‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 216 sur 259 · Philipp · texte numérisé non relu

Philipp

S 3. — La prédication de l'Evangile. Gai. S. 11. Ergo evacualum est scandalum crucis : Les Juifs se choquaient principalement de ce que l'on prêchait qu'il fallait chercher SOU salut dans le mérite de la croix, et non pas dans la praliqnedc la loi. c. 6. 12. 1. Cor. 1. 18.

CRYPTA, JE. Du verbe xpOnreiv, ubscondere.

Lieu sous terre, caverne. Jerem. 43. 9. Abscoiulas eos in crypta (tz^Avoo-j) : Hebr. Multlta : Vous cacherez ces pierres dans la voûte. C'était une caverne d'où on tirait du bitume, vu une terre grasse pour faire de Ja tuile.

CRYSTALLUS, i , xpûirraMLo.-. Cristal, pierre claire et transparente, qui se forme par la gelée la plus forte [qui est appelée horrible dans Ezeeh. 1. 22). Apoc. 4. C. Mure litreum éimile crystallo : Vis-à-vis du trône, il y avait une mer transparente comme le verre.

Glace ou verglas. P. 143. G. Mittit cry- Stailum suam sicui buccellas : Dieu envole sa glace, divisée en une inimité de parties Le mol grec xpuffTflûAoff, signifie glace, parce que le cryslal se forme comme de la glace. Kccii. 43. 2i. G'iitrit crystaltus ub aqua : Lorsque Dieu fait souiller le vent froid de l'aquilon, l'eau se glace aussitôt comme du cristal ; car le vrai cristal est une espèce de pierre transparente, que le grand froid glace el endurcit EUUS terre et parmi les rochers ; c'est pourquoi on l'appelle cristal île roche, qui n'est point une eau glacée, autrement elle fondrait au soleil. L'Interprète de la Vulgale fait ce mol masculin, \. 2'». Aug. qu. l'i. i.i lih.

ItILOLOCIE StCHEE. 100»

.lu lie. Snlet Scripti.ru masculimtm gehm ara i/iiiilibet .scru ponere.

(.1 RARE, zoiaâï, de y.J-Tttj, Jnrurruri , se courber.

Etre courbé, être au lit, se reposer. ?. Rcg. 13. 5. Cuba suner lectum tuum : Courhczvous sur votre lit , et faites semblant d'être malade, dit Jonndab à Aronon . lui conseillant un moyen d'abuser de Tbamar. Geu. 19. V. Deut. 28.V. 54. 5:>. Job. 38. 40, etc.

Phrase tiré.' île telle signification.

Cubare cum muliere. Se coucher a» ce une femme; c'est abuser d'une femme ou d'une lille. 2. Reg. 13. v 11. 14.. Prœvalens viribus oppressit mm, et cubant cum ea : Aiiiiinn étant plus b>rt que Tbamar, il lui lii violence et abusa d'elle. Ainsi, eubare in sinu , être couche auprès. Deut. 28. 54. Quœ cubai in sinu suo ; sua pour ejus. Voy. Sinus.

1" Vivre en repos, en grande sécurité.

Kzcch. 19. 2. Muter tua leœna inter leones cubavit (yive<7&Ki : La ville de Jérusalem vivait autrefois parmi les rois des nations, sans rien craindre.

2° Faire reposer (*oii<aVgtiv). Canl. 1. C. Indien milii ubi cubes in meridie? Dites-moi où vous faites reposer votre troupeau , dura n i la grande chaleur?

CUBICULARHJS , n. Valet , homme de chambre. Judith. 12. 6. Prœcepil cubilani; suis. Holophcrne ordonna aux huissiers de sa chambre de laisser entrer et sortir Judith. c. 14. 16.

