‹ Dictionnaire universel des contemporainsChapitre 27 sur 122 · BOYS · texte numérisé non relu

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cepta point le défi (25 septembre). Tombé gravement malade à son arrivée à Cherbourg, il fut remplacé dans son commandement parle contreamiral Peahoat (10 octobre). — U est mort, le 10 septembre 1871, dans sa propriété de MaisoDâ^affitle (Seine^et^ise).

BOUISSaN* (Étienne-Fxédéric). — I^ommé correspondant de Tlnstitut en 1863 , doyen de la Faculté de médecine de Montpellier en 1868, ccuiseiUer municipal de cette nlle en 1847, en 1860, an 1866 et en 1870, il fut élu, le 8 février 1871, représentant de l'Hérault à T Assemblée nationale, le .premier sur buit, par Si 724 voix. Dans la séance du 27 février 1872, il déposa une proposition tendant à ouvrir une souscription publique pour la libération du territoire, et s'inscrivit d'a;i«nce pour 10000 francs. Sa proposition fut repoossée par l'Assemblée.

Conservateur libéral, il a pris place au ceiQlre droit et a voté pour les préliminaires de ^iz, l'abrogation des Lis d^xil, la validation de l'éjection des princes, la loi départementale, le pouvoir constituant, la proposition Aivet, le traité douanier et le maintien des traités de commerce; codtre le gouvernement, dans la question d\i pouvoir temporel; cootre la proposition vPeray (matières premières) et le retour de l'Assamblée à Paris.

M. Bouisson a été promu officier de la Légion ■ d'honneur en 1864, et nommé chevalier de l'ordre de Charles JII d'Espace, en 1865.

BOIIBBAKI * (Charles-Denis^auter) . — Au moment de la déclaratiou de guerre à la Prusse (juillet 1870), il fut appelé au commandement de La , .garde impériale, fit partie da l'armée de Bazaine «t prit part aux combats livrés autour de Metz, du 14.au 18 août. Réfugié dans cette place avec ses troupes, il réussit à en sortir secrètement avant la capitulation, àla suite d'une intrigue obscure, pour >aller, dit-on, nouer des négociatioDS politiques qui pouvaient faire jouer à l'armée un rôle inattendu. Après la ruine, de ces espérances, il vint à Tours offrir, le 14 octobre, ses sarrioes au gouvernement de la Défense nationale. Destiné un moment à commander l'armée de la Lovre, il£ut, sur sademande, chargé du commandement supérieur de l'armée du Nord et de l'Oise, par décision du 17 octobre. Il établit d'abord son quartier général à Lille, et s'occupa activement de Torganisation de ses troupes. Quelques engagements heureux l'amenèrent à Amiens, d'où il écrivit le 20 novembre au général Trochu, qu'il était prêt à marcher, et qu'il suivrait les instructions venues de Paris. Malheureusement, la reprise d'Orléans vint interrompre l'exécution de ce plan de campagne.

Rappelé par M. Gambetta, pour l'aider à la réor- .gaaisaiion des 15% 18* et 20* corps de la première armée de la Loire, que des marches forcées sous des pluies torrentielles avaient presque débandés, il s'établit entre Nevers et Bourges, et fut nommé, le 6 décembre, commandant en chef de la première armée du centre, qui devait bientôt devenir l'armée de l'Est. Le brillant combat livré à Nuits par le général Cremer décida l'évacuation de J^ijon et de Gray par les Pru>&iens, qui se replièrent sur Yesoul et Ëpinal. C'est alors que le général Bourbaki fut chargé, à la tète de près de cent cinquante mille hommes, d'exécuter un mouvement vers l'Est, qui devait couper les communications de l'armée ennemie avec l'Allemagne du Sud. Le 4 janvier 1871,11 était à Dijon, donnant la main à Garibaldi, commandant de l'armée des Vosges, et à l'armée de Lyon, qui marchait sur Montbéliard. Remontant la vallée de l'Oignon, il arriva le 8 janvier à Montbozon près Vesoul. Le lendemain il attaquait avec toutes ses forces le

