‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 95 sur 259 · ARM · texte numérisé non relu

ARM

2 Les sacrifices des nœufs (pôo-^oi). Ose. 5. 6. In gregibus suis, et in armentis suis veinent ad quœrendum Dominum , et non inventent : Les Israélites rechercheront le Seigneur par le sacrifice de leurs brebis et de leurs bœufs, et ils ne le trouveront point : ils ont rejeté Dieu Lorsqu'il les recherchait par ses prophètes, et ils le chercheront en vain par leurs sacrifices, lorsque le temps de sa miséricorde sera passé.

ARMENTA1UUS, n. Pasteur, qui garde de gros bétail, comme bœufs, etc. Amos. 7. 14. Armentarius ego suin : Je mène pailre les bœufs, dit Amos de lui-même à Amasias («l-

ARMIGER. Ce nom est composé A'armu, et de qcrere.

Ëcuyer d'honneur, qui porte les armes de son maître, et l'accompagne dans les batailles («îùuii tu (txsOu, ferens arma). Les généraux d'armée avaient autrefois de ces sortes d'écuyers. Judic. 9. 54. Vocavit cito armigerum snum : Aussitôt Abimélech appela son écuyer ; ce fut pour qu'il achevai de le tuer, de peur qu'on ne dit qu'il eût été tué par une femme. 1. Reg. 16. 21. David factus est ejus armiger : Saùl fit David son écuyer. Ainsi, c- 14. 1. c. 17. v. 7. 41. 2. Ueg. 18. 14. Voy. Puer.

ARM1LLA, je. Ce nom qui est plus en usage en pluriel qu'en singulier, et qui signifie proprement bracelets, ornement qui se met autour des bras, vient du mot armus, i. e. épaule, parce que, par ce nom armus, les Anciens entendaient l'épaule et le bras tout ensemble : il signifie dans l'Ecriture ,

1° Rracelet , ornement qui se met autour des bras (^éW.iov). Gen. 24. 47. Armillas posui in manibus ejus : Le serviteur d'Abraham mit au bras de Rebecca les bracelets qu'il avait reçus d'Abraham ; ce fut dans la vue qu'elle épouserait Isaac.

2° Cercle, anneau (xphoç). Job. 40. 21. Numquid armilla perforabis maxillam ejus? Percerez-vous la mâchoire de la baleine avec un anneau? Heb. spina, épine, qui se prend pour un hameçon de pêcheur fait avec une épine, ou en forme d'épine. Dieu veut faire connaître à Job son impuissance, et que lui seul peut disposer de ses créatures.

ARMON, Heb. Malum granatum. Ce mot marque l'Arménie, ou quelqu'autre pays qui n'est pas connu ( ôpoç TÔpoppàv, Hier, in Armeniam ). Amos. 4. 3. Projioiemini in Armon : Vous vous jetterez dans le pays d'Armon : d'autres prennent ce mot pour un palais ou une citadelle; vous vous efforcerez d'entrer dans la citadelle.

ARMONI, Heb. Anla, fils de Saùl et de Respha, qui fut mis en croix avec ses autres frères par les Gabaoniles, excepté Miphihoseth, fils de Jonalhas. 2. tteg. 21. 8. Ce fut pour satisfaire le Seigneur, qui avait envoyé une famine, à cause des cruautés que Saùl avait exercées contre eux.

ARMUS, i, jî/oaxtwv. Ce nom vient du Grec àpf*èf , qui signifie , assemblage de parties unies ensemble avec quelque rapport ; et signifie,

lUCTIuNN.URF. !)!•; l'HII.oLUWi: SVCRKE.

L'épaule proprement des animaux àquatre pieds, comme d'un bœuf, d'un mouton, d'un cheval, etc., quoiqu'il se dise aussi de l'homme : dans l'Ecriture,

L'épaule, en parlant des animaux à quatre pieds. Lcvil. 7. 32. Armus quoque dexter de !> acificorum hostiis cedet in primitias sacer— do lis : L'épaule droite de l'hoslie pacifique appartiendra aussi au prêtre , comme les prémices de l'oblation, i] u i est appelée armus separationis, v. 34. parce qu'on la mettait à part pour le prêtre. Ainsi Lcvit. 7. 33. Exod. 29. v. 22. 27. Num. 1S. 18. Dent. 18. • t. aussi ce morceau passait-il pour le meilleur. 1. Rrg. 9. 24. Levavit aulem coquusarmum et posait anle Sou/. Saiil le lui avait fait garder exprès, v. 23.

