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ronges, qui sont l'organe de la parole, figurent quelle devail être la beauté et la purelé du langage des vrais docteurs de l'Eglise, et combien il est agréable à eetix qui l'écoutent. Voy. Ephes. 4. 29. Cob.ss. k. 6. soit en mauvaise part. Apoc. 17. 3. Vidi mulierem sedentem super bestium coccinmm : Je vis une femme assise sur une bête de couleur d'écarlate : cette bête ligure par sa couleur d'écarlate la majesté des empereurs romains, et leur cruauté, étant comme teinte du san" des martyrs.
COCC'JS ou COCCUM, i. Grec xoxxo;. Ce nom grec signifie proprement la graine dont se teint l'écarlate : cette graine vient d'un arbrisseau fort branchu , sur lequel ces grains sont attachés comme des lentes ; et ces grains sont pleins de petits vermisseaux dont le sang sort à teindre l'écarlate, qui a toujours été estimée et admirée dans tous les siècles. Il y a en France un pelit arbre dont les feuilles sont pointues comme celles du houx, sur lequel croissent des grains rouges que I on appelle graine d'écarlate : c'est peutêtre le coccus des Hébreux : ce mot signifia aussi ce qui est teint en écarlate. Celte graine est fort différente de la pourpre, qui est une huilre, dont le sang fa't cette précieuse teinture; coccus et purpura n'ont pas laissé de se confondre, et dans les iivres des Evangiles et dans les auteurs profanes ; dans l'Ecriture :
1° Ecarlate, teint en écarlate. Exod. 25. v. 4. 5. Accipere debetis aurum et argentunt, coccumque bis tinctum ( xoxxtvov ) : Voici les choses que vous devez recevoir des Israélites, et qu'ils m'offriront comme des prémices ; se. de l'or, de l'argent, et de l'écarlate teinte deux fois, afin que la couleur en soit plus vive.
Phrase tirée de cette signification.
Tortum coccum. Ouvrage fait de fil retors d'écarlate. Eccli. 45. 13. Torto cocco opus artificis : Cet ouvrage était fait avec grand art de fil retors d'écarlate, et il y avait douze pierres précieuses. Cet auteur marque le Ralional d'Aaron , dont il est parlé Exod. 28. 15.
2° Un ruban d'écarlate. Levit. 14. 6. Alium autem vivum cum ligno cedrino et cocco et hyssopo linget in sanguine passeris : Le prêtre trempera le bois de cèdre, l'écarlate et l'hyssopc dans le sang du passereau qui aura été immolé. On faisait de ces trois choses un aspersoir ou goupillon, dont le bois de cèdre faisait le manche, et l'on y attachait une poignée d'hyssopo avec un fil ou ruban d'écarlate, et on liait par les ailes et la queue le passereau vivant au bois de cèdre, afin qu'on pût tremper le tout ensemble dans le sang du passereau immolé. Saint Thomas, 1. 2. qu. 102. art. 5. ad 7. explique ce que signifiait cette cérémonie.
COCHLEA, je. Grec, xox>i«» du verbe grec r.oylu, qui signifie le même que yvpifa gyro, aller, tourner en rond, et signifie coquille, limaçon, pompe, qui en a la ligure, ou ma-
niCT10.NNAII.l-: !>'. PHILOLOGIE SACREE.
cbine pour (aire monter l'eau ; et dans l'Eirilure :
• lalier, degré on rond {l'kc/tn xvâÇouTiç,gr ardus orbicularis). 3. Reg. 0. 8. Per cochleam utlil in médium connculum : On moulait par un degré qui allait en tournant : ce degré conduisait dans les trois étages qui étaient sur les murailles du temple. Ezech. 41. 7.
. COCUS, i. pour COQUUS, cuisinier. 1. Rog. 9. 24. Levavil cocus annum : Le cuisinier prit une épaule, el la servit devant S.;ul par l'ordre de Samuel , qui l'avait fait réserver exprès pour Saùl; afin que, commi c'é ti| la part du -:r.iiul prêtre , Exbd. 29. 22. le Prophète marquât ; ar là que Dieu appelait Saùl a un. dignité sai éc, telle qu'est celle de roi.
COCYTUS, i Ce mot vient du grecxuxuTOf pleurs, de xuwit) fleo , lamenlor ; d'où les poëies ont fait la rivière des pleurs en enfer; il y a quelque rivière de ce nom, que les uns mettent en Arcadie, d'autres dans la domaine, qui a pu donner occasion à celle fiction ; sur ce que les habitants du pays enterraient leurs morts sur le bord de ce fleuve, afin que le gravier qu'il traîne les eût plutôt consumés.
Cocyte, fleuve, que les poètes ont feint être un fleuve de l'enfer. Job. 21. 33. Dulcis fuit glareis Cocyti foeiftappo? torrens] : La présence du méchant a élé agréable dans les sablons du Cocyte ; celle phrase poétique marque que l'impie qui meurt réjouit l'en le;- ; Hebr. Dulcescuul ci cespiles vallis ; Gr. torrenlis, torrens, et vallis se prennent souvent l'un pour l'autre. Les tombeaux étaient ordinairement dans les vallées.