CUBICULU.VI, i, raptîov ; de cubare, et signifie,

1" Chambre. Gen. 43. 30. Introiens cubi culum fient : Joseph passant dans une autre chambre, il pleura de tendresse qu'il ressentit à la vue de Benjamin. Ai t. 12. 20. Qui erat super cubiculum régis ( xotrùv) : Blasle qui était chambellan du roi (Hérode). De là vic-nt :

Cubiculum lectorum. La chambre où est le lit pour manger. 2. Par. 22. 11. Abscondit cum cum nutricc sua in cubiculo lectorum : Jesabelh cacha Joas cl sa nourrice dans la chambre des lits. Voy. Thiclinium. D'autres entendent ce passage des salles où élaient logés les prêtres qui faisaient leurs fonctions, cl couchaient Ions en un même lieu.

2° Cabinet, chambre secrète, où l'on serre ce que l'on a de plus précieux. Mallh. t>. 0. Jntra in cubiculum tuum, i. c. en conclave : Lorsque \ous voudrez prier, entrez dans votre chambre, dit Jésus-Chrisl. 3. Reg. 20. 30. Benadad fugiens ingressus est civitalem m cubiculum, i. e. in locum intimum et abdilissimum . Benadad, s'enfuyanl, entra dans la ville d'Aphec , et .-e relira dans le lieu le plus secret d'une chambre , se. après une défaite de cent mille hommes de son armée, c. 22. 25.

CUBILF, is, /otrij; de cubare.

1" Lit ( xmtùv ). Joël. 2. 16. Egrediatur sponsus de nibili sua : Que l'époux sorte de sa couche, se. pour honorer son jeûne pat •a continence, l's. 35. 5. Iniquitatem meditutus est tu cubili suo L'injuste a inédite l'ini-

io >,',

ci lî

quile dans le Secret de son lil , r\ f. les mauvais desseins qu'il <.u> i t exécuter le lendemain. Ainsi,. Midi 2. I Vœ qui operamini tnalum in cubilibus vestrit ■ Malheur à vous qui prenez dans votre lil drs résolutions criminelles , in litre mmutina faciunt illud , que \ous exécutez dès le point du jour.

2" La retraite des bêtes, ciahle, lanière, caverne. Isa. ('>■'>. 1<*. VaUis Achior in cubile (ùvù.r.'t\>ai; armi nlurum : La vallée d Achior serviratlu relraile aux bœufs d(> mon peuple, de ceux qui m'auront recherché. Ps. ÎO.'Î. 22. In cubilibus suis eotloeobuntuY : Toutes les bêles se vont coucher dans leurs retraites (ftàv5ca) , se au lever du soleil. Cant. 4. 8. De la vient :

Farere , dure in cubile pecorum, Rendre un pays, une ville, la relraile des bêles ; c'est la ruiner entièrement. Ezeeh. 25. 5. Uubo filios Ammon in cubile pecorum : J'abandonnerai le pays des enfants d'Âmmon , pour èlre la retraite des bêles (vo/tn). 6oph. 2. 15.

§ 1. — Repos, lieu de repos, et où l'on est en grande sécurité. Ps. I'i9. 5. Lœtabuniur in cubilibus suis : Les Juifs, après leur captivité, ont joui d'un grand repos. Ainsi, les jusles reposent dans leur tombeau avec confiance. Isa. 57. 2. Itequiescat in cubili suo i/ui umbulnvit in directione sua ( -rwfù , srpulcruin ) : Que celui qui a marché dans un <-<Eur droit, se repose dans son lit. On l'entend de Josias.

§ 2. — Impudicilés, plaisiis déshonnéles, marqués par le mol cubile. Rom. 13. 13. Non in cubilibus et impudicitiis : Ne vous laissez point aller aux impudicilés et aux dissolutions. Ainsi, Gen. 49. 4. Ascendisli cubile patris lui : Vous avez souillé le lit de votre père; se, en commettant un inceste avec voire belle-mère.

