‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 82 sur 259 · IT · texte numérisé non relu

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Le mot d'appariteur, on français, signifie les bedeaux de l'université qui portent des masses devant.le recleur el les quatre Facultés. Les exécuteurs de la justice ecclésiastique s'appellent aussi appariteurs : ils ne soûl pas, comme les huissiers ou sergents, eu tiire d'office, ils n'ont qu'une simple commission, et tous les clercs peuvent mettre à exécution les mandements des évêques et des officiaux ; mais en latin il marque tous les officiers qui sont autour du tribunal de leur maître, tous prêts d'exécuter ses ordres.

APPELLARË , xc^tïv. Ce verbe est formé i\'ad, et de l'ancien verbe pellare qui signifiait parlera quelqu'un, s'adresser à lui; ainsi il marque :

1° Appeler, nommer, donner un nom. Gènes. 2. 20. Appellavit Adam nominibus suis cuncta animantia . Adam appela chacun des animaux d'un nom qui leur était propre; ce qui marquait la science profonde qu'il avait reçue de Dieu; il n'aurait pu marquer la propriété de la nature de chaque animal sans les connaître parfaitement, c. 17. 5. Nec ultra vocabitur nomen tuum Abram, sed appcllaberis Abraham : Vous ne vous appellerez plus Abram , mais vous vous appellerez Abraham ; ce nom est mystérieux, aussi bien que plusieurs autres dans les livres saints, e. 22. 2*. c. 25. 25. etc. Ainsi, c. 1.5. Appellavitque lucem diem, et tenebras noctem: Dieu donna à la lumière le nom de jour , et aux. ténèbres (e nom de nuit ; c'est-à-dire que les hommes devaient appeler la lumière du nom de jour, et les ténèbres du nom de nuit, Dieu les ayant séparés l'un d'avec l'autre.

2° Qualifier, marquer par quelque nom. Sap. 13. 10. Jnfelices sunt qui appellaverunt deos opéra manuum hominum : Ceux-là sont vraiment malheureux, qui ont donné le nom de dieux aux ouvrages de la main des hommes, c. 14.22. Toi et tum magna malapacem appellant : Les hommes donnent le nom de paix à des maux si grands et en si grand nombre [npotrayopeûsiv). Le Sage parle des désordres que cause l'adoration des idoles. 2. Mach. 14.37.

3° Estimer, réputer, considérer. Prov. 10. 21. Qui sapiens est corde , appellabitur prudens : Celui qui a la sagesse du cœur ; c'està-dire cette véritable sagesse qui consiste dans la connaissance et la pratique des maximes de la religion, sera estimé sage et prudent , quoiqu'il n'ait point acquis les autres sciences, n'y ayant point d'autre sagesse véritable que celle-là. Eccli. 5. 10. Non appelleris susurro : Fuyez de passer pour un semeur de rapports , ou ne soyez point tel. Etre appelé, en Hébreu , signifie être. Voy. Vocabe. Isa. 32. 5.Jae. 2. 23.

4° Appeler d'un juge inférieur a un supérieur (ètruuàsïaQai). Act. 25. 11. Cœsarem appella : J'en appelle à César, v. 12. c. 20. 32. c. 28. 19.

5° Etablir, déclarer (Trpoiror/opeiJEiv). Hebr. 5. 10. Appellatus a J)eo pontifex juxta ordinem Melchisedech : Jésus-Christ a été déclaré pontife selon l'ordre de Melchisedech.

APPLnDLRE, xcEuâvj îittkvcm

§ I. Pendre OU suspendre à quelque

chose. Exod. 13. 10. Frit quasi signum in manu tua, et quasi appensum quid inter ocutos tuos : Tenez ceci suspendu comme un signe en vos mains , et sur votre front entre \us yeux. Les Juifs observaient peci à l.i lettre . ils mettaient sur leurs mains et sur leur front des bandes de parchemin , où étaient écrites les paroles de la Loi. .los. 2. 21. Appendit fmiculum coccineumin fenestra: Rahab pendit un cordon d'écarlale à sa fenêtre (3th, ligare). Exod. 20. 32. c. 40. 11). Num. 3. 20. etc. Ainsi, Job dit que Dieu suspend la terre sur le néant, c. 20. 7. Appendit terram super nihilum: parce que l'ayant créée, selon le sentiment de toute l'antiquité, comme l'élément le plus pesant au centre du momie, elle y est comme suspendue et soutenue par sa propre pesanteur , ponderibus librata suis; ou plutôt par sa fermeté que Dieu soutient, et qui la tient suspendue au milieu de l'univers, la terre n'ayant point d'autres fondements : c'est pourquoi le Sage dit , Prov. 8. 29 : Appendebat fundamenta terra : Dieu pesant les fondements de la terre, les tenait suspendus (eV/upà misïv, firma facere). C'est ce que dit encore Isa. 40. 12. Quis appendit tribus dirjitis molem terrœ? Qui soutient de trois doigts toute la masse de la terre? Les écrivains sacrés se servent de ces expressions, pour marquer la toute-puissance de Dieu.

