‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 257 sur 259 · II · texte numérisé non relu

II

cii.' pn extase. Canl. t>. 3. Ego dormit», tt cor I me ni ritjilui : Je dors, ci mon cœur veille V Bireen repo9, Bans peine d'esprit (ûtwûï). Prov. V. 16. Non dormiunt nisi malefecerint : Les méchants ne peuvent dormir s'ils n'ont lui do mal. l's. ^. 9. Ps. 67. IV. Eiech. 34. 25. Levit. 26. t'>. Os«>. 2. 18. Ainsi, Nuin. 24. 9. Accubans dormivit ut leo; i. e. secure quitscit : Quand le peuple d'Israël se couche, il dort nomme un lion. Ainsi, attendre en

repos. Ose. 7. 6. Tolu nuetc ilormirit cn-

quens • Le Prophète compare Jéhu, qui faisait entrer insensiblement son peuple dans le culte des veaux d'or, à un homme qui, avant fait chauffer son four, y avait mis sa pâte, et attendait en repos que le pain fût cuit. De là vient :

— Dormire et exsurgere (0^-voOv, £?systj5£Tfi«i, idtst àv«77«ÙE<j-8«t. Voy. Can. Scrip., p. 218, ii. 3). Cette façon de parler est une manière de proverbe hébreu, qui signifie vivre dans une grande sécurité et sans rien craindre. Ps. 3. 6. Ego dormivi, et soporatus suin ; et exsurrexi, quia Dominus suscepit me : Je nie suis endormi, dit David, je me suis assoupi, et ensuite je me suis levé; parce que le Seigneur m'a pris en sa protection : Le Prophète fait allusion à ceux qui ne s'éveillent qu'après avoir bien dormi : cela s'entend bien de Jésus-Christ, dans le sens spirituel. Marc. 4. 27. Quemudmodiun si homo jaciat sementem in terrain et dormiat, et exsurgut nocte et die : Le royaume de Dieu est semblable à ce qui arrive, lorsqu'un homme a semé de la semence en terre; soit qu'il dorme, ou qu'il se lève durant la nuit et durant le jour, la semence germe. Ainsi, Dent. 5. 7. Dormiens atque consurgens ; i. e. noctu et interdiu: Nuit et jour.

5° Cesser. Job. S8. 37. Concenlum cœli quis dormire faciet? Qui fera cesser toute l'harmonie du ciel?

6° Vivre dans la paresse et la négligence de son salut. Ephes. 5. IV. Surge qui dormis, et exsurge a mortuis : Levez-vous, vous qui dormez, sortez d'entre les morts, et Jésus- Christ vous éclairera. 1. Thess. 5. 6. Non dormiamus, sed vigilemus, et sobrii sim is : Ne dormons pas comme les autres; mais veillons, et gardons-nous de l'enivrement, v. 7. Qui enim dormiunt, nocte dormiunt : Car ceux qui dorment, dorment durant la nuit. Marc. 13. 36. Prov. 23. 34. c. 6. v. 9. 10. Cant. 5. 2. Voy. Vigilare.

N'avoir point de soin de ceux dont on est chargé. Mat th. 13. 25. Cum autem dormirent homines, venil inimicus, et superseminavil zizania : Pendant que les hommes dormaient, l'ennemi de celui qui avait semé de bon grain dans son champ, vint et sema de l'ivraie. Isa. 56. 10. Speculatores cjus dormientes et amantes somnia (èvvnviùÇzaQui) : Les sentinelles d'Israël sont des chiens... qui dorment, ei qui se plaisent dans leurs songes; llebr. à dormir. Voy. Dormitare.

1°. Etre malade dans son lit. Ps. 40. !). N'umquid quid dormit non adjiciet ni resur-

gatî Crnyei vous qu'il puisse relever de cette maladie? Non adjiciet ut reeurgat, est une phrase hébraïque, qui B8l pour nonresurget ; unir. Celui qui dort du sommeil delà mort, ne se Icvera-l-il pas encore; se. parla résurrection. Voy. Adjickre.

