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France. Aux élections du 8 féyrier 1871, il iUt nommé représentant de Maine-et-Loire à Passemblée nationale, le premier sur onze, par 102 600 Toix sur 110 000 votants. Membre de la commission de décentralisation, de la commission du budget, de la commission de Torganisation du pouvoir exécutif, il a été rapporteur de la proposition Keller sur TAlsace-Lorraine. et de la proposition de translation de rAssemblée à Versailles.

Il a pris place au centre droit, et a voté pour l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel, contre le retour de rAssemblée à Paris, s^est abstenu sur la proposition Rivet, et a soutenu avec édat^ lors de la discussion au budget de 1872, le maintien des subventions théâtrales.

Outre les ouvrages déjà cités, il a fait paraître h Sang de Germanicus (1869 in-8*), Titus et ta diffwutie (1870, in-8*). suite de ses deux premiers volumes sur la famille d'Auguste. Réunies sous le titre général de Procès des Césars, ces études résument les cours qu'il a faits à la bibliothèque nationale. Grâce aux allusions discrètes et profondes dont elles sont remplies, elles ont pu être accusées, sans trop d'invraisemblance, de donner satiaCaction, en racontant la vie des Césars, à des rancunes contemporaines. M. Beulé a réuni aussi en volume ses Causeries sur Vart (1870 in-8*), et publié une Histoire de Vart grec (1870 in-8*).

BBU8T * (Frédéric-François, baron nE). — Au milieu des événements déchaînés par l'année 1870 et des profondes modifications qu'ils amenèrent en Allemagne, le chancelier austro-hon^is eut l'habileté ae maintenir la situation et l'indépendance de l'Autriche, chaque jour plus menacées par la prédominance de la Prusse. Malgré la retraite du prince Auersperg janvier 1870), il ne cessa de représenter la conciliation entre les éléments si divers de l'empire et de marquer, au dehors, sa persistance dans les voies libérales par ses protestations contre le SyUabus (février). Au moment où la candidature d'un HohenzoUem au trône d'Espagne vint fournir un prétexte de ruptui;e entre la France et la Prusse, il insista auprès du gouvernement espagnol sur les dangers que cette détermination faisait courir à la paix de l'Europe (juillet). Lorsque la guerre éclate, le baron de Beust borne ses efforts à tenir l'Autriche en dehors du mouvement, qui sous la conduite du roi Guillaume et de M. de Bismark, précipite toute l'Allemagne contre la France. C'est auprès de lui et de l'empereur François-Joseph, que M. Thiers, au mois d'octobre, cherchant des appuis dans toutes les cours, trouve les plus chaleureuses sympathies, mais sans obtenir une assistance effective.

M. de Beust sonffe dès lors à des complications qui se produisent d'un autre côté, à la faveur des préoccupations de l'Europe occidentale : à la note fBT laquelle la Russie dénonce le traité de 1856, il répond par une dépêche qui signale à l'attention publique les conséquences d'une pareille résolution (23 novembre); mais il se garde d'en faire une question de paix ou de guerre pour son propre pays dont il rappelle l'attitude réservée, pendant la guerre de Crimée, dans cette même question d'Orient. En même temps, il entretient avec le gouvernement italien les relations les plus amicales et déclare franchement les intentions de l'Autriche de ne pas intervenir dans la question romaine.

En présence des immenses succès de l'Allema-

Î;ne du Nord, unifiée sous la main de GuUlaume^ e chancelier austro-hongrois témoigne de sa déférence pour le nouvel empereur et son tout* puissant ministre; il proteste contre toute idée de revanche de la part ae TAutricne, mais il se refuse aux ouvertures faites pour une alliance plus intime entre les populations allemandes des oeux empires (janvier 1871), et il demande au pays un accroissement de forces militaires en vue des éventualités oui peuvent tromper les intentions les plus pacinques. Après la consolidation du nouvel ordre de choses en Allemagne, l'empereur François-Joseph et M. de Beust eurent avec l'empereur Guillaume et M. do Bismark, à Gastein et à Salzbourg, des entrevues qui occupèrent l'attention (août-septembre), mais qui ne parurent pas exercer une influence considérable sur la politique de réserve suivie jusque-là par le chancelier austrohongrois. Au miheu des difficultés de ces dernières années, on a souvent répandu et démenti ie bruit de la retraite du baron de Beust et de son remplacement par le comte Andrassy. Ce changement ministériel se réalisa au milieu de l'année 1871» et M. de Beust fut nommé au poste d'ambassadeur de l'empire austro-hongrois à Londres.

BIDARD * (Théophile). —En 1867, candidat au^ conseil général d'IlIe-et-Vilaine, pour le canton de Rennes, où il était professeur, il protesta énergiquement, dans sa circulaire, contre les candidntures officielles, et fut mis à la retraite à la suite de cet acte d'indépendance. Après la révolution du 4 septembre 1870, il remplit les fonctions de maire de Rennes, et présida la commission municipale, jusqu'au mois de janvier 1871. Aux élections du 8 février 1871. il fut nommé représentant d'Illeet-Vi laine à rAssemblée nationale, le troisième sur douze, par 90,783 suffrages.

11 a pris place au centre <f roit et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, les propositions Rivet et Ravinel; contre le gouvernement dans la 3uestion du pouvoir temporel, contre le traité ouanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.

BIGOT (Julien-Armand), représentant français,. néàCouptrain (Mayenne), le 18 janvier 1831, reçu docteur en droit, a Paris, en 1854, fut nommé substitut à Mayenne en 1856, à Laval en 1858, à Angers en 1861 et, dans cette dernière ville, devint successivement substitut du procureur général en 1863, et avocat général en 1868. Démissionnaire après la révolution du 4 septembre 1870, il se fit inscrire au barreau d'Angers, et fut élu. le 8 février 1871, représentant de la Mayenne à l'Assemblée nationale, le quatrième sur sept, par 61,558 voix.

Membre de la réunion Saint-Marc Girardin, il a. pris place au centre droit et a fait partie de la commission des grâces. Il a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel et le traité douanier ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée â Paris.

M. Bigot a publié deux discours de rentrée :

Eloge de Prévost, avocat général au Présidial d'iln^^s (1868, in-8**), ei Essai sur Vhistoire du droit en Anjou (1869, in-8'').

BILLIORAY (Alfred -Edouard), membre de la Commune de Paris, né à Naples, de parents fran-

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