De là vient celle façon de parler: Dilature cubile : Agrandir son lit. C'est avoir un désir insatiable de se prostituer. Isa. 57. 8. Dilulasli cubile tuum : Vous avez agrandi voire lil. Ceci s'enlend de l'inclination à l'idolâtrie marquée par la prostitution, v. 7. Super monlem excelsum posuisli cubile tuum : Vous avez mis voire lit sur une haute montagne cl élevée. Les idolâtres faisaient leurs sacrifices sur des lieux élevés. K/ech. 23. 17. Cubile mammarum; Hebr., amorttm; i. e., amaturum : Couche de prostitution. Ce sont les temples où les Juifs sacrifiaient aux idoles avec les Chaldéens.

§ 3. — Le lombeau où le corps repose. Ezech. 32. 25. Posuerunt cubile ejus in universis populis ejus : Ils ont mis son lil parmi tous ses peuples. La mort égale tous les hommes : les rois cl leurs sujets.

CUBITUS, i, 7:vj/u,- , de. cubare, parce que les anciens étaient sur des lits à table, de manière qu'ils étaient appuyés sur le, coude.

1° Le coude, la jointure nu bras sur quoi on s'appuie. Eccli. 9. 12. Non uccumbas cum ca super cubitum : Ne vous appuyez point, avec la femme étrangère, sur le coude pour manger. Ezech. 13. 18. Vœ qate consuunt pulvillos sub omni cubilo mnnus àyr.àn}. Voy. Consikiik. ,li rem. 3S. 12.

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Ȱ Cm dèe, mesure el bailleur du coude. Mullh. li. 27. Lue. 12. 2.">. Quis vestrum poqitando polett adjicere ail staturum nuam minium ufium? Qui est celui d'entre vous qui puisse, a\ ce ions ses soins, ajouter à sa Initia la bailleur d'une coudée? Gen. ii v. I">. |(J. // 1 ici ■nturum cubitorum ait longitudo arcœ... in cubiti) consummabis tummitatem ejus .• La longueur de l'arche de Noé était de trois cents coudées; sa largeur, de cinquante; sa bailleur, de Irenle; Le comble qui la couvrait était haut d'une coudée , et descendait en pente pour faire écouler les eaux.

Il est à remarquer que la coudée ancienne avait vingt quatre doigts; et que l'autre, moins ancienne, n'en avait que vingt; les Hébreux s'en servirent durant leur captivité. La coudée hébraïque était de trois pouces plus grande que la grecque ou la romaine : celle-ci était de dix-huit pouces, et l'autre de vingt-un. La coudée se prend depuis le bout du coude jusqu'à l'extrémité du doigt le plus long de la main étendue.

3° Cubitus esl mis pour cala/nus, coudée pour canne. Ezech. 43. 20. Mcnsus est murum ejus undique per circuitum , Innqitudinem quinqentorum cubitorum, et lulitudinem c/uingentorum cubitorum : L'ange mesura la muraille de toutes parts, en tournant tout autour, et il trouva qu'elle avait cinq cents coudées de longueur el autant de largeur. Saint Jérôme el plusieurs autres interprètes croient qu'il faut mettre cannes au lieu de coudées; comme en elïel dans l'Hébreu il y a seulement quingentorum, où l'on doit suppléer culamorum, exprimé quatre fois auparavant. La coudée commune est un pied el demi; la coudée des Hébreux était un pied trois quarts. Jos. 3. 4. SU inter vos el arcam spatiutn cubitorum duum millium ; Qu'il y ait entre vous et l'arche un espace de deux mille coudées ou cinq stades, revenant à six cent vingt-cinq pas géométriques. Cel espace élait nécessaire, parce qu'ils n'eussenl pu voir l'arche, à cause de leur nombre prodigieux, s'ils en eussent approché. 3. Reg. 6. 2. Voy. TniGiNTA.

CUCUM1S ou CUCUMLR; de «xuos , qui vient de l'hébreu kasa ou kisa, qui signifie la même chose.