général 4e -Werder, retranché à • YiUeraexel. La bataille dura toute la journée, et à sept heures. du soir les positions ennemies étaient emportées. Le 12, il occupa Lure, Gray et Veaoul; le 13, il enleva à la baïonnette les villages d'Arcey et de Sainte-Marie; le 15, il s'empara de Montbéliard, après une lutte yiolente; le 16, il attaqua Werder fortement retranché à Héricourt, ne put Tentamer, revint à la charge le 17 sans plus de succès, et. commença sou mouvement de retraite sur Besançon, en imanœuvrant pour -échapper à l'acntée de Manteuffel, qui avait déjà coupé ses principales communications, en occupant Saint- Vit et Mouchard. Des ordres formels du ministre de la guerre l'empêchaient de battre en retraite sur Lyon. Les soldats étatent sans vivues >et sans munitions, après une retraite désaatreufie, par un froid de 10 degrés. Le 27 janvier, à son arrivée à Besançon, pris de désespoir en se voyant absolument cerné et craignant d'être accusé de trahison, il désigna le géouérai Qlincbant comme son successeur, et, pendant la nuit, trompant la aurveiUanoe d'un médecin de ses amis, se tira un coup de pistolet danslaitôbe. Sa mort fut annoncée officiellement, mai» bientôt démentie. Transporté k Lyon, il y resta huit jours dans un état désespéré. Dans rintersalle, l'armée française s'était eéiugiée en Suisse. Cependant, vers le 9 iévrier, un mieux sensible se produisit dans l'état du malade, et le 15 il était hors de danger. La çuérisoa complète fut tràs-lente et s'achevait à peine, lorsqu'au mois.de juillet 1871, M. Thiers chafgea le général du commandement de la 8' division militaire et du 6' corps d'armée. Dans cette importante situation, M. Bourbaki eut à soutenir à plusieurs reprises le préfet Valentin contre les entreprises insurrectionnelles de la papolation lyonnaise, et à mener à bonne fin le désarmement de la garde nationale.

BOUR60I5 * (Siméon). — Nommé, en 1870. au commandement de la station des côtes occiaentales d'Afrique, il eut, pendant la guerre francoprussienne, l'occasion d'offrir le combat à une frégate ennemie q^i le refusa et se réfugia à -Madère. Depuis, son influence a fait abandonner les comptoirs français «de la Côte-d'Or, dont la surveillance coûtait annuellement un .grand nombre de soldats et de marins, victimes d'un climat meurtrier.

Lo<rs de l'élection du nouveau Conseil d'âtat par l'Assemblée nationale, il fut nommé, le 26 juillet 1872, au quatrième tour de scrutin, conseiller d'État, le vingtième sur vingt-deui, par 436 voix sur 540 votants. Son nom n'avait pas figuré sur la liste dressée d'avance par la commission.

BOFSSET* (Charles). —Aux élections complémentaires du 2 juillet 1871, il a été nommé rertrés^itaot de Sad>ne-et-Loife à l'Assemblée nationale, par 69 746 voix sur 103 778 votants. Au mois de mars 1872, après la publication de l'enquête relative à l'insurrection du 18 mars précédent, il protesta contre les imputations dont il était l'objet dans ce document ofticiel.

11 a pris place à Textrôme gauche, et a voté pour le gouvernement dans li question du pouvoir temporel , pour le traité douanier, la proposition Feray (matières premières), le maintien des traités de commerce et le retour de TAssemblée à Paris; contre la dissolution des gardes nationales, le pouvoir constituant et la proposition Ravinel.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du département de Saône-et^Loire pour le canton nord de Chalon^ et président 4u oenseil.

BRAM

BRÉT

• BOZERIilN(Jules-FraDçois Jbannottb-), avocat et représentant français, né à Paris, le 28 octobre 1825, d'une famille bourgeoise, qui, fous le premier Impire, avait compté parmi ses membres des relieurs célèbres, fit de brillantes études au lycée Louis-le-Grana, et commença son droit. II essaya ensuite de la littérature, particulièrement de la littérature morale à l'usage de la jeunesse, reprit ses études de droit en 1851, sous la direction de M. Emile Ollivier, son ancien condisciple, et débuta en 1852, comme avocat à la cour de Paris dans le procès du complot de l'Opéra-Comique, où il plaida pour l'étudiant Laugardière. Sa notoriété comme avocat s'accrut considérablement en 1856, à la suite du procès constitutionnel de Tassociation prolestante de Vendôme, qu'il perdit en première instance, mais gagna en appel. Cette affaire popularisa assez ^cn nom dans le Vendomois , pour le faire élire, bien oue sa candidature ne fût pas olfîcielle, membre du Conseil général de ce département enJ861. Il était depuis un an avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation. 11 soutint a!ors les principaux pourvois criminels : ceux de la Pcmn^^erais, de Tropmann, etc., et fut choisi comme défenseur de la famille Lesurques, lors de la demande en révision portée devant la Cour suprême. Aux élections du 8 février 1871, il a été élu représentant du Loir-et- Cher à l'Assemblée nationale, le premier sur cinq, par 32462 suffrages.

Il a pris place au centre gauche, a voté pour les préliminaires de paix , la loi municipale, la proposition Rivet et le traité douanier, pour le gouvernement dans la que^tion du pouvoir temporel; contre la loi relative au cautionnement des journaux, la dissolution des gardes nationales, la loi départementale et la proposition Feray (matières premières). Il s'est abstenu lors de l'abrogation des lois d'exil.

