CO.M
point d'exercer la charité cl de faire part de vos biens aux autres.
2° Proximité, d'où vient, communio mortis ; approche de la morl. Ëccli.9. 20. Corn-
munionem moi lis scilo Souvenez-vous que la mort est proche, cl qu'on y esl continuellement exposé.
COMMUN1S, e, xoivàr, de la préposition cuni, et de l'adj. unus, parce que ce qui est commun entre plusieurs, devient cnir'eux comuie une seule et même chose.
I Commun, ce qui appartient à plusieurs, dont l'un ne s'attribue pas plus la propriété que les autres. Act. 2. 44. c. 4. 32. Erant illis Otnnia communia : Toutes choses étaient communes entre la multitude de ceux qui croyaient en Jésus-Christ; parce que nul ne considérait les richesses qu'il possédait, comme étant à lui en particulier, mais à tous également. Tit. 1. 4. Paulus Tito dilecto filio , secundum communem fidem : Paul écrit à Tile, son fils bien - aimé , en la foi qui leur est commune. Jud. v. 3. Sap. 7. 2. etc.
2U Grand, spacieux, qui en peut tenir plusieurs. Prov. 21. 9. Sedere... in domo communi : Demeurer dans une maison commune. A domus communie , est opposé angulus : Un petit coin à demeurer, c. 25.
3° Ce qui esl de l'usage commun , dont on peut user, dont l'usage est permis, et qui n'est point consacré à Dieu. Dent. 20. 6. Quis est homo qui plantavit vineam, et needum fecit eamesse communem ; de gua omnibus vesci liceat? S'il y a quelqu'un qui ait planté une vigne qui ne soit pas encore en état que tout le monde ait la liberté d'en manger, qu'il s'en aille: c'est ce que devait crier chaque ofûcier à la léle de ses soldais, avant qu'on livrât la bataille. Ce qui est dit ici a rapport à ce qui est, Levit. 1. 25., où il est ordonné que les Israélites étant entrés dans la terre promise, ne pouvaient manger des fruits des arbres, que la cinquième année après leur entrée; les fruits de la quatrième devant être consacrés à Dieu, et ceux des trois premières devant être regardés d'eux comme impurs. Voy. v. 23. 24.
§. 1. — Souillé et impur, d'une impureté légale; telles étaient certaines viandes, dont l'usage était défendu aux Juifs. Act. 10. v. 14. 15. 28. Nunquam manducavi omne commune et immundum : Je n'ai garde de manger des reptiles et des oiseaux, Seigneur; car je n'ai jamais rien mangé de tout ce qui est impur et souillé, dit saint Pierre. Voy. v. 12. et Deut. 14. 19. Ainsi, Act. 11. 8. Rom. 14. 14. C'était une impureté, selon les Juifs pharisiens, que de manger sans laver auparavant ses mains; et celle impureté venait de la tradition des anciens. Matin. 2. IS.v.S.Quare discipuli tui transgrediuntur tradilionem seniorumînon enim lavant manus suascumpanem manducanf.-Pourqooivosdisciples violentils la tradition des anciens? car ils ne lavent point leurs mains lorsqu'ils prennent leurs repas, disent les pharisiens à Jésus-Christ. J-.es Juifs appelaient commun, c'est-à-dire,
impur el souillé, ce qui était en usage chez les gentils, lorsque la loi des Juifs ne leur permettait pas d'en user de même: ce mot en ce sens n'est ni hébreu, ni grec, ni latin. 1. Mac. I. 50.
§ 2. Condescendant, accommodant. 2. Mac 9. 27. Confido cum... communem vobis fore : J'espère que mon (ils vous donnera des marques de sa bonté; c'est ce qu'écrit l'impie Antiochus aux Juifs, lorsqu'il se vit frappé de la maladie dont il mourut, pour les porter à se soumettre à l'obéissance de son (ils. Gr. avp-Repi'fipeaO'M, Obsecundatunun esse ; c'est en ce sens qu'il est dit, Eccli. 25. 2. Vir et mulier sibi consentantes : Un mari et une femme qui s'accordent bien ensemble.
Phrase tirée de ce mol.
In commune ou in communi. — l°En commun et d'intelligence. Judic. 20. 9. Hoc contra Gabaa, in commune faciamus : Exécutons ceci tous ensemble contre Gabaa. Les Israélites forment le dessein de faire une punition éclatante de ceux qui avaient outragé la femme du lévite. Heb. Sorte : en tirant au sort, ce que chacun de nous fera. c. 21. 7. 2. Esdr. 5. 10. Dan. 13. 14.
2" Ensemble, en une assemblée commune et générale. Judic. 19. 30. In commune decernite, quid facto opus sit : Ordonnez tous ensemble ce qu'il faut faire, dit le lévite, mari le la femme violée et (iatragée par ceux de Gabaa.
COMMUN1TER. De commuais, et signifie : • •
1° Ensemble, en un même lieu, et en société ( âft« ). Gen. 13. 6. Nequibant habitare communiter : Les biens d'Abraham et de Loth étaient si grands qu'ils ne pouvaient demeurer ensemble. 2. Machab. 8.