Concombre. Num. 5. In mentem nobis veniunl cucumeres : Les concombres nous reviennent dans l'esprit. Les Hébreux el les Egyptiens en usaient beaucoup.

CUCUMERAR1UM , n; «xv^orov, champ de concombres, ou jardin dans lequel sont des melons el des concombres. Isa. 1. 8. Sicut tut/urium in cucumerariu : La Judée devait éire comme une cabane dans un champ do concombres, après qu'on les a cueillis; /. e., deserle-el désolée. Baruch. (5. G9.

CUDERE,de l'hébreu cathat, tundere, atterere.

Ballre du marteau, forger. Isa. 41. 7.

Con/ortavil faber œrarius perçut iens (i>«jvuv| l'udleo, eum qui cudebat tune lemporis : L'on vrierqui frappait du marteau, pour former son idole, exhortait celui qui travaillait alors av ec lui.

Wl'.TIONNAIRE DF. PHILOLOGIE S \CflEE.

«ona

CDJUSMODI; iç,i, S. (.«• nom indéclinable, composé iin génilil de quis et du génitif de modus, signifie :

Dr <]ii«'l le sorlc. 1. Reg. 21. 2. Semo sciât cujtumodi prœcepta tibi aederitn : Que personne n<' Bâche ce que je vous ai commandé. David dil à Acbimélech que Saùl lui avait [ki i V eu ii s termes.

11 csl à remarqu r que le datif cui ou le génitif cujus est quelquefois on pléonasme hébreu; te, quand l'antécédent est exprimé, comme Rom. U<. 27. Soli sapienti Dco, per Jesum Cbristum, cui lionor et glui ia in sœcula sœculoium : Honneur el gloire soil a Dieu, qui est le seul sage, par Jésus-Christ, dans tous les siècles des siècles.

CULEX, icis ; de xûvu^f.

Moucheron, cousin. Malth. 21$. 24. Excolanles culicem : Nous qui avez grand soin de passer ce que vous buvez, de peur d'avaler un moucheron. Jésus-Christ représente aux scribes et aux pharisiens leur aveuglement. CUL1NA, je; payeipeiov, de colère, a colendo igné, dit Vairon, ou plutôt de l'hébreu kaki, cuire, rôtir.

Cuisine, lieu dans une maison où l'on apprête les \ '.amies. Ezeeh. 'iG. v. 23.2k. Culinœ fabricatœ étant sulitrr porticus per gyrum : L'on voyait les cuisines bâties sous les portiques, tout autour.

CDLMEN, is, de columen , qui vient du grée y.-j',.-j.u.r, , eatamus ou culmus (xeyaW), parce que, anciennement, les toits des maisons se couvraient de chaume. Or, le mot culmen se dil principalement du toit des maisons, le faite, le comble, le haut d'un édifice, et signifie aussi :

Le sommet, le haut de quelque chose.

Gen. 11.4. Faciamusnobis civitutem et turrim cujus culmen pertingat ad cœlum : Faisonsnou> une ville et une tour qui soil élevée jusqu'au ciel. C'est de la ville et de la tour de Babel dont il est parlé ici, 2. Reg. 18. 26. Vociférons in culmine : La sentinelle, voyant un second courrier, cria d'en haut: i. «., de la muraille au haut de la porte de la ville. Ce courrier qu'il voyait était Chusi.

Un logement, une maison ( oo'xoi ). Gen. 19. 8. Ingressi sunt sub ambra cnlminis mei : Ces hommes sont entrés dans ma maison comme dans un lieu de sûreté, dil Luth aux habitants de Sodome.

CULMUS, i, de colmus ou colomus, pour calamus.

