‹ Dictionnaire universel de philologie sacréeChapitre 96 sur 259 · AHU · texte numérisé non relu

AHU

a nu

r.na

ment ; parce que les membres du corps sont liés ensemble étroitement, et signifie :

Les membre! il» corps. Job. lu. s. Innihi-

luin reducti suilt omnes artlll mti : TOUS les membres de mon norps son! réduits à rien. Job parts de l'excès de Bes douleurs.

ARUBOTH,Heb. Insidiœ ou Araboth. Un quartier do la Judée. :î. Reg. 4 10. Saint Jéioine dil que ce lieu est une plaine dans le pays <les Moahiies, <]ui entra dans le partage de la tribu du Ruben.

ARVINA, 1:. Ce nom est proprement le (('niinin d'il) ci/mis', pour iirri/nus, qui vient de l'antique arvite, au lieu duquel on a dit aries, et signifie :

Du suit, proprement de mouton ; il se dit néanmoins de quelqu'autre sorte de suif que c. soit : dans l'Ecriture,

Suif, graisse. Job. 15. 27. De lateribus ejus arrina dépende! : La graisse pend à l'impie de tous côtés. L'impie qui s'est fortifié et comme engraissé dans le mal, est comparé à un taureau furieux, dont les lianes regorgçn'j de {•caisse. Voy. Ps. 72. 7. Ainsi Exod. 29. 22. levit. :i. 15.

ARV1NULA, je, (rri'j-p. Suif, graisse. Levit. 8. 16. Duos renuneutos cuiu arvinulis suis ndolivil super altare : Moïse lit brûler sur l'autel les deux reins avec la graisse qui y est attachée : l'Ecriture parle du sacrifice d'un veau pour le péché.

ARULA, m. Ce nom est le diminutif d'an/, et signifie petit autel; dans l'Écriture,

1" Petit loyer, brasier ou réchaud [ia-/ap*)- Jercm. 30. 22. Posittt erat arula coram eo plenu prunis : ( Le roi Joachim était assis dans son appartement d'hiver) : il y avait devant lui un brasier plein de charbons ardents ; il y brûla le livre que Jérémie avait dicté à Baruch de la part de Dieu, louchant la destruction de la Judée par Nabuchodonosor.

Voy. v. 4. 29.

2° Le foyer qui était au milieu de l'autel des holocaustes , sur lequel était le brasier qui servait à brûler les victimes placées sur la grille au-dessus du foyer. Exod. 38. 4. Cruticulamque ejus in mudum rctis fecit œneam, el subter eam in alturis medio arulum : Béséléel fit une grille d'airain en forme de rets, cl au-dessous un foyer au milieu de l'autel. Il avail été appelé particulièrement de Dieu pour faire tous ces ouvrages. Voy. c. 35. v. ,'JO. et suiv. c. 27. 5.

ARUM, Heb. Excelsus, père d'Ahareel, fils de Cos. 1. Par. 4. 8.

ARUNDO , inis , xâltufios. Ce nom vient d'aridus, sec, ainsi appelé à cause de sa sécheresse, et signifie,

Canne ou roseau. Malth. 27.29. Posuerunt arundinem in dextra ejus • Les soldats du gouverneur mirent un roseau dans la main droite de Jésus-Christ. Marc. 15. 19. Malth. 27. 48.

1 Canne pour mesurer. Apoc. 21. v. 15. lb\ Mensut est citit item de urundine aurea per ttadia duodecim mil lia • Un des sept anges qui tenaient les sept coupes pleines des sept dernières plaies, mesura la sainte ville de Jérusalem, et il la trouva de douze nulle stades. Voy. v. 9. 10.

2" Flèches faites de camus ou roseaux.

Ps. t>7. 31. Increpa feras artinuinii, i. e, etilainiitits : Reprenez ces bêles sauvages armées comme de llèches laites de roseaux : David compare les ennemis armés à des bétes Sauvages pleine-, de fureur. Voy. Ficha.

S 1. — Parce que le roseau est l'oit fragile et n'est pas solide : il marque les personnes faibles el qui ont peu de loi pour se soutenir. Malth. 12. 20. Arundinem quassatam non COnfringet : Jésus-Christ ne brisera point le roseau cassé; c'est-à-dire traitera doucement celui qui est encore faible, tandis qu'il y aura quelque espérance de salut.