Lors du renouvellement des conseils gécéraux. le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général du Loir-et-Cher, pour le canton de Vendôme. -

M. Jearinotte-Bozerian a publié : Noir et hlanc, vie et aventures de Pierrot et d'Arlequin, racontées aux enfants (1850, in-8«)-, la BoursCy ses opérateurs et ses opérations, ajjpréciés au point ce vue de la iot, de la jurisprudence et de l'économie politique et. sociale (1858, 2 vol. in-8''), ouvrage écrit à l'occasion du procès des agents de change « t des coulissiers. 11 a aussi fait paraître dans le bulletin de la Société archéologique du Vendomots, une biographie de Ronsard.

Membre et président, depuis 1862, de la Société religieuse l'Alliance chrétienne, fondée pour provoquer la réunion des diverses communions, il a prononcé dans les séances publiques de cette association plusieurs discours remarqués, et entre autres, en 1857, un parallèle entre Fénelon et le pasteur américain Channin^. Il a en outre collaboré à différents recueils de jurisprudence et traité spécialement les questions de propriété industrielle et de brevets d'invention.

BRAME* (JuIes*ouis- Joseph). —Après l'avénement du cabinet du 2 janvier 1870, il présenta à la Chambre une interpellation, ayant pour but la d':nonciation des traités de commerce, qui fut repouss^e à une grande majorité, mais il obtint la création d'une commission d'enquête commerciale, dont il fut nommé membre par 154 voix, dans la séance du 11 février.

Lors des premières défaites dans la guerre franco-pi ussienne, il prit l'initiative, comme président d'un groupe important de députés du centre, de signaler à l'impératrice-régente l'imprévoyance du ministère Ollivier et la nécessité de son I emplacement. Il signalait aussi le général Trochu

comme désigné par l'opinion pour le ministère de la guerre. L'impératrice préféra le comte de Palikao, et M. J. Brame prit place dans le cabinet du 10 août comme ministre de l'instruction publique, en remplacement de M. Mége, démissionnaire. Il transforma aussitôt en ambulances , les lycées^ collèges et écoles normales, et, afin de disséminer le plus possible les blessés sur le théâtre de la guerre, invita les préfets du Nord et de l'Est à organiser un service hospitalier dans les écoles communales de ces départements. Après la révolution du 4 septembre, M. Brame rentra dans la vie privée. Aux élections du 8 février 1871 , il fut nommé représentant du Nord à l'Assemblée nationale, le troisième sur vingt-huit, par 213 859 voix. 11 a voté pour les préliminaires ae paix , la proposition Cazenovë, l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale et la proposition Feray (matières premières) ; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel ; contre le maintien des traités de commerce, le retour de l'Assemblée à Paris. Il s'est abstenu sur le pouvoir constituant, les propositions Rivet, Ravinel et le traité douanier.

Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été nommé conseiller général du département du Nord, pour le canton de Cysoing.

BRÉSILLION (Louis- Antoine), jurisconsulte français, né à Paris le 14 septembre 1820, était depuis dix ans attaché à la rédaction du Recueil de jurisprudence de Dalloz, lorsqu'en 1853, il se fit inscrire comme avocat au barreau de Paris. Il a prononcé le discours de rentrée à la conférence des avocats en 1858, sur ce sujet : De Vaip' iorité de la jurisprudence et de son influence sur la législation. Il a été nommé, le 28 septembre 1870, conseiller d'État dans la commission provisoire chargée de suppléer le conseil impérial, en remplacement de M. Victor Lefranc, aémissiounaire, et n'a pas été élu par l'Assemblée natio nale. lors de la réorganisation du Conseil d'État (fin juillet 1872).

BRESSOLLIiS (Antoine-Joseph-Ferdinand de), général français, était dans le cadre de réserve comme général de division, lorsque éclata la guerre franco-prussienne. Après la révolution du 4 septembre 1870, et l'organisation . des armées de province par M. Gambetta, il fut, au mois de décembre suivant, chargé de commander à Lyon, la 8* division militaire, et d'y organiser le 24' corps. Cette nouvelle formation avait pour but de renforcer l'armée de l'Est commanaée par le général Bourbaki. Le 20 décembre, le 24* corps marcha sur Besançon par la frontière suisse ; il livra quelques combats d'avant-garde le 2 Janvier 1871, et, après les batailles d'Héricourt et de Villersexel, se concentra autour de Besançon. Mais la tentative de suicide du général Bourbaki ayant porté à son comble le désordre de l'armée de l'Est, le 24* corps fut saisi d'une panique à Pont-de-Roide et à Saint-Hippolyte, et s'enfuit sous Pontarlier. A la suite de ce désastre, le général Clinchant, qui avait pris le commandement en chef, remplaça M. de Bressolles, à la tète du 24* corps, par le général Thibaudier (Commagny). M. de Bressolles put rentrer à Lyon sans passer en Suisse, et le bruit courut qu'il avait été arrêté dans les premiers jours de février. 11 démentit aussitôt le fait dans une lettre adressée de Bordeaux au Défenseur de Saint-Étienne.

Le général de Bressolles éiait avant la guerre grand officier de la Légion d'honneur.

BRETON (Loui^, éditeur français, né à Paris

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