AM.V
M. VA ou ALVAN , Heb. Ascensus ejus.
Premier lils de Sobal, de la race d'Esaii. Il lui le second duc d'idumée, et succéda à Thamna. Gen. 30. v. 23. M). 2. Par. I. 51.
ALVEUS, i. xûrof. Ce mot qui vient û'alrus, parce que le lit d'une rivière en est comme le ventre, signifie,
1" Un canal, le lil d'une rivière. Jus. 3. 17. Omnit populus per arentem alveum transibat : Tout le peuple passait au travers du canal qui était à sec [Çapi, «s), 4-. Reg. 3. 10. Facile alveum torrentis hujus fossas et fossas, i. e. in alveo torrentis multas fossas : Faites ]>lusicurs fossés le long du lit de ce torrent : ainsi, v. 17. Alveus iste replebitur aquis : Ce canal sera rempli d'eau (yjiuuppoïç). Isa. 19. 7. Piudabitur alveus rivi a foule suo -. Le lil des ruisseaux sera sec à sa source même. Les prairies qui sont le long de la rivière, et à son embouchure sécheront : le prophète décrit d'une manière poétique, la désolalion de l'Egypte. Jos. 3. 15. c. h. v. 3. 8. 9. 18. '20. Isa. -27. 12. Ezech. 39. 12.
2° L'eau de la rivière, ou la rivière même (ftOTctpô,-). Exod. 2. 5. Pucllœ ejus gradiebanlur per crepidinem alvei : Ses filles allaient le long du bord de l'eau : il parle de la princesse, fille de Pharaon.
ALVEOLUS, i. uw.fn. Vas litjneum concatum. Ce mot, qui est un diminutif û'aiveus, signifie dans les auteurs latins, une auge, un damier, el d'autres vases creux : ainsi dans l'Ecriture c'esl un vase creux, propre à faire cuire de la viande. Dan. IV. 32. inlriverut panes in aheolo : Le prophète Habacuc avait apprêté du potage qu'il mit dans un vase; si ce vase n'étail point le pot où il avait fuit le potage.ee pouvait être un plat, un bassin, ou un chaudron : mais le mol Grec signifie un vaisseau creux qui est de bois.
ALUMNUS, i. Tpôyiftof. Ce mol qui vient du verbe alere, nourrir, signifie un nourrisson ou un élève, qui est nourri, instruit et élevé par quelqu'un. Num. 32. Ik. Vos surrexistis pro patribus veslris, incrément a et alumni hominum peccalorum : Vous avez succédé à vos pères, comme des enfants et des rejelons d'hommes pécheurs : c'est un reproche que Moïse faisait aux Juifs (a-vorpep^K, lurba).
ALUS, Heb. Commis tio. Un lieu dans le désert d'Arabie, où les Hébreux firent leur dixième campement. Num. 33. v. 12. 13.
ALVUS, y.oàia. Ce nom vient du verbe eluere, laver , nettoyer , parce que c'est du ventre que les excréments s'écoulent.
Le ventre, la partie de l'animal, qui, dans sa capacilé, enferme les entrailles et les intestins. 2. Par. 21. 18. Percussit eum Dominus alvilanguore insanabili : Dieu frappa Jorain d'une maladie incurable dans les entrailles. Judic. 3. 22.Voy.SECBETUM. De là viénlpu?-gare alvum, qui signifie en latin, se purger, prendre médecine; mais dans l'Ecriture, il marque simplement, aller à la selle. Judic. 3. 24. Forsitan purgat alvum : Le roi a peutêtre quelque besoin : ce que les Hébreux expriment par légère pedes : Couvrir ses pieds ; expression honnête pour signifier la même chose ( npiç 8i$poii; x«0/îTai, ad sellas sedet).
AMAAD, Il b. Populus testimonii. Vil e 1 1 forteresse delà iribu d'Aser, bâtie par Ama- Ibus.lils de C.li Mian. Jos. 19. 2G. Saint Jérôme l'appelle Amath.
AMADATH, 11. b. Conlurbans legem. Père d'Aman, de la race des Amalécites. Lsth. 3. v. I. 10. C. 9. 'i'i. etc.
Labor. Quatrième fils d'IIe-
AMAL, Heb
lem. I. Par. 7.
AMALEC, llebr. Populus lambens. 1" Le fils d'Eliphaz, lils d'Esaii, qu'il eut d'une femme nommée Thamna. Cènes. 36. 12. Frai autrui Thamna concubin a Eliphaz, filii Esaii, guœpeperit Ainalec. v. 10. 1. Par. h. '.'.G. C'esl de lui que viennent les Amalécites.
2" Les Amalécites, peuple qui habitait an midi de la terre de Chanaan. Num. 24. 20. Principium gentium Amalec; Amalec a élé le premier des peuples qui ont attaqué les Israélites à leur sortie de l'Egypte. Lxod. 17. v. 8. 3. 20. etc. ainsi, v. 12. Fugavilque Josue Amalec, el populum ejus in are gladii : Josué mit en fuite les Amalécites et les troupes qui étaient venues à leur secours, el les lit passer au fil de l'épée. C'est dans celte occasion que Moïse, en levant les mains au ciel, rendait les Israélites victorieux; mais lorsqu'il les abaissait un peu, les Amalécites avaient l'avantage.
