UPPL. AU DICT. DES CONTEMP
place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois dexil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel, et la proposition Feray (matières premières^ ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre le retour de l'Assemblée à Paris.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été réélu pour le premier canton du Mans.
YIARB (N....), membce de la Commune de Paris, né vers 1840, est parent de Tinventeur du siccatif qui porte son nom. Il habita Lyon, où il fut employé dans une maison de commerce, et fit aussi, dit-on, des affaires pour son Î)ropre compte. Il était absolument inconnu, orscru'il signa, le 20 mars 1871. avec un grand nomore d'autres délégués, l'afficne de la « Fédération républicaine de la garde nationale, organe du Comité central. > Porte aux élections communales du 26, il n'obtint que 1076 voix et ne fut pas élu. Délégué, le 14 avril, par la commission executive, à la réception de l'argenterie du ministère des affaires étrangères, il fut élu, au scrutin complémentaire du 16 avril, membre de la Commune dans le 20* arrondissement, par 6968 voix sur 9204 votants. Nommé le 20 aviil membre de la dernière commission executive, le quatrième sur la liste, par 30 voix sur 53 votants, et délégué aux subsistances, il consacra presque tout son temps à ses difficiles fonctions. Il a voté pour le Comité de salut public, sans motiver son vote, et proposé que le public fût admis aux séances. Il demanda et obtint la réduction du
f»rix du Journal officiel^ et tenta en vain, après e 15 mai, d'amener une entente entre la majorité et la minorité de la Commune. Lors de l'entrée des troupes régulières à Paris, il réussit, paralt-il, à s'échapper et passa à l'étranger.
VINOLSIDE MONTFLEURY (Iules-Gabriel, baron de), représentant français, né à Craponne [Haute-Loire), le 30 juin 1^20, d'une ancienne famille originaire du Forez, fut admis à Pécole de Saint-Cyr, en 1838, puis entra dans l'administration de l'enregistrement et des domaines , où son père était directeur pour le département de la Haute-Loire. Rentré dans la vie privée en 1851, il fut élu, en 1863, conseiller municipal du Puy, en 1867, conseiller général pour le canton de Craponne, et. le 8 février 1871, représentant de la Haute-Loire à l'Assemblée nationale, le cinquième sur six, par 26 636 voix.
Il a pris place à l'extrême droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Ravinel; contre le gouvernement, dans la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris. Il s'est abstenu lors du vote sur le traité douanier.
M. de Vinols de Montfleury,qui a travaillé pendant deux ans dans l'atelier de Paul Delaroche,et a pris part, depuis 1852, aux travaux de la Société académique du Puy, a été nommé, en 1871, conservateur du mus& de cette ville. Jl a publié une Histoire des auerres de religion dans le Velay, pendant les régnes de Charles IX, Henri lU et Henri IV (1864, in-8*), œuvre posthume de son frère atné.
YINOT (Joseph), général français, né dans IT* sère» en 1800, se destina d'abord à l'état ecdésias*
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tique et entra même au séminaire, qu'il quitta bientAl aprêb pour s'engager, en 1823, dans la earde royale. Sergent au 14' de ligne en 1826, il fit en 1830 la campagne d'Alger, Tut nommé souslieulenant, et conquit successivement tous ses
Î rades en Afrique, jusquà celui de colonel. £n 850, il revint en France à la tête du 54* de ligne, et, deux ans après, reçut le commande* ment du 2* régiment de zouaves, nouvellement formé. En 1854, il était général de brigade dans l'armée de Crimée, division Canrobert. Il se signala particulièrement à l'Aima et à l'assaut de Bialakoff. Nommé général de division à la fin de 1855, il fit, en 18ô9, la campagne d'Italie dans le corps du général NieJ. Lorsque la guerre de 1870 éclata. M. Yinoy, qui avait été nommé sénateur par décret du 21 décembre 1865, et grand^fficier de la Légion d'honneur, était depuis plusieurs années dans le cadre de réserve. Il fui rappelé à l'activité et mis à la tête du 13* corps, concentré à Méxiéres. Il n'arriva pas à temps pour prendre part à la bataille de Sedan, mais sut, par une retraite heureu&e sur Paris» où il arriva le 7 se( tembre, échappera la poursuite des Allemands. Au moment Je l'cz^anisation par le général Trochu destroisarmées destinées à la défense de lacapitaie, M. Vinoy , d'abord désigné comme commandant du l" corps de la dauiièm^e armée, fut nommé au commandement en chef de la troisième armée, destinée k opérer sur le front sud de Paris. Le 23 septembre, il réoccupa la redoute des Hautes-Bruyères, abandonnée dans une panit^ue; le 30, il nt sur Chevilly, l'Hay et Thiais une grande reconnaissance, qui, poussée pins à fond, aurait pu avoir des rtsuiiats censidérables ; le 13 octobre, il livra un combat heureux à ChAtillon et à Bagneui ; le 29 novembre, il occupa le Port-à-I'Augiais et la Gare-^ux-Bœufs; le 30, U concourut au mouvement général de Uu bataille < e Gbampigny, par une attaque sur Montmesly et Créteil; le 15 décembre, il fut promu grand'croix de la Légion d honneur. Le 21 décembre, il enleva NeiiiUy-sur-Marne, Ville-Evrard et là Mai- ^x>n-Blaache, mais ne put s'y maintenir. Dans la grande sortie du 19 janvier 1871, il commandi^it je corps d'armée qui s empara un instant de Actontretout. JU. Trochu ay»nt assuré, dans une prociamatiuii du 6 janvier, « que le gouverneur de Paru ne capitulerait pas, > un décret du 22 sépara le commandement de Paris de la présidence du gouvernement, et nomma M Vinoy commandant en chef de Tarmée de Paris. U accepta ce poste, et adressa aux troupes^ le 24, un ordre du jour dans lequel '1 annonçait « qu'd ne ialiait plus ye faire d'illosions > et qu'on était > arrivé au momect critique. » H demauda, po;jr le maintien de Tordre, la fermeture des réunions publiques et la suppression des joun aux le Réveil et le Combat. Lors de la capitulation, il resta à la tète des 12Q00 honmies auxquels on laissait leurs armes.