Parce que cette partie est un des meilleurs endroits, et qu'en son origine elle marque l'assemblage des parties avec quelque rapport, elle signitie :

Les grands, les magistrats, et les premiers du peuple (wpof). Ezech. 24. 4. (Pone ollam) congère frusta ejus in cum, omnem partent bonam, fémur et armum, electa et ossibus plenn Mêliez une marmite sur le feu), remplissez-la de viande de tous les meilleurs endroits; mettez-y la cuisse, l'épaule, les morceaux choisis et pleins d'os. Cette marmite marque la ville de Jérusalem; ces morceaux choisis et pleins d'os marquent tous les Juifs, depuis les plus grands jusqu'aux plus petits; et le feu, ce sont les Chaldéens qui brûlèrent Jérusalem même.

ARNAN, Heb. Lumen filii, un des descendants de David. Il était fils de Raphaïa, et père d'Obdias. 1. Par. 3. 21.

AHNON, Heb. Idem, fleuve célèbre, que l'Ecriture appelle torrent, qui sépare les Moabites des Amorrhéens, et se jelte dans le lac Asphaltitc. Num. 21. v. 13. 24. etc. La ville que ce fleuve arrose porte le même nom : il y a aussi un rocher de ce nom dans les montagnes de l'Arabie Déserte

AHOD, ou AHODI, Heb. Imperans, — 1° cinquième fils de Gad, qui était fils de Jacob. Num. 20. 17. de qui sont sortis les Arodites. Gen. 46. 16. — 2° Fils de Baria. 1. Par. 8. I...

ARODITvE, Imperantes, les descendants d'Arod. Num. 2(5. 17. Voy. AnoD. 1°.

AROER, Heb. Myrica, ville située entre A mon et le Jourdain, et de la tribu de Gad. Num. 32. 34. Deut. 2. 36. c. 3. 12. etc. Elle est sur les confins des Moabites, des Amorrhéens et des Ammonites : c'était une ville épiscopale qui avait douze évéchés suflraganfs.

A ROM ATA, àpûparx. Ce nom aroma vient du Grec tt-papa., formé du verbe grec, «pou, uro, labourer, et signifie toute sorte d'herbes ou de drogues odoriférantes dont on fait des parfums, ou dont on se sert pour faire des sauces, des ragoûts, etc. Dans l'Ecriture il signitie :

Parfums , senteurs, odeurs. Gen. bO. 2. JPrœcepitque servis suis medicis , ut aromali- Ous condirent patron : Joseph voyant son pèie expiré, commanda aux médecins qu'il

avait à son service d'embaumer son corps, c 37. 25.

Les bonnes couvres et l'odeur de la bonne réputation de l'Epouse mystique, qui est l'Eglise. Cant. 4. 10. Odor unguentorum tuoruift super omnia aromata : L'odeur de vos parfums est plus agréable que toutes les drogues aromatiques, v. 16. c. 5. 13. c. G. 1. Areolœ aromatum : Ses joues sont comme un parterre de drogues aromatiques. Ce qui s'explique des livres sacrés remplis de parfums spirituels qui marquent les grâces et les douceurs qui y sont répandues, c. 8. 14. Montes aromatum : Les montagnes des aromates, ou des parfums : c'est la Jérusalem céleste; ainsi, c. 3. 0.

AROMATIZARE, répandre une odeur de parfums. Eccli. 24. 20. Sicut cinnamomum et balsamum aromatisons odorem dedi : J'ai répandu une senteur de parfum, comme la canelle et le baume le plus précieux. La sagesse se compare aux plantes les plus odoriférantes. Balsamum aromatizans ; àpuftÀxuv : le baume le plus précieux qui répand la plus agréable odeur.