8" Demeurer étendu dans la langueur et rabattement. Isa. 51. 20. Filii lui projecli sunl, dormierunl in cavité omnium viarum : Vos enfants sont tombés par terre, ils sont demeurés abattus le long des rues : l'Ecriture parle des Juifs : Ainsi, e. 10. 11. In dolorihus dormietis : Vous languirez dans vos douleurs; autr. vous serez frappés d'assoupissement au milieu de vos douleurs. Jerem. 3. 10. Dormiemus in eonfusione nostru.

9° Dormir, se dit pour marquer le commerce de l'homme avec la femme. Gen. 19.32. Inebriemus eum vino , dormiainusque cum eo, ut servare possimus ex pulre nostro semen : Donnons du vin à notre père, et enivronsle, et dormons avec lui, afin que nous puissions conserver de la race de notre père : c'est ce que s'entredisent les deux filles de Lotb, après l'embrasement de Sodome et de Gomorrhe. v. 33. 34. 35. c. 39. v. 7. 12. etc.

DORMITARE, vu<7t«£e<v ; fréquentatif de dormire. •

1° Sommeiller, dormir légèrement (x«0uttvoûv). Prov. 24 33. Mod icum dormitabis :Vous sommeillerez un peu. Le Sage marque la fainéantise du paresseux, qui se laisse souvent aller au sommeil, c. 6. 10. Voy. Consehere.

§ 1. — Dormir du sommeil de la mort, être mort. Ps. 75. 7. Ab increpatione tua, Ueus Jacob, dormitaverunl qui ascenderunt equos : Ça été, ô Dieu de Jacob, par un effet de votre juste sévérité, que ceux qui étaient montés sur des chevaux, se sont aussi endormis : Le Prophète parle de Sennachérib et des Assyriens qui furent tués par un ange.

§. 2. — Etre négligent, s'endormir, ne point veiller, n'être point attentif, soit à la sûreté ou au salut des autres. Nahum. 3. 18. Dormitaverunl pastorcs tui, rex As sur : O roi d'Assur, vos pasteurs et vos gardes se sont endormis ; Le Prophète attribue la prise deNiniveà la négligence de ses chefs. Ps. 120. 3. Neque dormitet qui custodit te : Que celui qui vous garde ne s'endorme point : en ce sens, dormire se joint avec dormitare. v. 4. Non dormi tabit neque dormiet qui custodit Israël : Celui qui garde Israël ne s'assoupira et ne s'endormira point; soit à sa propre sûreté et à son salut. Prov. 6. 4. Nec dormitent palpebrœ tuœ (ÈTnvuoTaÇstv) : Si vous avez répondu pour votre ami, que vos paupières ne s'assoupissent point; i. e. n'ayez point de repos que vous ne soyez dégage; soit à la vengeance et la punition des coupables. 2. Petr. 2. 3. Perdilio eorum non dormital : La main qui doit perdre ces faux docteurs n'est pas endormie. Isa. 5. 27.

3° S'abattre, se décourager. Ps. 118. 28.

Dormitavit anima mea prie tœdio : Mon âme

s'est assoupie d'ennui. Hebr. Stillavil, lique*

fucta est ; s'est écoulée, t. e. affaiblie.

4" Ne plus penser à quelque chose, cesser

ACTIONNAIRE DE PIIH.OI.nr.li: S\f.REF..

dp l'attendre. MnlHi. 25. 5. Meram autem faciente sponso, dermitaverunt omnes, et dormierunt : L'Kpoui des dix vierges lardant à venir, elles s'assoupirent lentes et s'endormirent.

DORMITATIO, fus, vu<rrz7f<k, l'aclion do sommeiller ou de s'endormir légèrement ; dans l'Ecriture :

Soin il. l's. 181; 4. Si dedero palprbris

mris dormitutionem : Si je permets à mes paupières de sommeiller.

— Paresseux, négligent, qui ne fait que dormir ( •ôrvûS»? , somnolentus). l'rov. 23. 21. Vestietur pannis dornùtatio : La parusse toujours endormie, sera velue de haillons; t. e. l'homme paresseux.

DOB.M1TIO , ms, xolftnnz —1° L'action de dormir, semmeil naturel. Joan 11. 13.

