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revenant aux études médicales, il suivit les cours de M. Roux, chirurgien en chef de l'Hôlel-Dieu, (usqu'en 1855. La guerre de Crimée lui fournit alors Toccasion de rentrer dans la marine et il fut nommé chirurgien-major à bord de la frégate TUUoa, Praposé trois fois pour la décoration en témoignage des services rendus, il donna sa démission à la fin de la guerre, sans avoir obtenu cette récompense , et s'occupa d*art militaire, d'armement et de fortification. Inventeur d'un affût de marine spécial à la défense des côtes, il fut chargé en 1859 de l'expérimenter à Cherbourg. Le gouvernement italien l'appela bientôt après pour faire l'application de ce nouveau système. C'est à cette occasion que M. Bordone entra en relations avec le général Garibaldi, auprès duquel il remplit les fonctions de commandant du génie pendant l'expédition de 1860. Il fut nommé colonel après la prise de Reffgio, organisa la défense de Monl-Saint-Ânge et prépara l'attaque de Gapoue. Après la bataille du Volturne, à laquelle il prit une part importante, et l'annexion du royaume de Naples, il lul chargé de défendre les intérêts du corps expéditionnaire auprès du gouvernement de Victor-Emmanuel. Un moment incarcéré par ordre du général Fanti, il fut mis en liberté peu de temps après et rentra en France.
Au mois d'octobre 1870, après le désastre de Sedan et la désorganisation des armées françaises, il décida Garibaldi à venir offrir son épée a la République. Le 8, il arrivait à Tours avec le général, auquel M. Gambetta confia le commandement de tous les corps francs de la zone des Vosges, depuis Strasbourg jusqu'à Paris, et d'une brigade de garde mobile. M. Bordone fut nommé chef d'état-major de la première armée des Vosges, dont il établit à Dôle le centre de formation. L'objectif était de couvrir Autun et de défendre Dijon. On sait les péripéties diverses de cette campagne de l'Est^ pendant laquelle H. Bordone fut nommé gênerai et qui se termina par la perte de l'armée de Bourbaki. L'armée (Tes Vosges fut le seul corps de l'Est que l'armistice u'oblîgea pas à capituler.
Après la démission de Garibaldi , l'amiral Pennoat le remplaça dans son commandement, conserva M. Bordone dans sa position de chef d'état-major, et rendit plus tard justice, dans un rapport public, au dévouement et à la fermeté déployés par cet officier lors du licenciement des troupes qu'il dirigeait. Rentré dans la vie privée, le général Bordone, au retour d'un voyage à Caprera, fut .arrêté à Marseille sous l'inculpution de com[>lot contre la sûreté de l'État et d'embauchage de troupes, maintenu vingt et un jours au secret et remis en liberté (10 mai 1871). Traduit devant les assises de la Seine, au mois de juin 1872, à la suite d'une plainte en diffamation du colonel Chenet, commandant de la guérilla d'Orient, il fut acquitté le 30 juin.
11 reconnut, lors de l'interrogatoire, avoir subi trois condamnations portées à son casier judiciaire, pour coups, détournement d'objets sahis et escroquerie.
BOSSE (Auguste), marin français, né le 15 mars 1809, entra au service en 1826.'Aspirant en 1827, tnseigne en 1832, lieutenant de vaisseau en 1836, capitaine de frégate en 1847, capitaine de vaisseau «n 1853, contre amiral en 1861, il fut promu viceamiral le 4 mars 1868. Il était à cette époque membre du Conseil damirauté et grand otficier de la Légion d'honneur.
Après la révolution du 4 septembre 1870, l'investissement de Paris par l'armée prussienne, et la division de l*enceinte et de la ville en neuf