AI.F
JLlexander annis duodeeim, et mortuus est : Alexandre régna douze ;ius, et après cela il mourut, v. 1. c. 8. 2. Alexander PhilippiRtx Mactdo, qui regnavit primas in Gracia : Alexandre, roi de Macédoine, fils de Phi- Lippe, qui établit le premier la monarchie dos Grecs. Il en est rail mention dans Daniel, c. 7. G. c. 8. v. 8. 21. C 10. 20. c. 12. 3. Ce prince fui élu capitaine-général de toute la Grèce à l'âge de 22 ans, et entreprit la conquête de l'Asie avec une armée composée seulement de trente mille hommes : il mourut âgé de 33 ans, l'an 3680.
2 Alexandre Balé, fils du roi Anliochus Epiphane, qui défit Démétrîus. 11 en est souvent parlé dans les chapitres 10. et 11. du premier livre des Machabées. Il succéda à son père l'an du monde 3850.
3' Fils de Simon le Cyrénéen, qui porta la croix de Noire-Seigneur. Marc. 15. v. 21.
4° Un de la race Sacerdotale, qui fut de ceux qui défendirent aux apôtres de prêcher. Acl. 4. v. 6. 18. On croit que c'est lui qui fut Alabarche d'Alexandrie, c'est-à-dire intendant des Salines, première dignité de magistrature dans Alexandrie.
5° Celui que les Juifs produisirent pour apaiser le peuple d'Ephèse. Acl. 19. v. 33. 34. Il semble que ce soit cet ouvrier en cuivre donl saint Paul se plaint. 2. Tim. 4. 14. qui avait été fidèle. 1. Tim. 1. 20.
ALEXANDHIA , je. Gr. Adjutorium virorum; Heb. No. lrritalio. Alexandrie, ville capitale de l'Egypte, bâtie par Alexandre le Grand; elle s'appelait auparavant No. Jerem. 46. 25. Ecce ego visitabo super tu— multum Alexandriœ : Je vais visiter dans ma colère le tumulte d'Alexandrie; c'est-à-dire le grand peuple ou la multitude tumultueuse d'Alexandrie. Le mot hébreu no, est ordinairement suivi ou précédé du mol Amon , qui est rendu par populus, tumultus ou mullitudo; parce que cette ville est fort peuplée. Jérémie parle de la conquête de l'Egypte par Nabuchodonosor, qui la désola. Ezech. 30. 14. Faciam judicia in Alexandrin : J'exercerai mes jugements dans Alexandrie, v. 15. IntcrficiammulliludinemAlexandriœ: Je ferai mourir cette multitude de peuple d'Alexandrie. Heb. No Amon; No populosam. v. 16. Alexandrin, eril dissipala : Alexandrie sera ravagée. Nabuchodonosor ravagea toute l'Egypte. Nahum. 3. 8. Numquid melior es Alexandrin populorum, i. e. pupulosa; Heb. No Amon : Etes-vous plus considérable que la ville d'Alexandrie, si pleine de peuple? Le prophète parle à Ninive, détruite par les Chaldéens , sous la conduite de Nabopolassar, mais dans ces prophètes, le mot Alexandrin a élé mis par l'interprète lalin, au lieu de No, située dans l'Egypte, en la place de laquelle Alexandre a bâti depuis la ville d'Alexandrie ; mais Bochard, dans son Phaleg , écrit que No était plutôt Diospolis, qui avait élé ruinée par Nabuchodonosor, et que le lieu où Alexandrie a été bâtie n'était qu'un petit lieu appelé liacolis , qui ne méritait pas être comparé avec Ninive.
ALEXANDRINUS, a,tjm, 'kXcfrv&ptiis , gr.
AU
Adjntor virofum. Alexandrin, qui est d'Alexandrie, qui appartient à celte ville. Act. 18. 24. Jtuhrus quidam, Apollo nomine , Alexandrinus génère : Un juif nommé Apollon, originaire d'Alexandrie, c. 6. 9. c. 27. 6. c. 28.' 11.
• AL1AN, Heb. Excelsus, premier fils de Sobal. I. Par. 1. 40.
. AL1CABN ASSUS.l. Halicarnasstts. Ce mot est grec, composé d'â/j mare, de /«.pu., caput , et de v«m , ludiito ; ainsi c'est eaput tnaritimœ Itahitationis.
Alicarnasse, ville capitale de la Carie, province de l'Asie Mineure. 1. Mach. 15. 23.
ALIAS, «M.ôts. Cet adverbe vient du mot alius, et signifie une autre fois, en un autre temps : dans l'Ecriture:
1" Ailleurs, en un autre endroit (h irspu , alio loco). Act. 13. 35. Idcoque et alias dixil ; et il dit encore en un autre endroit :
2° D'ailleurs, outre cela ( xcà y«p , etiam, prœterea). Gènes. 20. 12. Alias et vere soror mea est : D'ailleurs elle est véritablement ma sœur. Voy. Soror.
ALIBI, de l'adjectif alius, et d'tt&i, pour aliubi.
Ailleurs, d'un autre côté ( iàlayf, ). Sap. 18. 18. Et alius alibi projectus semivivus: Et l'un étant jeté à demi mort d'un côlé, et l'autre de l'autre. Le Sage parle des fils aînés des Egyptiens qui furent frappés par l'Ange exterminateur.
