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remarquer par son attitude, à Ta foiv ftnnoBe' et GonciliantBy et, au mois d'octobre 1871, aocompagna à Londres Ml Léon Say, préfet delà Seine, powr remercier le lord maire, au nom de la ville de Paris, des dons envoyés patr TÂngleterre au moment du raritaillement. A son retour^ il fut élu président du- conseil général de la Seine, le 23 oetdbre 1891. par 61 voir sur 81 votants, et, au eerutin oempléraentaire du 7 janvier 1872, nonrxaé, comme candidat républicain modéré, repré" sentant de la Seine k l'Assemblée nationale, par 12239$ veii sur'231 900 votants, en opposition à M. Victor Hugo, candidat radicad qui n'obtenait que 96 900 voix. Ce résultat fut considéré par* la msqorité de la presse comme une sage et ferme revendication dfes droft^ de la' capitale, méconnus par là' représentation du* pays. Dans la séance du 2 février 't872, M. Vautrain a prononcé- un discour» trè»-modéré, demandant le retour de l'AssemUée à Paris, qui fbt accueilli par de violentes interruptions;

VENTAVON (N.... de), avocat et représentant français, né en 1806, a été élu, le 8 février 1871, représentant des Hautes-Alpes à TAssemblée nationale, le premier sur deux, par 8263 voir.

Il s'est Tait inscrire à la réunion des Réservoirs, a pris plaoe à reztrème droite, et a voté pour les préliminaires de paix, rabrci^g;stion des lois d'exil, la validation de Télection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant; les propositions Rivet et Ravinel, et le tniité' douanier; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel: contre la proposition Fèray (matières premières), le maintien des traitée de crommerce; et le retour de l'Assemblée à Paris.

Lorsdii renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département des Hautes-Alpes, pour le canton de Laragne.

VENTE (^Ambroise), représentant ftançaîs, né à Paris, le 2 avril 1823, fut reçn avocat au barrean de Paris en 1845, et nommé, en 1850, secrétaire du ministre^ de la justice, puis substitut à Beauvais. procureur impérial à Compicgne en 1856, subs-' titutà la' cour d'Amiens en 1857, procureur impérial dans la même ville en 1861, il passa, en cette qualité, à Lille en 1865.

Démissionnaire après la révutution d\i4 septembre 1870, il se fit inscrire au barreau de Lille, et fut èlii, le 8'février 1871, représentant du Nord à TAssemblée nationale, le vingt-quatrième sur vingthuit, parr88T19 voix.

Il s'est fait inscrire à la réunion Saint-Rarc- ' Girardtn , a pris place à dhiite, et a voté pour les péliminaires de pair, l'abrogation des lois d'e^l, la loi départementale, le pou voir constituant, leff propositions Rivet et Ravine! , le traité douamer, et la proposition Peray (matières premières) ; contre le gouvememerit, dans la question du pouvoir temporei ; contre le maintien des traites de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

W. ^ntea collaboré à plusieurs revues de législationet de jurispru'tence, et a publié : Manuels des envois périodiques H non périodiques à faire par les parquets^ cabinets d*instrueiion et greffes deprewière instance (1864, in-4*). 11 a été nommé; cUevalier de la Légion d'hoimeur en 1866, et officier d^académie en 1868.

YERDUBIB (Augustin -Joseph), membre de la Cbmmune de Paris, né à Remilly (Pas-de-Calais), v«rs 1620, f\it d'abord instituteur en province, puis comptable dans une maison de commerce.

Séduit par les théories des économistes, fondateur de* sométés coopératives, il fit partie de^ Tasso^

ciation dn Crédit au travail^ dont il devint un des agents les phis actifs. Dans les réunions pu*bliques préparatoires dea élections de 1869 1 il soutint la candidature de M^. J. Favre contre celle de M. Rochefort. Mais, bieniôi converti aux idémê radicales, il entra à la ifarseiUaise comme oais^ sier et rédacteur du bulletin du mouvement social» Ses relations avec les sociétés ouvrières, aux communications desquelles il prêtait volontiers l'intermédiaire du journal, le rendirent populaire. Dès le mois de septembre 1870, il s'affilia àr l'Internationale, et fut élu, pendant le siège de Parir, adjudant d^un bataillon de la garde nationade*

Après l'insurrection du 18 mars 1871, il fut nommé, le 36, membre de la Commune, dans le U* arrondissement, par 15657 voix. Membre de la commission de l'enseignement le 30 mars, délégué à l'aiminisiration du II" arrondissement le ÏS avril, il vota contre la validation des élections complémentaires du 16 avril à la majorité absolue des suffrages, quel que fût' le nombre des votants, et ne motiva point son vote pour la création du Comité de salut public, le 1*' mai; M. Verdure prit rarement part aux discussions de Ix Cbmmune et s'occupa surtout d'instruction publique. Il a été arrêté quelque temps après l'entrée des iroupes régulières à Paris et conduit à Versailles. Traduit devant le 3' conseil de guerre, il a été condamné, le 3 septembre Î87t; à. la déportation dans une enceinte fortifiée, et interné, un mois après, au fort Bfiyard; où il devint le professeur d^ lecture et d'écriture de ses'cO'Kiétenus. La "cour de cassation rejeta- son pourvoi le 13 octobre suivant. Embarqué à Brest sur la Guer* riére, le 13 jnin 187?, il a été transporté à la Nouvelle-Calédonie.