AROR1TES , Montanus. Voy. Akàrites dans AnAiti.

ARPHAD, Heb. Sternens, ville de Syrie, gagnée par les Assyriens. Isa. 10. 9. iYumquid non ut Arphad, sic EmatkîNe me suis-je pas assujetti Emath comme Arphad ?dit le roi d'Assyrie, c. 30. 19. c. 13. 37. 4. Ueg. 18. 34. Jer. 49. 23. Elle se met toujours avec Emath. Voy. Emath.

ARPHASACH.EI , Héb Laceratores. Arphasachéens, peuples de Samarie, qui s'opposèrent au rétablissement du temple de Jérusalem. 1. Esdr. 5. G.

ARPHAXAD, Heb. Laxans quasi prœdam.

— 1" Fils de Sem, né deux ans après le déluge. Gen. 10. v. 22. 24. c. 11. 10. 1. Par. 1. V. 17. 18. 24. Luc. 3. 3G. Quelques-uns croient que c'est de lui que descendaient les Chaldéens. — 2° Nom commun aux rois des Mèdes. Celui qui régnait du temps de Judith était Déjoces, qui avait succédé à Arbace : ce prince fut défait par Nabuchodonosor ; tout son pays fut ruiné, et Ecbatane rasée. Judith. 1. 1.

ARREPTARE. Ce verbe, qui viendrait proprement d'orf et de repère, ramper, en cet endroit vient plutôt A'arripere, et signifie :

Prendre, enlever. Num. 11. 31. Ventus egrediens a Domino arreptans traits mare coturnices detulit : Un vent, excité par le Seigneur, emporta des cailles de delà la mer; ce fut pour satisfaire le désir du peuple d'Israël, v. 4. cl 20. D'autres lisent, Arreptas detulit.

ARRHARO, oms , à/>ôa6i>v. Ce nom vient du Grec «pfiaoMv, et signifie, erres, ou arrhes, gage , assurance. Gen. 38. v. 17. 18. Quid tibi vis pro arrhabone durit Que voulez-vous pour gage? C'est ce que dit Judas à Thamar, sa belle-fille, au sujet d'une proposition qu'il lui avait faite comme à une femme sans honneur, ne la connaissant pas. Voy. v. 16.

Notre Vulgate latine. 2. Cor. 1. 22. et Ephes. 1. 14. met piijnns pour urrliabo : ce

AlUt

AltS

que s, uni Jérôme reprend en son Commonlairc sur l'Epttre aux Bphésiens, ch. 2. d'où I mi peul connaître qu'il n'est point auteur île la \ ulgate sur sain! Paul.

ARR1DËRE, -/à-}.-,. Rire à quelqu'un , sourire. Dan. IV. 6. Et ait Daniel arridens : Ne erres rex : Daniel répondit à Cyrus en souriant : O roi, ne vous y trompez pas. Cyrus, qui tenait l'idole pour un Dieu vivant, v. 5. est détrompé par Daniel, v. 20.

ARRIPERE , 3i«fte«v«v. Prendre une personne ou une chose, et l'enlever avec impétuosité : dans l'Ecriture, il signifie :

1° Prendre. Gen. 22. 10. Arripuit yladium ut immolaret fitium suum : Abraham prit le couteau à la main pour immoler son fils : ce fut pour obéir à Dieu. Voy. v. 12. c. 34. 25. Exod. 32. 20. Levit. 10. 1. Num. 25. 7. Deut. 9.21. etc. Ainsi, Isa. 21. 5. àvu<nzù.a«.Tz, Arripite (li/pcum : Prenez le bouclier; Heb. Unyitc; c'est-à-dire, préparez, nettoyez. Voy. Ukgebe. Ainsi, dans le sens figuré, Arripientes gladiwn : Ce sont des gens armés d'épées, prêts à combattre. Ezech. 38. 4.

