‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 57 sur 259 · Par · texte numérisé non relu

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ALLOPHYLÎ, d'iT/o,- el de f«W, tribus. Nom grec, qui signifie étranger ou d'une autre nation. Les Hébreux appelaient de ce nom tous ceux qui n'étaient ni de leur nation, ni de leur religion.

Par ce mot on entend les Philistins. Ps. 55. 2. Cum tenuerunt eum Allophi/li in Geth. (1 Reg. 21. 12). Lorsque des étrangers l'eurent arrêté dans Geth. Voy. Alienigen h.

ALLOQU1 , l'Aùv. — 1° Parler à quelqu'un. Judith, 4. 12. Alloeutus est eos : Eliachim, le grand prêtre, parla au peuple (■xpoofûvec*).

2. Reg. 19. 7. — 2 Parler en public. Âct. 21. 40. Alloeutus est lingua Hebrœa: Saint Paul leur parla en langue hébraïque, c'est-à-dire en syriaque. Act. 20. 11. — 3° Faire ressouvenir (Û7rofituv)j!T-/£iv). Sap. 12. 2. Admones et alloqueris : Vous avertissez et instruisez ceux qui s'égarent, afin que se séparant du mal, ils croient en vous, ô Seigneur. — 4" Entretenir, parler d'affaire. Cant. 8. 8. Quid faciemus sorori nostrœ in die quando alloquenda est : Quand on lui parlera de ses noces, ou passivement, selon le grec, quand on parlera de la marier; ce mariage s'entend de la vocation des gentils à l'Eglise.

ALLOCUTIO, sis, wa/wcpjflw. Nom verbal d'alloqui, qui signifie proprement L'action de parler ou d'adresser sa parole ou son discours à quelqu'un : dans l'Ecrilure,

Consolation, discours qui sert à alléger la douleur d'un affligé. Sap. 3. 18. Nec habebunt in die agnitionis allocutionem : Les enfants des adultères, au jour où tout sera connu, n'auront personne qui les console. Voy. Agnitio. c. 8. 9. Erit allocutio cogitationis : La sagesse sera ma consolation dans mes peines, c. 19. 12. In allocutione desiderii : Pour contenter leur convoitise. Horat. Dulcibusalloquiis.

ALLUVIO, ms. Du verbe allucrc, qui se dil des rivières ou de la mer, dont les eaux passent près de quelque lieu ou arrosent un pays, et signifie proprement un accroissement qui se fait peu à peu de ce que la rivière ajoute d'un côté, en ôlant de l'autre. Ainsi, Job. 14. 19. Lapides excavanl aquœ, et allurione terra consumilur : Comme les eaux cavent les pierres, et comme l'eau qui bat contre la terre la consume peu à peu, ainsi vous perdez l'homme, et il disparaît.

ALMATH, Heb. Uccultatio. — 1" Neuviè-

m ai.t

me Qls <tc Bécbor, lils de Benjamin. 1. Par.

7. 8. 2 Dne ville de la tribu île Benjamin. I, Par. 6. 00. On croit que c'est la même iiu'Almon.

Al. MON. Eleb. Occultum. Ville de Benjamin, donnée aux enfants d'Aaron. Jos. 21.

ALOE, es, ùlo-fi. Ce mot vient de l'hébreu ahalotk, ' ue les Crées ont traduit :

A!oés, herbe Irès-amère, dont le suc s'appelle du même nom. Gant. 4. IV. Myrrha et aloe cum omnibus primis unguentis : La myrrhe, l'aloès et lous les parfums les plus excellents se trouvent dans le jardin de l'Epouse. Celle piaule rend une fort bonne odeur (xpôxof , crocus). Prov. 7. 17. Aspersi cubile mewn myrrha et aloe : J'ai parfumé mon lit do myrrhe el d'aloès. L'aloès résiste aux vers et à la pourriture; c'est pourquoi Nicodème s'en servit pour embaumer le corps sacré de Jésus-Chrisl. Joan. 19. 39. Ferens mixturam myrrha: el aloes : Nicodème y vint aussi avec environ cent livres d'une mixtion de myrrhe et d'aloès. Voy. Myrrua. Il faut distinguer l'aloé, arbre, et l'aloès, herbe.

A LOUES, Heb. Incuntator, père de Sellum. 2. fisdr. 3. 12. Voy. Sellum.

ALPHA et OMEGA. Ces deux lettres signifii'iil en grec le premier et le dernier, par manière de proverbe, comme chez les Lalins, prura et puppis; Martial, Epigr. I. 2. Alpha pcnulatorum : Le premier entre les pauvres gens.

1° Alpha et Oméga sont la première et la dernière lettre dans l'alphabet grec. Jésus- Chiist est appelé A el il, c'est-à-dire le principe et la fin de toutes choses. Apoc. 1.8. c. 21. 6. c. 22. 13. Ego sum Alpha et Oméga : car c'est lui par qui toutes choses ont été faites, el a qui toutes choses doivent se rapporter. Rom. 11. 35.

2" Jésus-Christesl encoreappelé « etu, premier el dernier. Apoc. 1. 11. c. 2. 8. c. 22. 13. parce qu'il n'a jamais commencé, et ne cessera jamais d'être. Celte façon de parler marque la divinité de Jésus-Christ et son éternité. Voy. Novi.simus.

ALPH^US, Heb. Millesimus. — 1 Père de saint Matthieu. Marc. 2 11. Vidit Leiï Alphœi (filium) sedentem ; Jésus-Christ vilLévi, fils d'Alphée, assis au bureau des impôts.

2° Père de saint Jacques, apôtre, lequel fut premier mari de Marie, sœur de la sainte Vierge. Matlh. 10. 14. Jacob us Alphai : Jacques, fils d'Alphée. Marc. 3. 18. Luc. G. 15. Act. 1. 13. Voy. Cleuphas.

ALTARE, îs, G-JovaoTjjitov. Ce mot vient de l'adjcclifa/ius, haut, élevé, et signifiait proprement, chez les Latins, les autels consacrés aux dieux d'en haut ; c'est pourquoi on les bâtissait sur des lieux élevés; mais dans l'Ecriture il marque ;

1" Aulel sur lequel on offrait des victimes, soit au vrai Dieu. Lxod. 29. 3G. .'17. Septem 'licbiis expiabis allure : Vous expierez cl vous sanctifierez l'autel pendant sept jours. Cènes. 8. 20. c. 12. 7. Matlh. 5. 24. c. 23. 18. 19. 20. etc. Soit aux faux dieux. 3. Reg. 13. v 1. 2. 3. Allure, nliarc, hœc dicit Dominas.

DICTIONNAIRE DE Pl!!I.OL. SaCRÉE. I.

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