2? Familièrement et avec amitié. 2. Mach. 14. 23. Communiterque tivebaut : ludas et Nicanor vivaient l'un et l'autre familièrement ensemble. Gr. Communem vilain instituât : Judas après son mariage, continua toujours à vivre selon les manières des Essénicns, qui n'avaient rien en propre, mais qui possédaient tout en commun. Mena cl i.
3° Indifféremment , sans discernement (wo-a-JTwj). Deut. 12. 22. Mundus et immundus in commune vescentur : Le pur et l'impur mangeront indifféremment de cette chair; parce que ces viandes n'étaient point consacrées ni offertes à Dieu.
4" En tout, totalement, tout compté. Num. 7. 85. Ita ut centum triginta siclos argenti Itaberet tinum acelabulum, et sepluaginta siclos haberet una pliiala; i. e. in commune vasorum omnium ex argento sicii duo milita quadringenti , pondère sanctuarii : Chaque plat d'argent pesant cent trente sicles , et chaque vase soixante-dix (comme il y en fut consacré douze de chaque) ; tous les vases «l'argent, par conséquent, pesaient en tout deux mille quatre cents sicles, au poids du sanctuaire
8ii3
COMMUTARE. Changer, échanger.
1 Échanger, faire échange (&aa«ot»). Job. 28. 1"- Nec commutabuntur pro <vi vasa auri : On ne donnera point la sagesse en échange
pour des vases d'or, i. c. pour les choses les plus précieuses, en sorte qu'on les puisse égaler à la sagesse. Osée. k. 7.
1 Changer, rendre lout aulre («WoioOvl. 3. Reg. li- 2- Commuta habitum : Changez d'habil, dit Jéroboam à sa femme, pour n'être point connue du prophète Ahias, vers qui il l'envoie consulter touchant la maladie de son fils Abia. Osée. i. 7. Gloriam totvm m ignominiam commutabo [xiBiwt) : Je changerai leur gloire en ignominie : Dieu parle aux prêtres des faux dieux que Jéroboam avait choisis des derniers du peuple. Ps. 72. 21. Job. 12. 20. Commutons labium veraciam (JiotXXôffOTiv) : C'est Dieu qui fait changer de langage à ceux qui doivent dire la vérité. Hcb. Rcmovct labium veratibus : Il fait taire les sages et leur fait dire le contraire de ce qu'ils voulaient, comme il paraît par l'exemple de Balaam. l's. ih. Pro lis nui commutabuntur : Pour ceux qui seront changés, qui de\ iendront fidèles, d'infidèles qu'ils étaient ; de pécheurs, justes; de mortels, immortels. D'autres croient que ces paroles sont le nom d'un air, ou d'uu instrument de musique; Heb. pro liliis.
3° Transférer, faire passer de l'un à l'autre u£Ta>'/aTT£tv). Rom. 1. 25. Commutaverunt teriialem Dci in mendacium : Les philosophes païens ont changé la vérité de Dieu en mensonge , en attribuant à de fausses divinités ce qu'ils avaient connu du vrai Dieu. Mich. "■I.k. Pars populi mei commutata est (zaTa^ETpefv, tnetiri). Le pays oui était à nous est passé à d'autres.
Phrase tirée delà seconde signilica'ion.
Commulare faciem ou vultum. Changer de visage, c'est paraître, ou être tout autre qu'on était auparavant. Job. 9. 27. Commuto faciem meam : Je sens que mon visage se change; i. e. de chagrin que j'étais, je deviens gai en prenant la résolution de ne plus me plaindre. Eccl. 8. i. Eccl. 12. 19. Dan. 5. 6. Voy. Mutare.
COMMUTATIO , nis : Gr. «vT«/).«y ;/*. — \- Echange, permutation d'une chose avec une aulre. Malth. iG. -H\. Quid dabit homo commutations pro anima sua? Par quel échange l'homme pourra-t-il racheter son âme après qu'il l'aura perdue? Marc. 8. 37. Gen. i7. 17. Job. 28. 13. Ainsi, Isa. 55. 1. Emile absque argento et ubsque ulla commutation ( T<pi, prelium ) vinum et lac : Venez et achetez sans argent et sans aucun échange le vin et le lait, c'est-à-dire la grâce et la nourriture spirituelle, pour laquelle Dieu ne demande autre chose, sinon que nous répondions à ses faveurs par nos bonnes œuvres, notre amour et notre reconnaissance. — 2" Vente (càaiayiui, al. Stooyftot), Ps. M. 15. Non fuit multitudo in cotiunulationibut eorum: Dans l'achat qui s'est fait des Israélites, ils ont été donnés presque pour rien et à vil prix; le prophète parle des différentes
captivités des Juifs cl du mépris qu'on y f ai sait d'eux. — 3" Vicissitude, révolution (/*—« CoÀ>i). Sa p. 7. 18. îpse dédit mihi ut sciam commutationet temporum : Ce-.! Dieu méuie qui m'a donné connaissance de la vicissitude des saisons.