C'est à cette première signification que se rapporte le mot de pendere, pour marquer le supplice de ceux qu'on attache à la potence. Deut. 21. 22. Quando peccaverit homo, et adjudicatus morti appensus fuerit in palibulo , non permanebit cadaver ejus in ligno .- Lorsqu'un homme aura commis un crime, et qu'ayant reçu l'arrêt de mort, il aura été pendu, son corps mort ne demeurera point attaché au bois. La raison que Dieu en donne, c'est parce que celui qui est pendu au bois est maudit de Dieu ; car ceux qui étaient ainsi pendus au bois, étaient exposés comme un signal éclatant et infâme de la malédiction du péché, qui défigurait l'image de Dieu, et qui devait être retiré promptement des yeux des hommes. Voy. Maledictum. Esth. 2. 23. c. 5. 14. c. 7. 9.

§ 2. — 1° Peser, examiner le poids de quelque chose. Eccli. 42. 7. Ubi manus multœ sunt, claude, et quodeumque trades, numéro et nppende : Où il y a beaucoup de mains, tenez tout fermé, donnez tout compté el pesé, et ne manquez point d'écrire ce que vous aurez donné et reçu {h trraOpû). 1. Esdr. 8. 25. Appcndi eis aurum et ar g en tum, et vasa consecrata domus Dei no s tri : Je pesai devant eux l'argent et l'or, el les vases consacrés de la maison de notre Dieu ; Hebr. offerts, savoir, par le roi et ses conseillers, v. 20. 29. 33.

2° Payer ou donner au poids («7raxa6i<TT«v»:i). Gènes. 23. 16. Abraham appendit pecuniam qunm Ephron postulaverat : Abraham fit peser à Ephron l'argent qu'il lui avait demandé et le paya. Ce verbe signifie payer, parce que, dans ces premiers temps, l'argent ne se comptai! point, mais on le pesait. 2. Keg, 18. 12. Si appointera in manibus met*

niCTIONNAIIU: DE PHILOLOGIE SACHE"

mille argenteos : Quand vousmedonneriezprésentement mille pièces d'argent firjpioràvat). Eslh. 3. 9. 3. Reg. 20. 39. 2. Par. 26. 8. Job.

25. 15. Isa. o5. 2. Jerem. 32. y. 9. 10. Ainsi , Zach. 11. 12. Et appenderunt mercedem meam triginta argenteos • Ils pesèrent alors trente pièces d'argent qu'ils me donnèrent pour nia récompense. Mallh. 26. 15. Constituerunt ei triginta argenteos; le verbe grec ïstcox;, qui répond à constituere, signifie aussi peser, aussi bien que l'Hébreu sakal, d'où vient sic/us. De là Tiennent ces façons de parles figurées , appmdere in statera altitudines montium : Peser dans la balance les plus hautes montagnes ; pour marquer le pouvoir que l'on a sur tout l'univers. C'est ce qu'Antiochus s'attribuait avec une insolence insupportable. 2. Mac. 9. 8. Voy. Statera. Car cela n'appartient qu'à Dieu, de qui il est dit aussi, Job. 28. 23, Qui aquas uppendit in mensura : C'est lui qui a pesé et mesuré l'eau , < n faisant tomber les pluies sur la terre autant qu'elle en a besoin, et en marquant à la mer les limites qui la doivent resserrer. (Voy. Isa. 40. 12. c. 48. 13.)

3* Peser, avoir de la gravité et du poids, être pesant. Exod. 37. 24. Talentumauri apdendebat candelabrum : Le chandelier pesait un talent d'or. 2. Reg. 21. 16. Ferrum hastœ trecentas uncias appendebat : Le fer de sa lance pesait trois cents sicles. Voy. Uncia. Gencs. 24. 22. 2. Par. 3. 9. et souvent dans les Nombres.

4° Peser, examiner, considérer. Job. 6. 2. Utinam appenderentur peccata meal Plût à Dieu que mes péchés et les maux que je souffre fussent mis les uns avec les autres daiu une balance 1 Nous ne devons juger de ces paroles que par la sentence de Dieu même, qui a rendu témoignage à la justice de Job. c.31.6. Appendat tne in statera justa: Que Dieu pèse mes actions dans une balance juste, et qu'il connaisse la simplicité de mon âme. Prov. 21.2. Appendit corda Dominus : Le Seigneur pèse les cœurs. Dan. o.