Illi autem putaverunt quia de dormitione soinni dierret : Les disciples de Jésus-Christ crurent qu'il leur parlait du sommeil ordinaire; se. lorsqu'il leur dit: Notre ami Lazare dort.

2° Sommeil de la mort. 2. Mach. 12. 45. Qui eumpietale dormitionemacceperant .-Judas considérait qu'une grande miséricorde était réservée à ceux qui étaient morts dans

la piété ; Gr. y.oiuvu.svoi.

DORSUM, i. Gr. vûTOf. Du mol deQrsum, on disait autrefois dossùm.

Le dos. Prov, c. 10. 13. Yirga in dorso ejus qui indiget corde : La verge se trouve sur le dos de relui qui n'a point de sens. Ps. 67. 14. Ezech. 8. 16.

Significations , et façons de p.nrler métaphoriques, tirées de ces significations.

Date, ponere, vertere, perculcre dorsum.

1° Mettre en fuite. 2. Reg. 22. 41. Iniinicos meos dcdisli mihi dorsum : Vous avez fait tourner le dos à mes ennemis. Ps. 17. 41. Ps. 20. 13. Isa. 45. 1.

2° Parce que c'est sur le dos qu'on porte les fardeaux : ce mot marque les maux et les travaux dont on est arcablé. Ps. 80. 7. Divertit ab oneribus dorsum ejus : Dieu déchargea le dos des Israélites des fardeaux qui les accablaient. Ps. 65. 11. Posuisti Iribulaliones in dorso noslro : Vous nous avez d'afflictions. Ps. 68. 24.

3° Parce que c'est ordinairement sur le dos que l'on frappe ceux qu'on punit : ce mot marque les châtiments et les afflictions qu'on I lit souffrir. Nahum. I. 13. Nunc conterum virgam rjus de dorso tuo :Je m'en vais briser cette verge, dont l'ennemi vous frappait. Ps. 128. 3. Eccli. 35. 22. Voy. Contriboi.afu.

4" Ce mot marque aussi l'opiniâtreté de ceux qui ne se corrigent point par les châtiments. Barnch. 2. 33. Avertent se a dorso tuo duro; i. e. a durilin dorsi : Les Israélites, dans leur captivité, quitteront cette dureté qui les rend comme inflexibles.

5° Parce que c'est en baissant le dos que l'on regarde la terre : ce mot marque l'attachement que l'on a pour les choses terrestres et périssables. Rom. 11. 10. Dorsum corum semper incurva: Faites qu'ils soient toujours tourbes contre terre : c'est la punition dont les Juifs ont été justement châties, pour avoir

chargés

rejeté celui qui était venu leur enseigner la voie du ciel; c'est, selon quelques-uns, co que veut dire l'Apôtre en cet endroit , quoique ce même passage du psaume 68. 24. signifie, à la lettre, la dure servilude et les maux dont les Juifs ont été accablés depuis la ruine de Jérusalem.

6" Parce que c'est en tournant le dos, que l'on se retire de quelqu'un : Prœbcre, ou oslendere dorsum alirui, marque le mépris et l'abandon que l'on fait de quelqu'un ou de quelque chose. Jerem. 18. 17. Dorsum et non faeiem oslendam eis : Je tournerai le dos et non le visage aux Israélites au jour de leur perle. 2. Par. 20. 6. Eccli. 21. 18.

Autres significations., ou figurées ou métaphoriques. — 1" Les reins, prenant une partie pour l'autre (070:,-, lumbi). Ezech 9. 11. Qui habebat atramentarium in dorso suo : Ce lui qui avait une écriteire pendue sur les reins : les anciens pendaient autrefois leur écritoire à leur côté.

2' Tout le corp^. .'!. Reg. 12. 10. Miniums digilus meus grossior est dorso (o?yj,-) patrie mei : Le plus pelit de mes doigts est plus gros que n'était le dos de mon père : manière de parler proverbiale, comme si Kohoam disait : Je vaux mieux de mon petit doigt', que mon père ne valait de lout son corps. Prov. 10. 13. Le dos est pris aussi pour le corps dans ce passage de Jérémie. 48. 37. h'rit super omne dorsum (o^yi,-) ciUcium : Les Moabites auront le ciliée sur le dos. Amos. 8. 10. 3° Le derrière d'un édifice. Ezech. 41. 15. Mensus est longiludinem wdificii contra faeiem ejus quod crat separalum ad dorsum : Cet homme mesura la longueur de l'édifice, vis-à-vis de celui qui en était séparé par derrière.