COMPAGES, is. De pango, et signifie assemblage de plusieurs parties en un tout; dans l'Ecr. :
Les nerf;, cl les liens qui tiennent les os et les autres parties du corps en étal de se soutenir (o-uvSefffiôî). Dan. o. 6. Compages renum ejus solvcbantur : Les reins de Uaïlhasar se lâchèrent ; i. e. il tombait en défaillance, c. 10. 10.
Les plus secrètes pensées figurées par les nerfs el les joinlures qui attachent les parties les plus intérieures du corps {ùyj-i; ■ Hebr. k. 12. Yivus est sermo Dci... perl Ingens usque ad divisionem animœ ac spiritus, cumpagum quoque ac medullarum : La parole de Dieu est vivante , elle pénètre jusque dans les replis de la partie animale et spirituelle ; cette divine parole, qui est la vérité éternelle, discerne sans se tromper les pensées les plus secrètes et les intentions cachées.
COMPAGO, inis. Du verbe pango.
Assemblage , liaison (u\iu.0.nct; , commissura . Exod. 26. 24. Una omnes compago retinebit : Ces ais seront tous emboîtés l'un dans l'autre : l'Ecriture parle de la structure du tabernacle, c. 36. 29. Eccl. 27. 2. V. An-
GUSTIARE.
COMPAR. Pareil, égal ; dans l'Ecr. :
1" Compagnon de travaux (o-JÇvyor). Phillip. 4. 3. Etiam rogo et le germane compar : Je vous prie... fidèle compagnon de mes travaux ; la métaphore est tirée des bœufs que l'on attache ensemble pour labourer. Le mot grec o-ûÇuyoc ne signifie point ici conjux; saint Paul témoigne lui-même qu'il n'était point marié. 1. Cor. 7. 7. mais l'on ne sait point précisément quel est ce fidèle compagnon de saint Paul.
2° Prochain, premier venu (ô jrWfaw . 2. Reg. 2. 16. Apprehenso unusquisque capite compatis sui : Chacun des douze hommes de l'armée d'isboselh et chacun des douze de l'armée de David, ayant pris par la tête celui qui se présenta devant lui, ils se passèrent tous l'épée au travers du corps et se tuèrent l'un l'autre.
COMPAKAUL, iryyx/>ivetv, ôpotoOv. — 1° Comparer. Job. 25. 3. iïumquid justificari potest homo comparatus Deo'f L'homme peut - il être justifié étant comparé à Dieu? Isa. 46. 5. Cui comparastis me, et fecistis similem? Qui avez-vous comparé avec moi, qui avezvous rendu semblable à moi? Hebr. à qui me compareriez-vous ? Ceci marque que toute la force de l'inlelligeuce de l'homme ne peut exprimer l'essence de Dieu. Job. 22. 2. 2. Cor. 10. 12. Num. 13 3V. Deul. 3. 24. elc.
2° Rendre semblable (■K^a.u-j^tuùuv). Ps. 48. v. 13. 21. Homo... compurulus est jumenlis : L'homme a été comparé aux bêtes qui n'ont aucune raison, en ce qu'étant en
<:om
com
honneur, il n'a ]>;»s compris t|u'il devatl mourir comme elles. Job. 19. 12. e. .10. 19. Sa p. 18. i'».
3 Acquérir une chose, entrer en possession, l'acheter (xt/tO*!1. Eccli. 33. .'il. In tanguinn animée tomparasti illum : Comme les premiers esclaves furent ceux que l'on avait pris dans la guerre, c'est pourquoi (eux mêmes qui les avaient achetés, disaient qu'ils les avaient eus au prix de leur sang. c. 1. 33. Comparait' voùis sine ar- (]ento. Voy. CoMMCTATIO, I ". Ainsi, Thien. "S. 4.
■V Entrer en combat (<7\>vj.v>j.<iTpi?Ea()«i, versari cuni : Hebr. : Niphtal, coltuctor). Gen. 30. 8. Comparât»! me Doits eumsorore mea : Le Seigneur m'a l'ail entrer en combat avec ma sœur.
;» Accommoder, proportionner. 1. Cor. 2. 13. Spiritualibus spiritualia comparantes : Nous enseignons les choses spirituelles à ceux qui en sont capables; autr. nous enseignons les choses spirituelles d'une manière spirituelle, avec le langage qu'inspire l'esprit de Dieu.
6" Préparer, disposer (SiaixtSaÇsiv, distrin- (jere). 1. Mach. 6. 33. Comparaverunt se exercilus in prœlium : Les armées, celle de Jona- Ihas et d'Anliochus Eupator , se préparèrent au combat.
Phrase tirée de la première signiQcaliou.
Comparare invicem. Mesurer ses forces l'un avec l'autre, en faire essai (avyxpivsaBat) 1. Mach. 10. 71. Comparemus illic invicem : Faisons-là l'essai de nos forces, dit à Jonathas, Apollonius, général de Démétrius étant à Jainnra.
COMPARATIO, nis. — lu Rapport. Job. 4.
