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et qu'il y eût presque toujours séjourné, Toubli de la formalité de aéclaration de domicile empêcha sa naturalisation. H donna, le 13 février, sa démission des fonctions gratuites qu'il remplissait au ministère de la guerre, et retourna à Vienne reprendre son po^te d'ingénieur.
Compromis lors de l'instruction du procès de répicier Arbinet, que M. Cremer avait fait fusiller comme espion, il fut traduit, en même temps que Tez-commandant du 20* corps, devant le 1*' conseil de guerre, siégeant à Lyon. Reconnu auteur d'uue dépêche qui semblait donner Tordre d'exécuter Arbioet sans jugement, il fut condamné, pour homicide par imprudence, à un mois de prison, santi amende, avec admission de circonstances atténuantes (18 juillet 1872). M. de Serres avait témoigné, au mois de janvier précédent, devant la commission d'enquête sur les événements du 4 septembre.
SICARD (A.), membre de la Commune de Paris, né vers 1840, exerçait la profession de cordonnier dans la rue au Bac, lorsque la réputation d'orateur populaire, qu'il avait acquise au club du Pré-aux-Clercs, le fit choisir, quelques jours avant l'insurrection du 18 mars 1871, comme délégué de la garde nationale , et bientôt nommer, le 31 mars, membre du Comité central des 20 arrondissements. Candidat à la Commune, au scrutin du 26 mars, il obtint, sans être élu, 1455 voix. Aux élections complémentaires du 16 avril suivant, il fut nommé, dans le 7* arrondissement, par 1699 voix sur 1939 votants. Il vota pour le Comité de salut public en termes ambigus, et en déclarant expressément « qu'il détestait les mots ronflants, qui restent -souvent lettre morte. > Adjoint à la commission d'enquête sur la fabrication des munitions de guerre le 4 mai, membre de la nouvelle commission militaire le 16 mai, M. Sicard donna, deux jours après , sa démission de délégué à l'administration ae la guerre.
SILVY (N....), administrateur français, né en Provence, vers 1820, entra dans l'Université en 1845, essaya du journalisme après la révolution de 1848 et était, en 1851, rédacteur du journal des Basses-Alpes, VAmi de VOrdre. Ses relations avec M. Hippolyte Fortoul et plus tard son mariage avec la fille de M. de Pongerville lui valurent successivement le poste de secrétaire d'académie à Dijon, puis un bureau au ministère de l'instruction publique , qu'il cjuitta, au bout de quelques années, pour devenir secrétaire agent comptable de la Faculté de droit de Paris. Chargé, lu commencement de 1870, de diriger l'enseignement primaire, et envoyé à Tours avec la délégation, après la révolution du 4 septembre, pour représenter le ministère de l'instruction publique, il fut promu chef de division en 1871.
Lors de l'élection du nouveau conseil d'Etat par l'Assemblée nationale, il fut nommé, dans la séance du 25 juillet 1872, conseiller d'Etat, au troisième tour de scrutin, le dix-septième sur vingt-deux, par 441 voix sur 549 votants. Son nom n'avait pas figuré sur la liste dressée d'avance par la commission.
SIMON* (Jules -François -Simon Suisse, dit Jules). — Après la proclamation, au Corps législatif, des résultats du plébiscite du 8 mai 1870, il protesta à la tribune contre la manière dont le vote avait été préparé et dirigé par l'administration. Il s'opposa energiquement, de concert avec la gauche, à la déclaration de guerre à la Prusse, et, lors de la révolution du 4 septembre, fut proclamé, ainsi que toute la députation de Paris, membre du gouvernement de Défense nationale,