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çais, vers 1840, entra en 18&5 à l'école de déclamation dirigée par Ricourt. Bientôt, abandonnant la carrière dramatique, il essaya de la peinture, et débuta dans rateUer du peintre ChazaI, dont il fut à la fois le modèle et l'élève. Quelques toiles de lui figurèrent, en 1866, au salon des refusés. E& 1870, il fit admettre à l'exposition des Beaux-Arts, un tableau ayant pour titre : La mUicitude maternelle, 11 exerçait en môme temps la profession de courtier de commerce. Lié de nonne heure avec le parti radical, et orateur assidu des clubs républicains, il prit part à l'insurrection de 1871, etsiona les affiches du Comité central. Elu membre de la Commune, le 26 mars, dans le IV arrondissement par 6, 100 voix, il fut nommé, le 30, membre de la commission des services publics, et plus tard, de la commission des finances. Le 1 1 mai, il remplaçait Delescluze, nommé délégué à la guerre, comme membre du comité de Salut public, et l'emportait, d'une voix seulement, sur M. Varlin, qui lui était opposé par la minorité de l'Assemblée. M. Billioray avait voté pour la validation des élections, à la majorité absolue des suffrages, quel aue fût le nombre des votants, cour la création d un comité de Salut public, et s'était fait remarquer par la violence de ses motions, notamment en ce qui concernait les otages. Resté parmi les plus énergiques soutiens de l'insurrection, il signa les derniers décrets de la Commune en compagnie de MM. Arnaud, Eudes, Gambon et Ranvier, amsi que Tordre d'exécution des otages, avec M. Delescluze, (2 prairial an 79) . Chargé par le comité de Salut public, d'incendier lee9*, 10* et 20* arrondissements, au moment od l'armée régulière entrait dans Paris, il fut arrêté, après le 21 mai, conduit à Versailles, et condamné par le 3* conseil de guerre, le 3 septembre 1871, à la peine de la déportation dans une enceinte fortifiée. Il a été emlMtrqué le 24 décembre 1871 pour le fort Boyard et dirigé depuis sur la Nouvelle-Calédonie (mai 1872).

BILLOT (J«an-Baptiste), généial et représentant français, né en 1828, enira à l'école de Saint- Gyr, et en sortit dans le corps d'état-major, où, à la suite d'un rapide avancement il fut nommé lieutenant-colonel le 3 août 1869. Il servait en Algérie au moment oii éclata la guerre franco -prussienne. Devenu général de division à titre auxiliaire sous le ministre de M. Gambetta, il fut remis général de brigade par la commission de révision des grades. Aua élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de la Gorrèze à l'Assemblée nationale, le quatrième sur six, par 28 246 voix.

II a pris place dans les rangs de la gauche républicaine, dont il a été nommé vice-président, et a voté contre les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départe mentade, le pouvoir constituant, la proposition Ravinel, le maintien des traités de commerce; pour le gpouvernement dans la question du pouvoir temporel ; pour la loi municipale, l'emprunt de 2 milliards^ la dissolution des gardes nationales, la proposition Rivet, le traité douanier^ et le retour de l'Assemblée à Paris.

BISMARK-SCHOENHAUSEN* (Othon comte, puis pnnce de). — Malgré la place que prennent les événements militaires dans la lutte entre la France et l'Allemagne, pendant les années 1870- 1871, le comte de Bismark ne cesse', comme ministre dirigeant et comme diplomate, d'y tenir le Eremier rang. Son action personnelle se fait d'àord sentir dans les complications européennes au milieu desquelles le gouvernement de Napoléon m se trouve conduit à déclarer à l'Allemagne

une guerre qu'il n'est nas prôt à f^ire. C'est lui qui négocia et fit Inompner, à l'insu de la diplomatie française, la candidature du prince Léopold de Hohenzoilern au trône d'Espagne, et, lorsque après l'abandon de cette candidature, M. Benedeiti alla demander au roi Guillaume, à Bms, des satisfactions aue la France n'était pas en mesure d'exiger, M. de Bismark signifia à notre ministre éconduit par le roi, un refus qui équivalait à une acceptation de la guerre. En même temps, il dénonçait à l'Europe les précédentes tentatives que le gouvernement impérial aurait faites auprès de lui, par l'intermédiaire de M. Benedetti, afin d'obtenir pour la France, par un accord avec la Pmsse, un agrandissement de territoire (circulaire du 29 juillet 1870).

Lorsque les armées allemandes passèrent nos frontières, le comte de Bismark suivit le quartier général, pour être à portée des événements. Au moment de la capitulation de Sedan, il eut avec l'empereur Napoléon III, le 2 septembre, l'entrevue dramatique de Frénois. Loin de songer à adoucir les conditions de la capitulation-, le comte de Bismark soutenait dès lors la prétention de mettre pour prix à la paix la cession de l'Alsace et de la Lorraine afin dWurer l'avantage à l'Allemagne dans les guerres à venir. Une entrevue qui eut plus de retentissement, an milieu de nos désastres, fut celle que le chancelier eut avec M. J. Favre, à Ferrières, dès le commencement de l'investissement de Paris. Après huH jours de discussions sur des questions de forme, M. de Bismark consentit A recevoir le ministre de la Défense nationale (16 et 20 septembre) et, maintenant, sur la question de la paix, ses exigences connues, il mettait même k un armistice des con<* ditions assez inacceptables pour rejeter la France dans le parti de la lutte à outrance. 11 donna alors à la politique allemande sa devise : « La force prim^le droit. »

Pendant les longs mois du siège de Parrs, le comte de Bismark se fit remarquer par sa persistance à soutenir les nécessités d'une guerre implacable. On signale, lors du bombardement, son refus de laisser sortir les étrangers pour lesquels les agents diplomatiques de l'Europe restés dans Paris demandent cette faveur (12 janvier 1871). Il met une gratuite insolence à refuser aussi à BL J. Favre un laissez-passer pour aller assister à la conférence de Londres relative à la question de la mer Noire (13 janvier). Mais son œuvre politique principale, à Versailles, est la tran^rmation de la constitution politique de l'Allemagne. A la fin de décembre 1870, il avait réuni un conseil de représentants des puissances allemandes du Sud, déterminées à entrer à leur tour dans la confédération de l'Allemagne du Nord, et des prérogatives apparentes étaient laissées à la Bavière dans cette nouvelle œuvre de fusion. Le roi Louis II proposa alors de reconstituer, en l'honneur du roi Guillaume, Tancien empire d'Allemagne, et M. de Bismark obtint fisicilement du Reichstftg cette consécration monarchique de l'unité nationale déjà réalisée.

Quelques jours après le couronnement de Guillaume (18 janvier 1871), le chancelier impérial ouvre avec M. J. Favre les négociations qui devaient aboutir à un armistice, diois des conditions qui achevaient de mettre la France entière à la merci du vainqueur (23-28 ianvier). Pendant les élections qui suivirent, M. de Bismark intervint pour protester contre le décret de la délégation de Bordeaux qui établissait des cas inattendus d^inéligibilité et qui fut aussitôt rapporté. L'Assemblée nationale à peine réunie, les négt)ciations commencèrent entre M. Thiers, assisté d'un comitéde représentants, et M. de Bismaric,, et, après une

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