VINO
ques, où son attitude provocatrice lui valut une condamnation à plusieurs mois de prison; il était en même temps un des agents les plus actifs de la section parisienne de Tlntemationale. En juin 1870, il figura dans le procès de Blots, devant la Haute cour de justice, où le ministère public produisit une partie de sa correspondance avec les principaux chefs du mouvement. Après la révolution du 4 septembre, M. Vésinier fut un de ceux qui attaquèrent le plus violemment le gouvernement de la Défense dans les journaux et dans les clubs. Il collabora au Courrier ftançait de M. Vermorel, contribua activement à la tentative insurrectionnelle du 31 octobre, et s'empara, dans la nuit, de la mairie de Beileville. Arrêté et conduit à Mazas, il y subit près de quatre mois de prison préventive, et fut acquitté, à la fin du mois de février 1871, par le 3' conseil de guerre. Au moment de l'insurrection du 18 mars, il était un des agents du Comité central. Dès le 19^ il s'empara de la direction de VOfficiely et, le 24, prit le titre de rédacteur en cher. Remplacé deux jours après par M. Lebeau, il se présenta, le 26, comme candidat de la Commuue dans le 1*' arrondissement, et obtint, âans être élu, 3458 voix sur 11 056 votants. Dès le 2 avril, collaborateur du journal V Affranchi, rédigé par M. Paschal Grousset, il fonda, le 12 avril, Paris libre , où. parut tous les jours en feuilleton le Pilori des mouchards. Cette liste n^était autre chose que la nomenclature des cens coupables d'avoir demandé des emplois publics sous Vempire et qu'il désignait ainsi aux vengeances des fédérés. 11 y publia aussi les Proscrits du dix-neuvième siècle et y reproduisit le Mariage d'une Espagnole . Aux élections com-
Çlémentaires du 16 avril, il obtint, dans le " arrondissement, 2626 voix sur 3271 votants, et fut validé à la majorité absolue. Nommé membre de la commission des services publics, le 21 avril, et secrétaire de la Commune, il vota, le 1" mai, pour la création du Comité de salut
{mblic, sans motiver son vote, et fut délégué, e 13, au Journal officiel, en remplacement de M. Longuet, pour y remplir les fonctions de rédacteur en chef. C'était la seconde fois qu'il occupait ce poste important. Dans la séance du 17 mai, il demanda Tabolition des titres de noblesse, de la Légion d'honneur et de toutes les distinctions honorifiques ; le rétablissement du divorce et la légitimation sommaire de tous les enfants reconnus ou non. Il signa, le 24 mai, avec MM. Delescluze, Régère, etc., le fameux ordre, daté du 3 prairial an 79, qui donnait le signal de l'incendie. Au moment de l'entrée des troupes régulières à Paris, M. Vésinier réussit à s'échapper et se réfugia à l'étranger. Les journaux de la fin du mois de mai 1872 ont annoncé son marage, à Londres, avec la fille de M. Ranvier, et. au mois d'août suivant , l'apparition d'un journal révolutionnaire socialiste : la Fédération dont il était rédacteur en chef.
Outre les ouvrages cités plus haut, les catalogues bibliographiques font encore figurer, sous le nom de M. P. Vésinier, une brochure : Pie IX (Berlin, 1861, in-8'').
VETILLART (Michel-Marcelin), industrielet représentant français, né à Ponllieue (Sarthe), vers 1821, a introduit en France les procédés usités en Angleterre pour blanchir les fils et les toiles. Conseiller j^énéral de la Sarthe depuis 18ô3. conseiller municipal du Mans depuis 186b^ nomme adjoint au maire de cette ville en 1870. il a été élu, le 8 février 1871, représentant de la Sarthe à l'Assemblée nationale, le premier sur neuf, par 57 834 voix.
Il s'est fait inscrire à la réunion Feray, a pris