Le tuyau du blé, qui porte l'épi, le chaume (irtOiwï}. lien. il. •">. Septem spicœ pultulabùnt in culmo uno plenœ atqum formosœ : V \(f l'explication que Joseph donne à Pharaon de ce second songe qu'il eut de ces sept épis pleins de grains et si beaux, qui sortaient d'une même tige. v. 2(1. Ainsi, Osée 8. 7.

CULPA , x. , de xoXôjtteiv, châtier, ou de l'hébreu chalaph, petcussit.

Faute, offense, blâme. Prov. 6. 30. Aron grandit est culpa, cutn qui* fut atus fuerit, fitratur enim ut esurientem impleat animatn : Ce n'est pas une grande faute qu'un homme dérobe iiour avoir de quoi manger, lorsqu'il est

pressé par la faim; Hebr. On ne méprise point un larron. Ici ce genre de larron est mis en parr.illèle avec l'adultère, qui est beaucoup plus coupable. Gen. 31. 36,

Défaut, imperfection. Heb. 8. 7. Si illud culpa vacassi-t tir. ''j-j.iu.-n-r,-, elv«i); non utique secundi locus inquireretur : Si la loi ancienne avait été assez parfaite pour sanctifier et donner la grâce, on n'aurait pas eu besoin du nom eau Testament.

CULPABJE; péjup io9m , blâmer, reprendre. 2. Maeb. 2. 7. Jeremias culpans illoê ih.nl quod ignotus erit locus : Jérémie blâma ceux qui s'étaient approchés pour remarquer la caverne où il avait mis le tabernacle, l'arche et l'autel des < ncensoirs.

CULÏKR, tbi; u.à.ya.f r.'j. , de l'hébreu catil, occidit, ou bien ri cultu terra, parce que co mol a signifié d'abord le contre d'une charrue, el depuis il signifie aussi :

1 Couteau. Jos. 5. 2. Fac tibi cultros lapideos : Faites-vous des couteaux de pierre, dit Dieu à Jo-ué, lui ordonnant d.- circoncire les Israélites nés dans le désert, qui ne l'avaient point été, à cause des décampements fréquents. Voy. v. 7. 8. Ainsi Prov. 23. 2. Statue cultrum in gutture tuo : Mettez un couteau à voire gorge. Le Sage, par celte expression parabolique, avertit ceux qui sont invités à la tablé des grands, de garder une grande retenue, soft pour parler, soit pour manger, comme si on avait un couteau à la gorge qui arrêtât l'intempérance.

2° Instrument de fer propre à tailler el polir les pierres. Exod. 20. 2o. Si levaveris cultrum (èyyjipi5irjV) super eo, polluetur : Si vous employez le ciseau à tailler les pierres pour lâlir à Dieu un aulel de pierres, cet aulel sera souillé.

Façon de parler Urée de cette signification.

Levure cultrum : Se servir d'un instrument qu'on lève en haut pour en travailler. Exod. 2. 25. Voy. supra 2".

CULTIOR, us, plus propre, plus précieux. Rulh. 3. 3. Jniluere euttioribus veslimentis : Prenez vos plus beaux babils, dit Noémi à Rulh.

CULTOR, is, yeaipyàç; de colère.

1° Habitant d'un pays, qui cultive les terres ou les vignes, lalioureur ou vigneron. Gen. 34. 31. Quœ spatiosa et lato, cultoribus tncliget : Cette terre, étant spacieuse et étendue comme elle est, a besoin de gens qui labourcnl, disent Hcmor et Sichem, son fils, proposant à leurs sujets de s'allier avec les Juifs, c. 4-7. IV. Luc. 20. 10. Misit ad cultores servum : Le maître de la vigne {àpicùnvpyhç, tinitor) envoya un de ses serviteurs vers ses vignerons, aun qu'ils lui en donnassent du fruit. Ces vignerons Gguraient les Juifs, auxquels Dieu a envoyé inutilement ses proi hèles, c. 13. 7. Num. 13. 29. 1. Par. 27. 27. Isa. 24. 6.

