‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 23 sur 122 · BUN · texte numérisé non relu

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Comité central^ dont il signa les affiches, et fut élu à la Commune, dans le 5* arrondissement, !e 26 mars suivant, par 3271 Yoiz. Il vota pour la validité des élections à la majorité absolue des suffrages, quel que fût le nombre des votants, pour la création du comité de salut public, et, jusqu'au 5 mai, se signala constamment par les motions les plus violentes. A cette date le comité de sûreté générale le fit arrêter, et Tun de ses membres, M. Ferré, procéda à une enquête, suivie d'un interrogatoire, dans lequel M. Blanchet déclara « qu'il s'appelait de son vrai nom Stanislas Panille, qu'il avait, en 1860, habité en qualité de novice pendant environ neuf mois, un couvent de capucins, à Brest; qu'en 1862 il s'était réfugié dans un second couvent de capucins, à Laroche, en Savoie ; que de là il était revenu à Lyon, où if avait donné d'abord des leçons, rempli les fonctions d'interprète-traducteur au Palais de Justice, et enfin été nommé secrétaire d'un commissaire de

Solice, poste qu'il avait occupé de 1865 à 1867. Il emanda alors l'emploi de commissaire spécial des chemins de fer, que l'administration lui refusa, et partit pour Paris où il se mêla au mou- Toment révolutionnaire. Dans l'intervalle il avait été condamné à Lyon, à six jours de prison comme banqueroutier. » A la suite de ces déclarations, M.Paoille, dit Blanchet, donna sa démission de membre de la Commune, sur la demande du comité de sûreté générale , et bien qu'atteint d'une paralysie partielle, fut enfermé à fiflazas. Rendu a la liberté au moment où les troupes rô-

fulières entraient à Paris (21 mai 1871), il réussit s'échapper.

BLANQUI * fl:.ouis- Auguste). — A la nouveUe de la révolution du 4 septembre 1870, il accourut à Paris et y fonda La Fatrie en danger, feuille révolutionnaire, qui devint l'organe it quelques clubs radicaux où les aberrations socialistes n'avaient plus de bornes. M. Blanqui y demandait l'institution de la Commune, la suppression des cultes, l'affectation des églises à des u-sages nationaux, l'enrêlement forcé et l'armement des prêtres, qu'on devait envoyer aux avant-postes, la construction des barricades , la dénonciation des suspects et des bonapartistes, la révélation des richesses dissimulées^ la mise' en commun des subsistances et le rationnement. Nommé chef du 169* bataillon de la garde nationale, à Montmartre, il ne fut pas réélu après la manifestation du 10 octobre, qui préludait à la tentative insurrectioonelledu 31. Ce jour-là, M. Blanqui fut pendant quelques heures membre du Comité de salut public, ordonna la mise en arrestation des membres du gouvernement de la Défense, tenta vainement de faire occuper la Prélecture de police, destitua plusieurs maires d'arrondissement accusés de réaction, et envoya des commissaires dans tous les secteurs pour en surveiller les commandants. L'arrivée des forces de l'ordre et l'arrestation de M. Blanqui par le 17* bataillon, mit fin à cette dictature. Relâché le lendemain, puis recherché de nouveau, après qu'une instruction eut été ordonnée contre les meneurs du 31 octobre, il réussit à se cacher jusqu'au moment où fut rendue une ordonnance de non-lieu arrachée à la faiblesse du gouvernement, et reprit la rédaction de la Pat%ie en danger. Ce journal cessa de paraître le 6 décembre suivant^ faute de ressources. De l'aveu même de son directeur politique, et malgré la gratuité absolue de la rédaction, il ne faisait pas ses frais. Après l'armistice M. Blanqui s'éloi^a de Paris; il ngura néanmoins sur les listes radicales, aux élections du 8 février 1871, obtint, sans être nommé, 52389 voix sur 328970 votants, et, au moment de l'insurrection du

18 mars, fut élu membre de la Commune, dans le 18* arrondissement, par 14953 suffrages. Ar« rété dans le Midi par onlre de M. Thiers, et con« duit au fort du Taureau, prison d'État sur les côtes de Bretagne, il refusa de répondre à tout interrogatoire, et fut maintenu pendant plus de quatre mois au secret le plus absolu. Traduit devant le 4* conseil de guerre, siégeant à Versailles, il se résigna enfin aux nécessita de l'instruction. Ayant été condamné à mort par contumace le 10 mars, pour séquestration avec violences d'un capitaine de la garde nationale, il eut d'abord à

fmrger cette condamnation, puis à répondre à 'accusation d'excitation à la guerre civile. Il fit citer comme témoins à décharge tous les membres du gouvernement de la Défense, présents à Paris au moment de la tentative du 31 octobre. Les débats, commencés le 14 février 1872, se prolongèrent pendant plusieurs audiences, et donnèrent lieu à des incidents intéressants, qui mirent en lumière le sang-froid et' l'intelligence de Taccusé. 11 fut condamné à la déportation dans une enceinte fortifiée. Un premier pourvoi pour vice de forme fut accueilli par le 2* conseil de révision; mais, le 6* conseil de ^erre ayant confirmé la sentence des premiers juges, un second pourvoi fut rejeté, à la fin du mois de mai 1872, et cette condamnation devint définitive. Le mauvais état de la santé de M. Blanqui fit retarder son départ pour la nouvelle Caledonie et décider son internement provisoire au fortQuélen (12 juillet).

M. Blanqui a publié , dans les derniers jours du mois de février 1872 : rÉtemité dans les astres f hypothèses astronomiques (in-18*), livre d'une hardiesse scientifique remarquable, fruit de ses récents loisirs de prison.

BLAVOYER* (Joseph-Arsène). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant du département de l'Aube à l'Assemblée nationale, le quatrième sur cinq, par 27675 voix sur 56484 votants.

Il a pris place au centre droit, et a voté pour les

Î préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, a validation de 1 élection des princes , la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Rivet, le traité douanier et le retour de T Assemblée à Paris; contre la proposition Ravinel, la proposition Feray (matières premières^, le nuuntien des traités de commerce, et contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel.

BOCHER * (Henri-Edouard). ~ Aux élections du 8 février 1871 , il a été nommé représentant du Calvados à l'Assemblée nationale, le deuxième sur neuf, par 72000 voix. Rapporteur de la commission chargée de présenter le projet de loi relatif à la restitution par l'État des biens ^on vendus de la maison d'Orléans, il prouva que les biens dont il s'agissait, n'avaient aucune origine apanagère.

. , , pouvoir

constituant, la proposition Rivet et la proposition Feray (matières premières] ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel, contre la proposition Ravinel, et le maintien des traités de commerce.

BODDIN* (Charles-Louis-Narcisse). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant du Nord à l'Assemblée nationale, le quatrième sur vingt-huit, par 213778 voix.

Il a pris place au centre droit et a voté pour les

Eréliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, L validation de l'élection des princes, la loi dé-

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