CODEX, icis. De caudex, et signifie proprement tronc d'un arbre ; livre lait de tablettes enduites de cire, toute sorte délivres; dans l'Ecr. :
Livre (pt&îov). Eccli. 50. 29. Doetrinam sapientiœet disciplina1 scipsit in codice i.<to Jésus fitius Sirach Jerosotymita : Jésus , fils de Sirach de Jérusalem, a écrit dans ce Inre des instruirions de sagesse el de science.
COELECTDS, a, isi, crweiàmàç, /,, élu avec un autre, ou élu comme lui. 1. Pr. 5. 13. Salutal vos Ecclesia quœ est in Babylone coelecta : L'Eglise qui est dans Babylone, et est élue comme vous.. . vous salue ; ;'. e. appelée à la même grâce de la foi : s;:int Pierre écrit de Rome, qu'il nomme Babylone. Voij. Bahylon.
COELESYR1A. La Cœlesyrie, la basse Syrie xo£Xn Zvpia, Cava Syria).i. Mac 10. 09. Et constituit Demetrius rcx Apollomum ducem qui parerai Cœlesyriœ ; Le roi Démétrius fit général de ses troupes Apollonius gouverneur de Syrie. 2. Mac. 3. v. 5. 8. Ce pays est renfermé entre le Liban et l'Anliliban.
COELUM. Voy. Celim.
COEMPTIO, ifis,àyofccfffiè;, de l'inusité coetnerc, et marque proprement la coutume des Romains , par laquelle l'homme et la femme s'achetaient l'un l'autre, entraient en société de biens ; en sorte qu'en \erlu de cet achat, ils s'assuraient l'hérédité l'un de l'autre ; dans l'Ecriture
Achat. 2. Macb/8. ii.Convotansaaeocmptienem Judaicoru/m mancipiofMfm ; Nicanor envoya vers les villes maritimes pour inviter les marchands à venir acheter des esclaves juifs ; ç'eûl été pour acquitter Antiochus d( deux mille talents qu'il devait aux Romains, v. 10. Mais il n'avait pas encore livré la bataille, v. 14. qu'il perdit, v. 27.
COENA , je, Ssîrvov ; du grec xotvôf, commuais ; parce que ce mot signifie le souper, le repas du soir , qui était le repas commun, où tonte la famille s'assemblait; on déjeunait, ou on dînait le malin en particulier.
1° Souper ( tJj-'j;, symposium). Judith. 6.
19. Osias . . . fecit ei cœnam maynam : Osias donna un grand souper à Achior ; ce fut en reconnaissance delà liberlé avec laquelle il avait parle des Juifs devant Holopherne, c. 5. depuis v. 5. jusqu'au v. 26. Ainsi, Joan. 12. 2. 1. Cor. 11. 21. Vnusquisque . . . suam cœnam prœsumit ad manducandum (dans les assemblées que tous failes daus l'église) chacun y mange le souper qu'il y apporte, sans attendre les aulres ; ces festins des premiers chrétiens dans l'église s'y taisaient pour communier et célébrer le mystère de l'eucharistie, comme Jésus-Christ l'a\ail institué, et étaient appelés Agapes, et les riches y traitaient les pauvres, v. 2. Luc. 14. v. 12. 10. 24. flemo virorum illorum qui vocati sunt, gustabit cœnam meam : Nul de ces hommes que j'avais conviés, ne goûtera de mon souper ; Jésus-Christ, par ce souper, entend celui qui sera préparé dans le ciel pour les bienheureux. Voy. Luc. 12. 37. el dont les Juifsqui y étaient appelés, seront exclus lorsqu'il s voudront y entier. Luc. 13. v. 24. 26. 27.
2° Cène , repas dans lequel Jésus-Christ institua l'adorable sacrement de l'Eucharistie, et la sainte table où les chrétiens se nourrissent de la sainte Eucharistie. Joau. 21.
20. Qui et recubuil in cœna super pectus ejus ■ Le disciple que Jésus aimait ... pendant la Cène s'était reposé sur le sein de Jésus. Voy. Pectus. Ainsi , c. 13. 2. i. Cor. 11. 20. Juin non est Dominicain cœnam mandueare : i»e vous assembler comme vous failes, ce n'est plus manger la cène du Seigneur; t. c. communier dignement. Voy. supr. 1°.
3 Festin , giand repas [itérât). Judilh. 12. 10. Holoplurnes fecii cœnam servis suis: Holopherne Ut un festin à ses serviteurs. Baruch 0. 31. Matth. 23. 0. Marc. 12. 39. c. 6. 21.
§ 1. — Tal.le où l'on mange. Joan. 13. 4. Surgit a cœna : Jésus-Christ se leva de table ; ce fui pour laver les pieds des apôtres. Voy. v. 5.
§ 2. — La jouissance de la gloire éternelle daus la compagnie de Jésus-Christ el des saiuls, marquée sous la figure d'un festin de noces. Apoe. 11). 9. Iieali qui ad cœnam nu* ptiarum agni vocati sunt : Heureux ceux qui onl été appelés au souper des noces de l'agneau. Voy. Can. pag. 8. n. 4.
§ 3. — La vengeance que Dieu tire des ennemis de son peuple, figurée par la joie d'un festin. Apoc. 19. 17. Venite et congregamini ad cœnam (&u<ri«) magnum J)ei : Veuez et assemblez-vous pour être au grand sou-
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