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SAY

d'être nommé, aux élections du 8 février 1871, représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le septième sur quarante-trois, par 15437^ voix sur 328970 votants. Au moment de la négociation des préliminaires de paix, il fit partie de la commission chargée de rester en rapport avec les négociateurs.

Lors de l'insurrection du 18 mars, il fut nommé commandant provisoire des gardes nationales de la Seine, eu remplacement du général d'Aurelle de Paladines, et fit vainement, pendant quelques jours, les plus grands efforts pour amener • la conciliation de tous sur le terrain de la République. > Il ajoutait, dans une proclamation remarquable par son accent de sincérité, ■ qu'il était fermement résolu à donner sa vie pour la défense de l'ordre, le respect des personnes et de la propriété, comme son fils uniqueavait donné la sienne pourladéfense de la patrie. > Il fitpartiedela manifestation pacifique du 22 mars, à la place Vendôme, mais ne la dirigea point, comme on l'a prétendu. En même temps, une résistance apparente contre le comité central s'organisa sur divers points de Paris, et la garde nationale de l'ordre sembla se rallier autour de l'amiral, dont le quartier-général était au Grand Hôtel, et qui restait en communication constante avec les maires d'arrondissements. On put croire un moment que Taccord allait se faire, et le bruit courut même que le comité central avait accepté les conditions de M. Saisset; mais en réalité, Tamiral n'obtint rien que la mise en liberté du général Cbanzy, et, dès le 25 mars, il > autorisa les officiers, sous-officiers et gardes nationaux de la Seine à rentrer dans leurs foyers. ■ Il partit alors pour Versailles, où, sur l'invitation des maires de Paris, il donna sa démission de commandant en chef. La révolution communale était consommée. Lors de l'enquête ordonnée par la Chambre sur les causes de l'insurrection du 18 mars, l'amiral Saisset a rejeté sur l'inconsistance de la garde nationale de l'ordre, Tinsucccs de son intervention. A l'Assemblée, il a pris plusieurs fois la parole sur des questions spécisiies, notamment à propos des projets de loi relatifs à la marine marchande, et au cumul de l'indemnité de député avec les traitements de l'Ëtat*

Il a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, le retour de l'Assemblée à Paris et contre la proposition Ravinel.

M. Saisset a été promu grand officier de la Légion d'honneur le 13 juillet 1872.

M. Edgard Saisset, fils unique du précédent, lieutenant de vaisseau, attaché au fort de Montrouge, y fut tué à la suite du bombardement, dans la nuit du 16 au 17 janvier 1871.

SALICIS (Gustave-Adolphe), marin français, né le 16 juin 1818, entra au service en 1836. Aspirant en 1838, enseigne en 1842, lieutenant de vaisseau

techniqi

Paris par l'armée prussienne (15 septembre 1870), il fut attaché à l'état-major de l'amiral Hugueteau de Chaîné, commandant du ^* secteur, et promu officier de la Légion d'honneur^ le 23 janvier 1871, en récompense de ses services pendant le siège. Il protesta, dans les journaux radicaux, contre la capitulation, et accusa le gouvernement d'avoir livré une place « dont les ressources étaient encore immenses. > Le démenti que crut

devoir lui infliger, à cette occa^on, le Journal officiély rendit son nom populaire. II obtint, à Paris, sans être élu, au scrutin du 8 février 1871, 57553 voix sur 328970 votants. Lors de l'insurrection du 18 mars 1871, il tenta d'organiser et de centraliser la résistance de la garde nationale de l'ordre dans le 5* arrondissement. Depuis, il a repris ses cours à l'École polytechnique.

SAUVAGE* (François-Clément).— Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le vingt et unième sur quarante-trois, par 102672 voix sur 328970 votants.

Il a pris place à gauche, et a voté contre l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, et la proposition Ravinel; pour la loi munici-

{)ale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, e traité douanier, la prop isition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris. Il s'est abstenu lors du vote sur les préliminaires de paix.