S 2. — Parce que le roseau esl fort léger et qu'il cède au gré du moindre venl : il marque l'homme inconstant , qui a une foi chancelante ; c'est pourquoi Jésus-Christ dit do saint Jean-Baptiste, tout rempli de foi. Malth. 11. 7. Luc. 7. 24. Quid existis in desertum riilere ? arundinem vento agitatum? Qu'ètesvous allés voir dans le désert? un roseau agité du vent? parce que le roseau étant secoué et agité d'un venl impétueux , tombe enfin dans les eaux.

§ 3. — 11 marque les secousses et l'agitation d'une chose jusqu'à ce qu'elle tombe et périsse. 3. Reg. 14. 15. Percutiet Dominus Deus Israël, sicut moveri solet arundo in ai/ua : Le Seigneur frappera Israël et le rendra comme le roseau qui est agité dans les eaux : Dieu menace de ruiner le royaume d'Israël dans la famille de Jéroboam.

ARUND1NETUM, i. Ce nom signifie proprement lieu où il croît des roseaux : dans l'Ecriture.

Nom de lieu appelé, Vallis arundineti ; Heb. et Gr. Torrens kanna, idest, arundinis : C'est une des bornes ou limites de la tribu d'Ephraïm, du côté de la mer Méditerranée, près de Césaréc. Jos. 10. 8. c. 17. 9. Descendilque terminus vallis arundineti in mertdiem: De là les bornes du lieu appelé la Vallée des roseaux regardent le midi.

Les roseaux mômes , pris pour le lieu où ils croissent {■/.akàu.ri) . Sap. 3. 7. Fulgebunt justi et tamquam scintillœ in arundineto discurrent : Les justes élincelleront comme des feux qui courent au travers des roseaux ; Gr. au travers du chaume. Le Sage marque par cette comparaison la clarlé de la lumière dont les justes brilleront dans le ciel.

ARUNDINEUS, a, cm. xtûiftwoj. Ce nom adjectif est formé à'arundo, et signifie, de canne ou de roseau. 4. Reg. 18. 21. An speras in baculo arundineo atque confracto /Egypti, super quem, si incubucrit Itomo, comminutus ingredietur manum ejus, et perfurnbit eam? Est-ce que vous espérez du soutien du roi d'Egypte ? Ce n'est qu'un roseau cassé ; cl si un homme s'appuie dessus, il se brisera et lui entrera dans la main et la transpercera. Dans ce verset les ambassadeurs de Sennachérib, roi des Assyriens veulent faire entendre à Ezéchias que le secours et la protection qu'il attend du roi d'Egypte, esl nonseulement faible et inutile, mais que môme elle lui sera nuisible , s'il y met son espérance ; mais c'est ce qui est très-vrai aussi

DICT10NNAIHE DE PHILOLOGIE SACREE n'attend que des

de la protection qu'iin hommes. Ezecb. 29. G.

ARUSPEX, ieis.Ce nom qui vient à'aruga, espèce de victime, et du verbe aspicio, signifie : qui devine par la considération des entrailles des victimes, et interprète les prodiges; dans l'Ecriture :

1° Devin, qui devine parla considération des bêtes immolées (yafrfuvot). Dan. 2. 27. Mysteriwn quod rex interrogat, sapientet, mugi, arioli et aruspices nequeunt indicare, Daniel répondit au roi : Les sages, les mages, les devins et les augures ne peuvent découvrir au roi le mystère dont il est en peine. Daniel le lui découvre, v. 31. et suiv. ainsi , c. 4. 4. c. 5. v. 7. 11.

2° Devin qui se mêle ae prédire l'avenir (yvâiaruff). 4. Reg. 21. 0. Et aruspices multiplicavit : Manassès multiplia les enchanteurs : toutes ses ahominalions et les punitions dont Dieu le menace sont rapportées en ce chapitre.

3° Les Prêtres des faux dieux habillés de deuil (/uf/'^ta) , selon l'Hebr. Camurim , i. e. atrali. 4. Reg. 23. 5. Et delevit aruspices quos pusuerunt reges Juda ad sacrificandum in excelsis : Josias extermina aussi les augures qui avaient été établis par les rois d'Israël pour sacrifier sur les hauts lieux. Ce même mot hébreu camurim est rendu, Ose. 10. 5. et Soph. 1. 4, par œditui.

AKVU.M, i. Ce nom vient du verbe aro, as, labourer (rçe&ov), et signifie :

1° Une terre labourée où il n'y a encore rien de semé; dans l'Ecriture :

Champ ou terre labourée et semée. Hab.

3. 17. Et arva non afférent cibum : Les campagnes ne porteront point de grain. Voyez Cibus.

