BIGA
sastres do la guerre franco-prussienne, M. Richard suivit le ministère Ollivier dans sa chute (8 août 1670), et ne fut point remplacé dans le nouveau cabinet. Il avait épousé, au commencement d'avril, la fille de M. Bouruet*Aubertot, un des plus riches négociants de Paris.
Un frtTe du précédent, M. Paul Richard, prit
f>art à la défense de Paris dans un corps ue voontaires^ lut blessé grièvement dafis un combat d'avant^postes, à la fin du mois de décembre 1870, et mourut de sa blessure à l'ambulance du Grand- Hôtel.
MCHARD (Max), industriel et représentant français, né à Paris, le 30 avril 1818, fut l'un des fondateurs de la première filature mécanique dé chanvre qui ait fonctionné en France. Président du tribunal de commerce d'Angers, membre de la Chambre de commerce de Maine-et-Loire, il a été élu, le 8 février 1871, représentaat de ce département à l'Assemblée nationale, le sixième sur onze, par 99 901 voix.
Inscrit à la réunion Peray, il a pris place au centre ganuhe^ et a voté pour les préliminaires de paix, l'abnégation des lois d'exil, la validation de l'éleotion des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier, et la proposition Feray (matières premières) ; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel, et .contre la proposition Ravinel.
Lors ^au renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871 , il a été élu conseiller général du dépaTtenaent de Maine-et-Loire, pour le canton Sud-crt d'Anjïers.
M. Max Richard a publié des articles de jourfiaiQX sur des questions économiques- et commerciales, 'et des disoours prononcés en qualité de président-dû tribunal de commerce et de secrétaire de la Société des écoles mutuelles d'Angers. Il a été désoré de la Légion d'honneur^ à la suite de l'Ëxposstion de 1867.
RlCfilSR-* (Claude-François-Mai:cei) — Aux élection S'du 8 février 187-1 , il a été nommé représentant delà Gironde à l!iUsemblée nationale, le àeptième sur quatorze, par 96 502 voix.
Membre delaréuaion Feray, il a pris place au centre gaudfte, et a voté pour ies> prÛiminaires de paix, l'abrogation des lois d'&xil. -ia validation de l'élection des princes, la loi depaitemenrale, le pouvoir oonàiUu<tnt, la proposition Rivet, le traité douanier -, contre le. gouvernement, dans la ques~ tion du pouvoir temporel; contre la proposition Ravinel, la propcsition Feray (matières premières) , et le retour de rAssemblée à Paris. tM. Richier estorort au mois de juin 1872.
RIGAULT (Raoul-Georgc's-Âdolphe), membre de. la Commune de Paris, ne à Paris, le 16 septesmbrè 1846, fit de briUnntes études au collège de Versailles, -et, après avoir été reçu bachelier àsfiettces «t ès^sciences, entra, au mois d'octobre l^S^au lycée. SaântrLouis, pour s'y préparer à l'Ecole polytechnique. Doué d'une mémoire rd- XDianquable et -d'une mtelligenoe facile, il suivit d'abord. assidûment les cours de mathématiques ^écialos; mais son gorût pour l.'histoiro de la Révolution otâes tendances socialistes le poussèrent bientôt à se mêler au mouvement politique qui, cette même année, agita la rive gauche et le quadrtier des Écoles. 11 fat alors le collaborateur de M. Tridon au journal le Candide, et, plus tard, au journal le CrUique. qui remplaça cette première feuille, supprimée avec éclat. Il vivait d'ailleurs presque exclusivement du produit de ses leçons. Dès cette époque, il se faisait remai*-
quer, dans le groupe des jeunes journalistes désignés sous le nom d'HeoertisteSj par son attachement fanatique aux idées révolutionnaires les plus exagérées, son admiration pour les théories matérialistes du docteur Yircbow, sa sobriété, et son insouciant dé^<inté^es$ement. Il coUa^ra ensuite à la Maneidaise que M. Rochefort venait de fonder. Des succès oratoires dans les clubs, et en particulier dans la réunion dite du Pré-aux-Clercs, lui créèrent une facile popularité. Llle s'augmenta encore à la suite d'une condamnation sévère pour outrage à la morale publique et à la religion, à propos de laquelle il brava le tribunal, et le ministère public, qui réclamait l'indu'genoe pour son jeune âge. « Monsieur l'avocat général, messieurs les juges, diUI, je ne veux pas de votre indulgence ; le jour où nous serons au pouvoir, nous ne vous en accorderons pas. » Ce qui caractérisa surtout M. Rigault, ce fut son goût pour la police. Il connaissait presque tous les agents de la préfecture, avait étudié les procédés et rhistoire de cette institution, et, lors de la révolution du 4 septembre 1870, était suffisamment préparé au rôlede chef de la police politique qu'il ambitionnait. Il sollicita ce poste, alors occupé par le célèbre M. Lagrange, et l'obtint, par l'intermédiaire de M. Antonin Dubost, comme lui, ancien rédacteur de la Marseillaise j devenu secrétaire général sous M. de Kératry. Son-caractère remuant et son attitude hostile à la nouvelle administration, dont il ne trouvait pas les procéMés assez violents, ne lui permirent pas d'occuper longtemps cette importante situation. Au moment du 31 octobre, après le remplacement de M. Kératry par M. Edmond Adam, il donna sa démission. L'indulgence de M. Adam empêcha que M. Rigault ne fût impliqué dans les poursuites dirigées contre les auteurs du mouvement dont ce dernier était évidemment le complice. Il quitta alors momentanément la police pour revenir au journalisme, et publia, dans la Patrie en danger ^ journal de M. A. Blanqui , une série d'articles, surles ageni s célèbres de l'Empire, dont ses recherches dans les dossiers de la Préfecture lui avaient fourni les plus précieux éléments. Après l'insurreciion du 18 mars 1871, il réussit enfin à envahir le cabinet du nouveau préfet, le général Valentin, fut nommé, le 26, membre de la Commune, dans le 8* arrondissement, par 21 75 voix sur 4396 votants, et reçut, dès le 27, le titre de délégué civil à la Préfecture de l'olice. M. Duval , dé'i-^n'; à la même époque comuie délégué militaire, ûtant mort le 4 avril, à la suite de la malheureuse sortie faite par les fédérés contre le mont Va'érien, M. Raoul Riganlt resta seul maître du poste important qui lui avait été partiellement cûfntié. Successivenient secrétaire de la Commune, le 29 mars, membre de la commission de sûreté générale, le 30, membre de la nouvelle commission executive et délégué à' la sûreté générale, le 21 a;vril, il donna sa démisMon et (quitta la Préfecture ie2ô, à la suated'une séance, ou l'assemblée commuaale, après une vive discussion, s'i mut enfin des arrestations arbitraires et des abus d'autorité de tout genre dont M. Rigault s'était rendu coupable^ supprima le secret, et autorisa chacun de ses membres 4 visiter les prisons et \f>8 établissements publics et militaires. Pour dédommager l'ex-déléguéjSescollègues le nommèrent, deux jours après, procureur de la Commune. D'ailleurs, il conserva toute son influence à la Préfecture, qu'il avait remplie de ses créatures ou de ses amis. M. Cournet, qui y fut envoyé à sa place, n'y put tenir plus de quinze jours, et fot, de guerre lasse, remplacé par M. Ferré, oonfident dévoué et admi» rateur fanatique de l'ancien titulaire. M. -Rigault avait déjà voté, avec la majorité, les mesures les plus arbitraires, entre autres, la validation des élec