Sa fille, Mlle Maria Verdure, familière avec les questions d enseignetneut, fut nommée par la Commune, le 2 avril, déléguée de la société VEdueation nouvelle.

YVKSÊRSCn: (Eu^ne), et Verbicrscr, journaliste français, né à Lille vers 1840, collabora d'abord à une feuille de cette ville, rffc/lo du iV^ord, et débuta en littérature -par des pièces de vers qui dénotaient un talent séneuic. Venu à Paris pour étudier la médecine, il écrivit dans les peiii» journaux du quartier Latin, entre autres dans la Fratemi^f et entra, en 1866, au Hanneton^ où il publia, sous le titre d* Hommes du jour^ une série de portraits qui, néunis en volumes, ont été plusieurs fois réimprimés. 11 collabora également au Figaro et y publia (]ueljues nouveaux portraits, genre dans lequel il excellait. L'un* d'eux, celui d\i duc de Brunswick, valut au journal un procès en difiamatinn. Il écrivit ensuite au Pam-Caprtce et àr VEcUpsei

Après la révolution dti 4 septembre 1870, il fit partie de la rédaction- du Cri du Peuple de M. J. Vallès. Lors de la signature des préliminaires de paix, il fonda le Père Duchêne (7 mars 1871), pastiche de la feuille du même nom rédigée par Hébert en 1793. M. Vermersch s'eflTorça d'en prendre le style et les procédés de polémique. Le succès de cette publication ordurière fût très-grand. Elle r^pportiit, dit-on, 1000 francs par jour à son auteur. Au troisième numéro, 1& journal fut supprimé par arrêté du général Vinoy ; mais, dès le 19 mars, le Père Duchêne reparut triomphant, et l'on cria dans les rues sa « grande joie. > Le aéeret db la Commune du IS^mai, qui supprimait presque tous les journaux, fit eiteption pour le Père DuehéneL A partir de ce* moment, la feuille de M. Vermersch ne recula devant aucune violence. Elle* demanda le pillage des couvents et de la maison- de M. de Galliffet, l'arreatation et la mort de Bf. Chaudey, l'airestation

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et rexêcutioD des otages. TinceDdie des monuments, etc., etc. Lors de rentrée des troupes régulières dans Paris (23 mai), M. Vermersch réussit a s'échapper et à gagner T Angleterre. Depuis, son nom a figuré à plusieurs reprises dans les comptes rendus des réunions tenues à Londres par le conseil central de rinterûationale. Il fonda en cette ville, au commencement du mois de janvier 1872, une feuille française sous le litre de Vermersch-Joumal. Ce pamphlet périodique cessa de paraître au bout de quelques semaines. Le mois suivant, les journaux publièrent une lettre de lui, adressée à M. de Treveneuc, au sujet de la proposition de ce député sur la constitution des conseils généraux en assemblée nationale provisoire.

Outre la série des Hommes du jour, citée plus haut, on a de M. Vermersch t le Latium moderne f lettre à un étudiant en droit (1864, br. in-S**]; De l'ostracisme littéraire (1865, br. in-S"); les Printemps du cn?ur (1865, in-32); Saltimbanques et Pantins, réponse au Syllabus de M. Alex, ^eill (1865, br. in-S"), et quelques autres brochures littéraires, telles que la Lanterne en vers de bohème, et des articles dans VAlmanach du quartier latin, publié en collaboration avec M. G. Maroteau.

YERMOREL * (Auguste-Jean-Marie). ~ Au moment de la révolution du 4 septembre 1870, il était encore enfermé à Sainte-Pélugie, à la suite de deux condamnations pour ses derniers articles dans la Réforme, et venait d'y écrire un livre, public au mois de juin : le Parti socialiste (1870, m-18). Mis en liberté en même temps que M. Rochefort, il fit aussitôt reparaître le Courrier français, qu'il abandonna nientôt après pour s'engager, comme son rival, dans l'artillerie de la garde nationale. C'est à ce moment que M. Rochefort, enfin convaincu par les renseignements que lui avait fournis la préfecture de police, consentit à rétracter, dans une lettre rendue publique (3 octobre), l'accusation qull avait portée contre M. Vermorel, au mois de janvier précédent, en plein Corps législatif. Orateur écouté dans les réunions publiques du quartier Montmartre, Mt Vermorel s'y montra, pendant la durée du siège, l'adversaire acharné du gouvernement de la Défense nationale, presque exclusivement composé des députés de l'ancienne gauche, dont, depuis 1865, il travaillait à saper la popularité. Compromis lors de la tentative du 31 octobre, il fut arrêté, subit près de quatre mois de détention préventive, et fut acquitte, à la fin du mois de février 1871 , par le 3* conseil de guerre.