2° Pré, pâturage ( vojiii ). Jerem. 23. 10. Are fuel ii sunt arva deserii : Les pâturages de la campagne sont devenus tout secs ; ainsi, Arva pacis, ce sont les campagnes ou pâturages dans lesquels les troupeaux paissent en sûreté et en paix. Jer. 25. 37. Conlicuerunt arva pacis : Les champs si fertiles durant la paix sont dans un triste silence ; Heb. Succisa sunt habitacula pacis : Il entend par ces champs et ces pâturages les provinces , par ces troupeaux les peuples.

AUX. Ce nom vient du Grec âxpu , citadelle, lieu élevé, ou le sommet do quelque chose, et signifie,

Forteresse, citalcllc fitepioxn). i. Par. 11. 7. Ilabilavit autem David in urce, et ideirco appellatu est civitas David : David prit son logement dans la citadelle, et c'est ce qui la fil appeler la ville de David, v. 5. 2. Heg. 5. v. 7. 9. et souvent dans lus livres des Machabées.

L'Eglise, qui est une forteresse invincible à tous les efforts du démon et du monde (xo-/riif ). Prov. 9. 3. Misit ancillas suas; Gr. [servos suosi ut vocarent ad urcem : La sagesse, comme une grande princesse, a envoyé ses servantes; c'est-à-dire, Jésus-Christ il envoyé ses apôtres pour appeler les peuples dans l'Eglise. Voy. Anc.illa.

AS. assis, «wqptov. Ce mol vient ou d'assus,

pour unus, comme sou, sol, qui est le même que as, vient de solus ; d'autres tirent us, assis, de œs, œris, airain. As était anciennement une lame de cuivre d'une livre; c'està-dire de douze onces ; d'abord cette pièce n'était point marquée, niais ensuite elle l'a été ; et a été réduite à six onces qui valaient autant que les douze ; après à une once, et enfin à une demi-once. Voy. Plin. liv. 33. c. 3. Ainsi ce mot dans la suite des temps s'est pris diversement; dans l'Ecriture, c'est

Une petite pièce de monnaie qui faisait la quatrième partie d'une once. Mallli. 10. 24. Nonne duo passeres asse veneunt? N'est-il pas vrai que deux passereaux ne se vendent qu'une obole? Voy. Dupondius.

ASA, Hebr. Medicus. — 1" Roi de Juda, fils d'Abiam et père de Josaphal, qui suivit la droiture et la justice de Davi'.l et purgea Jérusalem de toutes les idoles que ses pères y avaient dressées. 3. Reg. 15. 8. et suiv. ; mais n'ayant pu souffrir la réprimande que lui fit Hanani, prophète, il perdit par ses violences toute l'estime qu'il s'était acquise au commencement de son règne; il mourut l'an du monde 3090. — 2° Un lévite, fils d'Elcana et père de Barachias. 1. Par. 9. 16. — 3° Ville de la tribu d'Ephraïm. 1. Par. 7. 28- Voy. Ara.

ASAA, Heb. et Gr. ASAIA. Un officier de Josias, roi de Juda, qui alla de la part de son maître consulter la prophétesse Olda. 2. Par. 34.20.

ASAEL, Hebr. Factura Dei. — 1° Le frère de Joab, et le neveu de David qui fut tué par Ahner, lequel courait extrêmement vite. 2. Reg. 2. 18. Porro Asael cursor velocissimus fuit : Or, Asaël courait extrêmement vite. Voy. v. 23. Il était aussi un des trente braves hommes de David, c. 23. 24. 2" Un des léviles députés du roi Josaphal, pour instruire le peuple de Juda de la loi de Dieu. 2. Par. 17. v.8. 9 — 3° Le père de Jonathan, l'un de ceux qui furent établis chefs dans tout le peuple pour chasser loules les femmes étrangères que les Israélites avaient prises, avec les enfants qu'ils avaient eus d'elles. 1. Esd. 10. 15.

ASAIA, ASAIAS, Hebr. Factura Dei. —

1. Un officier du roi Josias. 4. Reg. 22. v. v. 12. 14. C'est le même qu'Asaa. 2. Par. 34.

2. Voyez Asaa. — 2° Un des descendants de Siméon. 1. Par. 4. 30. — 3l Le chef des enfants de Merari. 1. Par. 15. 6. De filiis Merari Asaïa Princcps: Asaïa était chef des enfants de Merari, v. 11. c. G. 30. — 4° Fils aîné de Siloni, de la tribu de Juda. 1. Par. 9. 5.

ASALELPHUNLHehr. Umbra vultut. Fille d'Etam et sœur de Jesraël. 1. Par. 4. 3.