17. Numquid homo Dei comparationejusti/icabitur? L'homme peut bien être innocent par rapport aux lion. mes, mais non pas par rapport à Dieu. c. 28. 18. —2° Prix égal et équivalent («vTiftXaypO. Eccli. 6. 15. Amico fideli nulla est comparatio : L'ami fidèle n'a point de prix, il n'y a rien qu'on lui puisse comparer. — 3° Accord de plusieurs parties, concert (<7\iyxpifiu). Eccli. 32. 7. Gemmula carbunculi in ornamenlo auri, et comparatio miisicorum in convivio : Un concert de musique dans un festin est comme l'escarbouclc enchâssé dans l'or. v. 21. Peccalor homo vitabil correplionem,ct secundumvoluntatemsuam inveniet comparationem : Le pécheur évitera d'être repris, et il trouvera des interprétations de la loi qui s'accorderont avec ses désirs. — 4° Parabole, sentence allégorique qui s'exprime souvent par des comparaisons (-zfaÇoM). Eccli. 47. v. 17. 18. Replesti in comparationibus œnigmala : Vous avez renfermé des énigmes dans une multitude de paraboles. De trois mille paraboles que l'Ecriture dit que Salomon a faites (5. Reg. 4. 32), il nous en est resté ce qui s'en trouve dans le livre appelé, les Proverbes de Salomon, qui sont au nombre d'environ six ou sept cents.
COMPARERE, EIv«t. Paraître, comparaître, subsister, être en nature.
Paraître, se voir, se trouver. Gen. 37. 30.
l'an- non cumpuret : L'enfant ne parait plus, dit lUiheu, oe trouvant point Joseph dans la citerne d'où ses autres frères l'avaient tiré et vendu à des Ismaélites dans l'absence de Rubon. e. 'ii. 28. Delà vient.
Non comparera. Disparaître. 3. Reg. 20.
40. Subito non comparait : Cet homme est disparu tout d'un coup, dit à Achab celui des prophètes du Seigneur qui lui figurait par cet ennemi qu'il avait mal à propos laissé échapper Bénadad que ce prince avait laissé aller, après avoir fait alliance avec lui. v. 34. 42. Ainsi, 2 Mach. 3. 35.
COMPAUTICEPS, ans. Qui participe à la même chose (irupftéTu^of). Ephes. 3. G. Revelatum est Génies esse... comparticipes promissions ejus in Christo Jcsu per Evangelium : Il est révélé que les Gentils participent tous ensemble aux promesses de Dieu par l'Evangile.
COMPARÏIRI. Partager ensemble : dans l'Ecr.,
Verser, répandre comme une pluie abondante (èSo/iSpiÇav). Eccli. 1. 24. Scienliam et inlellecium prudentiœ sapienlia compartietur: La sagesse répand, comme une pluie abondante, la science et la lumière de la prudence.
COMPATI, <7<j/i7ri(7xeiv, — l" Etre compatissant, avoir de la compassion pour les maux d'aulrui. Job. 30. 25. Compatiebatur anima mea pauperi : Mon âme était compatissante envers le pauvre: Ce qui est dit aussi de Jésus-Christ, quoiqu'il soit maintenant incapable de douleur. Hebr. 4. 15. Non... habemus ponlificem, qui non possit compati infirmilatibus nostris : Jésus n'est pas un poulife qui ne puisse compatir à nos infirmités; se. en ce qu'il a dans le ciel le même désir de soulager les hommes dont il connaît la misère.
2° Souffrir avec quelqu'un. Rom. 8. 17. Si tamen compatimur, ut et conglorificemur : Il faut souffrir avec Jésus-Christ pour être glorifiés avec lui. 1. Cor. 12. 26 Si quid pa~ titur unum membrum, compaliuntur omnia membra : L'Apôtre assure que comme lorsque l'un des membres du corps souffre, tous les autres souffrent avec lui; de même un chrétien doit compatir à la misère de son frère, comme étant membre d'un môme corps qui est l'Eglise.
3° Compatir réciproquement, compatiraux maux les uns des autres. 1. Petr. 3. 8. Omnes... compatientes: Que tous aient une bonté compatissante; autr. Gr. que tous aient les mêmes affections.
COMPEDITUS, A, VM, ■nzneSnp.évoç. De cornpes, dis. Lié de chaînes, captif. Ps. 78. 11. Jnlroeat in conspectu tuo qemilus compedilorum.-Quc les gémissements de ceux qui sont captifs s'élèvent jusqu'à vous : Ce psaume regarde l'oppression et la persécution de Nabuchodonosor ou d'Anliochus, que le prophète a prévue. Ps. 101. 21. Ps. 145. 8. Dan 3. 91.
Arrêté et retenu par quelque empéchemeiil et obstacle que ce soit '-,.,.. .„• ,,,.r, }i\, g.,p. f7
2. Yinculis tenebranm et longœ noctis compe- ■lili . Les Egyptiens qui se persuadaient pouvoir dominer la nation sainte, ont été liés par une chaîne de ténèbres cl d'une longue nuit : Ceci a rapport à ce qui est dit, Exod. 10. 23.