ALIENABE, «Mi0T/3to0v. De l'adjectif alienus, el signifie proprement aliéner, transférer la propriété d'une chose en quelque manière que ce soit : dans l'Ecriture :
1° Aliéner, détacher, séparer. Ephes.2. 12. Eralis sine Christo, alienuti a conversatione Israël : Vous n'aviez point alors de part au Messie; vous étiez entièrement séparés du peuple d'Israël. Voy. Conversatio. Èphes. 4. 18. Alienuti a vita Dei : Entièrement éloignés de la vie de Dieu. Coloss. 1. 21. Et vos cum essetis aliquando aliénait : Vous étiez vousmêmes autrefois éloignés de Dieu. Ps. 57. 4. Alienati sunt peecatores a vulva : Les pécheurs se sont éloignés de la justice dès leur naissance. Ezech. 14. 7.
2° Aliéner se dit aussi figurément de l'affection. 1. Mach. 6. 24. Filii populi nostri propter hoc alienabant se a nobis : Ceux de notre peuple nous ont pris en aversion pour ce sujet, c. 11. 12. c. 15.27.
Aliéner se dit aussi de l'esprit et du bon sens (psTEM/siÇîrr&at, efj'erri); ainsi, Aliénants mente; C'est celui qui a l'esprit troublé, qui est hors de son sens. 2. Mach. 5. 17. Ita alienatus mente Anliochus fuit : Ainsi, Anliochus ayant perdu loulc la lumière de l'esprit.
ALIENAÏIO, MS.àw«AXoTp£a>(W. Aliénation , action d'aliéner quelque chose, translation de propriété (Heb. Necher; rejectio, ablegatio) : dans l'Ecriture :
Aliénation, retranchement, éloignement de
la société civile. Job. 31. 3. Numquid non perditio est iniquo, et ulicnatio operantibus iniquitatem? Dieu ne perdra-t-il pas le méchant et ne rejellera-t-il pas celui qui commet l'injustice?
AL1ENIGENA, m. «Xkifvkoç, àM.oyevijf. D'alienut cl de genw, tUieni generie, proprement celui qui csl d'un autre p.'iys; mais il s'étend aussi à ceux qui sont d'une autre maison et d'une autre famille, et se dit même de ceux qui tiennent un parti contraire.
1° Un étranger qui est d'un autre pays que nous. Gènes. 17. 27. Omncs viri domus illius, tant vernaculi quant emptitii, et alieniyenœ pariter circumeisi sunt : Et en ce même jour encore furent circoncis tous les mâles de la maison d'Abraham, tant les esclaves nés chez lui, que ceux qu'il avait achetés et qui étaient nés en des pays étrangers 3. Keg. 11. v. 1. 8. 2. Esdn c. 9. 2. c. 13. v. 3. 26. 30. '
2° Celui qui n'est point de la race d'Abraham et du peuple d'Israël, qui n'avait point de part à l'alliance que Oicu avait faite avec lui. Exod. 12. 43. Omni s alicniyena non comedel ex eo : Nul étranger ne mangera de la Pâque. Lcvit. 22. 25. De manu alieniyenœ non offeretis : Vous n'offrirez point à votre Dieu des pains de la main d'un étranger. Luc. 17. v. 18. Act. 10. v. 28. etc.
3° Celui qui n'était point de la famille d'Aaron, quoique lévite. Exod. 29. 33. Alienigena non vescetur ex eis. Levit. 22. v. 10. 13. Num. 16. 40. c. 18. 4. Eccli. 46. 16. Voy.
AtlENUS, EXTERNUS.
4° Les Philistins qui, étant sortis de la Cappadoce , avaient chassé les Evéens du pays que l'on appelle la Palestine, où ils se sont établis. Gènes. 17. 27. Deut. 2. 23. 11 en est fait mention sous ce nom, principalement dans les Psaumes. Psalm. 59. 10. Ps. 82. 8. Ps. 86. 4. Ps. 107. 10. cl sont appelés particulièrement alieniyenœ, parce que les autres nations étant éloignées , les Philistins, non seulement étaient voisins, mais même habitaient parmi les Israélites, et leur faisaient une guerre continuelle; c'est peut-être pour cela que les Hébreux appelaient allopliylos, i. e. alieniyenas, leurs autres ennemis.
5" Les ennemis du peuple d'Israël, et par conséquent du peuple de Dieu, s'appelaient alieniyenœ. Saint Ambroise, 1. 1. des Offices, c. 29. Adversarios suos Ilebrœi allophylos se. alieniyenas appellabunt. 1. Mach. 4. v. 12. 22. 26. 30. c. 10. v. 12. Et fugerunt alienigenœ. c. 11. v. 68. 74. Ccciderunt de alienigenis in die illa tria millia virorum : Il demeura sur la place en ce jour-la trois mille hommes de l'armée des étrangers.
6° Etranger qui n'est point ou du pays, ou de la maison où il est. Eccli. 1 1. 36. Admitte ad te alieniyenam : Si vous donnez entrée chez vous à l'étranger, il excitera un trouble qui vous renversera. Il faut faire un grand choix de ceux qu'on introduit dans sa maison.
ALIENUS, a, um, àUoTpio;. De l'adjectif alius, a plusieurs significations, parce qu'il y a plusieurs manières d'être ou d'appartenir a autrui.
