‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 114 sur 122 · TOLA · texte numérisé non relu

TOLA

jDîUtaire, cause d'indisciplinfi^t de dézzHnnlisatioii danS'les raiigs de la milice patisienne. Il dirigea .en partie la grande >sorliie du 19 janvier lg7î, sur Montretout ex Buzenval, où la garde nationale iDâjailisée montra que, mieux préparée à Taclion, alleautait pu rendre de grands seriiices.

.▲u moment des élections du -8 février.pour PAssemblée nationale, le général Clément Thomas, qui s'empressa dié décliner toute candidature, figura SUT les listes proposées par la presse. Il denni^, Vs î& février, sa démission de commandflatxSupÀrieur des ^tdes nationales de la Seine. Pendant les premières heures de l'insurrection du 18 mars, reconnu dans la foule, il fut arrêté par quelques forcenés, conduit dans un jardin de la rue des Rosiers, à Montmartre, et lâchement assassiné à côté du général Lfcomte.

lie gouvernement a proposé à l'Assemblée nationale d'accorder une pension yiagère à la veuve du général Clément Thomas.

onULANCÛCAT * (.Edouard nE)<— Aux élections du 8 février 187 1 il a été nommé représentant de TÂlsne à TAssemblée nationale, le oinquième sur onze, par 59 339 voix.

11 a pris place au centré gauche, «t a voté pour les pieliminaires de paix, la validation de l'élecition des princes, la loi départementale, la proposition Rivet, et le retour de l'Assemblée à Paris; pour le .gouvernement, dans la question du pouvoir ^temporel,; contre l'abrogation des lois d'exil, :1e pouvoir constituant, la proposition Fera^ (maliàres premières}, et le maintien des toutes (de commerce.

TIBARD (Pierre-Emmanuel) , homme politique iiaoçais, né à Genève le 27 septembre 1827, d'une famille française, originaire de Voiron (Isère), fit .ÊQB études aans sa ville natale, et vint à Paris en 1846b où il entra dans l'administration des ponts .et chaussées. Attaché à la direction des t^vaux de navigation de la Seine, il y remplit les fonctions de chef de bureau jusqu'en 1851, époque à laquelle, désireux de se créer une position indépendante, il donna sa démission pour faire du commerce et fonder une maisoo d'exportation en orfèvrerie et bijouterie. Il fut élu en 1868, membre du Conseil des prud'hommes de Paris. Adversaire déclaré de l'Empire, 1 soutint, en 1869, dansia .3* ciroonscriptJon de la Seine, la candidature indépendante de M. Bancel, contre celle de M. Emile .Olîiviei;, acceptée .par le gOLvemement, et réussit à faire échouer le futur premier ministre. Après la révolution du 4 sppteuibre 1870, M. Tirard fut nommé maire provisoire du 2' arrondissement, et confirmé dans ses fonctions.au scrutin du ô no- «vembre 1870, par 7143 voii sur 12 324 votants. Ain élections du 8 février 1871, il fut nommé représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, . le 'toente-huitième sur quarante -trois, par 75207 voix sur 328 970 votants. Revenu à Paris, au momont du 1.6 mars, il organisa dans le 2* arrondissemeot, qui devint alors le centre de ralliement des .amis de Tordre, la résistance contre le comité .oentral. 11 signa Taffiche des maisefi et des députés de la Seine, oonsentant aux élections du 26 mars, fut nommé membre de la Commune dans.son arrondissement, par 6386 vo'x sur 11 143 votants,, se présenta é Thôtel de ville lors de la .première reunion de celte assemblée, protesta .contre les actes du comité otintral, et donna sa idémiasion.en la motivant Fur les duoits politiques

place aux bancs de l'extrême gauche et s'inscrivit à la réunion du Jeu de Paume, il a pris la parole

dans mielques discussions impoctaDles nolamment lors du projet d'impôt sur le «chiffre des affaires (5 juillet 187^).

Il a voté pour l'aorpgatioD des lois .d^axil, la proposition ftivet, le traité douanier, la .pmposition Feray (matiàree paernièrea), le jnaintieu des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée A Paris 3 contre les pcélixainaires de paix, la dissolution ùts gardes nationalea, et la proposition Eavinel. Il s'est abstenu sur la loi départementale, et a protesté contre une partie de la déposition qui lui était <attri buée dans .le rapport de la oom m lésion d'enquôta but l'insurrection du 18 mars 1871.

M. Tirard a publié, en 1868, ^^^ broclkuie :

Du déveleppement de la hpoiUerie et >de V^erfé^ vrerie, par la UberU des titres die Vor et deVargent (in-^*). Son secrétaire particulier à la mairie du 2* arrondissement, M. Frédéric Bamé a fait paraître, au mois d'octobre 1871, un livte inspiré, ditH>n, par M. Tirard, intitulé : La Aésistatiùe, les fnaires de Paris et ié comiU central, du 18 au 26 mars (tB-18)., qui renferme des renseignaments curieux et des documents inédits sur les débuts de l'insurrection communale.

70LAIN (N....), représentant français, né en lfiQ8, «xerça de bonne hture l'état de cisaleur, tout en «e livrant à des éludes d'économie itolitique. Nommé en 1861 secrétaire a4}eini oe la Commission ouvrière pour l'Exposition de Londres, envoyé en Angleterre en 1862 avec la délégation des ouvriers français subventionnés par le .gouvememenrt pour y étudier et conipaner les diverses iodustries, il se présenta sans succès, en 1863, à la députation, comme candidat des ouvriers de Paris. L'année suivante, il fut un de ceux qui, le 28 septembre, au meetiog de Saint Hartin't , Hail; à Londres, arrêtèrent les bases d'une AsfOciatwn internationale des travailleurs , fondée sur le modèle des Trctde's Unions anglaises, pour rendre les ouvriers solidaires des grèves, en quelque pays qu'elles éclatassent, et les généraliser si besoin était A l'origine l'Association était simplement économique^ elle devint bientôt j>oliti-que, et s'organisa en sections obéissant à un comité oentral siégeant à Londres. Différents congrès ouvriers se réunirent sucoessivement A Genève (18r,6), Lausanne (1867), Bruxelles (1866) et Bàle (1869). m. Tolain fut délégué par la section parisienne à ces diverses assemblées. £n 1868 il proposa au congrès de décider que si une guerre générale venait à menacer l'Europe * les ouvriers devraient dans la mesure de leurs forces l'empêcher d'éclater, s En 1869, il défendit énergiquement le principe de la propriété individuelle. 11 avait été condamné conectionnellement à cent francs d'amende, le 6 mars 1668, comme j^révenu de faire partie d'une société non autorisée de plus' de vingt personnes. A la même époque, il collabora au Courrier français que venait oe ionder.M. Vermorel. Poursuivi de nouveau en 1870, il échappa aux suites du procès, grice à la révolution du 4 septembre. Resté à Paris pendant le siège, il fut, aux élections municipales du 7 novembre, nommé iidjoint du ir arrondissement par 13 046 voix sur 16 018 votants.

Au scrutin du 8 février 1871, il fut élu représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, le trente-deuxième sur quarante-trois, par 89 132 voix sur 328 970 votants. Après rinsurxection du 18 mars, il signa la proclamation dans laquelle les députés et les maires de Paris aoœptaient les élections municipales, fixées au 26 par le Comité central de la garde nationale. Porté, malgré lui, dans le 11* arrondissement, comme candidat à la Commune, il n'obtint que 283 voix. Dans Tinter-

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