COMPELLEHE, &wtyx«(in>. — 1" Obliger, forcer, contraindre. Act. 26. II. Puttiens eos compellebam blasphemare : J'ai été souvent dans toutes les synagogues où je Forçais plusieurs saints de blasphémer à force de tourments. Saint Paul parle de la violence qu'il a exercée contre les chrétiens avant sa conversion. Luc. 14. 23. Compelle intrarc : Allez dans les chemins, et le long des haies, et forcez les gens d'entrer : Jésus -Christ figure ici la vocation des Gentils à la foi, au refus des Juifs, pour lesquels néanmoins il était venu particulièrement. Voy. M.illh. 15. 24. Saint Augustin l'a expliqué de la contrainte que l'on fait aux hérétiques de rentrer dans le sein de l'Eglise : Celte expression peut bien signifier l'ardent désir que le père île famille a de faire part de ses biens, ou la force et l'efficace de la prédication du l'Evangile.
2" Chasser, faire fuir (zar«3«ûx£iv). Judic. 9. 40. In urbem compulit : Abimelech contraignit Gaal de fuir dans la ville de Sicheni : Comme il y avait deux partis dans Sichem, l'un pour Zébul qui en était gouverneur pour Abimelech, et l'autre pour Gaal, Zébul ne put empêcher d'abord Gaal de se venir réfugier dans la ville; mais il l'en chassa ensuite. Voy. v. VI.
COMPENDlU.M.i. Duverbe;)CHc/ere, peser; et signifie, gain, profit, manière courte et facile de faire quelque chose, parce que quand on pèse beaucoup de choses à la fois, on épargne le temps, et on y gagne. -dans l'Ecriture,
Chemin court et abrégé. 2. Reg. 18. 23. Currens autem Achimaas per viam compendii (y.f/s-rj, nom de lieu; Hebr. : Planifies) , transivil Chusi : Achimaas courant par un chemin plus court, passa Chusi pour aller annoncer le premier à David la mort d'Absalon, et la défaite de son armée.
COMPER1RE, Gr. i«Ta)iaf*6âv£irO<». De l'ancien petite, qui vient de netpâ», expérimenter. Voy. Expebibi.
Découvrir, savoir pour certain. Act. 10. 34. In veritate comperi, quia non est personarum acceptor Deus : En vérité je vois bien que Dieu n'a poinl d'égard aux diverses conditions des personnes, dit saint Pierre, sur le récil que Corneille lui lit de l'ordre qu'il recul de l'ange de l'envoyer quérir pour être instruit de lui. Ait. 4. 13. Compcrto quod hommes essent sine lilteris... miràbantur: Anne le grand -prêtre... et tous ceux qui étaient de la race sacerdotale connaissant que saint Pierre et saint Jean étaient des hommes sans lettres... furent étonnés de la constance avec laquelle saint Pierre leur rendit raison de la guérison qu'ils avaient faite du boiteux. V,.\. v.9.
COMPËS, edis, r.io-n. — 1" Chaîne, entrave dont on charge les pieds des criminels ou
des captifs. Eccli. 21. 22. Comptée» in pedibus, stulto doclrina ■ L'instruction est à l'imprudent comme des fers aux pieds, c. 33. 28. 2. Reg. 3.34. etc. Ainsi, Ps. 149. 8. Ad ulligandosReges connu in compedibus : Les saints auront dans leurs mains des épées pour se venger des nations , et pour lier leurs rois en leur enchaînant les pieds. Ceci se peut entendre des victoires que Dieu a accordées à son peuple sur les rois leurs ennemis , du temps des Machabées et auparavant : il s'entend bien aussi de la prédication du saint Evangile, par laquelle Jésus-Chrisl et les apôtres se sont soumis les grands du monde.
— Discipline, règlement qui relient les saillies de l'esprit, comme les fers retiennent les pieds, Eccli. (i. 25. Injice pedem tuum in compedes illius : Mettez vos pieds dans les fers lie la sagesse, v. .'iO. fcrunt tibi compedes ejus in protcclionem forlitudinis : Les préceptes de la sagesse qui étaient à charge au commencement, deviennent dans la suite la force de celui qui s'y est soumis. Voy. Eceli. 4. v. 19. 20.
2° Grande affliction. Thren. 3. 7. Aggraravit compedem meum (/«).zo,-, ferrum) : Le Seigneur a appesanti mes l'ers ; se. il a augmenté ma misère et mes maux.
COMPESCERE. De l'ancien pascere.
1° Arrêter, réprimer (xaracriuirâv). Nutn 13.
31. Cateb compescens murmur populi qui oriebatur contra Moysen : Caleb fit ce qu'il put pour apaiser le murmure du peuple contre Moïse, à qui ils refusaient d'obéir, pour aller s'assujettir la terre de Chanaan, et Caleb les encourageait à y aller. Qui oriebatur, est mis pour quod, el se rapporte à murmur; mais l'Hébreu ni le Grec n'ont poinl ces mots -.Murmur qui oriebatur, mais seulement: Compescens populum erga Moysen.
2° Faire retirer et chasser, éloigner. Tob 12. 3. Dœmonium ab ea compescuit : Ce saint homme a éloigné de ma femme le démon qui la tourmentait dit le jeune Tobieà son père, au su|et de l'ange Raphaël.