ASAN, Hebr. Fumns. Ville de la tribu de Juda, qui a été ensuite dalis la tribu de Siméon, et qui enfin a été donnée aux lévites. Jos. 15. 42. 1. Par. 4. 32. 1. Reg. 30. 30. Lu. eus Asan, lac d'Asan ; ce lac a pris son nom de la ville ; Hebr. Chor-Asan.

ASANA, Hebr. Rubus. Père d'Oduia, de la tribu de Benjamin. 1. Par. 9. 7.

ASAPH, Heb. Congregans. — 1" Fils da

ASC

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r.Rb

Barachias, inities chantres de David, do qui le -2. des Par. 29. .'t0. où il csl appelé Prophète, fait croire qu'il a composé les Psaumes 49.

72. et suiv. jusqu'au 82. qui portent le nom d'Asaph, ou qu'au moins l'air sur lequel on les chantait était de sa façon, et qu'ils étaient chantés par le chœur où il présidait. Ainsi, 1. Par. 6. 39. Fi alcr ejus Asaph qui stabat a (lattis ejus • Asaph, frère d'Héman, était à sa droite, c. 25. v. 1. 2.— 2° Le père deJoahe qui était chancelier d'Ezéchias. 4. Heg. 18. <. 18. 37. — 3° Vu lévite, fils de Goré. 1. Par. 86. 1. Il est appelé c. 9. 19. Abiasapli. — 4° Un lévite, père de Zechri, de la famille de Merari. 1. Par. 9. 15.

ASARAMEL.Hebr. SignumCircumcisioni*.

Lieu où se tint la grande assemblée 'des prêtres et du peuple, des premiers de la nation cl des anciens du pays, pour donner à Simon et à ses fils le privilège d'une entière indépendance, en reconnaissance des grands services qu'il leur avait rendus. Ce lieu môme peut bien être celui où se tenaient ces sortes d'assemblées. 1. Mach. 14. 28.

ASARELA, Hebr. Beatitudo Dei. Un des enfants d'Asaph, qui furent choisis par David pour être chantres dans la maison' du Seigneur. 1. Par. 25.2.

ASABHADDON, Heb. Acuta Ligatura. Fils de Sennacherib,qui succéda à son père dans ses Etats. Isa. 37. 38. 4. Reg. 19. 37. Voyez

ASENAPUAR.

ASARMOTH, Heb. Introitus mortis. Pelitfils d'Héber, par Jectan. 1. Par. 1. 20. Voyez v. 19. ainsi, Gen. 10. 26.

ASASON THAMAR, Heb. Sagitta palmœ.

Ville dans la tribu de Juda, sur le bord de la mer Morte, qui regarde l'occident. Gen. 14.

7. Elle est appelée Engaddi. 2. Par. 20. 2. qui est la même ville dont il est parlé 1. Reg. 24. 1. Ezech. 47. 10. Cant. 1. 14. où elle

' est aussi appelée Engaddi. Voyez Engaddi.

ASREL, Heb. Ignis cadens. Fils de Renjamin, chef des Asbélites. Num 26. 38. 1. Par.

8. 1. Ce même Asbel est appelé , i. Par. 7. v. 6. 10. 11. Jadiel ; différent néanmoins de ce Jadiel, marqué 1. Par. 26. 2. qui csl un des descendants de Mésélémia.

ASBELITjE , arum. Descendants d'Asb:!, ou famille d'Asbel. Num. 26. 38.

ASCALON, Hebr. Ignis infamiœ. L'une des cinq villes des Philistins, et port de mer sur la mer Méditerranée. Judic. 1. 18. c. 14. 19. etc. La tribu de Juda la conquit après la mort de Josué; les Philistins la reprirent et s'y maintinrent jusqu'à leur entière destruction-

| ASCALONIT7E, arlm. Habitants d'Ascalon, et se dit aussi des princes ou rois de la ville d'Ascalon. Jos. 13. 3.

ASCELLA,jK. nrîpv'z. Co nom, qui est peu site dans les auteurs latins, vient d'axilla, irninutif A'ala, et signifie, 1° Aile d'oiseau. Lev. 1. 17. Confringelque uscellas ejus : Le prêtre rompra à cet oiseau les ailes sans les ■couper: l'Ecriture parle ici du sacrifice d'holocauste d'wiseaux. — 2" Aisselle Ulno;). Prov. 19. 24. c. 26. 15. Abscondit piger

munum suant sub asçella: Le paresseux cache sa main sous son aisselle.

