RANG
RAMEAU (Charles-Victor Cheybet-), représentaat français, né à Paris» le 26 janvier 1809. d'une famille originaire de Bourgogne, alliée a celle du ^rand musicien du même nom, est fils d'un officier d'état-major du premier empire. Il fit ses études au collège Bourbon, son droit à Paris, et fut reçu avocat au mois d'août 1830- Nommé avoué à Versailles en juin 1834, il a exercé ces fonctions jusqu'au mois de juin 1870, et a représenté en cette Qualité le département de Seine-et- Oise, le ministère delà guerre, le trésor public, etc. Président de la conférence des avoués de France, administrateur du lycée de Versailles, membre du conseil municipal pendant vingt-six ans, et maire élu de cette ville, au lendemain du 4 septembre 1870, il défendit avec une énergique abnégation les intérêts de ses administré» pendant Toccupation prussienne et fut emprisonné pour avoir résisté aux exigences de Tétat-major allemand. Le rapport annexé au décret du 5 septembre 1871, qui le nommait chevalier de la Légion d'honneur, constatait que, pendant Toccupation, c il avait compris et rempli tous les devoirs du courage civil et de l'honneur désarmé ». Aux élections du 8 février 1871. il fut nommé représentant de Seine-et-Oise, le deuxième sur onze, par 40437 voix. Pendant Tinsurrection du 18 mars, il fit partie de la commission des quinze chargée d'assister le gouvernement.
Président de la réunion de la gauche républicaine, il a voté pour la loi départementale, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retourde l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contte l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, le pouvoir constituant, et le maintien des traités de commerce.
M. Rameau a publié : Du Jury en matière civile (1848, br. in-8') ; Observations sur le projet de loi relatif à Vorganisation judiciaire (ibidem) ; De la iiécessité d'une loi sur les réunions préparatoires électorales (1849, br. in- 8*) ; De la justice cwile pour les indigents , (ibidem) ; De la saisie immobilière et particulièrement de la daiue dite de voie parée (1860, in-8*) ; Réponse à la proposition relative au rétablissement de la taxe du pain à Versailles (1868, br. in-8*) ; etc. Il a collaboré à la Revue critique de législation et de jurisprudence et à la Gazette des Tribunaux, En 186'Z il a créé à Versailles un cours public et gratuit de Législation usueUe, dont il a été pendant cinq années le professeur, (1862- 1867). Cet enseignement réuni en volume et présente à' l'Exposition universelle de 1867, valut à son auteur une mention: honorable. M. Ghevrey- Rameau a été nommé officier de l'Université.
KAMPON (Joachim^Achille , comte), représentant français, né à Paris, en 1 806, fils du général Rampon, servit comme officier dans la cavalerie, et fut nommé général de la garde nationale sous Louis-Philippe. Ëlu député de l'Ardèche en 1836, il siégea sur les bancs de l'opposition. Il resta à l'écart pendant les premières années de l'empire, fut élu conseiller général pour le canton de Tournon, en 1867, et se présenta comme candidat au Corps législatif en 1869 dans l'arrondissement de Tournon, contre le candidat officiel U, de la Tourrette, mais n'ayant obtenu que 6000 voix environ, se retira au !^* tour de scrutin devant M. Hérold,