3" Arrêter et empêcher d'agir, faire demeurer en repos (xaT«7rpa5vsiv). Ps. 82. 1. JVe taceas, neque çompescaris Deus : Ne vous taisez pas, o mon Dieu, et n'arrélez pas plus longtemps les effets de votre puissance : David demande à Dieu qu'il réprime la violence des méchants.
COMPETERE. Demander en concurrence, convenir, échoir.
1 Etre convenable, s'accorder. 2. Mai h. 15. 39. Etsi quidembene, et ut historiée cotnpetit, hoc el ipse velim : Si la relation que j'ai faite esl bien, et telle que l'histoire le demande, c'esl ce que je souhaite.
2° Appartenir de droit (xpipe slvai). Jcrcm.
32. v. 7. 8. Eme tibiagrum meum... libi enim competil ex propinquilatc ut emas : Achetez mon champ, parce que c'est vous qui avez droit de l'acheter comme étanl le plus proche parent: Le contrat de cet achat mis dans un pot de terre, pour qu'il se pût conserver plus longtemps, figurait que les Juifs reviendraient de captivité posséder la Judée. Voy. V. 14. 37.
COM
COMP1NGERE. De pangere. — 1' Lier et unir ensemble, ajuster, former (muni Exod. 2.">. li>. Arcatn de lignis tetim compingite : Vous forez une arche de bois de setun, dit Dieu à Moïse. Job. 10. 11. Ossibus et nervis compegisti tne : Vous m'avez affermi d'os et de nerfs, dit Job à Dieu. c. 88. .'IN. c. 41. 6. Vieil). [0. 4.
2* Fermer, bout lier, t'.ant. S. 9. Si oslium est, compingamus ( 8iayp« juv ) iV/im/ : Si noire sœur est connue une porte, fermons-la avec îles ais et des bois de cèdre : Ceci figure qu'il faut par la charité fermer la porte de son cœur à tout ce qui est opposé à Jésus-Christ. Voy. Ostium.
— Joindre et unir avec une jusle proportion, en parlant de l'union qui se doit trouver entre les fidèles (avvapjjLo\oyeï<iOat).Kphcs.k. 16. Ex quo totum corpus compactum... augmentait! corporis facit : C'est de Jésus-Christ que tout le corps de l'Eglise bien uni par la charité... reçoit l'accroissement.
COMPITUM.i.sVSof . Ce mot est mis comme pour competum, du verbe compelit ; parce que c'est un lieu où deux chemins se joignent.
Carrefour, coin de rue, place publique.
Thren. 2. 19. Defecerunt in famé in capite omnium compitorum : Les petits enfants de Jérusalem sont tombés morts de faim à tous les coins des rues de cette ville : Le prophète décrit la désolation où fut réduite Jérusalem par Nabuchodonosor lorsqu'il l'assiégea et la prit. Voy. c. 4. 1.
COMPLACERE , bOSomïv — Plaire , être agréable. Ps. 18. l.ï. Erunt ut complaceant eloquia oris nui : Si je ne suis point dominé des péchés, alors les paroles de ma bouche seront agréables à mon Dieu. Voy. Joan. 9. 31. Delà vient celte façon de parler.
Complacere sibi, ou in aliqua re compta— cere. — 1° Mettre son affection en quelque chose, y mettre sa complaisance. Mallh. 3. 17. Hic est Filins meus dilectus in quo mihi complacui : Celui-ci est mon Fils bien-aimé dans lequel j'ai mis toule mon affection, ou dans lequel je me plais uniquement. Le ch. 12. 18. porte : In quo benc complacuil unimœ meœ : Dans lequel mon âme a mis toute son affection, qui est le même sens. c. 17. 5. Levit. 26. v. 43. 4. Ps. 43. 4. Marc. 1. 11. Luc. 3. 22. 2. Petr. 1. 17. ce qui est la signification -du mot grec sùSoxerv, qui est particulier à l'Ecrilure sainle, lequel mot se rend quelquefois par le réciproque; en sorle que c'est la même chose de dire que quelqu'un plaît à Dieu, et Dieu aime quelqu'un et se plaît en lui. 2. Reg. 22. 20. Liberavit me quia complacui ei; vjùSoxijo-ev h èptoi. Psalm. 17. 20. Sulvum me fecit quoniam voluit me : Le Seigneur m'a sauvé par un effet de sa bonne volonté pour moi, dit David," figure de Jésus- Christ. 3. Reg. 10. 9. Sit Dominus Deus luus benedictus cui complacuisti ; Réni soit le Seigneur votre Dieu qui a mis son affection en vous, dit la reine de Saba à Salomon. Le mot «■JapsoTEïv, bene placer e, signifie quelquefois la même chose. Ps. 25. 4. Complacui in ve~ rilate tua; Heb. ambulavi : Je me suis plu en
DlCTIONI*. DE 1111 Loi.. SACRÉE. 1.
