SUPPL. AU DICT. DES CONTEMP
candidat de l'opposition républicaine, qui avait obtenu plus de 9000 sufi'rages. Cette combinaison n'empêcha point le succès de M. de la Tourrette. Nommé , par arrêté du 30 novembre 1870, colonel de la 3 légion des mobilisés de l'Ardèche, il prit part aux opérations de l'armée de l'Est.
AUX élections du 8 février 1871 , il a été élu représentant de l'Ardèche à l'Assemblée nationale, le premier sur huit, par 44709 voix.
Président de la réunion des républicains conservateurs, jusqu'au mois de mai 1872, il a pri^ place au centre gauche , et a voté pour les préliminaires de paix, la loi départementide, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris ; contre le pouvoir constituant et la proposition Ravinel. Il s'est abstenu sur l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, et la question du pouvoir temporel.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de l'Ardèche, pour le canton de Tournon, puis nommé président de ce conseil général à l'unanimité des voix.
RAMPONT-LECHIN (Germain) , médecin, administrateur et représentant français, né à Chablis, le 29 novembre 1809, étudiait la médecine lorsque éclata la révolution de 1830, et fit partie des combattants de juillet. Reçu docteur, il s'établit dans l'Yonne en 1834, et fut, jusqu'en 1848, le chef du parti libéral de ce département. Nommé représentant à la Constituante, il siégea parmi les républicains modérés. Il devint conseiller général en 1861. Candidat de l'opposition démocratique, il fut élu, en 1870, au second tour, député de lai 1'* circonscription de l'Yonne, par 17864 voix, sur 35593 votants, contre 17359 voix obtenues par M. Frémy, candidat officiel. Il prit place à gauche et vota contre le plébiscite et la déclaration de guerre. I Après la révolution du 4 septembre, il fut nommé directeur général des postes en remplacement de M. Vandal. Lorsque les communications lentre- Paris et la province furent interceptées, il ciéa le service des aérostats, transportant les lettres ordinaires et les cartes- poste, et celui des pigeons voyageurs auxquels on put confier des dépêches et môme de grands journaux reproduits par la photographie microscopique. 11 fit, en outre, diT*. verses tentatives de communications par la haute: Seine. Aux élections du 8 février 1871, il fut élu. représentant de l'Yonne à l'Assemblée nationale, le troisième sur sept.
Il a pris place a gauche, et a voté pour les préliminaire» de paix, la loi départementale, la proposition Rivet, le traité douanier; contre let pouvoir constituant et la proposition Ravinel. Retenu lors de la proposition Duchatel-Humbert par les négociations relatives au traité postal aveci TAltemagne, qui furent approuvées par la Chambre le 13 mai 1871, il déclara que s'il eût été E résent il aurait voté pour le retour de l'Assem-. lée à Paris. ,
RANC (Arthur), publiciste français, né à Poitiers, le 10 décembre 1831, fit de brillantes études au collège de cette ville, vint à Paris en 1849 pour y suivre les cours de droit, et fut, dès 1853^ poursuivi par la police pour la part qu'il prit aux manifestations démocratiques. Impliqué dans le complot de TOpéra-Comique^ il fut arrêté et dét
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poTié en Afri'iue, d'où il réussit à sMchapper. Il rentra en France apr.'s l'aminstie de 1859, et, après avoir été correcteur à l'Opinion nationak^ collabora successivement an Courrier du Dimanche, au Nain Jaune, au Jmirnal de Paris, à la Cloche f au Réveil et au Diable-à-Quatre. La vivacité d>e sa polémique lui attira de nouvelles poursuites. Il fut notamment condamné à quatre m'^is de prison pour un article sur les insar^ gés de J.ùin, publié dans le Nain jcmne. Après la Révolution du 4 septembre, nommé maire du 9' arrondissement, puis chargé d^une mission, il quitta Paris en ballon^ le 14 octobre, et se rendit à Bordeaux, où, le 26, il fut nammé, par M. Gambetta, diPBCtenr lie la sûreté générale dans le territoire de la République. En cette qualité il dut faire arrÊte)r*et reconduire à Saint-Malo le prince de Joinvïlle, venu en France pour demander à servir sous un pseudonyme dans l'armée de rOuest. Il organisa aussi un service de renseignemetits militaires et de contre-espionnage qui permit à la Délégation de Tours dadiesser, à la fin du mois de décembre 1870, au général Trochu l'état exact des forces prussiennes autour de Paris. Démissionnaire le 6 février 1871, il fut élu, le 8, représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le dii-septième sur quarante-trois, par 126 S:<3 voix SUT 828 970 votants. Après avoir volé contre les préliminaives de paix, il résigna son mandat, et revint à Paris. Le 26 -mars, il fut élu membre de la Commune pour le 9* arrondissement paip 8950 'VOIX. Membre de le oommisRion de la justice et de celle des relations extérieures, il se relira le 6aTril, le lend^^main d^ la pubhoation du' décret relatif à Pejtéoution des otages, après avoir ftilt de vains effevts pour 'amener uneemtente entre des maîres réunis rue de la Banque et les pouvoirs insiiarreotioDnelB. L'attitude du gouvernement à l'égard de M. Kano, qui ne fat pas poL;reuivi, motiva, à deux reprises, devant l'Assemblée nationale, de vives interpellations d'un meijibre influent de la majorité, M. Raoul Duval. M. Rame fut élu, le 30 inillét 18f71)aa second tour de scrutin, membre du conseil municipal de Paris pour le quartier Sainte-Marguerite (11* arrondissament). 11 a été Tun des signataires d'un exposé de la situation du commerce et de Tindusitie k Paris, présenté au conseil municipal, et dont les conotusions étaient la levée de 1 état de siège et ITamnistie.