1° Ce qui est ou appartient à autrui. Eccli. 21. 9. Qui œdificat domum suam impendiii alienis: Celui qui bâtit sa maison, ç'est-àdirc qui se fait riche aux dépens d autrui ,
est comme celui qui amasse ses pierres pour bâtir durant l'hiver, dont l'édifico tombera en ruine, parce que les biens mal acquis portent avec eux une malédiction qui accable, ceux qui en sont chargés, c. 40. 30. Vir respiciens in mensam aliénant, non est vitn ejus in cogitations victus:alit entra animant suam eibis alienis: La vie de celui qui s'attend â la table d'aulrui, n'est pas une vie, parce qu'il se nourrit des viandes des autres. Exod. 21. 35. c. 22. 5. etc. Ainsi les biens de la fortune sont appelés un bien qui n'est point à nous. Luc. 16. 12. Si in alieno fidèles non fuistis, quod vestrum est quis dabil vobis'/ Si vous n'avez pas été fidèles dans un bien étranger, qui vous donnera le vôtre propre? Les biens extérieurs et périssables sont étrangers â notre égard, et ne sont pas proprement â nous ; soit parce qu'étant hors de nous, ils ne peuvent nous rendre heureux; soit parce qu'ils peuvent à tous moments nous être enlevés; soit enfin parce qu'étant périssables, il faut que nous les nuirions ou qu'ils nous quittent : les seuls biens qui nous sont propres, ce sont les biens de la grâce et les dons de l'Esprit de Dieu; soit parce qu'ils peuvent seuls nous contenter et remplir notre cœur, soit parce qu'ils sont au dedans de nous et l'ornement de notre âme ; soit enfin parce que nul ne saurait nous les ravir malgré nous. Voy. Vestrum.
C'est â cette signification que se rapporte Aliéna mulier : Une femme étrangère; pour marquer une prostituée, qui n'étant point fidèle à son mari, à qui elle appartient, se prostitue à d'autres ( âXKoç ). Prov. 5. 9. iVe des alienis honorent tuum : Ne prostituez point votre honneur à des étrangers ; c'est-à-dire à des femmes de mauvaise vie et à tous les débauchés qui les accompagnent : un homme qui s'y abandonne perd, non seulement sa réputation qui vaut mieux que les richesses, mais encore son âme qui a l'honneur d'être créée à l'image de Dieu. Prov. 2. 16. c. 5. 20. c. 7. 5. etc. Ainsi, Species aliéna : La beauté d'une femme étrangère. Eccli. 9. 8. iYe circumspicias speciem aliénant, v. 11. speciem mulierié aliénas: L'Ecriture appelle en général une prostituée, femme étrangère; soit celle qui étant mariée s'abandonne à celui qui n'est point son mari; soit celle qui n'étant point mariée s'abandonne à celui à qui elle n'appartient pas.
On appelle aussi aluni les hommes adultères, parce qu'ils sont étrangers à l'égard de celles qu'ils séduisent. Ezech. 16. 32. Fada es quasi mulier adultéra, quœ super virunt tuum induel aliénas : Vous êtes devenue comme une femme adultère qui cherche, des étrangers en se retirant de son mari.
On appelle encore de la sorte les enfants illégitimes ou les enfants des femmes étrangères. Ose 5. 7. Filios alienos genuerunt : Us ont violé la loi du Seigneur, parce qu'ils ont engendré des enfants bâtards.
2° Celui à qui une chose n'appartient pas el qui en est usurpateur, s'appelle étranger. Juan- 10 5. Alienum non sequunlur : Les brebis ne suivent point un pasteur étranger
«lotit elles Q'entendent poinl la voix. Ceux qui sont devenus les propres brebis du vraj Pasleur Jésus-Christ, ne s'atlachont qu'aux pasteurs qu'il leur donne lui-même. Voy. Propbics.
C'est en ce sens que les faux dieux elles idoles sont appelés dieux étrangers, parce qu'on leur rend un honneur qui n'est dû qu'an vrai Dieu [iripoç). (Mat th. k. 10. Luc. 4. 8. Dominum Deum tiaim adorabis et Mi soli servies.) Exod. 20. 3. Non habebis deos tdicnos coram me : Vous n'aurez point d'autres dieux que moi. Dieu est jaloux de l'honneur qui lui est dû. Genos. 35. v. 2. fc. Deut. 5. 7. c. 6. 14. c. 7. 4. c. 8. 19. etc. Quelquefois le mot dii est sous-entendu. Isa. 43. 12. Non fuit in vobis alienus : 11 n'y a point eu parmi vous de dieu étranger. Jerem. 2. 25 Adamavi aliénas : J'aime les dieux étrangers avec passion, c. 3. 13. c. 8. 19.
3° Etranger, opposé à domestique , qui ne nous touche point. Gènes. 31. 15. Nonne quasi aliénas reputavit nos? Notre père ne nous a-t-il pas traitées comme des étrangères? c. 42. 7. Quasi ad alienos durius loquebatur : Joseph parla à ses frères assez rudement ,'les traitant comme des étrangers. Deut. 22. 3. Job. 19. v. 13. 15. Ose. 8. 12. 1. Mach.12. 10. Isa. 61.5.