DORYM1NUS , Gr. Donatus. Dorymènc, père de ce Ptolémée, qui fut envoyé par Lysias contre les Juifs. 1. Mac. 3. 38.

DOS, otis, fêpvïi, du nom grec, Su; le même que ôouiç, donum.

1° La dot, le bien qu'apporte une fille en mariage. Exod. 22. 17. Reddet pecuniam juxta modum dotis : Celui qui aura séduit une vierge, qui n'était point encore fiancée, donnera au père autant d'argent qu'il en faut d'ordinaire aux filles pour se marier. Celte dot était relative à la condition de la personne outragée. Il est vrai que, selon ce qui est dit, Deut. 22. 29. celui qui corrompt une vierge, paraît n'être condamné qu'à cinquante sicles; mais le législateur a voulu, par ces deux articles différents, punir deux différentes injures; l'injure faite au père de la jeune fille, par une amende de cinquante sicles; et l'injure faite à la fille ellemême, par une dot proportionnée. 3. Reg. 9. 16. Dédit eam in dotem ( ànoaroÏM, munira ) filiœ suce uxori Salomonis : Pharaon avait donné la ville de Gazer pour dot à sa GMe, que Salomon avail épousée. 2. Mach. 1. 14.

2' Le douaire, l'avantage (pie les maris font à leurs femmes. G en. 34. 12. Auge te dotem, <t munera postulute : Faites monter les droits de Dina aussi haut que vous voudrez; demandez des présents, dit Sichem à Jaeob et

dp. a

box litres de Din.i, la leur demandant en mariage. Voy. Gen. 29. v. 18, 20. 27. Ose. 12. 12. 1. Roi. 18. SUS.

;!" Mon, otAcOi bienfail ( Sûpov ). Gcn, 30.

'20. Dot.ivit me Dcns date bona : DÎ6U m'a l'ail

un excellent don, ihi Lia, accouchant de son sixième lils Zabulon.

DOSITHEUS, Gr. Dca datas. 1 Un prêtre de la race da Lévi. Eslh- 11- l. Attufarvnt Uositheus tt Ptolemteus, filins ejus, hanc l'.pistolarn phurim : Dosithèe et ptolémée, sou fils, apportèrent de Jérusalem en Egypte une 6ptire , qui renfermait l'histoire qui est rapportée dans les derniers chapitres du Livre d'Eslher. Voy. losèphe , /. 2. conl. Appion.

2 l'n des rhefs qui combattaient avec Judas Mathabée. 2. Mac. 12. 19. Uositheus et Sosipaler peremerunt a Timotheo relictos in prœsidio decem milita n/o;-: Dosilhéus et Sosipaler tuèrent dix mille hommes , que Timothée avait laissés pour la garde d'une place.

3" Un cavalier qui voulut prendre vif Gorgias. 2. Mac. 12. 35. Dositheus quidam de Ba« çenoris eques vir forlis Gorgiam tenebat : Un certain cavalier, de ceux de Bucénoris , qui était un vaillant homme , se saisit de Gorgias.

DOTARE , spsflvtÇet. — 1" Doter une femme , lui donner sa dot. Exod. 22. 16. Dolabit eum, et habebit eam uxorem: Cet homme, qui aura corrompu celte vierge, lui donnera de quoi se marier, et il l'épousera lui-môme. — 2"Donner, avantager. Gen. 30. 20. Dotavit me Dcus dote bona : Dieu m'a fait un excellent don , dit Lia. Voy. Dos. 3°.

DOTHA1N , Heb. Kitus, lex. Ville proche de Sichem.dans la tribu de Manassé. Gènes. 37. 17. Ëamus in Dothairi: C'était une plaine, près de cette ville, où Joseph trouva ses frères. Judith, 4. 5. c. 7. 3.