AMALECITES, m, Idem. Un Amalécile qui est du pays des Amalécites. Gènes, i'v. 7. Percusserunt omnem regionem Amaleciturum : Chodorlahomor et les rois de son parti, ravagèrent tout le pays des Amalécites. Num. 14. v. 25. 13.45. etc.
AMAN, Hebr. Mater ou timor eorum. Nom de lieu de la tribu de Juda Jos. 15.20.
AMAN, Heb. Conlurbans. Aman fils d'Amadalh, premier ministre d'Assuérus, et son plus grand favori, était de la race d'Agag, ce roi des Amalécites qui fut mis en pièces par Samuel, el Macédonien d'origine : ce qui n'est pas incompatible, parce qu'il s'est pu faire qu'Aman était descendu d'Agag, du colé de son père ou de sa mère, et qu'il ét;:il Macédonien de l'autre côté : d'ailleurs il peut être arrivé fort aisément que les restes des Amalécites, après celle défaite générale, et ce grand carnage qui en fui fait sous le règne de Saùl, s'etant enfuis et dispersés de toutes parts dans les provinces, ceux qui étaient les ancêtres d'Aman soient venus s'établir dans la Macédoine. Son histoire est rapportée au long dans le livre d'Eslher, depuis le chapitre 3. jusqu'à la fin.
AMANA, Heb. Fides ou verilas. Nom d'une montagne, que plusieurs croienlétre la même que le mont Amanus , qui sépare la Syrie de la Cilicie; mais d'autres croient que c'est une des montagnes qui composent le mont Liban, Cant. 4. 8. Veni de Libano, veni, co ronaberis de capite Amana : Venez , mon Epouse, venez du mont Liban, vous serez couronnée de fleurs, qui seront cueillies sur le mont Amana; d'autres niellent les deux points après coronaberis , et sous enter reni, venez de la pointe du mont Amij i es paroles s'entendent figurémenl de cation des Juifs et des gentils à la foi YM <il<: %AR'
DICTIONNNAlftE DE PHILOLOGIE SACRÉE.
ms-ChrisI, qui appelle son Fpouse, qui esl l'Cglise, composée tic ces deux peuples.
AMAKK, jàtïv, xyaz&v. Ce vcr.be pcul cire lire du Grec àpôu , Coogrego ; parce que l'amitié n'es! autre chose qu'une union de rœur, el signifie aimer passionnément, dans les bons auteurs latins , qui le distinguent île diligere, pour marquer le plus el le moins, quoique Terence semble dire le contraire; m. lis dans l'Ecriture, ces deux mois sont synonymes.
1° Aimer, avoir de l'affection pour quelque chose. Matin. 10.37. Qui amat patrem aut iitatrem plusquam m*", non est me dignus : Celui qui aime son père ou sa mère | lus que moi, n'est pas digne de moi. Voy. Supkb. Apoc. <'i. 19. h'go quo.* amo,arguo, et castigo : Je reprends et châtie tous ceux que j'aime. (iehes. 25. 28. c. 29. 32. c. 37. h. etc. Ainsi Dèut. 11. 1. Ainti itaque Dominant Deum luum : Aimez donc, le Seigneur votre Dieu. Phrases liiiVs ilu cette signification.
Amare animant $uam : Aimer sa vie; c'està-dire les commodités de la vie,, el les préférer à son salul. et à l'amour qu'on doil à Dieu. Jean. 12. 2">. Qui amat animam suam, verdet eam : Celui qui aime sa vie la perdra. Voy. Diligere.
2° Aimer quelque chose passionnément, et d'une manière déréglée. Eccli. 10. 10. Nihil rst iniquius quam amare pecuniam : Il n'y a rien de plus injuste que d'aimer l'argent; rattachement au bien csl un vice détestable, qui est la source de tous les maux. 2. Reg. 13. h. Tliamar sororem fralris mei amo : J'ai pour Thamar, sœur de mon frère Absalom, une passion ardente. Judic. 16. 4. Prov. 21. 17. Eecl. 5. 9. I>a. 56. 10. Voy. Somnium. 2. l'elr. 2. 15. Voy. Adamare. On peut rapporter à celle signification l'amour qu'on a pour des choses nuisibles et pernicieuses. Eccli. 3. 27. Qui amat periculum, (rem periculosam) peribit in Mo.
3° Affecter quelque chose, la souhaiter avec empressement el avec ostentation. Matin. 23. 6. Amant primos recubitus in cœnis : Les docteurs de la Loi, elles pharisiens aiment les premières places dans les festins, et à être salués dans les places publiques, c. 6. 5. Luc. 20. 46. 3. Joan. 9.