4° Etranger, qui n'est point lié de parenté avec nous, qui n'est ni notre allié, ni notre parent. Exod. 21. 8. Populo alieno vendendi non habebit potestatem : Si une femme du second rang déplaît à celui qui l'a achetée pour l'épouser, il la laissera aller et souffrira qu'on la rachète ; mais il n'aura pas la liberté de la vendre à un étranger, qui ne soit point parent de celui qui la doit acheter, selon la loi du Lévitique. 25. v. 48. 49. Qui voluerit ex fratiïbus suis redimet eum : Celui de ses parents qui voudra le racheter, le pourra faire; c'est le même cas de cette femme. Matth. 17. v. 24. 25. ab alienis : C'est des étrangers que les rois reçoivent des tributs et des impôts ; les enfants en sont exempts.
5" Un étranger, qui est de quelque pays éloigné de nous ou d'une autre nation que la nôtre. Deut. 23. 19. Non fenerabis fratri tuo ad usuram, sed alieno : Vous ne prêterez point à usure à votre frère, mais seulement aux étrangers. Dieu commandait aux Israélites de prêter gratuitement à leurs frères, c'est-à-dire à ceux de leur nation qui étaient dans le besoin ; mais il permettait l'usure à l'égard des étrangers. Quoique cette permission fût d'une chose non licite, saint Ambroise a cru néanmoins que cette permissio:i était légitime et sans défaut; mais ce sentiment n'est pas sans difficulté. Isa. 2. G. Pueris alienis adhœserunt : Les Israélites se sont attachés à des enfants étrangers. Ils achetaient de jeunes esclaves pour en abuser. Judic. 19 12. Eslh. 16. 10. Eccli. 36. 3. Ezech. 44. 9.
6Q Les méchants et les impies qui suivaient les mœurs déréglées des nations profanes, quoiqu'ils fussent nés selon la chair du peuple de Dieu. Ps. 1S. 14. Ab alienis parce servo tua : Défendez votre serviteur contre I l'inso-
lonce des méchants; Hebr. superbis, des superbes, ou îles péchés de l'orgueil. Ps. 53. 3. Alieni insun* jetant adversum me: Des étrangers se sont élevés contre moi. Ces étrangers dont il parle étaient ceux de Ziph, qui chef-' (liaient à le faire périr. Eccli 32. 22. c. 45. ±1. etc. Ainsi, Filii alieni, Hcb. bene necar, Enfants étrangers; chez les Hébreux ce sont ceux qui dégénèrent, et qui, au lieu d'imiter la bonté de Dieu, leur Père, eu sont différents, comme sont ordinairement les bâtards. Ps. 17. 49. Fj'/jj alieni menliti sunt mihi : Des enfants étrangers ont agi avec dissimulation à mon égard. Ps. 143. v. 8. 12. Ezech. 44. v. 7. 9. Joël. 3. 17. Ainsi le peuple juif, qui s'était détourné du culte de Dieu, est appelé une vigne étrangère, qui dégénère et qui devient sauvage. Jerem. 2. 21. Quomodo conversa es mihi in vineam aliénant? Comment ètes-vous devenu pour moi un plan bâtard? Voy. Vinea.
7° Ennemi, mal affectionné. Isa. 1. 7. Regionem vestram alieni dévorant : Les étrangers dévorent votre pays devant vous. Les peuples qui environnaient la Terre sainte étaient ennemis des Juifs ou du peuple de Dieu. Levit. 26. 8. Persequentur quinque de vestris centum alienos : Cinq d'entre vous en poursuivront cent. Job. 15. 19. Ps. 108. 11. Isa. 25. v. 2. 5. c. 62. 8. Jerem. 30. 8. c. 51. 51. ïhren. 5. 2. Ezech. -28. v. 7. 10. c. 30. 12. c. 31. 12. etc. Ainsi, Isa. 61. 1 . JS7 stabunt alieni : Les étrangers viendront. Ces étrangers sont les Juifs et les Gentils persécuteurs des chrétiens.
8° Etranger, opposé à celui qui est consacré au service de Dieu ( «MoyEwfc )• Exod. 30. 33. Quicumque taie composuerit, et dederit ex eo alieno, exterminabitur de popxdo suo : Quiconque composera de semblable parfum et en donnera à un étranger, qui ne sera point de la race sacerdotale, sera exterminé du milieu de son peuple. Num. 3. 38. Quisquis alienus accesserit, morietrir : Tout étranger qui approchera du sanctuaire sera puni de mort. Il appelle étranger celui qui n'était point lévite et destiné au service de Dieu dans son sanctuaire. Levit. 10. 1. c. 16. 1. Offerentes ignem alienum interfecti sunt : Nadab et Abiu furent tués, pour avoir offert un feu étranger, qui n'avait pas été pris sur l'autel ( ÙTroàlorpiovv, alienum facere). Ainsi, Alienum facere locum sanclum : C'est profaner un lieu sacré. Jerem. 19. 4. Eo quod alienum fecerint locum istum : Parce que les Israélites ont rendu co lieu profane en sacrifiant à des dieux étrangers; je ferai tomber sur Jérusalem de très-grandes afflictions.
9° Etranger, extraordinaire, nouveau, inconnu. 4. Reg. 19. 24. Bibi aquas aliénas : J'ai bu des eaux étrangères, qui avaient été inconnues jusqu'alors. Sennachérib avait fait creuser la terre pour trouver des eaux qui avaient été cachées jusqu'alors. Isa. 17. 10. Germcn alienum seminabis : Vous sèmerez des graines étrangères, qui viennent de loin, et inconnues en ce pays.
