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composition du personnel diplomatique à l'étranger, et enfin l'envoi à la cour italienne de Rome d'un ministre plénipotentiaire représentant la Rê-

Sublique française, dans la ville même où résiait déjà ramb'assadeur français auprès du Saintpère (mars 1872), sont les principaux faits qui signalèrent la rentrée de M . de Rémusat aux affaires. Lors de l'inauguration du tunnel du Mont- Genis, il fut délégué par le président de la République pour féliciter le gouvernement italien. On remarqua à cette occasion gue M. de Rémusat rappela la communauté d'origine latine des deux nations, comme un motif de reserrer encore les liens qui les avaient toujours unies (19 septembre 1871).

RÉMUSAT * (Paul-Louis-Etienne de). — Après la révolution du 4 septembre 1870, il accompagna M. Thiersdans sa mission diplomatique auprès des principales cours d'Europe. Aux élections du 8 février 1871,11 fut nommé représentant de la Haute- Garonne à rassemblée nationale, le deuxième sur dix, élu, le 17, secrétaire de l'Assemblée par 412 voix, et réélu à plusieurs reprises, notamment le 5 mars 1872, par 344 voix sur 544 votants.

Il a pris place au centre gauche , et a voté pour les prélimmaires de paix, l'abrogation des lois ' d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de l'Assemblée à Paris; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce.

RENAUD * (Pierre-Michel). — Rentré en France en 1860, après l'amnistie, il se tint à l'écart jusqu'au 4 septembre 1870 et s'engagea alors dans . les mobiles des Basses-Pyrénées. Aux élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant de ce département à TAssemblée nationale, le quatrième sur neufj par 51 477 voix.

Il a pris place à gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; contre l'abrogation des lois d^xil^ la valiaation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.

RENAULT * (Pierre-Hippolyte-Poblius). — Au moment de la guerre franco-prussienne (15 juillet 1870), le général Renault était déjà dans le cadre de réserve. 11 fut rappelé à l'activité par le général de PaliJLao (12 août) et mis à la tôte du 14* corps qui devait, avant le désastre de Sedan, être transporté par les voies rapides à Belfort et de là exécuter un coup de main hardi sur le grand-duché de Bade. Ce corps d'armée prit, pendant le siège de Paris, le titre de 2' corps, dans la seconde armée de sortie placée par M. Trochu sous les ordres du général Ducrot. M. Renault le commandait lors de la première journée de la bataille de Champigny (30 novembre) ; mais, s'exposant sans mesure pour encourager de jeunes troupes, il fut grièvement blessé à l'attaque du plateau de Villiers, et succomba à la suite d'une douloureuse opération. Il fut mis à l'ordre du jour de l'armée le 19 décembre 1870.

RESSÉGUIER * (Albert, comte de). — Il combattit la politique et les tendances de l'empire ilans les conseils électifs dont il fit partie, dans la presse, dans les divers comités de décentralisation ou d'organisation religieuse, tel que celui du denier de Saint-Pierre, à la fondation desquels

il contribua avec ses amis du parti catholique libéral. Pendant le siège de Paris, il prit une part active aux ti^vaux de la Société internationale de secours aux blessés, et fut élu, le 8 février 1871, représentant du Gers à l'Assemblée nationale, le dernier sur six, par 57 535 voix.

Il a pris place à droite, s'est fait inscrire à réunion des Réservoirs, et a voté pour le? préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, et le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

REYERCHON * (Fran cois-Alexis-Emile). — Elu conseiller général du ûoubs au mois de février

1870, il fut, paraît-il, à cette époque, sur le point d'être réintégré au Conseil d'Etat. Après la révolution du 4 septembre^ il fut nommé conseiller d'Etat, dans la commission provisoire chargée de remplacer le Conseil impérial (19 septembre): il était alors absent de Paris et no fut point installé. Au mois d'octobre suivant il est devenu avocat général à la Cour de cassation.

REYERCHON (Honoré) , représentant français, né le 13 novembre 1821, d'une famille d'industriels, entra à l'Ecole polytechnique, se fît recevoir licencié en droit, et fut nommé conseiller dt préfecture en 1847. Démissionnaire en 1855, il s'adonna à l'industrie, et devint directeur de la compagnie des forgesd'Audiencourt (Doubs). Conseiller général du Jura depuis 1860, il fut élu, le Sfévrier

1871, représentant de ce département à l'Assemblée nationale, le cinquième sur six, par 25603 voix.

Membre de la réunion Feray, u a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, et la proposition Rivet; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris. Il s'est abstenu sur la proposition Cazenove de Pradine, la proposition Ravinel et le traité douanier.

Jl. Honoré Reverchon s'est fait connaître par ses opinions protectionnistes.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, U a été élu conseiller général du département du Jura, pour le canton de Saint- Laurent.

RICHARD * (Maurice).— Parmi les faits importants de son administration il faut citer encore la suppression du salon d'honneur à l'exposition des beaux-arts et la nomination d'une commission chargée de rechercher Ips modifications à apporter à l'enseignement du Conservatoire de musique, depuis si longtemps critiqué par les hommes spéciaux. Au mois d'avril, après la démission de M. Buffet et son remplacement par M. Segris, M. Richard fut chargé pendant quelque temps du portefeuille de l'instruction publique. Un décret du 15 mai augmenta l'importance du ministre des beaux-arts, en adjoignant à son département un certain nombre de services notables, distraits du ministère de l'instruction publique, et en lui donnant le titre de ministre des lettres, sciences et beaux-arts. Au nombre des derniers actes du jeune ministre qui furent remaraués, figure le décret accordant à M. Courbet la croix de la Légion d'honneur, que le peintre d'Ornans crut devoir refuser avec éclat. Après les premiers dé-

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