SAY (Jean-Baptiste-Léon), économiste , administrateur et représentant français, né en 1826, petit-fils de Jean-Baptiste Say, et fils d'Uorace- Emile Say, suivit les traditions de sa famille, et s'occupa surtout d'économie politique. Il se présenta, aux élections de mai 1869, pour le Corps législatif, comme candidat de l'opposition, dans la circonscription de Pontoise, contre M. Rendu, candidat officiel, et M. Lefèvre-Pontalis, qui fut élu. Le 8 février 1871, il fut nommé représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le trente-quatrième sur quarante-trois, par 76675 voix sur 328970 votants, et représentant de Seine-et-Oise , par 24424 voix. Il opta pour le département de la Seine, dont il devint le préfet, à la suite de la démission de M. Ferry (décret du 5 juin 1871). Dès son entrée à la préfecture, il s'appliqua à réorganiser les services municipaux des mairies de Paris sur un plan uniforme et divisa radministration centrale en trois grandes directions, correspondant aux finances, à l'administration générale et aux travaux publics. Après avoir déterminé le bilan de la Ville» il présenta et fit voter par le conseil municipal élu un projet d'emprunt, dont rémission obtint nn succès complet. En même temps , les plans de reconstruction de l'Hôtel de ville étaient mis à Tétude ; la bibliothèque municipale était rouverte dans l'hôtel Carnavalet, et se reconstituait^ grâce à de généreux dons et à des recherches intelligentes ; l'instruction primaire était réorganisée sur des bases solides, et avec de plus larges subventions; les fourneaux économiques étaient rétablis, et le pavage des rues de Paris refait dans presque tous les quartiers à la fois. Il favorisait en outre l'étude des tramways et chemins de fer d'intérêt local, réclamés par les communes suburbaines, reconstituait les actes de l'État civil , déterminait le montant des dommages causés aux habitants de la Seine par les deux sièges, réclamait à l'État les deux cents millions payés par la ville de Paris à l'armée prussienne, etc .

Sur l'invitation spéciale du lord-maïre, le ne aveau préfet de la Seine, accompagné du président du conseil municipal de Paris, M. Vautram, fit, au mois d'octobre 1871, le voyage de Londres, et présenta solennellement au corps des aldermen de la Cité, le modèle en bronze de l'Hôtel de ville, et la grande médaille d'or) frappée en souvenir du ravitaillement de Paris par les dons anglais. En même temps, il remettait au lord-maire, de la part de M. Thiers, la grand' croix'de la Légion d'honneur. Ce qui caractérisa surtout l'administration de M. Say, ce fut une

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fermeté conciliante, et un accord complet avec la majorité da conseil municipal élu. Il a été, à deux reprises, sur le point de quitter la préfecture de la Seine : au moment du vote de Timpât sur les matières premières (19 janvier 1872), et après le refus, par FÂssemblée, de revenir a Paris (2 février). Lors du procès Janvier de la Motte, il désavoua hautement, devant le conseil municipal, les procédés de comptabilité que M. Pouyer-Quertier semblait couvrir de son indulgence, et les interdit, dans son administration , sous les peines les plus sévères.

Membre du centre gauche, il a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, l'abrogation des lois d*exil, la validation de l'élection des princes, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le gouvernement dans lac|uestion du pouvoir temporel; contre la proposition Cazenove de Pradine et la proposition Ravinel.

On a de M. Léon Say : Théorie des changes étrangers^ traduit de l'anglais, et précédé d^une introduction (in-folio) ; Histoire de la Caisse d'escompte (1848, br. in-8*) ; te Ville de Paris et le créait foncier (br. in-8*); Deuxième Lettre à MM. les membres de la commission du Corps législatif (br. in-8*) ; Observation; sur le système financier de M. le Préfet de la Seine (1865, br. in-S**) ; les Obligations populaires, en collaboration avec M. Léon Walras (in-S"). Il a pris une part importante à la rédaction du Journal des DébatSy et a collaboré à V Annuaire de VÉconomie politique, et au Journal des Économistes,

M. Léon Say a épousé Mile Edouard Bertin, fille et nièce des propriétaires fondateurs du Journal des Débats,

SCHÊRER * (Edmond). — Nommé, pendant le siège de Paris, membre du conseil municipal de Versailles, il fut élu, le 2 juillet 1871, représentant de Seine-et-Oise à l'Assemblée nationale, par 47 694 voix sur 81 398 votants. Il a fait partie de la commission chargée de l'examen du traité relatif à la libération du territoire.

Il a pris place à gauche et a voté pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; pour la loi départementale, la proposition Rivet, le traité douanier, le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris ; contre le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.

M. Schérer a publié, dans le TempSj une série d'articles importants sur la diplomatie française en 1870 (novembre 1871 —janvier 1872), et des Lettres de Versailles (janvier-juillet 1872), qui furent très-remarquées.