10" Exempt, dégagé de quelque chose, qui n'y a point de part ( i6<ùoî ). Jos. -1. 19. Qui
niCTIONNAIRF DE PHILOLOGIE SACREE.
ottium rlomus tua egressut fuerit, sanguis ipsiut erit in caput nus, et nos erimus alieni: Si ensuite quelqu'un soi t de la porte, de votre maison, il sera coupable de sa mort, et nous on serons innocents. Deut. 22. 9. 1. Macli. 6. 13. c. 12. 10. e. 15. 33. Yoy. Ai/ter.
11° Contraire, opposé, qui n'est point naturel. Prov. 21. 8. Pervtrta via viri aliéna est . La voie corrompue de l'homme est une voie étrangère; c'est-à-dire contraire à la nature de l'homme, car naturellement l'homme doit vivre selon la droite raison et la justice. Ainsi, Isa. 28. 21. Irascitw, ut fiât opus SHÛm, alienum opus ejus : Dieu va se mettre en colère contre vous, et il fera son œuvre de votre punition, qui est une œuvre étrangère à sa volonté.
12° Autre, par exclusion (i -é'/.x;, propinquus). Prov. 27. 2. Laudet te alienus, et non os (tittm ; Qu'un autre vous loue, et non votre bouche, c. 5. 17. Gènes. 45. 1. Kulh. 2. 22. Eccli. il. 27. Rom. 15. 20.
ALIMENTUM, i, t/joj»). Aliment, nourriture, ce qui sert à nourrir l'homme. 1. Tina. 6. 8. Habentes alimenta et quitus tegamur, fris contenti simus : Ayant de quoi nous nourrir et de quoi nous couvrir, nous devons être contents. Deut. 2. 28. Alimenta pretio vende nobis, ut vescamur : Vendez-nous tout ce qui nous sera nécessaire pour manger. 2. Reg. 19. 32. c. 20. 3. etc. Ainsi le blé est appelé alimentum. Gènes. 41. 1. Audicns Jacob quod alimenta venderentur in JEgypto : Jacob ayant ouï dire qu'on vendait du blé en Egypte, c. 47. 17.
ALIMONIA, je, rpofn. Aliment, nourriture. 1. Mach. 14. 10. Civitatibus tribuebat al imonias :. Simon distribuait des vivres dans les villes, c. 13. 21. 2. Mach. 12. 14. De là vient, dans le sens figuré, Alimonia igriis : La nourriture du feu, ce qu'on met dans le feu pour y être consumé. Levit. 3. 1G. Adolebit ea super altare sacerdos, in alimoniam ignis : Le prêtre fera brûler sur l'autel la graisse du foie avec les deux reins, afin qu'ils soient la nourriture du feu. C'est de l'hostie pacifique. Voy. v. 11. IV.
ALLMIS, Heb. Vestibulum, ville de la tribu de Gad. 1. Mach. 5. 26. In Alimis : Dans Alimas.
ALIOQUI ou ALIOQUIN, — 1" autrement, sans cela, si cela n'était (siStpàye). Gen. 30. 1. Va milti liberos, alioquin moriar : Rachel dit à son mari : Donnez-moi des enfants, ou je mourrai. Hebr. 9. 2G. Alioquin opurtebat eum fréquenter pati ab oriqine mundi : Autrement il eût fallu qu'il eût souffert plusieurs fois depuis la création du monde. Gènes. 'i2. 16. c. 44. 26. Levit. 10. 7. etc.
2° Puisque, parce que (ètzîI , quoniam). Hebr. 9. 17. Alioqui nondum valet, dum vivit qui testatus est : Le testament n'a point de force tant que le testateur est encore en vie. » 3° Mais (ù'ùù , sed). Job. 2. 5. Alioquin mille manum luam: Mais étendez votre main et frappez ses os et sa chair: Satan parle ainsi à Dieu de Job.
'i Au moins. loan. IV. 11. Alioquin propler opéra ipsa crédite : Croyez-le au moins à
cause des œuvres que je fais. 2. Cor. 11. 16.
AL1QUANDO, ff0?é. De l'ancien adjectif alis pour alius, et signifie ,
1° quelquefois, parfois. Eccli. 37. 18. Anima viri sancti enuntiat uliquando vera, quam seplrm circumspectores sedenles in excclso ad spcculandum: L'âme d'un homme saint.gr. (notre propre conscience), découvre quelquefois mieux la vérité que sept sentinelles qui sont assises dans un lieu élevé, pour contempler tout ce qui se passe. c. 13.21 .Voy. Ciroumspector.
2° Autrefois, anciennement, ou ci-devant (olim). Eph. 5. 8. Eratis uliquando tenebrœ : Vous n'étiez autrefois que ténèbres. Gènes. 42. 3. Rom. 7. 9. c. 11. 30. Gai. 1. v. 13. 23. c. 2. 6. etc.
3° Jamais, en parlant du temps passé ou du futur (r.ozi, umquam). Deut. 4. 32. Si fada est uliquando hujuscemodi res : Considérez s'il s'est jamais rien fait de semblable. 1. Reg. 25. v. 7. 15. 3. Reg. 1. 6. etc. Tob. 4. 6. Cave ne uliquando peccato consentias : Gardez-vous de consentir jamais à aucun péché. v. 16. Quod ab alio oderis ficri t'.bi, vide ne tu uliquando alleri facias : Prenez garde de faire jamais à un autre ce que vous seriez fâché qu'on vous fît. Jerem. 17. 8. 2. Pelr. 1. 10. Eccli. 13.21.