Au moment de l'insurrection du 18 mars, il fit paraître ÏOrdre, qui n'eut que quelques numéros, mais où il encouragea les efforts faits par les députés et les maires de Paris en vue d'une conciliation. Elu membre de la Commune le 26, dans le 18* arrondissement, par 13 784 voix sur 17443 votants, il fut placé, le 30 mars, dans la commission de la justice, et nommé, le 4 avril, membre de la commission executive, dont il fit partie jusqu'au 20 avril. Ennemi déclaré de M. Pyat, qui l'attaquait violemment dans le Vengeur, il signala dans un nouveau journal, VÀmi du peuple (23 avril), « la lâcheté hypocrite et la violence secrète » ()e son adversaire dans la commission eiécutive. Il vota contre la validation des élections complémentaires du 16 à la majorité absolue des suffrages, quel que fût le nombre des votants, protesta contre les suppressions arbi> trairés des journaux et contre la dictature de M. Raoul Rigault, qu'il contribua à faire remplacer par M. Coumet. Aoyoint, le 25 avril, a la

commission d'enquête sur les actes du gouvernement du 4 septeznbre, il se prononça, le 1*' mai, en ces termes, contre la création du Comité de salut public : « Ce n'est qu'un mot, et le peuple s'est trop longtemps payé de mots > Il s'abstint lorsqu'on passa au vote sur les personnes qui devaient faire partie, > d'une institution aussi inutile que fatale. > et signa, le 15 mai, la déclaration de la minorité rédigée par H. Ch. Beslay. Q avait tenté, le 10 mai, de faire entendre une der* nière fois les conseils de la modération à une majorité aussi violente qu'inintelligente, dans un journal quotidien anonyme, la Justice, supprimé peu après son apparition. Il protesta aussi avec indignation contre les préparatifs d'incendie ordonnés par la Commune. Découragé d*une lutte sans espoir et devenu suspect , il ne se montra plus qu'aux avant -postes , oîi il chercha vainement la mort. Apres l'entrée des troupes régulières à Paris, il fut blessé brièvement et pris à la bariicade ae la barrière du Trône. Conduit à VersaiUes, il j est mort dans les derniers jours du mois de juin 1871.

VERSIGNY (Jean-Baptiste Victor), avocat et jurisconsulte français, né à Gray (Haute-Saône), le 7 octobre 1819, se fît inscrire au barreau de Paris en 1842. Après avoir été pendant plusieurs années secrétaire de M. Bonjean, alors avocat au conseil d'État et à la cour de cassation, il fut élu, en 1849, représentant de la Haute-Saône à l'Assemblée législative, où il fit partie de la minorité républicaine. Exilé de France après le coup d'Etat de 1851, il s'établit à Neuchâtel, en Suisse, et s'^ occupa activement de l'établissement des chemins de fer. Rentré en France en 1864, il se fit inscrire de nouveau au barr'-au de Paris. Le 19 septembre 1870, il a été nommé conseiller d'Etat dans la commission provisoire chargée de remplacer le conseil impérial, et attaché à la section des finances et des travaux publics.

M. Versigny a publié : De Vinfluence du crimtne{ sur le civU (1843, in-8*).

YÉSINIER (Pierre), membre de la Commune de Paris, né à Cluny (Saône-et-Loire) en 1826, est le fils d'un huissier de cette ville. Il fit ses études au lycée de Mficon, écrivit dans les journaux du département et se signala, après la révolution de 1848, par le radicalisme de ses opinions politiques. Compromis lors du coup d^Etat de 1851, il se réfugia en Belgique, passa en Suisse, et devint le secrétaire d'Eugène Sue, avec lequel il collabora au roman socialiste : les Mystères du peuple, II prétendit plus tard donner une suite à cet ouvrage en publiant les Mystères du monde et les Travailleurs de Vabime. Chassé de Suisse pour y avoir publié de scandaleux pamphlets^ il retourna en Belgique, où il fut condamné à vingt mois de prison pour avoir écrit les Nuits de Saint-Cloud, puis expulsé à la suite de la grève de Charleroi, qu'il avait énergi(;uement soutenue dans le journal socialiste la Ciyale. De retour à Londres, il y fît paraître une brochure scandaleuse, le Mariage d'une Espagnole, qui, signée des initiales : M. de S., fut attribuée, pendant quelque temps, à Mme Marie de Solms (Mme Ratazzi). Il connut alors Karl Marx, le fondateur de l'Internationale, et s'affilia, en 1864-, à cette société naissante. Rentré en France en 1868, il collabora au Rappel et à la Réforme, et reçut du rédacteur en chef de la Marseillaise le surnom pittoresque de Racine de buis, dont sa laideur et sou excessive difformité rendaient l'application frappante.

A partir de ce moment, M. Vésinier devint nn des orateurs les plus connus des réunions publi-

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