Entendu par la commission d'enquête sur les aetes du gouvernement du 4 septembre, il défendit 'la politique de résis^tance à outrance et nia formellement 1 existence des listes de proscription dont on lui avait attribué l'initiative (mai 1872). 11 protesta à la même époque contre les allégations de la commission d'enquête sur rinsurrec~ tion du 18 mars.
M. Ranc a publié le Bilan de Vannée 1868, en ooUaboration avec MM. P. Grousset, Castagnary et F. Sarcey (1868, in -8"); Mistsire de la conspira^ tion de Babœuf, par Buonarotti, avec une préface et des TTOtes (1869, in-U); le Jiotnan d'une ConspiratiDn, dans le Réveil, de M. Delesclusa en 4870; il a contribué à fonder, avec MM. Spu ier. Chailemel-Lacour, etc., le 5 novembre 1871, la Réputblique française, journal quotidien dévoué à la pobtiquede M. Garmtietta. Un roman 4e M. Ranc, intitulé iSous l'Empire, a été le premierfeiiilleton littéraire do cette pubhcalion (1871-1872).
BA'STIEE' (Gabriel), membre 'de la Oommime dé Paris, vé à Boissons, vers 1817., exerçail habille meb tel fAïc lue utement la profession oe peintre déoorat0u^ sur laque, lorsque, en 1866, l'éditeur Oeupil lui Qtkm procès pour avoir reproduit «ur un mreubletin <dessin qui étah la propriété de sa
maison. Ce procès ruina M. Ranvier, qui fut obligé de déposer son bilan. En 1868, lors de l'inauguration des premières réunions publiques, il fréquenta les clubs radicaux de Belleville, où la violence de son langage le rendit bientôt populaire, mais lui valut, devant la 6" chambre, au mois de juillet 1870, une condamnation peur attaques contre le gouvernement établi. Il lot enfermé à Mazas. La Kévolution du 4 septembre lui rendit la liberté. Elu chef du 141* bataillon de la garde nationale et devenu un des jdusardents admirateurs da M. Flourens, il 4)artiQipa activement au mouvement du 31 octobre, figura sur la liste de gouvernement provisoire tant de fois modifiée pendant cette triste journée, fut arrêté, lo ]*' novembre, pour sa participation a ces événements insurrcctiooaels, et révoqué de son grade de chef de bataillon. Pendant son incaroèration et lors du scrutin du 5 /novembre pour la nomination des munioipalitée. il fut élu maire du 20* arrondissement, au second tour» par 7535 suffrages sur 12000 votants. Le gouvernement obtint du conseil de préfecture l'annulation de cette élection en se tondant sur Tincapacrté qui résuitait pour l'élu de son état de failli. Cette décisi«n ne fit qu'augmenter la popularité de M. Ranvier. Il Si'échappa de prison, fit défautderant le 4* conseil de gîierreet fut acquitté au mois de.janjher, ainsi que la plupart de -aes cO'Bcousés.
Aux éicetioAB du 8 février 1871 pour l'Àssentiblée nationale, il obtint, sans être élu, 4i>46ô voix sur 326 970' votants. Bans l'inlervalle il avait été délégué au Comité ceuk>al de la gaîrde natiernale organisé, dit-on, dés les premiers jours du mois dé décembre 1870. II prépara le moitvemeXKt insurrectionnel du 18 mars suivant. Après avoir été réitftégré par ses électeurs dans ses fonctions de maire du 20* arrondissem^-nt, il publia, le 26, une proclamation demandant les élections communales pour le lendemain. Nommé ce jour-là membre de ta Commune, par 14)27 voix sur 16162 volants, il siégea, dès le 30 mars^ dans la commis» sion militaire, et, redevenu commandant de ton ar cien bataillon, accompagna M. i^lourens dans cette fameuse sortie du 2 avril, où celui-ci trouva la mort, li vota, le 19 avril, pour la vatidatiiMi .des élections complémentfiires à la majorité absolue des suifragefl, quel que fût le nombre des votants, et le 2 mai pour la création d'un comiié de salut public, « parce qu'une plus grande hésitation à devenir énergique perdrait la Comsmne et la République « Il fut nommé meœbt^ediL premier comité de salut public, et, après l'avènement de M. Delesoluee, fit partie du second ooinité. A partir de ce moment, on retrouve le nem de M. Ranvier môle à toutes les résolutions violentes prii^es par le gouvernement insurcectionneL II signa le décret ordonnant la destruction de la maison de M. Thiers et de la chapelle expiatoire, présida au renversement de la coloaDe Vendôme, et, en recevant les délégués qui venaient bfti annoncer la chute de ce monument, déclara que l'anéantissement de « la colonne VendCoDie, de la maison Tbiers et de la chapelle expiatoire n'étaient que des exécutions matérielles, mais qve le tour des traîtres et des royalistes vienUrait inévitablement, si la ComimiDe y était forcée^ » Le 22 nud, au moment de l'entrée des tnou»« de Vessailkes, il signa, aveoitout le oomité, c raiipel anxbtas nus «, rédigé par Jd. Deleaclusc^ <et seul, (c la réquisition générale des objebi utiles: à la défiMse^ ■•autorisation taoi te au pilldgej 11 signa anssij tle 28, la proolaimatidn aux soldjrts de Ver^ saliles^ et, le 24, le fameux ordre d'incendiôf «les maisons* su&pectes et les anonuments publica^ « qiii>iietfut)que Vrop fidèlement eiéduté. Il réussU eniAiite < à : sléobapper iet -À gagner rAo^eterre*