4° Un jour, à quelque heure, pour marquer l'avenir. Luc. 22. 32. Et tu uliquando conversus, confirma fratres tuos : Lors donc que vous serez converti, fortifiez vos frères. Voy. Convertere. 1. Reg. 25. 29.
5° Enfin. Gènes. 30. 30. Justum est ut uliquando provideam domui meœ : Il est juste enfin que je prenne quelque soin de mon établissement. 1. Reg. 27. 1. Ps. 93. 8. Rom. 1. 10. Phil. 4. 10.
On peut remarquer sur ce mot que toutes ces différences sont plutôt de différentes manières de parler que de différentes significations ; car, hors la première signification, ce mot ne marque autre chose que le passé ou l'avenir.
ALIQUANTUM. Voy. Aliqcantcs. Ce mot dans les auteurs est quelquefois adverbe, et signifie un peu, quelque peu; mais le plus souvent c'est un adjectif neutre pris substantivement,etse metavec un génitif et signifie,
Un peu de quelquechose(É'<7x«fov, de.nique). Levit. 27. 18. Sin autem post aliquantum temporis : S'il donne son champ quelque temps après le jubilé.
ALIQUANTUS, a, um. Cet adjectif inusité se fait d'alius et quantus, et signifie quelque, sans déterminer la quantité de la chose. Act. 15. 33. Facto ibi aliquanto tempore : Après avoir passé là quelque temps, c. i8. 23. c. 28. 3. 3. Reg. 17. 7.
ALIQUANTULUM, i. Ce mot signifie la même chose que aliquantum, pour marquer une quantité ou un espace indéterminé («ps- /;«,-, dics; psQ'ypipuç, post dies). Gènes. 40. 4. Aliquantulum temporis fluxerat : Quelque temps s'était passé pendant lequel le grand échanson et le grand pannelier de Pharaon demeuraient prisonniers; il y avait bien un an tout entier. Jtidic. 15. 1 . Post aliquantulum temporis : Peu de temps après. 1. Cor.
16. 7. Spero ma aliquan tulum temporis inaltéré <i/*ii(/ Ddt . J'espère n »u* je demeurerai ;issc/ longtemps chei vous; gr. xpôvov nvâ. De là vient : Uodicum aliquantulum : Fort peu de temps. Ilel). 10. 37. Adhuc modifiait uliquuntulum. lîr. uixpôv ôtoy î»ov. ('elle ré— pétition, à l'imitation des Hébreux, marque une grande brièveté. Voy. Modicum. Les apôtres regardaient comme un temps fort court ce «|ui reste à passer jusqu'au second avènement de Jésus-Christ. Voy. lloiu.
AL1QU1S, ALIQUID, xiç, xi. Ce pronom vient de alius quis. — L° Aucun, quelque, quelqu'un. Luc. 8. 40. Teligit me aliquis : (Quelqu'un m'a '.ouché. Matin. 5. 23. c. 12. 11). c. 18. 12. c. 20. 20. c. 21. 3. c. 22. 16. Luc. 7. 40. Habeo aliquid tibi dicere . J'ai (juelque chose à vous dire. — 2° Grand, excellent. Act. 5. 36. Vicens se esse aliquem : Théodas prétendait être quelque chose de grand, c. 8. 9. 1. Cor. 3. 7. c. 10. 9. Gai. 2. 6. c. 6. 3. — 3° Quelque chose de solide et d'assuré. Jac. 1. 7. Non ergo œstimet homo ille quod aceipiat aliquid a Deo : Il ne faut donc pas que celuilà s'imagine qu'il obtiendra quelque chose du Seigneur, c'est-à-dire quelque chose qui regarde le salut; car il n'y a que cela qui mérite d être appelé quelque chose : Dieu donne tout le reste sans qu'on le lui demande, et ce reste peut passer pour rien en comparaison de ce bien solide.
AL1QUOT, twsç. Ce pronom, qui est indéclinable et de pluriel, signifie quelques, quelques-uns, en parlant d'un nombre indéterminé qui est médiocre. Judic. 14. 8. Post aliquot dies : Quelques jours après. Act. 9. 19. c. 10. 48, c. 15. 36. etc.
AL1QUOTIES, êrfore. Adverbe qui se fait d'aliquot, quelquefois, un nombre indéterminé. Eccli. 34. 13. Aliquoties usque ad mortem periclitatus sum : Je me suis vu quelquefois en danger de perdre la vie. 1. Mach. 16.2.
ALITER, kMw;. Adverbe qui vient d'alius, autrement, d'une autre manière. Gen. 42. 12. Aliter est : Cela n'est pas. Nuni. 11. 15. c. 35. 33. etc.
ALIUNDE , àMtajjôSev. Adverbe A'alius et dVnde, qui signifie d'ailleurs, d'un autre endroit; et dans l'Ecriture, par un autre endroit. Joan. 10. 1. Quiascendit aliunde .-Celui qui monte dans la bergerie par un autre endroit que par la porte est un voleur et un larron.