2° Adorateur, qui rend un culte particulier, soil à Dieu, soil à quelque fausse divinité [iKrptiuv . Hebr. 10. 2. Nullam haberent ultra conseientiam peccati, cultores semel mundati Les minisires de l'ancienne loi

n'auraient plus senti leur conscience chargée de péché, en ayant été une fois puriBés. Saint P. ml fait vnir que 1rs sacrifices de l'ancienne loi n'effaçaient point les péchés, parce qu'il les fallait réitérer Ions les ;ms, avec la confession des mêmes péchés. Deut. 4. 3. Oculi vestri viderunt quomodo contrivertt omnes cuttoi'es cjus île meilio vestri : Vos yeux ont vu de quelle sorte le Seigneur a exterminé ions les adorateurs de Beelphégor du milieu de vous. 4. Reg. 10. v. 19. 23. 8. Mnch. 1. 19. Joan. 9. 31.

3' Qui entrelient, maintient et défend quelque chose. Job. 13. 4. Cul tores perversorum dogmatum : Défenseurs d'une doctrine corrompue.

CULTR1X, icis, de colère, et signifie proprement celle qui cultive, soit la terre, la vigne, etc.; dans l'Ecriture :

Celle qui adore une divinité. Act. 19. 35. Q :is est hominum qui nesciat Ephesiorum civitatem cultricem esse tnagnœ Dianœ (vewxopo-j) : Y a-t-il quelqu'un qui ne sache pas que la ville d'Ephèse rend un culle particulier à la grande Diane? dit le greffier de la ville aux Ephésiens.

CULTORA, m, X«T/Jtiec; de colère, et signifie proprement culture, l'action ou l'art de cultiver la terre, les vignes, etc.; dans l'Ecriture :

Culle, service, honneur que l'on rend ù quelque divinité. 1. Cor. 10. 14. Fugite ab idolurum cultura : Fuyez l'idolâtrie. Eccli. 1. 32. Exeeratio peccatori, cultura Dei : Le culte de Dieu est en exécration au pécheur; Gr. Seao-sêita, la piété, la religion. Hebr. 9. 1. Hubuit justificationes culturœ : La première alliance a jeu des règlements touchant le culle de D eu. 2. Par. 31. 21, etc.

CULTUS. us. — 1° Culle, respect, honneur que l'on rend à Dieu ou aux idoles. Exod 10. 20. Necessaria sunt in cultum Domini Dei nuslri . Nous avons nécessairement besoin de tous nos troupeaux pour le culle du Seigneur notre Dieu. Moïse rend raison à Pharaon pourquoi il fallait que les Israélites les emmenassent avec eux, allant offrir des sacrifices à Dieu. Jos. 22. 1G.

2' Cérémonie, règlement du culte de Dieu (vof/ipov). Exod. i2. 14.. Celebrabitis eam solemnem Domino cultu sempiterno : Vous célébrerez de race en race la l'été de Pàque avec un culle perpétuel, comme une fêle solennelle au Seigneur, c. 13. 10. c. 27. 21. Lcvil. 24. 3. Num, 3. 7.

3° Fonction, ministère qui regarde le servicede Dieu. Num. 3. M.Aaron aulem et (ilius cjus constitues super cultum sacerdotii : Vous établirez Aaron et ses enfants pour les fonclions du sacerdoce, v. 30. c. 4. v. 28. 30. c. 7. 8. c. 10. 9. 1. Par. 23. 28. 2. Par. 29. 33.

4° Pratique, observation [êpya, opéra). Isa. 32. 17. Erit cultus juslitiœ, sitentium . L'observation de la justice apportera la paix et la tranquillité.

5° Ornement, entretien. Exod. 23. 9. Juxla omnem simili ludinem omnium vasorum in cultum cjus : Les Israélites me dresseront un sanctuaire selon la forme du tabernacle que

je vous montrerai, et de tous les roses qui y

serviront, c. 35. 21. Num. 'i. 10.