DOTHAN. La même ville , que quelquesuns mettent en la tribu de Zabulon. 4. Reg. 6. 13.

DRACHMA, je. De §pv.xp-o, nç, petite monnaie des Athéniens, qui valait un denier romain , ou la huitième partie d'une once ; environ trois sous et demi ; dans l'Ecriture , où la monnaie , selon les Hébreux , vaut le double , ce mol signifié :

Drachme, valant environ sept ou huit sous de noire monnaie. Luc. 15. v. 8. 9. Congralulamini mihi, quia inveni drachmam quam perdideram : Réjouissez-vous avec moi , mes amies , parce que j'ai trouvé la drachme qûo j'avais perdue. 2. Esdr. 7. v. 70.71. De principibus familiarum dederunt in thesaurum operis, auri drachmas ^vuf/io-^ara) viginti millia , et argenti mnas duo millia ducentas : Quelques chefs des familles donnèrent au trésor destiné pourl'ouvragc du temple, vingt mille drachmes d'or, et deux mille deux cents mines d'argent. 2. Mach. 12. 43. Voy. Denarius.

DRACO, nis, Spàxon , rof. De Sspxetv, videre ; parce que ce serpent a les yeux perçants.

1" Dragon, espèce de serpent terrestre, qui devient fort grand et fort gros en vieil-

DRA au

lissant. Deul. 32.83. Fel draconum rinum corum : Le vin des idolâtres est un fiel de dr.'l-

gon :1e venin de dragon est très moi tel. .lob. .'îd. 29. ï'i'uirr fui draconum (LX.X traipifruv) : J'ai ressemblé eux dragons par mes hurlements, l's. 90. 13. Conoulcabis (eonem et dra- Conem : VOUS Coulerez aux pieds le lion et le dragon : Le Prophète marque, par là, que tous les artifices des démons ne peinent nuire à relui qui met uniquement son espérance en Dieu. Le dragon signifie aussi les autres hôtes sauvages , et même ligure les plus grands dangers. Sap. 16. Il), Filios autrui tU0S,nec draconum vencnaturwn vicerant fontes: Pour vos enfants , les dénis mômes empoisonnées des dragons ne les ont pu vaincre. Eccli. 25. 23. etc. Ainsi , Dan. 14. 22. Erat draco mai/nus in illo loco : Il se trouva aussi en ce lieu-là un grand dragon, que les Babyloniens adoraient. Depuis que le démon trompa nos premiers parents, sous la forme d'un serpent, il a encore accoutumé de se revêtir souvent de celle figure pour tromper les hommes. Aug. /. 11. de Gen. ad LUI. c. 28.

2 Serpent / ôftç ). Exod. 7. 15. Virgam quœ conversa est in draconcm toile in manu tua: Vous prendrez en voire main la verge qui a élé changé" en serpent ( il est appelé Coluber. v. 0. 10.) : v. 12. Versœ sunt in drncones : Les verges des sages d'Egypte furent changées en serpents. C'étaient de véritables serpents, ou substitués à la place des baguettes , ou formées par la connaissance qu'a le démon des causes naturelles de la production du ces bêtes. Aug. quœst. 21. ou, enfin , parce que le démon enchantait les yeux de ceux qui croyaient voir ce qu'ils ne voyaient pas. Tert. Justin. Ambros. Hieron.

3" Toute sorte de serpents. Isa. 34. 13. Frit cubile draconum (<rst/»jvà>v) : La ville d'Edom, ou l'Iduméc, deviendra la demeure des dragons, c. 13. 21. .1er. 9. 11. c. 10. 22. c. 49. 33. c. 50. 39. c. 51. 37. Malach. 1. 3.

4° Dragon marin , poisson monstrueux, tel que peut être la baleine. Ps. 103. 26. Draco iste quem formasti ad illudendum ei : Dans la mer, se voit ce monstre que vous avez formé , Seigneur, pour s'y jouer, ou ; pour vous en jouer. Ps. 148. 7. Laudate ûominum déterra, dracones et omnes abgssi : Louez le Seigneur , vous qui êtes sur la terre , vous , dragons , et vous tous, abîmes d'eaux. Tous les gros poissons sont appelés du mol draco, comme les petits sont appelés reptiles. Ps. 68. 35.