2° Prendre, se saisir. Deut. 19. 12. Arripient eum de loco e/fugii : Les anciens de celle ville là l'enverront prendre, et le tireront de ce lieu où il s'était mis en sûreté : c'est le cas de la loi qui punit de mort le meurtre commis par haine, et de propos délibéré, contre celui qui aurait fui en quelque ville de refuge, qui est une exception de la loi, rapportée v. 5. Ainsi, 1. Reg. 16. 16. Quando arripuerit te spirilus Domini malus, psallat manu sua : Qu'on cherche un homme qui sache toucher de la harpe, afin qu'il en joue lorsque le malin esprit , envoyé par le Seigneur, vous agitera : Saiil suivit cet avis de ses officiers, et David lui rendit ce service. Voy. v. 23. Ainsi, Dan. 6. 24. Luc. 8.29.

3° Faire effort pour atteindre à quelque chose (cn:spix«i>«Y.o\iv , circumvallare). Prov. 4. 8. Arripe illam et cxaltabit te : Faites effort pour atteindre jusqu'à la prudence : la métaphore se tire des efforts que font ceux qui veulent prendre une ville.

4° Emporter, enlever (Tuv«/57r«Çetv). Act. 27. 15. Cumque arrepta esset navis et non posset conari in ventum : Comme le vent emportait le vaisseau, sans que nous pussions y résister, nous le laissâmes aller au gré du vent : ce fut dans le, voyage de saint Paul eu Italie, à la garde du centenier Jule. Exod.

îo. 19:

5" Arripere judicium (àvré/ji^i) • Prendre la justice; c'est-à-dire, l'exercer avec sévérité et rigueur. Deut. 32. 41. Si acuero ut fulgur gladium meum et arripuerit judicium manus mea : Si j'aiguise mon épée.el la rends aussi pénétrante que les éclairs, et si j'entreprends de juger les hommes, je me vengerai de mes ennemis : la métaphore est tirée d'un brave capitaine, qui menace de prendre les armes contre les ennemis.

AKREPTITIUS. Ce mot adjectif est formé i'arreptus, participe du verbe arripere, et signifie, transporté de fureur, agité du démon : dans l'Ecriture, il signifie :

Transporté d'une lureur prophétique, faux prophète, lerem. 29. 26. Dominus dedit te sacerdatem ut sis dux super omnem virum arreptitium et prophetantem : Lo Seigneur vous a établi pontife, afin que vous soyez chef dans la maison du Seigneur, afin que vous prissiez autorité sur tout homme qui prophétise par une fureur prophétique. Dieu reprend Semeïas d'avoir animé dans une lettre Sophonias, l'un des princes des prêtres, contre Jérémic. Voy. v. 27.

ARROGANS, tis. Ce nom est le participe du verbe arrogare, et est plus communément pris pour un nom adjectif, et signifie,

Arrogant, superbe, fier, insolent : et dans l'Ecriture,

1" Insolent , présomptueux ( tyvloxtzpStoç , qui alto corde est, igpurrtiç, contumeliosus). Prov. 16. 5. Abominatw Domini est omnis arrogans : Tout homme insolent est en abomination au Seigneur. Job. 40. 6. Respiciens omnem arrogantem humilia : Humiliez les insolents par un seul de vos regards : ce que Dieu s'attribue à lui seul de pouvoir faire. Isa. 2. 12.

2° Superbe, qui vit dans l'impiété et l'oubli de Dieu. Malach. 3. 15. Dixislis : Vanus est qui servit Léo ; ergo nunc beatos dicimus arrogantes, siquidem œdificati sunl facientes impictatem : Vous avez dit : C'est en vain que l'on sert Dieu; c'est pourquoi nous n'appellerons maintenant heureux que les hommes superbes, puisqu'ils s'établissent en vivant dans l'impiété : c'est le reproche que Dieu fait aux Juifs.

3U Impatient, qui s'emporte par impatience; ce qui est un effet d'orgueil (û^>Aôç irvcOpaTi). Eccl. 7. 9. Melior est patiens arrogante : Celui qui souffre la persécution avec une douceur persévérante, est sans doute beaucoup meilleur que celui qui, par impatience, se laisse aller à des transports de fureur.