COM S |(t
votre vérité, et me suis conduit selon ses n'aies. Ps. 34. 17. Quasi proximum et quasi fratrern nostrum su- cotnplaeebam s J'avais de
la complaisance pour nus ennemis connue pour un proche et pour un frère. Le mot iùSoxsTv, bottant opinionem habere, ne marque pas seulement l'affection de la volonté, niais encore le décret et la résolution. De là vient :
__ 2° Etre d'avis, trouver bon. Ps. 39. 14. Complaceat tibi, Domine, ut eruas me : Qu'il vous plaise, Seigneur, de me délivrer par votre puissance, de mes iniquités. 1. Mach. 14. 46. Luc. 12. 32. Ainsi, Coloss. I. i9. In ipso comptacuit omnem plenitudinem inhabitare : Il a plu au Père éternel que toule plénitude de grâce résidât en Jésus-Christ.
Celte phrase, Complacere sibi in aliquo , signifie mettre son affection en quelqu'un, ou en quelque chose , parce que le verbe Soxetv signifie estimer, penser, d'où vient sùSoxefti, qui signifie approuver; et parce que nous nous portons d'inclination pour ce que nous approuvons, et qui nous donne de la satisfaction, delà vient que ce verbe stâoxeiv signifie:
Se reposer en quelque chose , y mettre sa complaisance. Ainsi, Ps. 48. 14. Postea in ore suo complacebunt : La voie par laquelle les méchants marchent leur est une occasion de scandale et de chute ; et ils ne laisseront pas néanmoins de s'y complaire; se. ils se reposeront dans cette mauvaise conduite.
COMPLACITUS, a, vu; sOSo/.wv, bene affectas. De cet adjectif participe peu usité vient le comparatif.
COMPLACITIOR, us, oris. Ce comparatif signifie dans l'Ecr.
Qui a de la bonne volonté, qui se rend favorable. Ps. 76. 8 Aut non apponet ut complacilior sit adhuc ? Dieu ne pourra-t-il plus se résoudre à nous être favorable ?
COMPLANARE , ôp«AiÇeiv. De l'adjectif planus , et signifie aplanir, unir, polir, raser ((ctoweSov notsïv).
Raser, abattre, renverser. 2. Mach. 8. 3. Invocabani Dominum ut misereretur extermùiio civitatis quœ esset illico complananda : Judas Machabée et ses gens invoquaient le Seigneur, afin qu'il eût pitié des ruines de Jérusalem qui allait èlre détruite et rasée.
Aplanir, rendre aisé et facile, donner de bons succès ( -rtSévat, ponere). 2. Reg. 22. 33. Çomplanavit perfectam viam meam : C'est Dieu qui a aplani la voie parfaite où je marche. Le Ps. 17. 33. porte, Posait immaculalam viam meam; ce qui fait voir que le Prophète entend parler ou de son innocence, oudeses bons succès. Eccli. 34. 8. Sapientia iu ore fidelis complanabitur [TÙeiuutç [imi] , perfectio [est]) : La sagesse sera claire et aisée à comprendre dans la bouche de celui qui dit la vérité. Ainsi, Complanare viam lapiaibus : Paver de pierres, c'est-à-dire rendre un chemin uni, aisé et facile. Eccli. 21. 11. Via peccanlium complanata lapidibus : Le chemin des pécheurs est uni et pavé de pierres, mais il se termine à l'enfer.
COMPLANTATUS . a , um. Cet adjectif
DICTIONNAlUE DE PHILOLOGIE SACREE.
inusité qui vient à% planta, une plante, signifie dans l'Ecr.
Ce qui est enté sur un arbre, croît ensemble, et vit du même suc (sO^yu™?), et se prend dans le sens figuré, Rom. 6. 5. Si tnim eomplantali fncli suants similitudini mortis ijus, simul et resurrectionis erimus: Si nous sommes entés eu Jésus-Christ, et que nous représentions sa mort en mourant au péché, nous représenterons aussi sa résurrection en menant une vie nouvelle et exempte de péché. Dans l'ordre de la nalure, les greffes changent la nature de l'arbre pour lui faire porter les fruits qui sont propres à la greffe; mais dans l'ordre de la grâce, c'est l'arbre ; se. Jésus-Christ qui change la nalure mauvaise des chrétiens qui sont comme entés sur lui par le baptême, pour leur faire porter des fruits qui lui soient proportionnés.
COMPLECTI, déponent. De plectere. — 1° Embrasser, tenir dans ses bras. 2. M.ich. \k. V6. Complr.rus [irpoëakieiv, pro ferre) intisiina sua, utrisque munibus projecit super turbot : Rasias tira ses entrailles hors de son corps , et les tenant entre ses bras, il les jeta avec ses deux mains sur le peuple avant que de mourir. Gen. 29. 13. Eccli. 30. 20. Marc. h. 35. Act. 20. 10.
2" Entrelacer (we/>«rîlé*eev). Nahum. 1. 10. Sicut spinœ se invicem complectuntur, sic tonvivium eorum pariter potuntium : Comme les épines s'entrelacent et s'entr'einbrassent dans les halliers ; ainsi les habitants de Ninive s'unissent dans les festins où ils s'enivrent ensemble : le Prophète marque comment ces peuples conféraient ensemble pour se défendre contre le roi d'Assyrie. 2. Par. 3. 5.