5° Cruels tyrans , puissants ennemis de l'Eglise. Ps. 73. 13. Conlribulasli capita draconum in aquis : C'est vous , ô Dieu , qui avez brisé les tètes des dragons dans le fond des eaux : Le Prophète entend Pharaon et les Egyptiens. Isa. 51. 9. Ezech. 29. 3. c. 32. 2.

6° Le diable ou Satan. Apjc. 12. 3. Ecce draco magnus ruf is : Il parut , dans le ciel , un grand dragon roux. v. 4. 9. 13. etc. Il est appelé Dragon, à cause de sa malice cl do ses artifices, et roux, à cause de sa cruauté, qui ne respire que le sang et les meurtres.

1215 DICTIONNAIUE DP. PHILOLOGIE SACRER

Façons de |i:itïer.

Fons draconis ; Gr. n-ny« to'iv o-vymv , fons fi~

me

cuum. La fontaine du Dragon , un lieu près d'une des portes de Jérusalem , dite de la Vallée. 2. Esdr. 2. 13. Egressus sum par portant vallis nocte el anle fontem draconis: Je sortis la nuit par la porte de la vallée , je vins devant la fontaine du dragon : cette fontaine était ainsi appelée , parce que des dragons d'airain jetaient l'eau par la gueule, ou, parce que l'eau y coulait en serpentant.

DROMEDARIUS, n. De dromas, dis, ou droniada, œ, de Sp6u.oç, cursus.

Dromadaire , espèce de chameau fort rapide à la course ( x«pAo,- ). Isa. 60. 6. Dromedarii Madian et Epha : Vous serez inuoiidée parles dromadaires de Madian et d'Epha. On croit que ce sont les poulains des chameaux , que l'on appelle de la sorte.

DRUSILLA , x. Gr. Rare conspersa. De SpitToç, ros ; d'où vient Drusus, et de là le diminutif drusilla.

Drusille , fille d'Hérode Agrippa , laquelle quitta Azize , roi d'Emèse , son mari , pour épouser Félix , gouverneur de Judée. Act. 24. 24. Veniens Félix cum Drusilla uxore sua, quœ erat Judcea, vocavit Paulum : Félix étant revenu à Césarée avec Drusille , sa femme , qui était Juive , fit venir saint Paul.

DUBIE. Avec doute, en doutant. Levit. 13. 43. Condemnabit eum liaud dubie leprœ : Le prétren'hésitera point à juger quecet homme est lépreux.

DUBITARE. De l'ancien dubiare, pour dubitare, qui vient de dubium, el celui-ci , de duo ; comme en Grec SOw, fait SvàÇeiv, dub>tare.

1" Douter, hésiter, ne pas croire entièrement, ni s'opposer ( SudiÇetv ). Matin. 14. 31. Modicœ fidei, quare dubitasti? Homme do peu de foi, pourquoi avez -vous douté? c. 28. 17. Yidenles eum adoraverunt ; quidam autem dubitaverunt : Les onze disciples de Jésus- Christ le voyant sur la montagne qui est en Galilée, l'adorèrent; quelques-uns, néanmoins, furent en doute ; ils ne doutaient pas de sa résurrection ou de sa divinité ; mais ils doutaient si c'était lui-même : d'autres rapportent ce doute aux autres apparitions? dubitaverunt pour dubitaverant. l'ob. 7. 13.

2 Faire difficulté de faire quelque chose. Act. 10. 20. Yaile cum eis, nihil dubitans: Ne faites point difficulté d'aller avec eux : l'Esprit de Dieu parle à saint Pierre des trois hommes que lui envoyait Corneille. On peut aussi entendre: N'ayant aucun doute sur la rerité de leur mission, finit» Siuy.oivou.rjoc ô-i iyù iatéaxcùma kûtouç.

