‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 110 sur 122 · SERR · texte numérisé non relu

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nard, considérant sa mission comme terminée, rentra alors en France avec M. Thiers (23 octobre 1870). 11 a repris depuis sa place au barreau de Paris.

SERRALLIER (Auguste) ^ membre de la Commune-de Paris, né à Draguignan (Var), le 27 juillet 1840, d'une famille que les événements politiques avaient forcée de se réfugier en Angleterre^ exerçait le métier d'ouvrier formier pour la cordonnerie, lorsqu'il s'affilia, en 1864, à l'Association internatioQale des travailleurs. Son intelligence et ses connaissances en économie politique le firent nommer, au commencement de 1870, membre du Conseil général de TAssociaticn siégeant à l.ond£es. 11 entretint successivement des relations avec MM. Dupont, Vésinier et Félix Pyat, et, le 6 septembre de la même année, fut envoyé à Pari:>, par le Conseil, pour suivre les événements et combattre l'influence des bommes récemment élevés au pouvoir. Pendant la durée du siége^ il se montra en effet, dans les réunions publiques et en particulier au club de la cour des Miracles, l'ennemi acharné du gouvernement de la Défense. Officier au 121* bataillon de la garde nationale, il prit part à la tentative du 31 octobre, ne fut pas inquiété pour ce fait, et, dès la signature de l'araDibtice, partit pour Londres, d'où il ne retint que le 17 mars^ apportant les fonds nécessaires à la propagande du Comité central, dont il partagea les travaux sans en. signer les affiches. Le 22 mars, alors que l'insurrection était triomphantej il comaïuniqua aux journaux la traduction d'une leitrede Karl Marx, le chef suprême de rintornationalfi, qui, datée du 28 février précédent, dégageait devant l'opinion publique la

qui, sous le couvert de la société, prétendaient arriver aux premières places de la République. » Cette manceayre de la dernière heure avait pour but de rassurer les électeurs. M.Serrallier échoua cependant au premier tour de scrutin le 26 mars; il obtint 4422 voix et ne fut pas élu; mais, aux élections complémentaires du 16 avril, il fut nomnoié membre de la Commune, dans le 2* arrondissement, par 3141 voix sur 3601 votante. 11 faisait déjà pariie, depuis le 5 avril , de la commission d'initiative de travail et d'éch&nge. M. Serrallier, qui en toute occasion se montra l'ennemi personnel de M. Pyat et des énergumènes qui l'entouraient, prit d'ailleurs peu de part aux dificussionsde la Commune. Uvota^ le 2 mai, contre la création du Comité de salut public, <c pouvoir dictatorial, véritable usurpation de la souveraineté du peuple, » se rallia a la déclaration de k minorité rédigée pax M. Ch. Beslay, se consacra à Tadministraiion du 2* arrondissement, et signa cependant, le 22 mai 1871, avec ses collègues de la mairie de la Bourse, une proclamation appelant le peuple aux année, > pour résister aux monarchistes qui voulaient. anéantir Paris.» Au moment de l'entrée des troupes M. Serrallier réussit à gagner l'Angleterie. A la réunion du Conseil général de l' Internationale. A Londres, le 17 septembre 1871, il a été élu secrétaire correspondant pour la France. Il a aussi assisté au coDgcès tenue .à<la Haye, le>4 septembre 18.72.

SERRANO YBOMIKGURZ* (ï'pancisco). duc de LA ToRBE. — Au mois de mars 1870 , le bruit de la cession de Cuba aux l!>tatSHUnis prit une telle consistance oue le maréchal crut devoir en faire rol:Ôet des dénégations les plus formelles» La question intérieure continuait d'ailleurs à présenter la même gravité. Malgré le décret qi^i im-

posait au clergé le serment constitutionnel. la conspiration carliste restait en permanence aans les campagnes, tandis que l'insurrection ravageait les villes. A Barcelone, lors de la promulgation de la nouvelle loi qui rétablissait la conscription, il fallut attaquer régulièrement la ville et employer l'art Uerie pour venir à bout des barricades. Le régent, découragé, fut sur le point de donner sa démission. Les Certes, faute d'un prince

3ui consentit à accepter la couronne, essayèrent e consolider un régime provisoire qui tuait l'Espagne. Les pouvoirs du maréchal Serrano devaient être étendus aux prérogatives royales, le Sénat élu et le maréchal Prim chargé de présider le ministère. La candidature HohenzoUern, qui surgit tout à. coup, Topposition qu'elle souleva au sein de tous les partis, et l'éclatant commentaire qu'elle reçut de la guerre francoprussiepne , ne contribuèrent pas à diminuer le désarroi dans lequel étaient tombés l'administralion et le gouvernement espagnol. Enfin, le duc d'Aoste accepta la couronne et fut élu le 16 novembre 1870 parles Certes. A la fin du mois de décembre, l'assassinat du maréchal Prim imposa de nouvelles obligations au maréchal Serrano pour le maintien de l'ordre à Madrid. Après l'entrée du roi Amédée I**", il résigna ses pouvoirs (4 janvier 1871), fut nommé président du conseil et ministre de la guerre, et reçut du roi d'Italie l'ordre de l'Annonciade. Depuis, il fit partie, à plusieurs reprises, des nombreux ministères qui se sont succédé df^puis l'élévation au trône du duc d'Aoste. U fut, notamment, porté au pouvoir au moment où éclatait l'insurrection carliste, et nommé commandant en chef de l'armée destinée à opérer contre les rebelles (avrilmai 1872). La convention conclue par lui avec les chefs carlistes, et qui leur accordait amnistie pleine et entière, avec conservation de tous leurs droits à l'avancement, mena au pouvoir les radicaux, et fit momentanément disparaître le duc de la Torre de la scène politique (19 juin 1872).

SERRES (N.... WiECZFPEN6Ki« dit de), ingénieur polonais, né à Bayonne vers 1841, est le fils d*un gentilhomme de Volhynie, qui prit part à la grande insurrection polonaise^ et se réfugia plus tard à Bayonne^ où il se qiarta avec une Française. M. de Sei*res, qui avait pris le nom de sa mère, fit ses études a Parts, obtint, à dix-huit ans, un prix au grand concours, dans la section des sciences, et, ne pouvant pas se présenter à l'Ecole polytechnique à cause de sa qualité d'étranger, entra à l'Ëcole des ponts-et-ohaussées. d'où il sortit avec le numéro un. Parent éloigné du ministre Potooki, il entra de bonne heure dans la compagnie des chemins de fer autrichiens, comme ingénieur-inspecteur, au traitement de 18000 francs. Après les premiers désastres de la guerre franco-prussienne, il demanda un congé au gouvernement autrichien, et vint à Tours, le 12 octobre 1870. se présenter comme soldat volontaire à la délégation du gouvernement de la Défense. Ses connaissances spéciales le firent attacher au ministère de la guerre, où il<fut chargé du service des cartes, des études topographiques et des transports de troupes par chemins de fer. Lors des opérations du général Bourbaki dans l'Est, M. Gambetta envoya M. de Serres au quarj tier général de cette armée en lui donnant, outre sa spécialité, des fonctions mal définies, qui en ! faisaient rintesmédiaireioffîcieux du ministre au-^ pr5s du commandant en cheL

Aux 'élections <du 8 féfrier 18.71. pour TAssemiblée nationale, il se porta candidat dans. les Bas-* ises-PyTéa*ées. Sa qualité d'étranger lui fut alors I justement opposée, et, bien qu'il fût né en France

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