ALIUS, ALIUD, âXiof. Cet adjectif vient de l'ancien mot alis, et signifie 1° autre, un autre, différent. Act. 12. 17. Abiit in alium locum . Saint Pierre, élant sorti de prison, s'en alla en un autre lieu; ce fut à Rome, selon la pensée des anciens. 1. Cor. 15. 41. Alia est clciritas sulis, alia claritas lunœ : Le soleil a son éclat, et la lune le sien. Num. 14. 24. Plenus alio spiritu : Caleb était animé d'un autre esprit que les autres Juifs, qui étaient incrédules et rebelles aux ordres de Dieu. 1. Reg. 10. 6. Mulaberis in virum alium : Vous serez changé en un autre homme; Dieu changea le cœur de S;iùl et lui en donna un autre, v. 9. ïtnmutavit ei Deus cor
aliud : Ce changement se fit en lui donnant des pensées dignes du haut rang où il l'avait fait monter et une grandeur d'âme vraiment royale. Malth. 2. 12. c. 4. 21. c. 8. 21. etc.
2" Tout autre, plus parfait, plus excellent . 2. Cor. 11.4. Si is qui venit, alium Chris tum prœdicat : Si celui qui vous vient prêcher vous annonçait un autre Christ, ou s'il vous faisait recevoir un autre esprit que celui que vous avez reçu. Aut alium spiritum aceipitis, quem non accepistis: Ou s'il vous prêchait un autre Evangile que celui que vous avez embrassé : Aut aliud Evangelium quod non recepistis; recte pateremini : Vous auriez raison de le souffrir.
3° Nouveau qui n'a point encore paru, (xa(vér). Isa. 65. 15. Servos suos vocabit nomine alio : Dieu donnera à ses serviteurs un autre nom; c'est lenomdechrétien. Act. 7. 18. Alius rex : Un autre roi; ce même roi est appelé, Exod. 1. 8. Surrexit novus rex : Il vient un autre roi, gr.frepof. Ainsi, Act. 2. 4. Cœperunt loqui variis linguis; gr. trépauç. Marc. 16. 17. Novis linguis : gr. xaivaîç.Us parlèrent de nouvelles langues. Heb. 7. 11. Judic. 2. 10.
4°Autre, quant à la manière de subsister. Joan. 5. 32. Alius est qui testimonium perhibet de me : Il y en a un autre qui rend témoignage de moi; cet autre est le Père éternel, v. 37. qui est autre que le Fils, quant à la manière de subsister, et non pas quant à la manière d'être : car dans les personnes de la sainte Trinité, le Père est autre que le Fils, le Fils est autre que le Saint-Esprit, quoiqu'ils aient la même essence et la même nature; mais on ne peut pas dire que dans la sainte Trinité le Père soit autre chose que le Fils : Aliud quam filius : Bien qu'il soit autre, alius.
■ 5" Autre, qui succède à quelqu'un pour remplir sa place. Joan. 14. 16. Alium Para— cletum dabit vobis : Mon Père vous donnera un autre consolateur; savoir, le Saint-Esprit qui devait consoler les disciples au lieu de Jésus-Christ.
6° Autre par exclusion, et qui n'est point de même nature. Marc. 12. 32. Non est alius projeter eum : 11 n'y a qu'un seul Dieu, et il n'y en a point d'autre que lui. Deuter. 3. 24. c. 4. v. 35. 39. etc. 11 ne peut y avoir qu'un Dieu; tout hors lui est créature.
7" Autre, qui n'est point de même nation. Joan. 10. 16. Alias oves habeo : J'ai encore d'autres brebis, i. e. des élus qui n'étaient point de la nation des Juifs. Ainsi, alius marque un étranger qui n'est point de même famille. Prov. 13. 23. Aliis congregantur : Ou amasse des biens pour d'autres qui sont étrangers à notre égard.
8' Alius pour aller, quand il ne s'agit que de deux. LeviU 14. 6. Alium aulem vivum tinget : Il teindra l'autre passereau qui est vivant dans le sang du passereau qui aura été immolé.
9° Alius pour alienus, contraire, opposé. Joan. 5. 43. Si alius venait in nominc suo : Si un autre vient en son propre nom, quelque faux prophète, vous le recevrez.
10g Alius, pour marquer un ennemi ou un
bourreau. Joan. 21 18. Alius te cimjet : Un nuire vous ceindra, vous enchaînera de liens pour vous conduire à la niorl; c'est ce que Jésus-Christ prédit à saint Pierre.
De ce mot alius, vient celte phrase : Alius ad iiliuiu ou alterum; l'un à l'autre pour ad iiiiicem. 1. Reg. 10. 12. Responditque alius ml alterum : Les uns disaient aux autres ( ri,-, aliquis). Voy. A mon.
ALLEGARE, xojuÇeiv. Envoyer vers quelqu'un, adresser à quelqu'un, ou alléguer, ci ter comme un exemple; il se prend dans la première signification : Sap. 18. 21. Proférais servitutis suœ sculum, orationem, et per incensum deprecationem alla/ans : Aaron employa la prière comme le bouclier de son ministère saint, et faisant monter sa prière avec l'encens qu'il vous offrait, il s'opposa à votre colère.
ALLEGORIA,«»Ti70fia. Ce mot vient de û'tlo uliud, et d'àyo/isOw dieu.
1° C'est une figure par laquelle on dit une chose, et l'on en signifie une autre : elle consiste dans une continuation de métaphores, comme Gai. 4. 19. Filioli met, quos iterum parturio, donec formetur Christus in robis: Mes petils enfants, pour qui je sens de nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que Jésus-Christ soit formé dans vous. Celle première sorte d'allégorie, qui consiste dans les paroles , est commune aux auteurs sacrés et aux profanes.
