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était absolument étranger à cette publication, se porta partie civile au procès et obtint des dommages et intérêts, tandis que l'éditeur, M. Vital Puissant était condamné correctionnellemenl.
SECOîVDÏGT^ ( Achille- Henri Beaubjln de^, journaliste français, né vers 1839, et fils d'un instituteur du département des Deux-Sèvres, débuta en littérature par la publication d'un médiocre
Eamphlet : la Petite Lanterne ^ imitation du journal ebdomadairç de M. Rochefort, bientôt suivie de la Lanterne de poche, qui vécut aussi peu que la précédente. En 1869, il renouvela ses tentatives en fondant le Paré y feuille d'opposition violente, . oui, ûbs son troisième numéro, lui valut une conaamnation 'à un mois de prison et à 500 francs d'amende. Après la révolution du 4 septembre 1870, il s'associa à M. Pascal Duprat, et fit paraître le Citoyen, qui vécut quelques semaines. Lors de rinsuneciion du 18. mars 1871, il se porta candidat à la Commune. dans >le 18* arrondissement, et fonda le Mont-A\ entin , organe des Buttes- Montmartre, qui n'eut que deux numéros. Une publication plus sérieuse fut le Bonnet rouge jîeuiWe ultraradicale, parue le 10 avril, qui soutint la Commune à outrance^ et fut rempUicée, i la 0n du mois de mai, par VBstafetie, qui s'^imprimait encore au moment où les troupes de Versailles entraient à Paris., Ces divers journaux étaient passés as>ez lùapercus pour que des poursuites lussent, jugées inutiles. contre levir auteur, lorsque M. de Secondîgné, qui n'avait .point qjaitté Paris, crut devoir publier, sous le titre de : les Mémoires d'un évadé, une sorte d'autobiograpliie. Cet opuscule amena son arr,estai^on. Traduit devant le 3*' conseil de guerre^ ^çg^ant à .VecsâiUes^^ il fut condamnp à la déportation simple, le 215 janvier; 1875, . et embarque le 1" février suivant, sur le transport le Rhin, pour la ^Nouvelle-Calédonie.
^GRIS* CEniile-Alexis). — Il réclama, dès le début de la session de 1870, une nouvelle amélioj-ation du budget de l'instruction primaire, et obtint à Tunarùmilé le crédit demandé. Des désordres graves ayant éclaté au cours de M. Tardieu à l'Ecolfi de médecine, il crut devoir, dans l'intérêt de l'ordre, suspendre tous les cours et fermer provisoirement l'école. Cette décision lui fut reprochée, même par la presse modérée, comme excessive et viUégaJe. Un décret du 14 avril le nomma ministre des finances, en remplacement de M. Buffet, démissionnaire. Il dirigea, en cette qualité, 1 émission de l'emprunt de 750 mUlions, fait en vue de la guerre franco-prussienne, et dont le succès fut très-grand, tandis que M- Maurice Eicbard, ministre des beaux-arts, était chargé momentanément du -portefeuille dô Tinstruction publique. Après les premières défaites essuyées par l'armée française dans la guerre contre la Prusse, M. Segris, suivit le cabinet OUivier dans sa chute (séancQ du 8 aoiVt 1870) .
SÊGtm* (comte AjUatole de)., — IJors de l'élection du nouvoâu Couseit d'Etat par TÂssemblée nationale, il fut nommé, dansila séance du 22 juillet 18724 au premier tour de, scrutin, conseiller d'Etat, iQ treizièn^e sur vingt-deux, par 342 , voix sur 633 votants.
SKIGNO0OSi ( Charles- André ) , leprésentant français, ne le 25 août '1822, à Lamastre (Ardèche), fît son, drô^t-à Paris .et fut X£içu avocat en 1844. Il voyagea afors, ,pçndant, .plusieuis années, ;dans le^ différentes contrées, de l'Europe, pour perféctionper ses études» Pendant qu'il visitait Rome„e^n 1848, aumoJAçut des élections à
la Constituante, ses compatriotes lui donnèrent 20000 voix, et le nommèrent quelque temps après çonseUler général. Il a toujours été réélu depuis à une grande majorité, bien que sa candidature ait été vivement combattue par le gouvernement. Indifférent aux questions politiques, mais très-occupé des affaires locales, il contribua à fonder dans PArdèche un grand nombre de sociétés d'instruction et d'œuvres charitables, dont il fut élu président. Membre du consistoire de l'Ardèche, du conseil presbytéral et du conseil municipal de Lamastre, il a été nommé secrétaire du Conseil général en 1871. Il était décoré de la Légion d'honneur depuis 1868.
Aux élections du 8 février 1871, U a été nommé représentant de l'Ardèche à TAssemblée nationale, le deimier sur huit, par 39 258 sufifrageg. Il a signé la proposition Rivet-
Il a pris place au centre gauche, a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, la proposition Fecay (matières premières)^, le maintien des traités de commerce et le retour de rAjssQmblèe à Paris; contre le pouvoir constituant, la loi relative au cautionnement des j'ournaux,. et s'^t abstenu dans la question du pouvoir temporeL
le 8 octobre 18.71, il a été réélu conseiller général du département de rAxdèche, pour le caixton de Lamastre.
Gendre de M. Vacheresse, ancien représentant i la Législative^ il a été un des amis intimes de Boncel, qui est mort entre ses bras au mois de janvier 1871-
SENABD"* (Antoine-Marie-Jules). — Après la révolution du 4 septembre 1870, au moment où le gouvernement de la Défense nationale chargeait M. Thiers d'une mission à Londres i Vienne et à Saint-Pétersbourg, pour obtenir une intervention des puissance, il envo^^ait en même temps à Florence M. Senard, dont les sympathies pour La nation et la politique italiennes étaient connues, solliciter te concours du roi Victor- Emmanu:! dans les négociations, et. au besoin, son intervention directe, si l'attituoe des autres cabinets la rendait. possible. L'accueil fait au ministre de France fut particulièrement bienveillant et amical, et, la convention du 15 septembre étant regardée par les deux gouvernements conuDue tacitement abrogée par les derniers événements , l'occupation de Borne par les troupes italiennes suivit de près. Le représentant de la Républiaue française félicila le roi, dans une lettre rendue publique, » de l'heureux événement.qui délivrait Home et consacrait Tunité de Tltalie, » en mêncie temps que de l'habileié avec laquelle, en cédiint aux nécessités politiques, on avait ^u « respecter et ménAs;er los sentiments religieux > (22 septembre 1870). Cette entente cor J laie resta stérile, car l'arrivée de M. Thier» -à Florence ay^t détruit les espérances que Ton fondait sur T intervention dea^puissances, le gouvernement italien refusa de se départir de son attitude de neutralité, lies troubles survenus dans le département des AlpesrMaritimes (ancien comté de Nice) et l'agitation fomentée. dans la Savoie^en vue d'une sépaiation de la France, fournirent â M. Senard l'occasion de demander au^gouvernement italien, déjà accusé ide'Complicité,(uee.déclaratiotvtx)D$ue eifclebi termes asscK précis etiénergiquas pour ne laisser aucune espérance aux , agitaiteurs. En même tempf :, le gouvernement ae la Défense nationale, sur les .indications de son ministre en Italie, remplaçait, l'adminisiraXeur provisoire du dépar,temept des A^pes-Maritimes, et le mouvepieiit s/ê^arat^a(ie aw^tait coimplétemeQt. M. Se-