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BORD

partementale, le pouvoir constituant, la propositien Rivet, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), et le retour de rAsaemblée à Paris ; contre le gouvernement dans la c}uestion du pouvoir temporel; contre la proposition Ravinel, et le maintien des traités de commerce.

BONAPARTE* (Pierre-Napoléon, prince). — Après avoir longtemps sollicité en vain l'autorisation de Tempereur, il épousa, en 1868, sur le territoire belge, la fille d'un ouvrier du faubourg Saint- Antoine, avec laquelle il entretenait des relations depuis plus de douze ans, et dont il avait eu deux enfants, que cette union avait pour but de légitimer. Au mois de janvier 1870, une violente polémique entre la Revanche et VAvenir, journaux corses, rendit une rencontre imminente entre M. Tommasi, rédacteur de la Revanche, et le prince Pierre, qui avait défendu dans l'Avenir la mémoire de Napoléon I". Mais M. Paschal Grousset, rédacteur de la Marseillaise, représentant à Paris la Revanche, ayant pris fait et cause pour ce Journal et insulté gravement le prince, celui-ci provoqua aussitôt M. Rochefort, rédacteur en chef de la Marseillaise, dédaignant de se battre avec «Tun de ses manœuvres. « M. Groubset envoya cependant à Auteuil deux témoins, M. Iwan Salmon, dit Victor Noir, et M. Ulric de Fonvielle. Dans une discussion orageuse, M. Pierre Bonaparte tira plusieurs coups de revolver sur les visiteurs, et tua M. Victor Noir. La nouvelle de ce déplorable événement surexcita l'opinion publique au point d'obliger M. Emile OUivier à faire arrêter le prince, et à le traduire devant la Haute cour de justice réunie d'urgence à Tours. Ce procès eut un grand retentissement, tant par l'attitude provocatrice de Taccusé, que par le scandale des plaidoiries, et la notoriété des témoins cités. Le prince Pierre fut acquitté sur le chef du meurtre et condamné seulement envers la famille Salmon, partie civile, à 25 000 francs de dommagesintérêts. Cette somme ayant été refusée par les intéressés, le prince la versa entre les mains du maire de Tours pour les pauvres de la ville. Il se retira ensuite dans sa propriété d'Êpioux (Ardennes), et le bruit courut qu'il avait reçu de l'empereur Tordre de quitter la France. Apres le désastre de Sedan, il passa en Belgique et vendit son domaine des Ardennes. Les journaux du mois de mai 1872 ont annoncé que sa femme, la princesse Pierre Bonaparte, avait fondé à Londres une maison de commerce de couturière, qui recrutait sa clientèle dans la noblesse et la haute finance anglaises.

BONDY* (François-Marie Taillepied, comte de). — Aux élections du 8 février 1871, il a été nommé représentant de l'Indre à l'Assemblée nationale, le deuiième sur cinq, par 44 772 voix.

Il a pris place au centre droit, et a voté pour les préliminaires de paix, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, les propositions Rivet et Pavinel, le retour de l'Assemblée à Paris ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel; contre la proposition Feray f matières premières) , et le mamtien des traités ae commerce.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller générdi du département de l'Jndre pour le canton du Blanc.

BONJEAN* (Louis-Bernard). — Après la révolution du 4 septembre 1870 et la suppression du Sénat, M. Bonjean, malgré son grand âge, resta à Paris. Il fit le service de la garde nationale séden-

SUPrL. AU DICT. DES CONTEMP.

taire et s'engagea plus tard dans un bataillon de marche du huitième secteur. Il refusa de quitter la capitale même au moment de l'insurrection du 18 mars 1871, et fut arrêté comme otage, le

10 avril, par ordre de la Commune. Enfermé à Mazas ainsi que MM. Darboy, Deguerry et un assez grand nombre d'ecciésiasûques, il fut transféré à la Ro(]uette st fusillé avec les autres otages, le 27 mai 1871. Dans son testament, écrit quelques jours avant sa mort, ainsi que dans une lettre touchante qui y était jointe, adressée à sa femme et à ses trois fils, et datée de la nuit du 29 au 30 mars, moment où la brutalité de l'un de ses gardiens lui avait fait croire sa fin prochaine, il recommandait le prirdon en termes d'une sublime simplicité, et demandait de modestes funérailles. Une loi du 6 juin avait décidé aue les obsèques lu président Bonjean, comme celles des autres otages, seraient faites aux frais de l'État; mais sa veuve, respectant ses dernières volontés, réclama son corps, et le fit transporter à Orgeville, dans le caveau de famille.

BONVALÈT (Théodore- Jacgues) , membre du conseil municipal de Paris, ne dans cette ville, le 17 janvier 1817, d'une famille originaire de Bourgogne, fit une partie de ses études à l'institution Barbet. Pendant le règne de Louis-Philippe, il prit part aux mouvements du parti démocratique, etfutélu, après la proclamation de la République, chef de bataillon dans la 6* l(^gion de la garde nationale (ancien 6* arrondissement). Arrêté dans la nuit du 2 décembre 1851, il passa quinze jours à Mazas. Propriétaire d'un restaurant en vogue, il s'occupa exclusivement, durant l'Empire, de la direction de son étahlissemi nt, et se livra au comme! ce des vins. Apres la révolu titm du 4 septembre 1870, il fut nommé maire du 3' arrondissement, et maintenu dans ces fonctions^ aux élections du 5 novembre 1870, par 12 031 voix sur 15398 votants.

11 déploya une grande activité dans l'administration ae son arrondissement, créa diverses commissions d'armement, d'hygiène, d'assistance publique, etc., et crut pouvoir, le 15 février 1871, décréter l'instruction gratuite, obligatoire et laïque. Au scrutin du 8 février 1871, pour l'Assemblée nnionale, il obtint à Paris, sans être élu, 30491 voix sur 328970 votants. Il consentit aux élections communales du 26 mars, où il obtint encore, sans être élu, 3906 voix, et devint l'un des promoteurs de la Ligue d'union républicaine des droits de Paris, qui fit plusieurs tentatives de conciliation entre le gouvernement et la Commune. Après !e vote de la loi municipale, il ne fut pas renommé maire du 3* arrondisse ment. Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il réunit près de 95000 voix à Paris, et il était déjà considéré comme élu. lorsque les votes de ^arméedonn^rent la majorité à son concurrent, M. lerdinandMoreau. Nommé le 23 juillet suivant, au premier tour de scrutin, conseiller municipal de l'aris pour le quartier des Enfants -Rouges (3* arrondissement), il a été l'un des signataires d'un exposé de la situation du commerce et de l'industrie à Paris, adressé au conseil municipal, et dont les conclusions étaient la levée de l'état de siège et l'amnistie.

BORDONE (Philippe-Toussaint-Joseph) chef de partisans français, né à Avignon, le i" novembre 1821, d'une famille d'origine piémontaise, fit de brillantes études aux collèges d'Avignon et de Nîmes, suivit les cours de 1 école de médecine de Montpellier et se fit recevoir docteur. Entré au service de l'État comme chirurgien de marine, il obtint un rapide avanceu ent, mais donna sa démission, au moment de la révolution de 1848, pour s'occuper de politique. En 1851,

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