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prolongation de l'armistice, les préliminaires de paii furent signés à Versailles le 26 février. Sans i,%rler de l'énorme contribution de cinq milliards, lis consacraient toute la cession de territoire réclamée par le chancelier dès le début de la guerre. Le 10 mai suivant^ M. de Bismark signait à Francfort, avec MM. J. Favre et Pouver-Quertier, le traité de paix définitive, et prontait du nouvel affaiblissement de la France résultant de l'insurrection de la Commune, pour ajouter encore aux charges accablantes d'abord imposées à la France. Les ratifications furent échangées le 20 mai. Avant de consommer ce dénoûment inespéré de la politique de toute sa vie, la comte de Bismark avait été ûdt prince par la reconnaissance de son souverain. Il reçut plus tard une dotation considérable, imputée sur les premiers versements de Tindemnité de guerre.

En Europe, outre les négociations relatives à la libération au territoire français, et celles nécessitées par la prise de possession des chemins de fer luxemJbourgeois par les compagnies Rhénanes allemandes, le prince de Bismark tenta de réconcilier le nouvel empire avec la papauté, et nomma le cardinal de Honenlohe ambassadeur d'Allemagne auprès du Saint-Siège. Cette mesure conciliante ne fut pas favorablement accueillie par la cour romaine, toute à Tirritation que lui causait le schisme des vieux catholiques, ouvertement favorisé par le gouvernement prassien. M. de Bismark commença alors, contre le catholicisme allemand, une lutte dont on ne peut encore prévoir les suites, et répondit aux prétentions particolaristes des néo-catholtques en expulsant les Jésuites de l'empire (juillet 1S72).

BLANC * (Jean-Joseph>Lonis). — A la fin de l'année 1869, au moment où le gouvernement impérial préparait l'évolution libérale qui amena l'avénement du cabinet du 2 janvier, le bruit «ourut que M. Louis Blanc allait rentrer en France, mais il resta à LoïKlres jusqu^aprèe la révolution du

4 sej)tembre 1870, et n'arriva à Paris ^ue le 8. L'opuiion publique espérait encore une intervention des puissances neutres. Un grand nombre de mtoyensle pressèrent donc de retourner en Angleterre comme ambassadeur , pour é<dairer le cabinet Gladstone, et exciter les sympathies du peuple anglais en faveur de la fi*ranoe. La gouvernement de la défense nationale, « comptant sur le dévouement et le patriotisme de M. Louis Blanc, » s'associa au vœu qui lui était exprimé. (24 septembre). L'investissement de Paris et le refus de sauf-oonduit de Tétat-major général prussien, empêchèrent la réalisation de ce projet. Au commencement du mois d'octobre, lorsque Tagitation pour les élections municipales devint considérable, il se prononça contre toute tentative ayant pour but d'éboanler'le gouvernement de la Défense nationale et déclara qu'il fallait w éviter toute chance de collision en présence de l'ennemi. » Lors de la tentative insurrectionnelle de 31 octobre il fut porté, sans son consentement, sur les listes du Comité de salut public, reçut de nombreuses députations, mais refusa absolument de prêter son influence ou son nom à un mouvement qu'il réprouvait. Aux élections municipales du

5 novemore, il déclina absolument la candidature dans le 5* et ;e 9* arrondissement, et obtint, sans être élu, une houorable minorité dans le 14*. Quelques jours après, au momen; du refus de l'armistice, il adressa aux Parisiens une lettre éloquente pour les engager à la résistance à outrance. Dès les premiers jours de janvier, il adjura de nouveau la population, dans un document ren<lu public, « de briser le cercle de fer qui l'étreiguaity » ajoutant que le seul dénouement pos-

sible au siège « c'était le dénouement héroïque. » Après la capitulation il ne reconnut à l'Assemblée nationale convoquée, qu'un seul droit, celui de faire la paix ou la guerre. Ëlu, le 8 février 187 ( , représentant de la Seine, le premier sur quarante-trois, par 216 471 voix, sur 328 970 votants, il protesta, lors de la nomination de M. Thiers, comme chef du pouvoir exécutif, contre le rap-

Îiort de la commission qui semblait n'admettre a République ^u'à titre provisoire, et soutint «que la République était la forme nécessaire de la sourveraineté nationale. > Il protesta aussi d'avance contre une paix qui livrerait à la Prusse, l'Alsace et la Lorraine, et réclama, à tout prix, l'intégrité du territoire. (1" mars). Dans la séance du 6 mars, il déposa sur le bureau de l'Assemblée, un projet de loi obligeant les membres du gouvernement de la Défense natiouale à rendre compte dé tous les actes politiques et militaires de leur administration. Cette proposition avait surtout en vue le général Trochu, dont, pendant le siège , il avait énergiquement blâmé, dans le Temps et dans le Rappel^ le système de temporisation. Lors de l'insurrection du 18 mars, il reconnut la légitimité de la revendication des franchises municipales, mais combattit vivement les prétentions de la Commune au gouvernement central. Porté, malgré lui, comme candidat à la Commune, aux élections du 26. dans le 14" arrondissement, il obtint, sans être élu, 5680 voix.

Au moment de l'élection complémentaire du 11 février 1872 dans le département de la Corse, il soutint la candidature de M. Savelli contra MM. Rouher, et Pozzo di Borgo. Il a pris la parole à la Chambre dans plusieurs discussions importantes, notamment à propos du projet de loi de M. Dufaure, sur rinternationale, qu'il attaqua comme inefficace et dangereux.

Il a pris place à l'exirème gauche et a voté pour l'abrogation des lois d'exil, la loi départementale, le traité douanier, la proposition Feray ( matières premières ) , le maintien des traités oe commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris; contre la validation de l'élection des princes d'Orléans, le pouvoir constituant, bft propositions Rivet et Rnvmel.

BLANCHE* (Alfred-Pierre). — A la suite du décret du 5 janvier 1870, qui relevait M. Haus»mann de ses fonctions et le remplaçait par M. H. Chevreau, il crut devoir donner sa aèmission. Elle ne fut point acceptée, et il fut maintenu comme secrétaire général de la préfecture de la Seine. Loi-s de la formation du ministère Palikao (10 août), dans lequel M. Chevreau accepta le portefeuille de l'intérieur, M. Alfred Blanche exerça par intérim les fonctions de préfet de la Seine, et contribua en cette qualité à préparer rapprovisionnement de Paris et l'armanent de la garde nationale. Après la révolution du 4 septembre, il quitta l'Hôtel de Ville et se tint éloigné des afiaires publiques. Il a depuis repris sa place au barreau de Pans.

BLANCHE * (Antoirie-Emile) . — Élu, le 23 juillet 1871, au second tour de scrutin, membre du conseil municipal de Paris pour le quartier de Paesy, en môme temps que son beau-frère^ M. Ohnet, élu pour le quartier Rochechouart, il dut se retirer à la suite d'un tirage au sort, auquel procéda le conseil de préfecture, et qui favorisa M. Ohnet.

BLANCHET (Stanislas Pànule, dit), membre de la Commune de Paris, se -fit remar(juer pendant le siège (1870), dans les clubs ultra-revolutionnaires. Le 18 mars 1871^ il était membre du

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