BROG
le 17 novembre 1817, fils d'un ancien notaire, député de Paris, sous la Restauration, fit ses études au collège Rollin et au collège Bourbon, et entra, en 1839^ comme employé dans la librairie L. Hachette. Devenu en 1841 associé de M. Hachette, il épousa, en 1844, sa belle-fille; il n'a pas cessé depuis lors de prendre part à la direction de la maison. Président du cercle de la librairie, de l'imprimerie et de la papeterie, de 1864 à 1868, chevalier de la Légion d'honneur au 15 août 1866, il fut nommé, lors de l'Exposition universelle de 1867, secrétaire du Comité d'administration^ devenu plus tard Comité permanent, de la classe Yl (produits d'imprimerie et de librairie).
Aux élections municipales du 30 juillet 1871, il obtint, au second tour de scrutin, 1410 voix sur 2820 votants, et comme étant plus âgé que son concurrent, fut proclamé membre du Conseil municipal de Paris pour le quartier de la Monnaie (6* arrondissement), il siégea trois mois en cette qualité. Après vérification des listes d'émargement, et sur la reauête de M. Hérisson, ancien maira du 6<> arrondissement, concurrent de M. Breton , le Conseil de Préfecture crut devoir annuler l'élection. Un nouveau scrutin (26 novembre) fut favorable à M. Hérisson.
BRIGE (René), avocat et homme politique français, né à Rennes ((Ile-et-Vilaine), le 23 juin 1839, d'une famille bourgeoise adonnée au oom> merce et à la banque, fii son droit dans sa ville natale, au barreau de laquelle il s'inscrivit en 1859. Reçu docteur en 1863 et lauréat de la faculté de droit cette même année^ il acquit bientôt une notoriété comme avocat, et se présenta en 1867, en qualité de candidat indépendant, au conseil général, dans le canton Sud-ouest de Rennes. Le vote des campagnes, acquis a<i candidat officiel, le fit échouer. En 1869, il collabora à un journal de ciroonstance, l'Électeur indépendant^ foadé pour combattre les candidatures omcielles, et fut élu conseiller municipal de Rennes. Le 5 septembre 1870, le gouvernement de la Défense nationale nomma M. Brice sous-préfet de Redon. En vue de rester éligible, celui-ci donna sa démission lors de la promulgation du premier décret convoquant les électeurs pour la nomination d'une assemblée nationale. Rentré à Rennes^ il fit partie de la commission municipale, devint adjomt au maire le 25 septembre 1870, et donna sa démission au mois de janvier 1871. Aux élections du 8 février suivant, il figura à la fois sur la liste républicaine et sur la liste de fusion, et fut élu représentant d'ille-et- Vilaine à l'Assemblée nationale, le premier sur onze, par 102 540 suffrages.
Signataire de la proposition Target (déchéance de l'empereur), et de la proposition Rivet, il a pris place au centre gauche, et a voté pour les préliminaires de paix , le transfert de l'Assemblée à Versailles, la proposition Feray (matières premières) et le traité douanier; contre le gouvernement dans la question du pouvoir temporel, contre la proposition Ravinel et le maintien des traités de commerce. Il a pris la parole dans la discussion sur la prorogation des efiets de commerce, sur les impôts indirects, et sur les conseils généraux. A propos de cette dernière loi, il présenta un amendement demandant que les journaux fussent autorisés à publier les séances sans être tenus à en reproduire le compte rendu officiel. Sans être adoptée cette proposition réunit 248 voix. M. René Brice s'est fait inscrire à la réunion du J0u-de- Paume.
Lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, il a été élu conseiller général d'IUe-et-Vilaioe pour le canton du Sel.
BRILLIER* [de l'Isère]. ~ Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut nommé préfet de l'Isère. Élu depuis conseiller municipsd de Vienne, et maire de cette ville, il est devenu, lors du renouvellement des conseils généraux, le 8 octobre 1871, cou'^eiller général de l'Isère pour le canton Sud de Vienne, et enfin, le 7 janvier 1872, représentant du môme département à l'Assemblée nationale.
li a pris place à gauche, et a voté pour la proposition Féray (matières premières), le maintien des traités de commerce, et le retour de l'Assemblée à Paris.
BRISSON (Henri) , publiciste et représentant français, né à Bourges, collabora successivement au Xempset à V Avenir national, ei fonda en 18Ù8, avec MM. Challemel-Lacour et Allai n-Targé , la Revue politique, supprimée à la fin de la même année. En novembre 1869, il se présenta à la députation, comme candidat démocratique dans la quatrième circonscription de la Seine, obtint, au premier tour de scrutin, 6148 voix sur 29015 votants, et se retira, au second tour, devant M. Glaia-Bizoin. Après la révolution du 4 septembre 1870, il fut nommé adjoint au maire de Paris far le gouvernement de la Défense nationale, et, le " octobre, membre de lacommission d'enseignement communal. Il donna sa démission, au lendemain du 31 octobre, en môme temps que MM. Etienne Arago et Floquet.
Elu, le 8 février 1871, représentant de la Seine à l'Assemblée nationale, par 115 594 voix sur 328 970 votants, il déposa, au mois de septembre 1871, au nom de l'extrême gauche, une proposition d'amnistie pour tous les crimes ou délits politiques, à laquelle la; gauche modérée refusa de s'associer, la déclarant prématurée et inopportune. Au mois de janvier 1872, il fit adopter la loi supprimant le régime exceptionnel en vertu duquel le vote et le règlement au budget extraordinaire de la ville de Paris étaient soumis à l'approbation du pouvoir législatif. Au mois de mars siivant, la majorité de la Chambre lui infligea la censure simple, pour ses violences de langage dans la discussion relative aux poursuites contre les représentants qui avaient injuriél' Assemblée dans les journaux (séance du 12 mars).
11 a pris place a Textrôme gauche, et a voté pour les préliminaires de paix, le traité douanier, la proposition Feray (matières premières)^ le maintien des traités de commerce, et le retoai de l'Assemblée à Paris ; pour le gouvernement dans il question du pouvoir temporel ; contre l'abrogation des lois d'exil, la validation de l'élection des princes, la loi départementale^ lad issolution des gardes nationales, le pouvoir constituant, et les propositions Rivet et Ravinel.
BROGLIE * (Jacques-Victor-Albert, prince, puis duc de).— Aux élections générales de 1869 pour le
de 14000. L'année suivante, devenu chef de la famille par la mort de M. Victor de Broche, son père (25 janvier 1870), il soutint, au nom de sa belle sœur, la princesse de Broglie-Revel,unprocès singulier, dont s'occupa la presse légère , contre M. Teulat, précepteur de ses neveux, qui avait poursuivi Mme de Broglie des obsessions d'un amour extravagant. M. Albert de Broglie obtint du préfet de poUce que M. Teulat fdt enfermé dans unasile d'aliénés, après examendes docteurs Girard de Cailloux et Lassègue. Rendu plus tard à la liberté,M.Teula-
Srottva qu'il n'avait jamais été fou, et poursuivit son tour M. de Broglie en dommages-intérCi'j.