Au scrutin du & février 1871 pour l'Assemblée nationale , il obtint à Paris, sans être élu, 54 180 voix sur 328 970 votants. Le 15 février, il fut nommé au commandement supérieur de toutes les forces de Paris, gardes nationales et armée. Le U mars^ il suspendit toutes les feuilles radicales et interdit la publication de nouveaux journaux avant la levée de l'état de siège. Chargé, le 18 mars, de préparer l'opératicn militaire qui devait assurer la reprise des canons de Hontm^rtre et le désarmexm;nt des quartiers ouvriers, il échoua, par suite d'un retaid dans Teiécuilcn de ses ordres. Après le triomphe de l'insurrection, il se replia sur Versailles, où, dans les premiers jours d avril, il eut à veiller sur l'Assembla, menacée par lo^ fédérés j puis il fut mis à. la tête de
l'armée de réserve, chargée des opérations de la rive gauche. Le 23 mai. il entrait dans Farîa, et arrivait aux Tuileries et au Louvre trop tant pour empêcher les incendies. Un arrêté du chef du pouvoir exécutif du 24 juin 1871 conféra la médaille militaire à M. Vinoy. Nommé, à la même époque, grand chancelier de la Légion d'honneor, il ouvrit, pour la reconstruction de la gsande chancellerie, incendiée p^r les fédérés, une sous* cription à laquelle ne devaient prendre part que les légionnaires. Cette souscription avait produit, au mots d'août 1872, plus de 700000 francs. Les journaux annoncèrent que, les frais de rétablissement de la cbaccellerie étant couverts, le surplus des dons des légionnaires serait appliqué à la res tauration de la colonne Vendôme.
M. Vinoy a publié : Opérations de rarmée pet^ dont le siiçê de Paris (1872, in-8*, avec cartes stratégiques;; V Armistice et la Commune (ibid.).
YITET * (louis). ~ Aux élections du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, il obtint, sans être élu, 62085 voix dans le département de la Seine, mais fut nommé représeuiant de la Seina- Inférieure k l'Assemblée nationale, le dixième sur seize, par 72 885 voix. Elu vice-pfésident de l'Assemblée au mois de février 187 1, par 319 voix sur 536 votants, et consiamment réélu depuis, notamment le 5 mars 1872, par 282 voix sur 434 votants, membre de la commission chajqgée de rostar en rapport avec les négociateurs des préliminaires de paix, il fut l'un des signataires de la proposition Grévy, ayant pour but de nommer If.TJtiiers chef du pouvoir exécutif. Choisi Cs>mme rapporteur de la proposition Rivet, il réclama nettement pour l'Assemblée la plénitude du pouvoir constituant. Un décret du 30 décembre 1871 l'a nommé membre de la commission des expositions inteivnationales. Le 22 jui'i 1872, il figurait parmi Le» délégués de la droite, chargés d'imposer àM.Thiers une politique monarchique.
Membre de la réunion Feray, il a pris place au centre droit et a voté pour les préliminaires de f-aix, l'abrogation des lois d'' xil, la validation de l'élection des grinces, la loi départementale, les propostions Rivet et Ravinel, et \e retour de l' Assemblée à Paris; contre le gouvernement dans^ la (juestion du pouvoir temporel ; contre la pro;>osition Feray (matières premières), et le maintien des traités de commerce.
VOGEL DE FALKEKSTEIN * (Emest-Frédérû> Edouard). — A l'ouverture des hostilités dans la guerre franco prussienne, il fut nommé gouverneur du royaume de Hanovre et des duchés de l'Elbe, et chef des forces militaires chargées de défendre les côtes de la Baltique (25 juillet i870). II organisa des divisions de marins commandés par des officiers en retraite , fit éteindre tous les phares et bouées du littoral, et harcela la flotte française sur des bateaux légers, tirant peu d'eau, qui échappaient Cacilt-ment, dans les basfonds de la mer au Nord et de la Baltique, aux lourds cuirassés français. Le 4 novembre, croyant au départ des vaisseaux ennemis, il fît rallumer les phares des côtes ; mais une nouvelle escadre, qui apparut quelques jours après, le força, à tevenir à sa première détermination, si funeste qu'elle fût au commerce allemand. L'absence de troupes de débarquement réduisit du reste à l'impuissance les amiraux Bouêtet Fourlchon, et la plupart des troupes de réserve mises sous les orores du général oe Falkenstein vinrent faire en France un service de garnison. Dan^ le cas où les préliminaires de paix n'auraient pas été acceptés par FAssemblée nationale, et où la continuation de la guerre eût rendu nécessaire l'ocoupa-