ASCENDERE, «u«C«iv£iv. Ce verbe est composé dVi</ et du simple scandere, et signifie proprement,

1° Monter. Luc. 5. 19. Ascendcrunt supra tectum : Ceux qui portaient le paralytique, montèrent sur le haut de la maison elle descendirent par les tuiles devant Jésus. La foule les empêchait d'entrer, c. 19. 4. Ascendit in arborent sycomorum : Zacliée monta sur un sycomore pour voir Jésus, c. 8. 22. c. 14. 10. Ainsi, Exode 17. 10. Moyses autem et Aaron et 11 ur ascendcrunt super vertieem collis : Moïse, Aaron et Hur montèrent sur le haut de la colline, où, lorsque Moïse levait les mains en haut, les Israélites étaient victorieux, c. 19. 3. c. 20. 26. etc. A quoi se rapporte cette signification suivante.

2° Aller d'un lieu moins élevé dans un lieu plus élevé, Gen. 35. 1. Surge et ascende Bethel : Allez promplement à Béthel et y dressez un autel au Seigneur, dit Dieu à Jacob. Cette ville était située sur une montagne; de même quand on parle d'aller en Jérusalem qui était bâtie sur un lieu élevé, on se sert de ce verbe, 1. Esdr. 1. 3. Ascendat in Jérusalem : Que celui d'entre vous qui est du peuple de Dieu monte en Jérusalem; c'est Cyrus, inspiré de Dieu, qui ordonne aux Juifs daller à Jérusalem rebâtir le temple. Voyez v. 2. 5. Ainsi, Matlh. 20. 18. Ecce ascendimus Jerosolymum : Nous allons à Jérusalem, et le Fils de l'Homme sera livré, etc. dit Jésus à ses disciples ; quelquefois useendere, sans rien ajouter, signifie aller à Jérusalem. Act. 18. 22. Ascendit, ce qui est en usage dans l'Ecriture, à l'égard de toute la Judée, parce qu'elle était plus élevée que les pays circonvoisins. 2. Par. 21. 17. Ascendcrunt in terrain Juda : Les Philistins et les Arabes entrèrent en la terre de Juda, et emportèrent tout ce qu'ils trouvèrent dans le palais de Joram. Ainsi, Ascendere in montein Sion : Monter sur la montagne de Sion, s'y rendre, s'y trouver. Abd. v. 21. Ascendent salvatores in montent Sion : Ceux qui doivent sauver le peuple, monteront sur la montagne de Sion. Le prophète marque ici les progrès que les Juifs devaient faire après leur retour de Babylone, sous la conduite de Simon Machabée et d'Hircan, son fils. Voyez Salvator 1°. Voyez Mons. 3"

3 Aller ou venir, sans avoir égard à la situation des lieux. Gen. 46. 29. Ascendit obviam patri : Joseph vint au devant de son père; ce fut à Gessen. v. 31. Ascendant et nuntiabo Phuraoni : Je m'en vas dire à Pharaon que mes frères et tous ceux de la maison de mon père sont venus me trouver.

Exod. 16. 13. Et ascendens colurnix : Il vint un grand nombre de cailles qui couvrit tout le camp des Israélites. Judic. 4. 5. 2. Reg. 2. 12.3. Reg. 9. 24. 4. Reg. 1. 3. Ainsi, Joél 3. 12. Ascendant gentes in vallcm Josaphat ; Que les peuples viennent se rendre à la vallée de Josaphat ; dans ce passage de Joël le verbe ascendere peut signifier monter, parce

Stfl DICTIONNAIRE DE

que la Judée est p. us élevée que les aulres oays.

V Sortir, se retirer de quelque lieu. Gen. 13. 1. Ascendit crç/o Abraham de .l'/ypto ; Abraham soi t i i de 1 Egypte ; ce fut après qa« Dieu eu! frappe Pharaon à cause de la femme d'Abraham, c. M. v. 2. z". Ose. I. 11.

FUU 1 frmt ascentlent ie terra : Les enfants d'Israël sortir ni du pays du lieu de leur captivité; ee qui s'entend ligureincni des peuples qui devaient sortir de l'idolâtrie, qui est une vraie servitude spirituelle, pour entrer dans l'Eglise, par allusion à la captivité de Babylonc. I. Reg. 28. 13. Deos vidi usrcnihnlcs de trrra : J'ai vu un Dieu qui sortait de la terre ; c'était Samuel qui apparaissait à la magicienne que Saùl consultait. Joli. 7.

9. Qui descendait ad inferos non ascendet : Celui qui descend sous la terre n'en sortira pas, n'en remontera pas : te. en celte vie mortelle. 1. Esd. 7. li. Mailh. '1. 16. Mire. I.

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