ARROGANTER, arrogamment, insolemment , sans respect (i^avû;). Soph. 1. 9. Visilabo super omnem qui arroganter ingreditur super limen : Je punirai tous ceux qui entrent insolemment dans le temple : autr. Hebc. Qui n'ose toucher le seuil de la porte du temple : ce qui s'entend de ceux qui, entrant dans le temple, imitaient la superstition des Philistins, qui, entrant dans celui de leurs idoles, n'osaient marcher sur le seuil de la porte. V. 1. Reg. 5. 5.

ARROGANTIA, ie. Arrogance, orgueil, itiperbe (iSpi; , injuria) : et dans l'Ecriture,

Insolence, présomption. Prov. 8. 13. Arrogantiam et superbiam detestor : Je déteste l'insolence et l'orgueil. Isa. 13. 11. Arrogantiam foriium humiliabo : Heb. des tyrans, dit le Seigneur (j'humilierai l'insolence do ceux qui se rendent redoutables).

ARS, tis. Ce nom vient du nom Grec àpsrn, virlus, slrenuitas, force, vaillance.

Art , c'est-à-dire tout ce qui se fait par l'adresse des hommes, artifice, finesse, industrie ; dans l'Ecriture :

1" Art, science, profession {tpym). Eccli.

38. 35. Unusqnisque in arte sua sapiens est : Chacun Ml saga dans son art : Ici la sagesse opposa celui qui s'applique à la connaissance de la loi de Dieu dans le repos , à l'action continuelle île tous ces ouvriers marqués dans ce chapitre, v. 25. 2o\

2" Règles de l'art (ititb&ot). 2. Mach. 1:1. IS. Art difficultiitcin ieoorum tmlabat : Antiochus tàclriit de prendre les villes Tories par artifices : ce fut dpuis que Judas eut attaqué la nuit son quartier, et tué quatre mille hommes dans son camp. Voy. v. 15.

3" Huse, adresse. Judic. 30. 32. Fugamarte simulantes : Les onze tribus d'Israël feignaient de fuir devant la tribu de Benjamin. Ils avaient dressé des embûches autour de Gali.ia . qui firent que celle tribu lui enfin taillée en pièces au troisième, combat. Voy. v. 29. m. 13.

ARSA, Heb. Terra, gouverneur de la ville de Thersa. •'!. Reg. 16. 9. Voy. Thersa.

ARSACES, Heb. Elevatio cltjpei. Roi des Pari h: s , qui s'élaienl rendus maîtres de la Perse et de la Médie. 1. Mach. 11. 2. Ce nom Arsaces, était commun aux rois de Perse.

ARTABA , «pT«6ij. Sorle de mesure chez les Perses, qui tenail soixante-douze Retiers. Dan. 14-. 2. trut idulum apud Babylonios noutinc Bel et iinpendebantur in co per dies sinyulos similœ Artubœ duodecim : Les Babyloniens avaient une idole nommée Bel, pour laquelle on sacrifiait lous les jours douze mesures de farine du plus pur froment , quarante brebis, etc. Les Prêtres de celte idole venaient la nuit manger lout ce qui lui élait offert, Voy. v. 12. 14.

ARTAXERXES, bpQàaaaQcc. Heb. Fortis dominulur. De Arals, forlis, et de Sarar, dominuri.

Arlaxerxès, nom commun, selon quelquesuns, aux rois de Perse, dans l'Ecriture :

1° Arlaxerxès Longimanus, qui, étant sollicilé par les ennemis des Juifs , défendit de continuer le bâtiment du temple. 1. Esdr. k. 7. In diebus Ai taxer i is scripsit Beselam, Mitltridnics et Tliabeel, ad Arlaxerxem regstn l'ersarum : Sous le règne d'Artaxerxès , Béselam , Milhridate. et Thabéel écrivirent à Arlaxerxès, roi de Perse. Voy. v. 21. Ainsi, v. 8. 11. 23. D'autres croient que cet Arlaxerxès était Oropasle , qui feignit d'être fils de Cambyse. Vroy. Assuérus.