3° Faire le tour de quelque chose pour la considérer [ntp tXapêàvEtv). Ps. W. 13. Circumdate Sion et eomplèclitnini eam : Faites le tour de Sion , et considérez-la. Le Prophète invile les nations de considérer la force et la magnificence de l'Eglise figurée par Jérusalem. La figure est tirée de la coutume de mener les étrangers voir tonte la force et la magnificence d'une ville, afin qu'ils en publient la beauté; Hebr. circumlus traie.
k° Aimer mieux , choisir, préférer (àvaJJéyj-;0«i). 2. Mach. 6. 19. Gloriosissimam morl'em magis quam odibitem vitam complectens ; Eléazar préféra une mort pleine de gloire (en voulant plutôt mourir que de manger de la chair de pourceau) à une vie criminelle, qu'il n'aurait eue qu'en se rendant coupable.
Jouir de quelque chose, la posséder tranquillement. Eccli. '*. 13. Qui vigitaverint ad itiam complectentur placorem ejus : Ceux qui veillent pour trouver la sagesse, jouiront de sa paix; Gr. seront comblés de joie, è^WfiiiaoïTKt lùyooiryvjjj.
CO.MPLERE, (ruvT£).ôfv, irXijpoOv. Du simple inusité plere , qui vient du Grec r>w. — 1* Remplir, soit en nombre et en quantité ( rl>)8civ). Zacb. 8. o. Platcœ civitalis compteountur infantibus : Les rues de Jérusalem seront remplies de petits garçons : Cette prophétie qui marque que Jérusalem serait en-
core rebâtie et habitée, est accomplie. 2. Esdr. 2. v. I. 17. etc. 3. Soit en abondance ou en grandeur. Luc. 8. 23. Naviguntibus Mis... descendit procella vinli... et vomplclmnlur ( <7u/i7r>qcoûà0ai ) , et periclitabantur : Comme Jésus-Christ et ses disciples passaient le lac, un si grand tourbillon de vent vint fondre sur le lac, que leur barque s'emplissant d'eau, ils étaient en péril. 2. Par. •>. l'i. Combinerai gloria Domini domum I) i (ipnhiBetv) : La gloire du Seigneur avait rempli la maison de Dieu. C'est ce qui arriva après que S ilomon ayant l'ait placer l'arche dans le Temple, le canliqueCon/ÎJemtn» eut été entonné. Eslli. IV. 2. Ezech. 3. 3.
2" Achever et parfaire, terminer, accomplir, finir. Gen. 2. 2. Complevitt/ue lit us die septimo opus snumquod feccrut ; Dieu acheva son œuvre le septième jour; c'est à'lin - , il l'avait achevé, et cessa d'agir. Le prétérit chez les Hébreux signifie souvent le-pius-que parfait. 2. Par. 7. 11. Complevitque Sutomon domum Domini : Salomon acheva la maison du Seigneur et le palais du roi. 1. Esdr. G. 16. 2. Esdr. 'i. 2. Dan. 12. 7. Ainsi, l. Thess. 3. 10. Orantes , ut videamus facicm vestram , et complcumus (xcnum'tfyvt) ea quœ désuni fidei vestrœ : Nous prions Dieu que nous puissions vous revoir pour achever ce qui manque à votre foi. Luc. 9. 31. Dicebant excessum ejus quem completurus erat in Jerusalem : .Moïse et Elie parlaient à Jésus-Christ de sa sortie du monde qui devait arriver et s'accomplir dans Jérusalem : Ce fut à la transfiguration de Jésus-Christ. Voy. Excessus. Ainsi, Jos. 19. 49. Cum complesset sorte (tividere terrain : Josué ayant achevé de faire les partages de la terre promise. 1. Reg. 13. 10. c- 18. 1. 2. Reg. 6. 18. et ce verbe est quelquefois joint ou avec un participe pour l'infinitif, selon la phrase grecque. 1. Reg. 2';. 17. Cum complesset loquens : Après que David eut cessé de parler àSaiil, lui exposant pour preuve qu'il était innocent à son égard , le bord de sa casaque qu'il avait coupé, sans lui avoir voulu faire aucun mal. 3. Reg. 3. i. Cum compleret œdi/icuns : c. 8. oi. cum complesset or ans, clc. Soit que ce verbe soit joint avec l'infinitif convenable qui est sous-entendu. Deul. 20. 12. Quando complu cris (suppl. dure) decimam : Lorsque vous aurez achevé de donner la dime. de tous vos fruits, c. 32. 23. Sagiltas mcas complebo in cis : Je tirerai contre eux toutes mes flèches ; se. je ne cesserai de les tirer jusqn à la dernière. Dieu menace les Israélites de toute sorte de maux, à cause de leur idolâtrie et de leur ingratitude. I. Reg. 16. 11. Xumquid jam completi sunt fdiif [adduciest sous-entendu : Sonl-ce là tous vos enfanls que vous ayez à hic présenter ? dil Samuel à lsaï qui lui venait de présenter sept de ses enfants. Apoc.G. 11. Adhuc tempus mvdicum, donec compleantur, conservi eorum. U fut dil aux âmes qui ayant souffert la mort , criaient à Dieu de venger leur sang, qu'ils attendissent encore un peu de temps jusqu'à ce que fiât accompli le nombre des serviteurs de Dieu comme eux. Interfici est sous-en-