‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 26 sur 122 · BOUE · texte numérisé non relu

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secteurs, l'amiral Bosse fut chargé du commandement du troisième secteur dont le quartier général était à la Villette.

BOTTIEAU (Emile), magistrat et représentant français, né à Maubeuge (Nord), le 12 septembre 1822*, fit ses études au lycée de Douai, et, en 1845, après avoir terminé son droit, se fît inscrire au barreau de cette ville. Il entra quelques années plus tard dans la magistrature, et était devenu conseiller à la cour de Douai, lorsque éclata la guerre entre la France et la Prusse (juillet 1870). Aux élections du 8 février 1871 . il fut noDuné représentant du Nord à l'Assemolée nationale, le huitième sur vingt-huit, par 207877 voix.

Il a pris place à droite et s'est fait remarquer dans les commissions, par son opposition à la proposition Rivet et au retour dd l'Assemblée à Paris. Il a voté pour les préliminaires de paix, la loi municipale, la proposition Cazenove, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, le traité douanier et la proposition Teray (matières premières) ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre la proposition Ravinel, le maintien des traités de commerce et le retour de l'Assemblée à Paris.

BOUCHENÉ-LEFER * ( Adèle- Gabciel-Benis), — Nommé, le 19 septembre 1870, conseiller d'Etat dans la commission provisoire chargée de remplacer le Conseil d'État, il remplit ces fonctions ju«iqu'au mois d'avril 1871, époque à laquelle il fut admis à la retraite et nommé conseiller d'État honoraire. ^ Il est mort à £lancourt (Seine-et- Oise), le 3 janvier 1872.

M. Bouchené-Lefer a encore publié : Principes €t noiiùns élémeniaires du drofU pu&iic et administratif (1862, in-8°).

BOUËT-yiLLAUMEZ ^ (Louis-Edouard, comte).

— Au moment de la déclaration de guerre à la Prusse, il fut nommé commandant en chef de la flotte de la Baltique (19 juillet 1870), qui devait se composer de quatorze frégates cuirassées, d'avisos rapides, de canonniiTes et de batteries flottantes. On réunit à grand'peine sept frégates et un aviso. L'impératrice vint assister solennellement au départ de la flotte, et l'amiral partit le 24 pour le Suiid, où le tirant d'eau considérable de ses navires lui démontra bientôt son impuissance à rien tenter dans des eaux aussi peu profondes et sans troupes de débarquement. Ses ordres lui défendaient de bombarder les villes ouvertes; il eut un moment la pensée d'attaquer Colberg et les forts de Weichselmunde et de Neufabrwasser, en avant de Dantzig; mais les événements qui se succédaient sur le continent, et qui valaient à la flotte d'innombrables contreordres, ne lui permirent point de mettre son projet à exécution. Il se horna donc à un blocus de la Baltique, ta' -dis que le vice-amiral Fouiichon bloquait la mer du Nord. Attaqué dans la nuit du 21 août, à bord du navire amiral, par la corvette la Nymphe^ commandée par ce môme capitaine V^eickhmann qui devait plus tard aller croiser jusque dans la Gironde, avec la frégate VAugusta., il poursuivit vainement le navire allemand, qui réussit à se dérober dans l'emLouchure de la Vistule. Sur ces entrefaites, l'amiral Fourichon, ayant été appelé au ministère de la marine, résolut d'abanaonner toute entreprise dans la i3altiquc, et de se boi ner à bloquer la mer du Nord avec deux escadres qui se relèveraient mutuellement. M. Bouèt-Villaumez revint alors en France, mais offrit, en passant devant la Jahde, le combat à la flotte allemande, qui n'ac-

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