■1 Arlaxerxès Mncmon, dont Néhémias fut I échanson, lequel permit de bâtir le temple, qui avait été interrompu. 1 Esdr. 0. 11. Seniures Judœorum œdifteaverunt et consti uxerunt jubente Duo Israël, et jubente Cjjru et JJario, et Arlaxcrxe regibus Persarum : Les anciens des Juifs travaillèrent à bâtir le temple, par le commandement du Dieu dis— raël cl par l'ordre de Cyrus, de Darius et d'Artaxerxès, rois de Perse, c. 7. v. 7. 11. 12. 21. c. 8. 1. 2. Esdr. 1. 1. c. 5. 11. c. 11. li. Voy. AssutRUS.

ARTEMAN, Gr. Inle.ger. Disciple de saint Paul, de qui il se servait dans le ministère île l'Evangile, 'fil. 3. 12.

ARTE.NION , àpTipav. Ce nom vient du

verbe grec «prà™, appendo, suspenao, pendre, suspendre, et signifie :

Petite voile qu'on joint aux plus grandes, voile de l'arlimon, dans un vaisseau. Act. 27. 10. Levulo artemonc SBCUndum auTx flalum tendebant ad liitus .■ Les matelots, après avoir mis la voile de l'artimon au vent, tiraient vers le rivage : ce fut dans le péril du voyage de saint Paul en Italie.

ARTICULUS, i, «fOpov. Ce nom est le diminutif d'artus, et signifie :

Joinlure dans le corps de l'homme, nœud dans les plantes; et dans le temps , c'est le moment qu'on prend tout à propos pour faire quelque chose : dans l'Ecriture,

1° L"S doigts de la main [èurcp&rftùtt). Dan. 5. 5. Itex aspiciebat articulos manus scribentis : Ballbasar voyait le mouvement des doigts de la main qui écrivait : c'était son jugement que cette main écrivait , comme Daniel le lui explique, v. 25. jusqu'à 29. Ainsi, v. 21. c. 10. 10.

2° Le corps ou la substance de quelque chose , pour marquer la chose même. Gen. 7. 13. In articulo diei itlius ingressus est Noe : Noé entra dans l'arche en ce jour-là même , savoir : le dix-sepl du deuxième mois. Voy. v. 11. Heb. In substantiel diei illius : Gr. In illu die : L'espace de ce jour ou dans ce jour-là même ; à quoi se rapporte, Lev il. 23. 11. L'sque ad diem, où l'Hébreu porte usque ad subslantiam diei illius.

ARTIFEX, icis , te^vîTu,-. Ce nom semble venir d'ars et du verbe facere, comme qui dirait : Qui scientiam suam per artes exerect, et signifie :

Ouvrier, artisan, qui exerce quelque arl ou métier. Act. 19. 21. Demetrius prœstabat arliftcibus non modicum quœstum : Démélrius qui faisait des temples d'argent de Diane, donnait beaucoup à gagner à ceux de ce métier. Ce Démélrius excita une grande sédition contre saint Paul , parce qu'il comballait le culte des dieux. Voy. v. 25. el suivants.

Signification métaphorique. — Dieu esl appelé architecte el ouvrier (tSvutovpyiç). Hebr. 11. 10. Exspect:bat enim fundamenla habentem civitatem cujas arlifex Deus : (C'est par la foi qu'Abraham habita sous des tentes j : car il attendait celte cité bâtie sur un ferme fondement, dont Dieu est le fondateur el l'archilecte. Sap. 7. 21. Omnium arlifex docuit me sapientia .La sagesse, qui a créé toul, m'a enseigné lout ce qui était caché (re/vërtr). (/esl S ilomon qui parle, c. 8. 0. c. 13. 1.

ARTIF1CIU.M , il. Art , métier, artifice , finesse, souplesse, tromperie, fourberie (è-yyorût); dans l'Ecriture :

Ouvrage, ce qui est fait par un ouvrier. Acl. 19. 25. Viri, scilis quia de hoc artificiô esl nobis acquisitio : Mes amis, vous savez que c'est de ces ouvrages que vient lout noire gain. Démélrius remontre à ses ouvriers de petits temples d'argent de Diane, le tort que faisait saint Paul à leur métier. Voy. v. 27.

AU ILS, os. Ce nom vient du Grec tpBpa», ou du verbo orctore, joindre ou lier étroite*

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