‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 42 sur 259 · PISSA · texte numérisé non relu

PISSA

jETHIOPISSA, je. Gr. aiBioTziwc Nom féminin du mot œthiops. Ethiopienne , du pays d'Arabie. Num. 12. 1. Locula est Maria et Aaron contra Moisen, propter uxorem ejus Mthiopissam : Marie et Aaron parlèrent contre Moïse , à cause de sa femme qui était Ethiopienne ; elle était du pays de Madian.

jETHIOPS, is. Voy. Bochard, 1. 3. c. 2. — 1° Ethiopien, qui est d'Ethiopie, pays d'Afrique. 2 Par. 12. 3. Libyes , scilicet et Tro~ glodytœ et Mlhiopes : Ces peuples sont en Afrique, c. 14. v. 9. 12. 13. c. 16. 8. etc. Les habitants de ce pays ont la peau toute noire ; ce qui fait dire à Jérémie. c. 13. 23. Si mutare potest JElhiops pellem suam : Si un Ethiopien peut changer sa peau, vous pouvez aussi faire le bien , vous qui vous êtes étudiés à faire le mal : c'était, dit saint Jérôme, par une attache très-forte au péché, que les Israélites s'étaient mis en cet état de ne pouvoir plus faire le bien. Voy. Mutare, J".

2°Ethiopien, qui est del'Elhiopie orientale. 2 Par. 21. 16. Qui confines sunl Mthiopibus : Les Arabes sont voisins des Ethiopiens, c. 14. v. 9. 12. Ps. 73. 14. Dedisli eumescam populis JEthiopum : Vous avez donné Pharaon en proie aux peuples d'Ethiopie ; c'est-à-dire aux Arabes qui habitent le long de la mer Rouge ; ils étaient appelés Iclhyophages ; mais depuis ils ont été nommés Sarrasins ; c'est-à-dire voleurs : ce sont chez les auteurs, Sccnitœ , Arabes. Voy. Bochard. lih. 4. c. 29.

3" Barbare , étranger, d'un pays éloigaé. Ps. 71. 9. Coram illo procident Mthiopes : Les Ethiopiens se prosterneront devant Salomon, c'esl-à-dire les peuples les plus éloignés. Ps. 86. 4. Amos, 9. 7. Ut filii Mlhiopum vos estis milti , filii Israël : Je \ous considérerai

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comme des Éthiopiens , c'est-à-dire comme des barbares.

A'.\ TJM, aièv. Du mot (îrec ai'wv, comme si c'était ici »», semper existais : ce qui n'a ni commencement ni fin ; néanmoins , dans l'usage il signifie ; — 1' Le lertips ou quelque durée de temps que ce soit. Eccli. 1.1. Et est ante œittm : Toute sagesse est ;ivcc Dieu avant tous les siècles, c. 42. 19. Inspexit in signum œvi : Le Seigneur voit les signes de chaque teui|is à venir : ainsi la lune marque les différents changements du temps. Eccli. 43. 6. Est oslensio tetnporil et signum œvi : La lune est la marque des temps et le. signe des changements de l'année. —2° L'éternité. Eccli. 14. 25. c. 18. 8. Exigui anni in die œvi : Cent ans au prix de l'éternité sont peu de chose, c. 41. 16. Baruch. 3. 3.

AFFAB1LIS, E, adjectif, TTf,o>mvh;. Du verbe a/Tari, «]ui parle avec accueil et familiarité. Affable, civil, obligeant. Eccli. 4. 7. Congre* gationi pauperum affabUem te facito : Rendez-vous affable à l'assemblée des pauvres ; 11 faut soulager la misère des pauvres, du moins par le bon accueil qu'on leur doit faire.

AFFARI , de la préposition ad et du verbe fart, parler. Parler à quelqu'un (|3okï). Dan. 6. 20. Affalus est eum . Le roi étant près de la fosse , appela Daniel , et lui parla, pour voir s'il n'avait point été dévoré des lions.

AFFËCTIO, nis. Nom verbal du verbe afficere. qui signifie proprement, disposition, altération ou émotion qui arrive au corps ou à l'esprit , que l'on nomme passion : dans l'Ecriture : •

Affection , amitié , inclination, tendresse pour quelqu'un. Rom. 1. 31. Sine affectione : Ils sont sans affection. Gr. «Grocyot, dénaturés. Philipp. 2. 20. 2. Jim. 3. 3.'

AFFECTUS, us. Ce nom vient du verbe afficere , comme affectio , et signifie la même chose, passion, affection de l'esprit, qui répond au Grec rcâflos . passio.

1° Affection , inclination, passion, Ezech. 25. C. Gavisa es ex toto affeetu super terratn Israël : Vous vous êtes réjouis de tout votre cœur, en voyant les maux de la terre d'Israël : ainsi offectus cordis : c'est la passion du cœur, ce que l'on désire le plus. Ps. 72. 7. Transierunt in affectum cordis : Ils se sont abandonnés à toutes les passions de leur cœur. Gr. liUOt-yt-j, disposition.

2° Affection, amour, tendresse pour quelqu'un (eûvowe). 2 M.ich. IV. 37. Qui pru affeetu j,(itcr Judœorum appellabatur : On appelait Razias le père des Juifs, à cause de l'affection qu'il leur portait.

AFFERRE, fiptt». Ce verbe signifie proprement , porter à quelqu'un ou quelque part : il répond dans l'Ecriture aux verbes hébreux en hiphil, qui marquent faire venir, faire approcher, cl se dit non-seulement de ce qu'on apporte, mais aussi de ce qu'on amène, de ce qu'on conduit, etc.

l Apporter, prendre une chose pour ia portera quelqu'un ou quelque part. Gènes. 27. 4. Àffer ul comedam : Vous m'apporterez

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