DUBITATIO, nis. Doute, difficulté , qui fait de la peine , quand mi ne sait à quoi se résoudre. Act. 10. 29. Sine dubitalione veni accersitus : Gr. àvavrtpp-nraç. Dès que vous m'avez mandé , je n'ai l'ait aucune difficulté •le venir, dit saint Pierre à Corneille. Rulli. 3. 13.

Dl B1US , a, UM. De duo. Voy. Dubitare.

Douteux, incertain, de quoi l'on doute. 1.

Tim. (i. 7. Xihil intulimui in Iiuiic mundum,

Ituud dubium ; Gr. SijXov, quod necauferre quid posiumus : Noos n'avons rien apporté en ce monde , et il est sans doute que nous n'en pouvons aussi rien emporter. Tob. 7. 14. Noli dubium gerere quod tibi eam tradam:"Sc douiez point que je ne vous donne ma fille, comme vous le désirez , dit Raguel au jeune Tobie. Exod. 10. 10.

DUCATUS,us. Du substantif ductus, s'est fait ducalus improprement , comme s'il venait de ducare.

Charge de commander dans une armée ; dans l'Ecriture:

1° Commandement, la charge et l'autorité de commander ( rr/epoila ). Eccli. 7. 4. Aro/i quœrere a Domino ducat um : Ne demandez point au Seigneur la charge de conduire les autres. 2. Esdr. 5. 8.

2* Conduire , soin de conduire el de servir de guide. Malth. 15. 14. Cœcus si cœco ducatum prœstet (Gr. Ô&iyji), ambo in foveam codant : Que si un aveugle conduit un autre aveugle , ils tombent tous deux dans la fosse.

DCCENTI , je , a ; Siawiot. De duo et de centum.

1° Deux cents, nombre défini. Act. 23. 23 Puratc milites ducentos, ut eant usque Cœsaream: Tenez prêts , dès la troisième heure de la nuit, deux cents soldats pour aller jusqu'à Césarée , dit le tribun à deux cenleniers , pour y faire conduire saint Paul au gouverneur Félix. 1. Reg. 18. 27, c. 25. 18. etc.

2° Nombre indéfini marqué par deuxcenls.

Cant. 8. 12. Mille lui pacifici et ducenti his qui custodiunt fruclus ejus .-Vous retirerez mille pièces d'argent de votre vigne, ô Salomon ; et ceux qui en gardent et en recueillent les fruits, en retireront deux cents. Voy. Pacificus. Joan. 6. 7.

DUCERE, '/yttv. Quand ce verbe signifie putare, il vient de Soxtîy ; mais lorsqu'il signifie, mener, conduire , il vient de Seîxstv, âsravÛEtv, ostendere : ainsi , il signifie : conduire , guider, porter à une chose , tirer en longueur, mener, passer, estimer , penser, elc. ; dans l'Ecriture:

1" Conduire, mener, emmener. 2. Par. 36, 6. Vinclum catenis duxit in Babylonem : Nabuchodonosor fit enchaîner Joachim,et l'enmena à Rabylone : Nabuchodonosor laissa ensuite Joachim à Jérusalem , où il régna onze ans sous sa domination, v. 5. 8. 4. Reg. 23. 36. Voy. Joachim.

Façon de parler tirée de celle significaliou.

Ducere, ou ducere uxorem (supl. domum)', Gr. yau-îï-j. Prendre une femme en mariage, la mener dans sa maison comme une chose qui appartient au mari. Malth. 5. 32. Qui dimissam duxerit , adultérai : Quiconque épouse celle que son mari aura quittée , commet un adultère, parce que, quoique séparée, elle reste toujours sa femme, c. 19. 9. c. 22. 24. Il se trouve aussi par abus dans l'Ecriture : Ducere maritum. Deul. 2V. 2. Cumque égrena alterum maritum duxerit [yiyvtoOat itvSpi) : Si celte femme répudiée, étant

nue

Dl'L

il;

sortie de la maison de son mari , épouse un second mari. Unsi :

2 Emmener bitiyiiv ); soit en captivité. Nui», :2t. t. Ai ad Victor existent, duxit ex to m wdam : Après avoir vaincu les Israélites, Ar.»l en emporta les dépouilles clenemroena des prisonniers. Deut. 21. 10. c. 28. v. 86.

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