‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 14 sur 122 · BARA · texte numérisé non relu

BARA

et 25 francs d'amende, comme ayant fait partie d'une société non autorisée. Il subissait sa peine à Beauvais, lorsque éclata la révolution du 4 septembre. Mis immédiatement en liberté et nommé membre de la commission municipale du 11* arrondissement, il contribua activement à l'armement de la garde nationale de cet arrondissement, qui, en un mois, compta 27 bataillons. Elu commandant de Tun d'eotf e eux, le 66* , il marcba sur THÔtel-de' Ville le 31 octobre, fut révoqué mielmies jours après et n'en créa pas moins ^ dans rintérôt de la défense nationale, une association de mécaniciens pour la transformation des armes de guerre. Porté, sans succès, sur la liste de Tlntematlonale,aux élections du 8 février 1871, il contribua à l'insurrection du 18 mars, construisit les bttrricadesdu U* arrondissement et prit possession du fort d'Issy. Elu membre de la Commune, le 26 mars, par 16193 voix, nommé membre de la commission du travail et d'échange le 30 mars, il devint, peu après, chef de légion, et prit part,

en cette qualité, à l'expédition dirigée les 3 et 4 ayril sur Versailles, qui se termina par la déroute des bataillons fédérés. M. Avrial renonça alors à tout commandement militaire. Adjoint à la commission executive le U avril, en remplacement de M. Lefrançais, délégué au 11* arrondissement, le 18 avril ; directeur général du matériel d'artillerie le 3 mai, il vota contre la validation des élections à la majorité absolue des suffrages, quel que fût le nombre des votants, contre la création d'un comité de salut public, et fit partie delà minorité de la Commune, qui déclara se retirer dans ses mairies respectives lorsque l'assemblée eut abdiqué entre les mains du comité.

Comme directeur général du matériel d'artillerie de la Commune , M. Avrial fit preuve de rares qualités d'organisateur. U créa notamment, rue Saint^Maur Popincourt, une fabrique de projectiles de guerre, qui fonctionna du 20 avril au 20 mai, et qui, au moment de la chute de la Commune, renfermait encore plus de 3000 obus.

BABICK (N....), membre de la Commune de Paris, né vers 1810, étudia d'abord la médecine ou'il abandonna ensuite pour la parfumerie. Seanit par les rêveries mystiques des Imitateurs de Saint-Simon, il devmt un des fervents disciples de M. de Toureil, inventeur, en 1845, de la religion fiisionienne. Membre du Comité central le 18 mars, et si^ataire des premières affiches de l'insurrection, il eut part à la délivrance du

général Chanzy, le 25 mars, et fut élu, le 26, memre de la Commune dans le 10* arrondissement, par 10 738 voix. Nommé à la commission de la justice le 30 mars, il en fut éliminé le 21 avril. Il était adjoint à la commission des services publics depuis le 15 avril. M. Babick, qui a voté pour la ▼atidaiion des élections complémentaires à la majorité absolue des suffrages exprimés, quel que fût le nombre des votants, s'est prononcé contre la création d'un comité de salut public, en motivant ainsi son vote: < La Commune n'étant pas en danger n'a pas besoin de ce comité », mais il n'a pas signé, le 15 mai, la protestation de la minorité des membres de la Commune rédigée p»r M. Gh. Beslay. Il a réussi à quitter Paris au moment de l'entrée des troupes régulières à la fin de mai, et s'est réAigié à Genève. Le bruit de sa mort a couru au commencement du mois de mars 1872.

BARAGNON (Numa^, représentant français, né à Nîmes en 1 800, se fit inscrire au barreau de sa ville natale, et entra plus tard dans la magistrature. Nommé, vers 1854, préfet de l'Aveyron, {>ar le gouvernement impérial, 11 quitta bientôt 'administration pour reprendre sa profession d'avocat. Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant du Gard à l'Assemblée nationale, le septième sur neuf, par 49649 voix, et est bientût devenu un des orateurs les plus écoutés du parti monarchique. Promoteur et signataire du manifeste rédigé par la droite, au mois de février 1872, il Alt, ainsi que M«£moul,chargé de le porter au comte de Chambord , à Anvers, mais ne put obtenir du prince son avis sur ce document.

11 a pris place à droite, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant; contrôle gouvernement dans la question du pouvoir temporel, contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour

de l'Assemblée à Paris. Il s*est abstenu lors du vote sur la proposition Ravinel et le traité douanier.

BABAflICON (Pierre), journaliste français, dirigea pendant plusieurs années le Journal de Constantinople, organe des intérêts français en Turquie. Rentré en France, il devint l'un des principaux rédacteurs politiques de la Presse, et fonda ensuite le Courrier intemationalj puis le Centre gauche (1869) , organe du tiers-parti libéral^ qui contribua à Tavénement du cabinet du 2 janvier 1870.

Après la révolution du 4 septembre suivant, M. Pierre Baragoon fut nommé à la prélecture des Alpes-Maritimes. Les protestations que souleva son administration amenèrent, quelques semaines après^ son remplacement par M. Marc Dufraisse, sur le rapport de M. Senart, ministre de France en Italie.

Au renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département des Bouches-du-Rhûne, pour le canton de la Giotat.

BARAGUET-D'HILLIERS* (Achille, comte).— Après la déclaration de guerre à la Prusse (lâjuil-

proclamé.

(10 août), il demanda au général Cousin-Montaubud de le décharger de ses fonctions. Le lendemain un décret signé : > Eugénie > le remplaçait par le général Soumain. Lors de la création du conseil d'enquête, relatif aux capitulations de la guerre franco-prussienne (1*' janvier 1871), il fut nommé président de ce conseil , qui eut notamment à se prononcer sur les agissements du maréchal Bazaine, à Metz. Il a aussi présidé le conseil de guerre spécial oui, au mois de juillet 1872, jugea le général Grémer dans l'affaire Arbinet.

BARANTE * (Prosper-Claude Bbogiërb, baron de), représentant français, né à Paris le 27 août 1816, fils du baron de Barante, ambassadeur et pair de France sous Louis-Philippe, entra de bonne heure dans la diplomatie, qu il quitta, peu après, pour Tadministration. Attaché d'ambassade en 1837, sous- préfet de Boussac, puis d'Autun en 1842, préfet de l'Ardèche en 1845, déœissionDaife en 1848, il rentra dans la vie privée et se consacra exclusivement aux intérêts agricoles de so^i

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