres soumettaient au joug de Jésus-Christ les esprits les plus enfles de leur science humaine, et les plus superbes, en leur faisant recevoir la foi; et leur persuadaient les vérités qui leur paraissaient auparavant dignes de mépris et de railleries.

C.VPT1VUS, a, vu. Byyw&awv- De captas , cl signifie proprement :

Captif, esclave, prisonnier de guerre. Ps. 136.3. Qui captivas duxerunl nos : Les Babyloniens qui nous avaient emmenés captifs. Voy. Cantio. Luc. 21. 24-.

— Captif, esclave, suit de l'asservissement qui vient de la passion qu'on a pour quelque objet. Judith 10. 11. Pulchritudo ejus captivant fecit animant ejus : La beauté de Judith a rendu captive l'âme d'Holopherne. Soit de la soumission aveugle avec laquelle on défère au jugement de quelqu'un, et on se rend à sa volonté. 2. Tim. 3. G. Captivas ducunt mulierculas oneralas peccalis : Il y a

des faux docteurs... qui traînent après eux

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comme captives des femmes charg6es.de péchés : ils en faisaient ce qu'ils voulaient par leurs mauvais principes cl les mauvaises doctrines qu'ils leur donnaient; soit enfin de l'esclavage cl de la servitude du démon et du péché. Isa. (il. I. Misit me... ut... prœdicarem captivis indulgentiam : Le Seigneur m'a envoyé pour prêcher la grâce aux captifs : ce qui s'entend de Jésus Christ ; et c'est cet endroit qui se présenta à Jésus-Christ a l'ouverture du livre qui lui fut donné pour lire dans la synagogue de Nazareth. Luc. 4. v. 17. 18. 19. Ainsi Isa. 52. 2. 2. Tim. 2. 26.

CAPTURA, c/.yvs. De cqpere, et signifie proprement, la prise, ce qu'on a pris; ce qu'un pauvre amasse chaque jour, ce qu'une personne prend pour sa peine, le prix de. son travail : dans l'Ecriture :

La prise, la proie, ce qu'on a pris. Luc. 5. k. Laxalc relia veslra in capturant .-Jetez vos filets pour pécher, pour prendre des poissons, dit Jésus-Christ à saint Pierre, v. 9.

CAPULUS.i. X«gj?- Ce nom signifiant le manche de quelque instrument, s'écrit par c, et vient du verbe capere; signifiant une bière à porter les morts dans la sépulture, devrait s'écrire par le, et vient du Grec y.v.xoàoç, changeant a en u; il signifie dans l'Ecriture :

La poignée d'une épée. Juilic. 3. 22. Infixitque eam in ventre ejus, tant valide, ut ca~ pulus sequeretur ferrum in vulnere : Aod enfonça sa dague si avant dans le ventre d'Eglon, roi des Moabiles, que la poignée entra tout entière avec le fer. v. 16.

CAPUT, itis. y.zfoàïi, du Grec xsyaW, changeant e en k, et f en n, et signifie : — 1° La tête, soit de l'homme, h. Reg. k. 19. Caput meum doleo : La tête me fait mal, dit l'enfant qu'eut la femme Sunamile par les prières d'Elisée. Maith. 5. 36. Marc. 12. k. Judic. 9. 36. etc. Soit d'animaux, k. Reg. 6. 25. Tamdiu o!>srss<i est, donec venundarctur caput asini ocloginta argenteis : Le siège de Samaric continua jusqu'au point que la tête d'un âne fut vendue quatre-vingts pièces d'argent : ce (ut sous Bénadad, roi de Syrie. Job. 20. 16. La tète est attribuée aussi aux choses spirituelles, comme à Dieu; Dan. 7. 9. aux anges, Apoc. 10. 1. elmêmeauxchoses inanimées, comme les statues, 1. Reg. 5. 4. Les royaumes sont figurés par la têle, soit des choses insensibles. Dan. 2. 32. //«jus statuts caput ex auro optimo erat : La tête de la statue que vit en songe Nabuchodonosor, était d'or très-pur. Daniel explique cette lèle du règne florissant de Nabuchodonosor même, v- 38. Soit des animaux; ainsi I s quatre (êtes de la troisième bêle semblable à un léopard, dont la vitesse pouvait figurer k règne d'Alexandre de Macédoine, et dont les quatre (êtes marquaient les quatre princes qui divisèrent entre euxson Empire après sa mort. Dan. 7. 6.

2" Le cou, considéré comme faisant partie de la tête, ou au moins comme y étant uni immédiatement. 3. Reg. 20. 32. Posuerunt funiculos in capitibus suis, venerunlque ad regem Israël : Les serviteurs de Bénadad vinrent la corde au cou trouver Acliab : ce

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