AMABILIS, e. Ipimuirj;. 1 Aimable, qui a des qualités qui attirent l'amitié; digne deire aimé (îjyotmiftÉvof). 2. Reg. 1. 23. Saul el Jonalhas amabilis : C'était des personnes si aimables, v. 26. Amabil s super amorem mulierum : Jonalhas méritait d'être aimé de l'amour le plus passionné. Esth. 2. 15. Eccli. 20. 13. Ainsi, Soph. 2. 1. Gens non amabilis : Peuple indigne d'élre aimé, Heb. sans affection. Gr. («ratÔE'JTo,-) sans règle el sans discipline : de là vient celte phrase.
Vit amabilis ad socictati m : Un homme dont la compagnie est agréable, el qui est propre à entretenir l'amiiié (i-aif.o;). Prov. 18. 24. Vir amabilis ad.socielatem magis amirus erit quam [rater : L'homme dont la société est agréable, sera plus aimé que le frère : Hebr. L'homme qui a des amis, doil bien cultiver leur amitié; car il y a Ici ami
qui vaut mieux qu'un frère
2 Ce qui rend aimable , ce qui esl hiei» reçu el approuvé [itpovfa.it)- Phil. 4. 8. De
cwtero, fratres. i/uai uni/ue sunt umabilin...
hoc cogitate : Enfin, nies frères, que toul ce qui vous peut rendre aimables soit l'culrelien de vos pensées. Eccli. 15. 13.
30(Jiii esl aimé de quelqu'un ; ainsi Saloninn élait appelé, amabilis Domino; parce' qu'il était aimé de Dieu. 2. Reg. 12. 25. Et voemit nomen rjus, Amabilis Domino, eo quod diligerel eum Uominus : Le Seigneur donna à l'enfoui !<■ non d'Aimable au Seigneur, parce que le Seigneur l'aimait. Heb. Jedidiah, Ama-
tus I)C0.
AMANS, tis. Ce participe aclif signifie qui aime, qui a de l'amitié; mais il devient nom; outre sa signification ordinaire, il marque dans l'Ecriture : 1° V» amant, ou une amante, qui est mariable (zKTa).\Jwv , delicalus). Ezech. 16. 8. Ecce tempus luum, tempus amanlium ; Heb. tempusamorwn : J'ai vu que le temps où vous étiez, elail le temps d'être aimée. Le Prophète compare Jérusalem à une pauvre 011e toule sale et vilaine ; c'est-à-dire plongée dans le péché, que Dieu néanmoins, sous la figure d'un amant , choisit pour sou épouse. Voy. Sanguis.
2" Cher, chéri, bien-aimé (îiyamjptvofJ.Deot. 33. 12. Amanlissimus Domiui habitabil con/idenler in eo : Benjamin esl le bien-aimé du Seigneur, il habitera en lui avec confiance ; c'est la bénédit lion que Moïse donne à celte tribu : car comme Benjamin fut aimé tendrement de Jacob; Moïse témoigne que celle Iribu sera très- particulièrement aimée de Dieu, el qu'il y établira sa demeure : ce qui s'entend du temple si fameux de la ville de Jérusalem. Isa. 44. 9. Amantissima eorum non proderunt eis; Heb. desiderabilia eorum : Ce qu'ils chérissent, leurs ouvrages les plus estimés ne leur serviront de rien. Ce prophète parle des arlisans d'idoles. Osée, 9. 16. Interficiam amantissima uteri eorum; Heb. desideria : Je ferai mourir leurs enfants pour qui ils auronl le plus de tendresse, riz-* Voy. Uteri s.
3" Excellent , très - agréable (sniSufuiTÔsr). Amos. 5. 11. Vineas plantabitis amanlissimus tHeb. amœnissimas), et non bibetis vinum ea~ i uni : Vous ne boirez point du vin de ces excellentes vignes que vous avez plantées.
AMARIAS, .e. Heb. Dicit Uominus. Nom propre de plusieurs hommes qui ont élé — 1" Un grand prêtre, fils de Mérajolh, et père d'Achilob. 1. Par. 6.7.52.- 2» Un autre grand-prêtre, fils d'Azarias et père d'un autre Acbilob. 1. Par. 6. 11. 1. Esdr. 7. 3. — 3 Un lévite, fils d'Hébron. 1. Par. 21. 19. — !*■- Un aulre lévite, fils de Jériau 1. Par. 24. 23. — 5" Un grand-prêtre du temps de Josaphal. 2. Par. 19. 11. — 6° Un lévite du temps d'Ezéihias. 2 Par. 31. 15. — T Un de ceux qui avaient épousé des femmes étrangères. I. Esdr. 10. 42. — 8 Un de ceux qui signèrent l'alliance du temps de Nehémias. 2. Esdr. 10. 3. — 9' Un habitant considérable de Jérusalem, fils de Saphalias, de la Iribu de Juda. J. Esdr. H. V. 10 Un prêtre, chef de sa