26. Appensus es in statera : Vous avez été pesédanslabalance.Voy. Statera (xareuéûvMv, diriger e).

APPETERE, hnSofuïv.— 1° Désirer quelque chose avec passion. Sap. 8. 5. Si divitiœ appetuntur in vita, quid sapienlia locupletius quœ operalur omnia? Si on souhaite les richesses de celte vie, qu'y a-t-il de plus riche que la sagesse qui fait toutes choses? l.Tiin. 6. 10. Hebr. 11. 16.-2° Attaquer, atteindre. Num. 5. 14. Quœ falsa suspicione appetitur : Une femme qui est atteinte ou accusée par un faux soupçon.

APPETITOR, is, qui désire quelque chose avec passion [XtiLvrpuirlwmbs). 1. Pet. 4. 15. Nemo vestrum patiatur ut homicida, aut fur, uut maleficus, aut alienorum appetitor : Que nul de vous ne souffre comme homicide, ou comme larron, on comme faisant de mauvaises actions, ou comme faisant des desseins sur le bien d'autrui ; Gr. ou, comme se mêlant témérairement de ce qui ne le regarde pas.

APPETITUS, us. Ce nom signifie l'appétit seusitif, le désir, et de plus :

Passion, convoitise. Gènes. 4.7. Sub te erit appetitus ejus , et tu dominaberis illius, se. peccati : Vous tiendrez sous vous votre concupiscence, et vous la dominerez par votre libre arbitre fortifié de la grâce. Ezech. Si. 16. Vadc ad dexteram, sive ad sinùtram, quocumque faciei tuœ est appetitus: Oépée, allez adroite ou à gauche, partout où votre désir violent vous appellera ; le mot faciès est souvent un pléonasme qui n'ajoute rien à la signification.

APPHALM, Heb. Vultus, fils de Nadab, père de Jési, descendant de Juda. 1. Par. 2.

APPHUS , indignatioms consilium ; Gr.

swrfov;. Surnom de Jonalhas. 1. Mach. 2. 5.

APPlA,iE;Gr.'A7ryi'/./)ro(/arens. Appie.dame chrétienne de la ville de Colosse et femme de. Philémon. Philem. 1. 2. Appiœ sorori clmrissimœ : Paul.... à notre très-chère sœur Appie.

APPIUS, i, Idem. Appius, surnommé \'A~ veugle, magistrat romain d'un très-grand mérite; c'est de lui qu'a été appelée la ville ou la place nommée le marché d' Appius, où l'on bâtit depuis trois hôtelleries pour la commodité des voyageurs à cinquante milles de Rome. Ce lieu est devenu une ville épi— scopale, qui depuis a été détruite. C'est aujourd'hui Casariliodi S. Maria. Voy. Forum, Voy. Taberna.

APPLAUDERE, btatporitv. Applaudir, battre des mains pour marquer qu'on approuvo quelque chose ; et figurément,

Louer et approuver quelque action. Jerem. 5. 31. Prophetœ prophetabant mendaciter, et sacerdotes applaudebant manibus suis: Les prophètes débitaient des mensonges comme des prophéties, les prêtres leur applaudissaient, et mon peuple y trouvait son plaisir.

APPLICARE , jrpoT<i'/Etv. Approcher une chose d'une autre, attacher, accommoder, ajuster; dans l'Ecriture :

1° Approcher, mettre auprès, faire venir auprès (isyyîÇeiv). Gènes. 48. 13. Applicuit ambos ad eum : Joseph approcha de Jacob ses deuxcnfantspourles faire bénir, v. 10. Exod. 22. 8. Dominus domus applicabitur ad deos (izpaaépxecQou) : On fera venir le maître de la maison devant les juges. 1. Reg. 10. 20. 21. Et applicuit Samuel tribus Israël : Samuel fit venir toutes les tribus devant l'arche, où étaient les urnes qui servaient à jeter le sort, v. 21. c. 14. 18. Applicn itreàm Domini : Approchez l'arche du Seigneur, pour le consulter. Exod. 21. 6. c. 28. 1. c. 29. v. 4. 10. c. 40. 12. etc. D'où vient, Applicare manum ad os suum : Porter sa main à sa bouche, c'està-dire, manger. Prov. 19.24. Abscondit piger manum suam sub ascella, nec ad os suum applicat eam : Le paresseux porte sa main sous son aisselle, et il ne prend pas la peine de la porter à sa bouche. Applicare ou convertere minium ad os suum, signifie, manger; ainsi, cacher sa main sous son aisselle, et ne pas prendre la peine de la porter à sa bouche,

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