2° L'allégorie qui consisledans les choses, est particulière à l'Ecriture sainte; quand on rapporte une histoire ou quelqu'autre chose qui est vraie à la lettre; mais dans ce récit il y a une signification cachée de quelque chose plus relevée; par exemple, l'histoire des deux fils d'Abraham, qui est rapportée, Galat. h. 22. renferme une signification mystérieuse de quclqu'aulrc chose plus importante : ce sont les deux alliances de l'ancienne et de la nouvelle loi, qui sont représentées par celle allégorie : (Juœ sunt per allegoriflm dicta : L'ancien Testament est une perpétuelle allégorie des mystères contenus dans le nouveau. Comparez, Dcut.25.4-..'Vow alligabis, etc., expliqué par saint Paul, 1. Cor. 9. 9. comparez Exod. 34. 29. et 2. Cor. 3. v. 7. 13. \k. Ps. 18. 5. et Rom. 10. 18. Gènes. 2. 24. et Ephes. 5. 31. 32. Exod. 12 15. 17. el 1. Cor. 5. v. 7. 8.
ALLELUIA, «/"/uXouia, Alleluiah, mot hébreu, qui signifie louez le Seigneur : il est composé du verbe halal que l'on emploie dans les Ecritures , principalement pour marquer les faveurs que l'on reçoit de lui ; c'est pour cela que l'on commence ou l'on finil par le mol Allelu-jah, plusieurs psaumes (Pss. 103. 103. 110. 111. 112. 113. 150), dans lesquels on public les grâces qu'il a faites à son peuple : et parce que l'occupation des bienheureux sera de louer Dieu, et le remercier de ses grâces; quelques-uns croient que les bienheureux feront relentir ce mol dans le ciel, pour témoigner leur joie; aussi se chantc-t-il dans l'Eglise seulement dans le temps de joie, comme à Pâques, dès le temps des apôlres, et même dès le
temps des prophètes; car saint Epiphane assure que l'usage de le chanter dans l'Eglise vient du prophète Aggée, qui le chaula le premier, d'abord qu'il vit le temple nouvellement bâti : ce que Tobie avait prédit, c. 13. 22. Per vieos ejus alléluia canlabilur : On chantera le long des rues de Jérusalem, alléluia. C'est pourquoi nos pères ont mieux aimé retenir le terme original que de ne le pas exprimer en un seul mol avec assez de majesté; car il ne signifie pas seulement louez Dieu; mais il signifie le louer avec des transports de joie.
Ce mot alléluia a passé des premiers Juifs chrétiens aux Grecs et aux Latins, qui l'ont retenu dans leurs langues, pour s'accommoder à l'Eglise des Juifs; mais depuis que l'Evangile s'est étendu par toutes les nations, on n'a pu changer ce mot hébreu, dont l'usage était reçu partout, comme dit saint Jérôme, Ep. ad Marcell.
Dans l'apocalypse, les anges el les autres bienheureux dans le ciel, font retentir Alléluia, pour marquer la joie de l'Eglise triomphante, et les louanges qu'elle donne à Dieu de la ruine du paganisme, et de l'établissement de la religion chrétienne, c. 19. v. 1. 3. 4. 6.
ALLEVARE, i-nnipia. Ce verbe est composé d'ad et de levare.
1° Soutenir, empêcher de choir (ùmirTupiÇEiv) Ps. 144.. 14. Allevat Dominus otimes qui corruunl : Le Seigneur soutient tous ceux qui sont près de tomber.
2° Lever de terre, faire soutenir. Act. 3. 7. Apprehensa manu ejus dextera allevavit eum : Saint Pierre ayant pris le boiteux par la main droite, il le leva.
3° Elever. Ps. 72. 18. Dejecisti cos dum allevarentur : Vous lesavez fait tomber au moment même qu'ils s'élevaient : de là vient, Allevare manum : Etendre sa main, c'est-àdire, faire éclater sa puissance. Eccli. 30. 3. Alleva manum tuam super génies : Etendez votre main sur les peuples étrangers; quand Dieu fait éclater sa puissance par des prodiges, l'Ecriture dit qu'il élève sa main, et qu'il agit avec un bras élevé. Voy. Levare.
ALLEVlARE,xouyi:£(v.Ce verbe est composé de la préposition ud, et du nom levis, léger, et signifie,
1° Rendre léger, soulager. Joan. 1. 5. Act. 27. 38. Alleviabant navem, jaclantes Irilicum in marc : Ils soulageaient le vaisseau en jetant le blé dans la mer.
2° Soulager un malade, lui donner de la force et du courage [lytipttv). Jac. 5. 15. Alleviabit eum Dominus : La prière, qui est la forme du Sacrement de l'exlrême-onction, soulagera le malade, soit en le délivrant des peines d'esprit, soit en lui rendant les forces du corps pour soutenir le mal.
3° Traiter plus doucenienl, avec moins de rigueur (ra^ù tzoUi, citofac). Isa. 9. 1. Alleviata est terra Zabulon ; Ce pays ne fut p.is si maltraité, quand Theglal Phalassar n'emmena qu'âne partie de ses habitants en captivité; mais il lut bien plus maltraité ensuite : Novissimo lempore aggravai a est .-Quand.