6" Ornement, propreté, habits préeienx xo7(zo,-). I. l'etr. 3. 3. Quorum non sit indu— menti vestimentorum cultus: Que les femmes ne mettent point leur ornement à se parer par la beauté des habits. Exod. 33. 4. 2. Reg.

1. 2V. 3. Reg. 22. 10. Eslh.2. v. 12. 15. GUM, aùv, f/.£T«, préposition. Avec, 1° soit

pour marquer la présence. Rom. 12. të-.Gcmdete cum gaudentibus, flcte cum flentibus : Soyez dans la joie avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent

2° Soit pour marquer qu'on est familier, ou dans la compagnie de quelqu'un. Joan. 15. 27. Quia ab initio mecum estis ; Vous rendrez témoignage de moi (aussi bien que le Saint-Esprit), parce que vous êtes dès le commencement avec moi. c. 17. 12. Act. 4. 13. c. 9. 28 c. 24. 1. etc. Ce qui marque aussi quelquefois une compagnie et un allachement inséparable. Rom. 7. 3. Si fucril cum alio viro : Si une femme épouse un au tre homme durant la vie de son mari, el'.e est appelée adultère. Ps. 138. 18. Exurrexi, etadhuc sum tecum; i. c. persisto: Quand je me lève, je me trouve encore au même état devant vous.

3° Soit pour marquer l'aide, le secours et la protection, la faveur. Luc. 1. 28. Dominus tecum ; i. e. tibi adest : Le Seigneur est avec vous; i.e.vous assiste et vous favorise de ses grâces, dit l'ange à la sainte Vierge Ruth.

2. 4. Dominus vobiscum : Que le Seigneur vous assiste de ses grâces, dit Hooz à ses moissonneurs, arrivant de Bethléem : l'Eglise emprunte celle salutation dans l'office divin, à laquelle on répond, Et cum spiritu tuo; i. e. tecum sit, ou tibi adsit; ce qui est emprunté de saint Paul, Gai. 6. 18. Gralia Domini nostri Jesu Christi cum spiritu vestro: La grâce de Noire-Seigneur Jésus-Christ demeure avec votre esprit: le mot anima et spiritus, est souvent pris pour la persunne. 1. Cor. 15. 10. Abuvdunlius illis omnibus laboruti; non ego autem, sed gralia Dei mecum : J'ai travaillé plus que tous les autres (se. à la prédication de lEvangile), non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu avec, moi; Gr. Quœ mecum est. Judic. 10. 13. Mais Esse cum aliquo, signifie particulièrement lo secours et la protection dont Dieu soutient ses ministres dans leurs fonctions. Mallh. 28. 20. Ecce ego vobiscum sum: Jesus-Clirisl promet à ses apôtres, et dans leurs personnes à son Fglise il à ses ministres, une assistance continuelle. Joan. 8. 29. Qui me misit mecum est : Celui qui m'a envoyé est avec moi, et ne m'a point laissé seul: Jésus-Christ parle du Père éternel. Exod. 3. 12. c. 18. 29. clc. Judic. 0. 1G. Ps.54. 19.

4" Soit pour marquer qu'on suit et qu'où prend le parti de quelqu'un et qu'on lui est attaché, i. Reg. G. 1G. Plures nobiscum sunt (juam cum illis : Il y a plus de gens armés avec nous, qu'il n'y en a avec les gens du roi de Syrie, dit le prophète Elisée à son serviteur surpris de se voir assiège de tant de gens de guerre, Voy. le v. 17. Ainsi, Luc 11. 23.

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DlCTiONNMRE W: l'Ilil. '>LOGlE SACRER.

Qui non est mecum. vautra rue est; Celui <\ui n'csl point avec moi rat centre moi, dit Jé- MS-Chrisl. Matlh. 12. ."0. 1. Reg. 14.21. Act.

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