SCHEURER-KESTNER (Auguste), chimiste et représentant français, né à Mulhouse, le 11 février 1833, fit ses études de chimie à l'Ecole de médecine de Paris (1852-1853), et prît ensuite la direction de l'établissement industriel de M. Kestner, son beau-père, à Thann (Haut-Rhin). Ses idées républicaines Pavaient fait condamner, trois ans auparavant, à quatre mois de prison et 2000 francs d'amende, et placé sous rapplication de la loi de sûreté générale. Préoccupé de l'amélioration des classes ouvrières, il fonda, en 1865, une société coopérative de consommation a Thann. Nommé, pendant la guene de 1870-1871, par la délégation de Bordeaux, directeur de l'étatablissement pyrotechnique de Cette, il fut élu, le 8 février 1871, représentant du Haut-Rhin à l'Assemblée nationale, le neuvième sur onze, par 58000 voix, se retira, avec ses collègues de l'Alsace, après la cession de cette province à la Prusse, et fut réélu, le 2 juillet 1871, dans le

département de la Seine, par 108038 voix sur 290 823 votants.

Membre de l'Union républicaine, il a pris place à gauche et a voté contre les préliminaires de paix, la dissolution des gardes nationales, le pour voir constituant, la proposition Rivet, la proposition Ravinel; pour le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; pour la loi départementale, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traites de commerce et le retour de TAssembice à Paris.

M. Scheurer-Kestner a collaboré au Bulletin de la Société chimique de Paris , de 1863 à 1867, et au journal V Association. Il a publié : Principes élémentaires de la théorie chimique des types, appliquée aux combinaisons organiques (1862, in-8*) , et de nombreux mémoires insérés dans les Comptes rendus de V Académie des sciences, dans les Annales de Mmie et de physiqtte, et dans les Bulletins de la Société industrielle de Mulhouse Cette Société lui a décerné, en 1868, une médaille d'or hors classe pour ses travaux sur la Combustion.

SCHC^LCHER * (Victor). — Il refusa de profiter de l'amnistie décrétée par l'Empire, et ne rentra en France que le 6 août 1870, à la nouvelle de nos premières, défaites. Le 4 septembre, il était à l'Hôtel de Ville, et s'éleva contre quel ques radicaux qui demandaient l'adoption du arapeau rouge. Nommé, par décret du 16, colonel d'état-major de la garde nationale, puis membre de la Commission des barricades, il fut chargé d'organiser la légion d'artillerie, dont il conserva le commandement pendant toute la durée du siège de Paris. Au 31 octobre, il signa, avec M. Dorian , la proclamation qui convoquait le peuple à élire un conseil municipal, et qui fut annulée le lendemain. Après la capitulation de Paris, il donna sa démission de colonel, et fut élu, la 8 février 1871, représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le dixième sur quarantetrois, par 149994 voix sur 328970 votants, puis représentant de la Martinique et de la Guyane. Il opta pour la Martinique. Après le 18 mars, replacé par les maires de Pans à la tête de la légion d'artillerie de la garde nationale, il figura parmi les représentants qui essayèrent de traiter avec IcComiié central. Arrêté par ordre du Comité de salut public, il fut relâché au bout de trois jours sur l'initiative de M. Raoul Rigault (13 mai), et renonça à ses tentatives de conciliation.

Il a pris place à l'extrême gauche de l'Assemblée nationale, a présenté une proposition de loi sur la levée de l'état de siège dans les départements de la Seine et de Seine-et-Oise, qui ne fut point prise en considération, et a été nommé président de la commission relative à l'enquête sur les établissements pénitentiaires. Il a voté contre les prélioiinaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, le pouvoir cotistiluant et les propositions Rivet et Ravinel; pour le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel; pour la validation de l'élection des princes, le traité douanier, la proposition Feray (matières preaii?*res), le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

On a de M. Schœlcher, outre les publications déjà citées : Vie de Hœndel (The life of Handel ; Londres, 1857, in-8*), et le Bepos du dimanche (The sunday rest; Londres, 1870). 11 lui a été attribué, dans le courant de l'année 1871,, une brochure scandaleuse publiée en Belgique, 'intitulée : les Amours de Napoléon III, que le parquet crut devoir poursuivre. M. Schœlcher , qui

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